> Dominique Peters (Traducteur)

ISBN : 2253151483
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 138 notes) Ajouter à mes livres
La route 50 coupe droit à travers le désert du Nevada, sous un soleil écrasant. On n'y entend que le jappement lointain des coyotes. C'est là qu'un flic étrange, un colosse aux méthodes très particulières, arrête des voyageurs sous des prétextes vagues, puis les contrai... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Aline1102, le 28 avril 2012

    Aline1102
    Peter et Mary Jackson traversent le Nevada en voiture lorsqu'ils sont arrêtés par la police, pour ce qui semble être un simple contrôle de routine. Mais la confrontation avec le flic géant qui sort de la voiture de patrouille tourne bien vite au cauchemar lorsqu'ils atteignent le commissariat de Désolation, la petite ville minière voisine qui porte particulièrement bien son nom. le flic commence par abattre Peter sans sommation avant d'enfermer Mary dans une cellule, avec d'autres malheureux pris au piège avant elle...
    Mais ce que le flic ne sait pas, c'est que l'une de ses victimes a le pouvoir de le vaincre. David, un enfant d'à peine onze ans, emprisonné là avec toute sa famille, possède est très croyant et sa foi en Dieu va lui permettre de se jouer du monstre qui les retient prisonniers, lui et ses compagnons.

    Comme il l'a déjà fait dans Ça, Stephen King nous parle, dans Désolation, de la magie de l'enfance.
    David, petit garçon que rien ne prédestine à un avenir exceptionnel, se révèle pourtant être plus fort que le mal à l'état pur, dans ce roman haletant. En fait, ce qui fait la force de ce jeune enfant, c'est sa foi en Dieu et en lui-même. Inébranlable, David est persuadé qu'il est l'élu de Dieu, que tout ce qu'il fait lui est inspiré par cette divinité qui parle en lui aussi clairement que sa propre conscience. Grâce à cela, David ne doute pas une seule seconde: il se laisse guider par son instinct, son intuition. Et même si le prix à payer est au final bien élevé pour ce petit bonhomme, il parvient néanmoins à ses fins, puisque la force obscure qui hante Désolation finit par être vaincue.
    Ce qui est étonnant dans ce roman du maître de l'épouvante, c'est la quantité de références bibliques. Stephen King a-t-il traversé une période mystique lorsqu'il rédigeait cet ouvrage? En tout cas, les différents fléaux qui frappent la ville de Désolation et ses habitants rappellent furieusement les dix plaies d'Egypte: insectes et animaux participant à la destruction de la ville, tempête de sable inopinée... Ajoutez à cela les différentes prières des personnages, les interrogations de David sur la religion et ses monologues avec Dieu, et vous aurez à peu près saisi l'ambiance générale du roman.
    Il n'en reste pas moins que Désolation est un encore un bon roman de suspense, bien dégoûtant parfois (notamment dans la description des cadavres: so shocking!) et qui tient en haleine jusqu'à la dernière page. Avec, en plus, de nombreux personnages sympathiques, on passe au final un très bon moment.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par odin062, le 03 janvier 2011

    odin062
    Avant de commencer ce bouquin, j'ai lu divers critiques et la plupart était vraiment négative. A mon grand étonnement, ce livre s'est révélé être un pur chef d'oeuvre.
    On retrouve ici un King évoquant son idée du Dieu cruel et du "ça" démoniaque, cette force anti-dieu prête à anéantir le monde à partir d'une petite ville sans histoire.
    Certes les personnages ne sont pas détaillés, ils débarquent dans l'histoire sans avoir rien demander, leur histoire, on ne la connais pas mis à part pour Johnny et David. Et alors ? Sans détail superflu, ce roman se dévore rapidement. L'action est omniprésente, les détails parfois lourd de King sont ici absent ce qui donne vraiment un de ses meilleurs bouquins.
    Enfin l'horreur. Il est sur que pour découvrir King, ce roman est parfait tant il est horriblement gore et effrayant. C'est une vrai descente aux enfers tel que King en a le secret et le talent. Tak est un des personnages les plus flippants de son oeuvre (tout comme "ça").
    Je suis en pleine lecture des "Régulateurs" et c'est avec plaisir que je retrouve Tak ainsi que les autres personnages bien que ce roman soit complétement fou comparé à Désolation.
    Parce que oui, le plus effrayant dans Désolation, c'est surement le réalisme fou de l'histoire. Enfin, si on croit en ces esprits démoniaques.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par greg320i, le 16 janvier 2012

    greg320i
    Une grande attention à été porter à ce livre par l'auteur, et pour cause ! Il s'est carrément lancé un défi à lui-même en écrivant une version similaire appelé "Les régulateus" paru sous Bachmann. le but ? Voir qui de nom à le + de succès (sachant qu'on ne connaisser pas alors la véritable identité du dernier)
    Challenge gagné dans ce livre qui apporte un coup de tonnerre dans cette route déserte qui mène là où rien ne semble subsister,où les incohérences sont redoutables et redouté par ceux qui ont eu le malheur de se faire enfermer par TAK. Qui est-il vraiment et que porte-t-il au fond de lui pour être comme cela? Entre folie pure et passage d'angoisse dosé de forte adrénaline ,nous risquons bien de laisser des heures entières s'écouler pour voir enfin de quoi il s'agit . Car là est le talent de l'ouvrage:il distille et écoule le suspense comme un sablier,un lent processus meublé de moments critiques et assaissoné d'une dose d'incertain qui laisse songeur mais surtout qui donne envie de ne plus refermer ce livre une fois ouvert. Mention à certain passage fort drôle dans l'humour noir souvent méconnu du maître KING .
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    • Livres 5.00/5
    Par callinette, le 06 mars 2012

    callinette
    La peur, voilà ce que j'ai ressentie en lisant ce livre.
    Au début, l'histoire m'a paru longue, ces personnages que nous ne connaissions pas et qui pourtant surgissaient dans l'intrigue, on en perd parfois le sens. Et puis l'action, la peur, l'angoisse ne m'a plus quitté.
    Très bon livre.
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    • Livres 5.00/5
    Par greg320i, le 12 décembre 2011

    greg320i
    Je trouve magnifique le combat que S. King se livre à lui même avec Désolation VS Les régulateurs . En effet pour l'anecdote ,il écrit et livre 2 romans à similitudes voulu pour comparer qui de lui ou de son nom ( Bachmann pour "Les Rég." ) vaut vraiment dans le coeur des lecteurs. "Ne suis-je qu'un commercial ou un vrai auteur qui mérite attention même si je ne m'appelle pas KING?" Réponse en la demeure avec ce défi qui n'ira pas plus loin après la révélation du nom d'emprunt .
    Pour aimer ce livre, il n'est pas nécessaire d'aimer le reste ,voilà la vérité. Une lecture rapide car plaisante, une trame efficace et bien sanglé, le roman plait et nous sommes satisfait .
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Citations et extraits

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  • Par Aline1102, le 24 avril 2012

    Tu as dit "Dieu est cruel" de la même façon qu'une personne qui a vécu toute sa vie à Tahiti pourrait dire "la neige est froide"… Sais-tu à quel point Dieu peut être cruel, David ? D'une cruauté fanatique ? Parfois il nous laisse vivre.
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  • Par Penelope, le 14 décembre 2010

    Il étouffa le rire qui montait plus fort en appliquant une main sur sa bouche. Il ouvrit la porte et cessa de rire sur-le-champ. Une femme morte était assise sur les bottes et les chaussures, en partie dissimulée par les manteaux et les uniformes de rechange. Elle était redressée contre le mur au fond du placard et vêtue, comme toute bonne secrétaire de mairie, d'un pantalon (pas de jeans) et d'un chemisier de soie avec des roses brodées sur le sein gauche. Il lui sembla que la femme le regardait avec des yeux agrandis par la stupéfaction, mais ce n'était qu'une illusion.
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  • Par Aline1102, le 24 avril 2012

    Mary lâcha l'épaule de Peter et se recroquevilla contre sa portière, aussi loin qu'elle put du géant qui approchait.Le flic portait à la hanche un automatique proportionné au reste de sa personne, mais il avait les mains vides - ni carnet ni contravention. Peter n'aimait pas ça. Il ne savait pas ce que cela voulait dire, mais il n'aimait pas ça.
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  • Par Penelope, le 14 décembre 2010

    Elle emporta dans le hall l'animal donc les pattes et la tête fracassée pendaient, le corps se balançant comme une étole de fourrure sanglante. La créature qui tenait le coyote s'arrêta un moment en deçà de la porte du bâtiment municipal et regarda dehors dans les ténèbres, écoutant le vent.
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  • Par Aline1102, le 24 avril 2012

    "On se conduit comme des personnages de mauvais films d'horreur, se dit-elle avec dépit. On reste alors qu'on sait qu'on devrait partir, on va voir là où on n'a rien à faire." C'était vrai, mais n'est-ce pas de cette façon que les gens se conduisent, en général ? N'était-ce pas la raison pour laquelle toutes ces horreurs arrivaient dans le monde ? N'était-ce pas, en dernière analyse, la raison pour laquelle tant de gens aimaient les mauvais films d'horreur ? Parce qu'ils reconnaissaient l'enfant terrorisé qui refusait de quitter la maison hantée même après que le meurtrier s'en était pris à lui ?
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Stephen King au sujet de la nouvelle comédie musicale, GHOST BROTHERS OF DARKLAND COUNTY, coécrite par Stephen King & John Mellencamp.








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