Je commence à connaître un peu l'œuvre de
Stephen King, et cette nouvelle est l'une de ses histoires qui m'a fait le plus flipper. Je crois que ça m'a même fait plus d'effet que
The Shining, qui tenait la palme jusque là. En lisant
The Shining, j'avais peur pour Danny mais pas vraiment de l'hôtel. Là, j'avais vraiment peur de la
Brume et de ce qu'elle contenait. C'est même la première fois que le malaise que je ressentais pendant la lecture a continué une fois le livre refermé. Je n'en menais pas bien large à la fin, je peux vous le dire! D'autant plus que j'ai eu la merveilleuse idée de la lire chez moi seule le soir. Très mauvais pour mon
Insomnie.
Je le répète à chaque fois mais ce bon vieux King a le chic pour créer des ambiances malsaines et oppressantes.
Brume ne fait pas exception à la règle. Je trouve l'idée de base géniale : des gens font leurs courses dans un supermarché, un brouillard impénétrable s'étend et les piège à l'intérieur. Une journée ordinaire qui bascule peu à peu dans l'horreur. King fait appel à nos peur primales. Qui ne s'est pas déjà retrouvé dans un brouillard tellement opaque qu'il est impossible de voir à plus de deux mètres? Privés ainsi de la vue nous sommes vulnérables, à la merci de n'importe qui ou de n'importe quoi. Et ce qui se cache dans ce brouillard là n'est pas joli joli.
Le récit est raconté par David et le lecteur découvre avec lui ce qui se passe. Nous n'avons pas d'autres informations que les siennes. On ne sait pas ce qu'il y a dans ce brouillard, juste que personne n'y survit. King dévoile peu à peu ses monstres et ses théories mais en restant toujours dans le flou. Ainsi, comme David, nous ne savons pas vraiment ce qui se passe et en sommes réduits à faire des hypothèses. Est-ce une expérience gouvernementale qui a mal tourné comme le pense Ottie? Ou est-ce une punition divine comme le clame Mrs Carmody?
Si vous voulez mon avis,
Brume aurait pu être un roman. Il y avait de la matière et King aurait pu développer certains points de l'intrigue qui n'ont été que survolés (l'organisation de la vie dans le supermarché par exemple). le constat est le même pour les personnages. Même s'ils sont bien construits, le manque de développement les rend quelquefois caricaturaux.
Mais en tout cas c'est un gros coup de coeur. L'un de mes King préférés à ce jour.
Lien : http://bookalcoolique.blogspot.com/2011/03/mist-brume.html