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ISBN : B005OQDHHS
Éditeur : Albin Michel (2012)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 384 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Castle Rock est une petite ville paisible du nord-est des Etats-Unis. La vie s'y déroule sans surprise jusqu'au jour où un étrange commerçant vient y ouvrir le Bazar des rêves. Chacun peut venir y acquérir l'objet de ses rêves, et pour trois fois rien. Un simple petit s... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 08 décembre 2012

    Aline1102
    Premier tome de Bazaar :
    Les habitants de Castle Rock sont dévorés par la curiosité : un nouveau magasin prépare son ouverture dans la rue commerçante principale de la petite ville et, comme toujours dans ce cas là, les langues des commères vont bon train. Chacun se demande ce qui sera vendu à cet endroit, à quoi ressemblera le ou la propriétaire, si le commerce sera fructueux...
    Lorsqu'il ouvre enfin, le nouveau commerce porte l'enseigne de " Bazar des Rêves ". Géré par un certain Leland Gaunt, il est un genre d'hybride entre une boutique de brocanteur et celle d'un antiquaire.
    Très vite, la quasi-entièreté de la ville défile dans le magasin de Gaunt et tous sont séduits par cet homme charmant... même si tous détestent lui serrer la main ; le contact avec cet homme produit un effet plus que désagréable.
    Bien vite, pourtant, on comprend que les intentions de Gaunt ne sont pas seulement vénales : l'homme semble vendre à vil prix des marchandises présentant pourtant une certaine valeur. En réalité, Gaunt réclame de la part de ses acheteurs bien plus que de l'argent : l'homme veut qu'on lui rende des services. Chaque acheteur est ainsi chargé de jouer une " petite blague " à un habitant de la ville...

    Je le craignais depuis le début du livre (ou presque) et c'est arrivé : on massacre un chien ! Moi qui déteste les scènes de violence envers les animaux, j'ai donc sauté quelques lignes, lorsque les scènes me dérangeant se faisaient trop précises à mon goût.
    En dehors de ce léger malaise, Bazaar est, une fois de plus, un très bon roman de Stephen King. Tous les ingrédients sont là pour faire passer un bon moment aux admirateurs de l'auteur : le Maine en général et Castle Rock en particulier, des allusions aux personnages de ses autres romans (je pense ici à Thad Beaumont et George Stark, les deux principaux protagonistes de La part des ténèbres), l'ambiance " petite ville de province " (commérages, espionnage derrière les rideaux, crêpages de chignons,...) et, surtout, le suspense.
    King prend pourtant son temps pour installer son intrigue et présenter ses personnages. L'histoire commence tout en douceur et on a bien le temps de faire connaissance avec les principaux intervenants : Brian Rusk, Alan Pangborn, Polly Chalmers, Nettie, Hugh Priest, Wilma, et bien d'autres sont décrits de façon précise.
    Cette précision permet justement de bien connaître les habitants, de " rentrer " en quelque sorte dans leur vie : on connaît les petits secrets des uns, on prend connaissance des rumeurs qui circulent au sujet des autres et on se retrouve en immersion à Castle Rock (c'est réellement l'impression que l'on a).
    Aussi, quand le drame éclate enfin (après de longs moments de suspense et de tension) le choc est réel. On savait que des événements dramatiques allaient agiter la ville, on savait aussi que Gaunt y serait mêlé. Mais on ne s'attend certainement pas à quelque chose d'aussi violent.
    A l'issue de ce premier tome, le suspense dont je parlais plus haut demeure entier et de nombreuses questions se posent. Qui est réellement ce Gaunt ? Démon, fantôme ou homme réel ? Se sert-il réellement de l'hypnose pour gagner la confiance de ses proies, ou utilise-t-il une autre techniques ? D'où vient-il ? Et, surtout, comment la ville Castle Rock va-t-elle survivre au passage de Gaunt ?

    Second tome de Bazaar :
    Nous sommes le 14 octobre 1991 à Castle Rock. Il fait anormalement chaud pour la saison, le thermomètre marquant déjà 25°C à dix heures du matin. Cela inquiète le Sherif Pangborn qui est assez expérimenté pour savoir que les esprits s'échauffent rapidement avec une météo pareille. Après l'affrontement fatal entre Wilma et Nettie, il ne faudrait pas que d'autres incidents se produisent...
    Ce second tome commence sur les chapeaux de roues ! Dès le début on se rend compte, tout comme Alan Pangborn, que le climat particulier de cette journée va jouer un rôle non négligeable dans les événements qui agiteront Castle Rock.
    Gaunt continue à conclure des affaires avec les habitants de la ville assez imprudents pour se risquer dans sa boutique. D'ailleurs son commerce marche tellement bien qu'il engage déjà un " employé " en la personne d'Ace Merrill, le pire voyou que Castle Rock ait produit. Petit à petit, on comprend la vraie nature de Gaunt et le but qu'il souhaitait atteindre en venant s'installer dans une paisible petite ville du Maine devient clair.
    Avec " l'aide " (bien involontaire, dans certains cas) de ses acheteurs, Gaunt va mettre la ville à feu et à sang et, bien vite, on se retrouve plongé dans des événements apocalyptiques qui ne sont pas sans rappeler la destruction de Chamberlain par CARRIE White.
    Du grand King !
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    • Livres 4.00/5
    Par Samm31, le 05 mai 2012

    Samm31
    Une oeuvre majeure dans la carrière de Stephen King. Un livre très dense, de par sa galerie de personnages et l'entremêlement des intrigues. L'auteur installe patiemment les schémas d'une destruction inéluctable. Il parvient à nous mettre sous tension en suivant le destin de cette petite ville si marquante dans sa bibliographie. En effet, Cujo, Dead Zone, La part des ténèbres se déroulent dans la ville de Castle Rock. Et Bazaar (très lié aux livres pré-cités par de nombreuses références) conclue cette série de romans par la destruction totale de cette ville, de la main de l'homme, comme dans Les Tommyknockers.
    Enfin, selon moi, l'intrigue de Bazaar est plus puissante que celle de Dôme, parce que les personnages y sont plus marqués et la fin, bien que surnaturelle, est très dramatique. Ce livre est donc idéal pour apprécier tout le talent d'écrivain de Stephen King. Mais à lire après Cujo et La part des ténèbres car, car l'auteur nous révèle dans Bazaar les clés des intrigues de ces livres. Donc, un conseil, si vous vous intéressez à l'histoire de Castle Rock, lisez ces romans dans l'ordre chronologique pour pouvoir bien les apprécier.
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    • Livres 5.00/5
    Par SIWIKPatricia, le 17 juin 2013

    SIWIKPatricia
    Castle Rock est ne petite villle paisible du nord-est des Etats-Unis.
    La ville s'y déroule sans surprise jusqu'au jour où un étrange commerçant vient y ouvrir le Bazaar des rêves.
    J'espère vous avoir mis l'eau à la bouche et ouvert votre curiosité pour aller lire ce nouveau roman de Stephen KING qui est toujours égal à lui-même.
    Je vous le conseille.
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    • Livres 4.00/5
    Par kanna_centurygirl, le 07 juin 2013

    kanna_centurygirl
    Comment par le biais d'actions anodines, quand elles sont isolées, mettre une ville à feu et à sang ?
    Stephen King nous plonge dans la perversité d'un vendeur diabolique, parfaite allégorie de l'avidité.
    Un récit prenant pendant lequel on finit par se demander où Leland Gaunt souhaite entraîner ses clients en leur proposant de jouer de "petites" farces !
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    • Livres 4.00/5
    Par darkmoon, le 26 février 2013

    darkmoon
    La chanson est connue, il faut de temps en temps lire un petit roman de derrière les fagots qui ne prend pas trop la tête et qui nous permet ensuite de nous replonger avec délectation dans un McCarthy ou autre. Oui, mais seulement voilà, quand on se plonge dans un King, on ne sait jamais sur quoi on va tomber…
    Bazaar ! Bazaar est l'histoire de l'anéantissement d'une ville, une éradication quasi complète de sa population ou, à tout le moins, de la perte totale de son âme !
    Un matin d'octobre, un nouveau commerçant vient s'installer dans la rue principale. Il vend de tout ! Et plus spécialement ce dont VOUS avez besoin ! Ses prix ne sont pas élevés, il ne vous demande que quelques dollars, jamais plus que ce que vous pouvez payer et… un petit service, une petite blague à jouer à l'un de vos voisins. Et ainsi, de fil en aiguille, il monte les uns contre les autres. Il est clair que la victime de la blague cherche à se venger, tout en soupçonnant l'un mais en se trompant d'ennemi. Et les blagues sont de moins en moins innocentes…
    Bien sûr l'âme humaine est mauvaise, mais comment une population entière peut-elle s'y laisser prendre ? Leland Gaunt, tel est son nom, est un peu manipulateur, un peu hypnotiseur et un peu… pas tout à fait humain…
    King nous offre ici un tableau quasi parfait des travers de l'homme, de toutes ses petites rancunes qu'il garde par-devers lui et qui finissent par ressortir, par toutes ses petites haines et jalousies, les envies non comblées, les frustrations. Tout ce qui est noir et qui pourrit notre cœur et qui ne demande qu'à ressortir à la première titillation du bon catalyseur…
    Un très bon King, noir à souhait, mais tellement fin.
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Citations et extraits

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  • Par SIWIKPatricia, le 17 juin 2013

    Comme si une partie de lui-même, arrachée à son corps, venait d'être entraînée ailleurs.

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  • Par Vadaeme, le 29 janvier 2013

    Un temps, Myrtle avait cru que les courses étaient un prétexte et qu'il voyait une autre femme - ce qui était vraiment trop drôle. Keeton n'aurait pas pu avoir la trique, oh non, même pas si Diane elle-même était descendue de la lune sur son chariot avec sa toge ouverte et un panneau autour du cou disant "baise-moi Danforth". Il lui suffisait de penser à la profondeur du trou qu'il avait creusé dans les caisses de la ville pour que sa malheureuse quéquette se recroquevillât jusqu'à la taille d'une gomme - de celles qu'il sont à l'autre bout des crayons.
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  • Par akasha580, le 20 décembre 2010

    Le visage de cette dame avait autant d'attraits qu'une porte de prison. Ses cheveux, d'un châtain terne et sans vie, dépassaient à peine d'un fichu solidement noué sous son menton en galoche. Elle parcourut du regard l'intérieur du magasin pendant quelques instants; ses yeux, enfoncés dans leurs orbites, sautaient d'un coin à un autre comme ceux d'un cow-boy qui observe l'intérieur d'un saloon avant d'en pousser les portes battantes et de venir y semer la panique. Puis elle entra.
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  • Par Gwenaweb, le 24 décembre 2012

    Tout ce qu'on peut faire, c'est continuer de foncer devant soi, pour échapper à l'avalanche de son propre passé.

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  • Par n.dela, le 15 avril 2012

    La confiance de l'innocent est le meilleur atout du menteur.

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