Peter et Mary Jackson traversent le Nevada en voiture lorsqu'ils sont arrêtés par la police, pour ce qui semble être un simple contrôle de routine. Mais la confrontation avec le flic géant qui sort de la voiture de patrouille tourne bien vite au cauchemar lorsqu'ils atteignent le commissariat de
Désolation, la petite ville minière voisine qui porte particulièrement bien son nom. le flic commence par abattre Peter sans sommation avant d'enfermer Mary dans une cellule, avec d'autres malheureux pris au piège avant elle...
Mais ce que le flic ne sait pas, c'est que l'une de ses victimes a le pouvoir de le vaincre. David, un enfant d'à peine onze ans, emprisonné là avec toute sa famille, possède est très croyant et sa foi en Dieu va lui permettre de se jouer du monstre qui les retient prisonniers, lui et ses compagnons.
Comme il l'a déjà fait dans Ça,
Stephen King nous parle, dans
Désolation, de la magie de l'enfance.
David, petit garçon que rien ne prédestine à un avenir exceptionnel, se révèle pourtant être plus fort que le mal à l'état pur, dans ce roman haletant. En fait, ce qui fait la force de ce jeune enfant, c'est sa foi en Dieu et en lui-même. Inébranlable, David est persuadé qu'il est l'élu de Dieu, que tout ce qu'il fait lui est inspiré par cette divinité qui parle en lui aussi clairement que sa propre conscience. Grâce à cela, David ne doute pas une seule seconde: il se laisse guider par son instinct, son intuition. Et même si le prix à payer est au final bien élevé pour ce petit bonhomme, il parvient néanmoins à ses fins, puisque la force obscure qui hante
Désolation finit par être vaincue.
Ce qui est étonnant dans ce roman du maître de l'épouvante, c'est la quantité de références bibliques.
Stephen King a-t-il traversé une période mystique lorsqu'il rédigeait cet ouvrage? En tout cas, les différents fléaux qui frappent la ville de
Désolation et ses habitants rappellent furieusement les dix plaies d'Egypte: insectes et animaux participant à la destruction de la ville, tempête de sable inopinée... Ajoutez à cela les différentes prières des personnages, les interrogations de David sur la religion et ses monologues avec Dieu, et vous aurez à peu près saisi l'ambiance générale du roman.
Il n'en reste pas moins que
Désolation est un encore un bon roman de suspense, bien dégoûtant parfois (notamment dans la description des cadavres: so shocking!) et qui tient en haleine jusqu'à la dernière page. Avec, en plus, de nombreux personnages sympathiques, on passe au final un très bon moment.