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ISBN : 2226301917
Éditeur : Albin Michel (2013)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 82 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le Dôme :

personne n'y entre, personne n'en sort.À la fin de l'automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme t... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Lalain, le 22 octobre 2014

    Lalain
    Comme toujours chez le King il y a une idée de départ, une accroche et ce roman ne déroge pas à la règle : enfermer toute une ville sous une cloche hermétique, pour voir ce que ça pourrait donner ! Et c'est ce petit côté pervers et voyeur dans cette idée qui donne fortement envie.
    Malgré ce pitch très alléchant, j'ai été plutôt déçu de son exploitation. Il est clair qu'avec un tel postulat, King ouvrait comme une boite de Pandore puisque le roman aurait pu partir dans de multiples directions, aborder de nombreux thèmes assez excitants. Autant dire que non puisque King va brider l'histoire de façon assez drastique pour la situer à l'intérieur du dôme en occultant quasiment l'extérieur. Dès lors il se contente principalement d'étudier le bien et le mal, sujet récurrent dans sa biblio, et de compléter l'intrigue par des scènes d'action assez bien décrites mais avec un intérêt discutable au final. On voit bien que King veut reconstituer tout le microcosme d'une petite bourgade, ce qui l'oblige à gérer une multitude de personnages, pour la plupart vraiment trop stéréotypés pour être tous intéressants.
    C'est donc sous un manichéisme ambiant assez lourd et il faut bien le reconnaître parfois ennuyeux que se déroule le premier tome où l'on se sent un peu frustré par moment par les quelques facilités et raccourcis dans le scénario pour conserver le cadre que King s'impose dans le traitement de l'histoire.
    La seule satisfaction réside dans le suspens, qui fonctionne parfaitement, on veut savoir la suite ! Mais est-ce suffisant pour garantir une satisfaction de tous lecteurs pendant les 1600 pages des 2 tomes réunis, j'en doute.
    Aucun changement notoire de direction pour le tome 2. Hormis Big Jim, les personnages sont trop minimalistes, et leurs relations simplistes, voire niaises pour susciter un quelconque intérêt. Finalement on comprend que King veut faire de la ville son personnage principal et aussi celui qu'il va mettre le plus en valeur. Son analyse sociétale fait d'ailleurs froid dans le dos. Son discours est assez pessimiste au vu de la manière dont il traite ces habitants. Les 18-25 ans sont tous de véritables crétins sans foi ni loi. Et les autres ne valent pas mieux, quand ils ne sont pas alcooliques, ils sont asservis et déconsidérés par leur lâcheté et leur ignorance.
    Tout cela est un peu tiré par les cheveux et la fin, que je qualifierai de conclusion « à la Bernard Werber » n'arrange rien. Tout ça pour ça !
    Je trouve que l'ensemble manque d'ambition même si King reste un maitre pour les scènes et les ambiances angoissantes. Alors que cela aurait pu devenir une alléchante étude de notre société moderne, le roman se cantonne à être un bouquin de genre. On pourrait s'aventurer à faire une comparaison vers le cinéma ou Dôme serait identifié à un bon vieux Blockbuster estival américain à la sauce Roland Emmerich où en dehors des effet spéciaux il n'y a rien à se mettre sous la dent. Je l'imagine très bien adapté ce roman d'ailleurs. Dans notre cas, King engrange les scènes spectaculaires ainsi que les morts violentes et à la fin c'est juste fatigant. Je l'ai connu plus inspiré.
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    • Livres 4.00/5
    Par Fab72, le 01 août 2014

    Fab72
    « Dôme » va enchanter les fans de Stephen King mais ne convaincra pas ses détracteurs. Son dernier roman est long mais lui reprocher d’écrire des livres longs c’est comme reprocher à Tarantino de faire des films bavards : c’est sa marque de fabrique, on l’accepte ou non dès le départ.
    Comme dans la plupart des Stephen King, le vocabulaire en VF (parfois grossier) et l’intrigue sont simples. De même, il y a peu de suspense et l’histoire est linéaire. Mais l’intérêt n’est pas là. Comme l’auteur nous l’a indiqué par le passé dans une de ses préfaces : il écrit plus avec son cœur qu’avec sa tête. En détaillant les faits et gestes de ses personnages dans les moindres détails même les plus anodins, en mentionnant de nombreuses marques de produits (pour bien ancrer ses histoires dans l’Amérique d’aujourd’hui), l’auteur rend ses personnages plus proches de nous et donc plus attachants, ceci il est vrai, au détriment de la concision. On notera que dans ce roman et comme à son habitude, l’auteur fait référence à l’actualité de ses dernières années qui a marqué ses compatriotes (la crise financière, l’élection d’Obama, l’Irak, l’Afghanistan et bien sûr le traumatisme du 11 septembre).

    L’histoire de « Dôme » commence de façon tonitruante avec l’apparition de « la barrière » et ses conséquences mortelles sur quelques habitants de Chester’s Mill (crash d’un avion, accident de camion, main coupée etc.). Certains chapitres se terminent brutalement : « Il leur restait quarante secondes à vivre » ou encore « quand elle le revit, il était mort » (technique de l’auteur, efficace, déjà utilisée par le passé).

    Ensuite, on fait la connaissance des habitants de Chester’s Mill, typiquement américains dans leur façon d’agir et de penser (la religion…). Pour les amateurs de Stephen King comme moi, ils nous sont familiers : les gentils vraiment gentils (Barbara, le couple Rusty et Linda) et les méchants très méchants (le machiavélique Big Jim, et son fils, Junior), la traditionnelle bande de gamins futés (un peu agaçants).
    J’ai lu le milieu du roman tranquillement, sans vraiment être surpris ni par les événements (l’arrestation de Barbara : prévisible et très longue à venir, les crises d’épilepsies prémonitoires un peu ridicules des enfants de Chester’s Mill etc.) ni par les personnages, peut-être, parce qu’après avoir lu la totalité de l’œuvre de Stephen King traduite en français, je suis gagné par une certaine lassitude. Certaines scènes comme la réunion des « résistants » chez Piper ne dégagent pas la tension nécessaire à ce genre de situation. J’ai trouvé aussi des redondances, par exemple lorsque Joe rapporte ce qu’a donné l’expédition à Black Ridge (défaut que l’on retrouve dans d’autres romans de l’auteur).

    Heureusement, de nombreux passages m’ont « bousculé » : les suites du viol par Carter Thibodeau et ses copains, de Sammy, une jeune femme vivant seule avec son bébé « Little Walter », l’emprise sur la ville et les coups tordus de Big Jim, les meurtres, les suicides (surtout les proches du malheureux Ollie), la confrontation dans l’hôtel de police entre Junior (de plus en plus mal en point) et Barbie pendant le discours de Big Jim devant ses administrés, la fuite de Linda pour Black Ridge etc. Selon moi, le meilleur passage du livre est à la fin quand les survivants luttent pour ne pas mourir asphyxiés (certaines scènes sont réellement poignantes). Quant à l’origine du « Dôme », je trouve l’idée excellente.

    Moins intimiste que ses derniers romans « Histoire de Lisey » et « Duma Key », « Dôme » est au final, également, un très bon King.
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    • Livres 5.00/5
    Par sassenach, le 13 décembre 2013

    sassenach
    La journée du samedi 21 octobre avait commencé sous les meilleurs augures pour la petite ville de Chester's Mill, dans le Maine. Certains habitants étaient partis à la ville voisine pour faire des courses ou aller au marché, l'équipe de pompiers était en exercice à Castle Rock et d'autres, par contre, étaient venus à Chester's Mill pour profiter des belles couleurs de l'été indien. Claudette, la femme du premier adjoint municipal, suit son cours de pilotage avec son instructeur et survole la ville quand leur avion s'écrase soudainement contre un mur invisible. Une barrière vient d'apparaitre, suivant les limites de la ville de Chester's Mill et la coupant du reste du monde. Dale Barbara, un ancien militaire, qui était en train de quitter la ville à pied suite à une bagarre avec une bande de jeunes du coin la veille au soir, est témoin de L'Accident
    Ah, je me demande bien pourquoi je n'ai pas sorti plus tôt ce pavé de ma PAL ! Bon, je sais : c'est parce que c'est un pavé, qu'il n'est jamais facile de trimballer un pavé partout où on va et que j'ai allié sport et lecture pendant une dizaine de jours, le temps que j'en vienne à bout. Et malgré son poids (1,7 kg … je l'ai pesé !), je l'ai dévoré et n'attendais que le moment de m'y replonger dedans tous les jours ! Mais c'est Stephen King et l'homme est doué pour entrainer ses lecteurs dans ses histoires. Dès le départ, la mise en place du dôme ne se fait pas sans pertes humaines et animales et on est intrigué par cette barrière. Mais ce qui m'attirait surtout, c'était de découvrir la vie d'une petite ville coupée du monde, avec les difficultés que cela entraine, en sachant que cela va forcément provoquer des tensions. Il faut dire que King a créé un méchant bien pourri, le second adjoint municipal Jim Rennie, qui m'a très vite porté sur les nerfs. Je n'arrêtais pas de dire à mon chéri : « Oh, il m'énerve, celui-là … et je n'en suis qu'à la page 150 … je ne vais jamais réussir à tenir jusqu'au bout tellement il m'agace ! ». Mais si Jim Rennie a des tonnes de défauts et aucune conscience, il est très crédible … voire même trop crédible ! Il fait froid dans le dos et il m'a parfois rappelé certaines personnes réelles et connues ! C'est fascinant de voir comment il est capable de manipuler les gens et comment ce dôme peut effrayer les habitants, qui ont alors besoin de se voir « diriger » par un meneur. Bien sûr, avec Stephen King, on sait que s'il y a un méchant, il y aura forcément un gentil pour s'y opposer et ce sera, bien sûr, Dale Barbara, l'ancien militaire. Les clans font se former et certaines scènes et réactions ne sont pas sans rappeler des moments de l'Histoire. L'auteur est vraiment doué pour créer des personnages aux dimensions multiples et très réalistes. Je me suis donc régalée à voir évoluer tous ces personnages (et ils sont nombreux). Il y a aussi les enfants qui ont tous des crises pendant lesquelles ils voient tous les mêmes choses : il semble qu'un drame se prépare (on se doute vite de ce qui va arriver) et ce suspense m'a poussé à dévorer les pages encore plus vite si c'était possible ! Et ce drame, quand il survient enfin, j'avoue qu'il m'a secoué émotionnellement, même si je voyais que les ficelles étaient peut-être un peu faciles, un peu éculées mais je n'ai, malgré tout, eu aucun mal à être touchée par ce qui se passait et à m'imaginer la détresse et la peur. Par contre, j'ai été un peu plus dubitative quant à l'explication du dôme, même si elle est totalement possible. L'idée est intéressante mais je l'ai trouvée un peu trop maladroitement présentée et la fin un peu trop brutalement amenée. Toutefois, vu le nombre de pages du roman, je pense qu'il aurait difficile pour King de s'étaler encore sur plusieurs chapitres. Dans tous les cas de figures, les quelques petites choses qui m'ont peu convaincue ne sont pas suffisantes pour tempérer l'excellente impression que je garde de cette lecture !
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    • Livres 3.00/5
    Par Ellane92, le 15 novembre 2013

    Ellane92
    J'ai été personnellement déçue par ce dernier roman de S. King. Il y a manqué le petit élément « fantastico-horrifique » qui fait généralement frissonner quand la fenêtre claque brusquement, le méchant vraiment très méchant (Flagg dans Le fléau, le Clown dans Ca…) et le/les héros un tant soit peu charismatiques, ce qui était « la patte » de l'auteur dans ses anciens romans (Ca, Le fléau, La part des ténèbres, Simetierre, Shinning…). Là, j'ai plutôt eu l'impression de lire une histoire qui critique la société actuelle (quelque chose du genre « les moutons ont le berger qu'ils méritent »), où chacun, à peu d'exception près, essaie de tirer profit (ou a minima, de s'en sortir le moins mal possible) de chaque situation.
    Le 1er tome de 650 pages n'en finit pas de commencer le livre : à mon sens il ne s'y passe rien, rien d'autre que la mise en place de l'histoire. le 2nd tome, que j'ai préféré, est également léger en action, et surtout, il n'y a pas beaucoup de surprises, d'imprévus : l'histoire lancée continue de façon classique, jusqu'au dénouement final de ce qu'il advient de la ville, et que l'on voit arriver gros comme une maison dès le début du second volume. Quant à la toute fin, elle fait référence à une sorte de pseudo-mysticisme ésotérique dont on se demande ce qu'il fiche là...
    Je suis sans doute passée à côté de l'intérêt de l'histoire et du livre.
    Il n'empêche qu'il reste quand même la talent incontestable de conteur de S. King, ses formulations géniales, son sens de l'humour décalé et cynique, qui font que je n'ai pas eu l'impression d'avoir perdu mon temps.
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    • Livres 5.00/5
    Par popatate, le 17 décembre 2014

    popatate
    huis clos original pour une ville brutalement piégée sous un dôme invisible. l'écriture de King permet de se sentir facilement captif au milieu de cette pagaille sans pour autant nous diriger vers un camps (--> alternance de personnage nous posant au plus près de l'action.) le final se fait attendre (il survient dans les 4 dernière pages!) et fait de ce livre un véritable PageTurner. PS : vous pouvez le lire sans souci si vous suivez la série sur M6, elle à pris un tournant radicalement différent et n'a quasiment rien à voir avec les évènement du livre.
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Citations et extraits

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  • Par ChrisTais, le 19 juin 2014

    Elle m'a regardé encore un peu, puis elle a enlevé son chandail. C'était un grand machin marron qui pendait sur elle et tombait jusqu'à ses genoux. Elle me l'a jeté et m'a dit : "rentre chez toi avec, ça te fera comme une robe."

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  • Par Dolei, le 10 novembre 2013

    Il se dit aussi que les personnes intelligentes, peut-être, ne perdent que rarement leur beauté - à condition d'avoir été belles au départ, bien sûr - et il vit la finesse d'esprit briller dans son oeil.

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