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ISBN : 2290301868
Éditeur : Distribooks (2000)


Note moyenne : 4.4/5 (sur 1069 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Octobre 1932, pénitencier d'État, Cold Mountain, Louisiane. Le bloc E, celui des condamnés à mort, reçoit un nouveau pensionnaire: John Caffey rejoint ceux qui attendent de franchir la ligne verte pour rencontrer la chaise électrique, Miss Cent Mille Volts. Mais Caffey ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par darkmoon, le 11 février 2014

    darkmoon
    "La Ligne Verte"... Drame mystérieux, bluffant, touchant, parfait. La Ligne Verte est et restera l'une des plus belles œuvres que Stephen King ait pu nous offrir, pour ses nombreuses qualités scénaristiques ainsi que la beauté de sa morale. Une ode à la littérature si poignante qu'elle laissera la moitié des lecteurs dans l'admiration la plus brute après lecture. Ainsi, dans une Amérique des années 30, c'est à travers les yeux de Paul Edgecombe, responsable d'un bloc carcéral assigné aux exécutions par électrocution, que l'histoire nous est contée. le quotidien de cet homme d'honneur, bouleversé par l'arrivée d'un pensionnaire hors norme, l'inoubliable John Caffey, et des autres prisonniers, chacun travaillés de manière impressionnante.
    La Ligne Verte est avant tout une vive critique de la peine de mort. Toutes les émotions sont à leur paroxysme, tout cela grâce à ces personnages criants de réalité et de justesse. L'histoire est humaine, les rapports entre les prisonniers et les gardiens également, ceux-ci ont une vision assez terrible de ce que c'est la mort vu qu'ils se chargent des exécutions. On est donc devant un roman finalement très touchant, et surtout terrible d'injustice. Forte d'une vraie morale et de vraies remises en question des mentalités humaines sur la peine de mort, entre autres, l'œuvre nous livre de véritables messages sur la nature, souvent abjecte, de l'être humain. L'émotion est au rendez-vous, les larmes submergent les protagonistes et le lecteur, l'injustice de toute cette histoire indigne ce dernier. Poignant, prenant aux tripes, on ne peut décrocher de ce chef-d'œuvre. La part fantastique s'intègre parfaitement à l'histoire, tous les personnages sont justes, le rythme est excellent. Tout est parfait.
    Au final, "La Ligne Verte" est une réflexion sur l'humain et ses comportements, sa violence et sa bonté ainsi qu'une remise en question la dureté de la peine capitale et de tout ce qu'elle engendre. Plus loin qu'un simple drame, cette histoire est d'une finesse presque magique, un grand moment de lecture qui joue sur des émotions fortes et naturelles.
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    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 29 septembre 2012

    claudia_tros_cool

    La Ligne Verte voilà un chef d'œuvre que Stephen King nous offre . Habituée et adoratrice de l'écriture de cet auteur je dois avouer que King surprends pour cet ouvrage. Avec cet auteur on a l'habitude de l'horreur, des frissons, des détails écœurant qui hantent les nuits...pas a des histoires poignantes très réaliste ou le fantastique est la seulement pour renforcer le côté émouvant et faire ressortir la cruauté humaine.
    Des grands thèmes sont abordées dans ce livre ( la vieillesse, la mort, la peine de mort, l'injustice, la maladie, le milieu carcérale) je le vois même comme une réflexion sur l'homme une réflexion sur tout ça.
    Lu en version Roman-feuilleton ( prêté par une amie) en six partie je trouve que la structure du récit est très bien faite. Un Paul Edgecombe vieux nous raconte des souvenirs remontant à plus de soixante ans, des souvenirs qui l'ont toujours hantés et n'ont jamais su le libérer de ses remords.
    Les retours à l'hospice assez constant en début de chaque parties sont peut être les moins plaisantes surtout si on le lit en un seul roman, ça parait répétitif, King avait une raison de faire ça : pour remémorer aux lecteurs les péripéties des épisodes suivants.
    Les personnages sont pleins de psychologies tellement qu'on arrive même à s'attacher à des condamnées à mort.
    Le décors ainsi que le thème principale du roman sont terrible tellement qu'on peut avoir la crainte avant de commencer le livre de se demander si on va tenir, si ça ne va pas être trop dur, trop triste, repoussant...sauf que non King arrive à faire dans la juste mesure en mettant un narrateur interne qui nous raconte son boulot dans le Bloc E avec notamment quelques moments amusants avec la complicité des employés du Bloc E, Mister Jingles...
    En parlant de narrateur interne c'est la première fois que je lis un roman de King avec ce mode de narration je trouve qu'il s'en est très bien tiré, de plus ça rend l'histoire encore plus prenante.
    John Caffey est typique de l'homme simplet, pauvre, qui essaye de s'en sortir dans une société ou les nègres sont exécré il est aussi doté d'une grande âme, d'une gentillesse, d'un besoin de guérir le monde dans le quel il vit ce qui va lui causer un aller simple pour la chaise électrique en tant qu'innocent.
    À côté d'une bonté et une pureté au nul sans pareil de Caffey il y a des affreux comme Percy Wetmore ou William Wharton.
    On aime, on déteste, on prie, on pleure, on se révolte..voilà ce que l'on ressent à la lecture. La fin est vraiment déchirante et si vrai : que l'on soit croyant ou pas punir un innocent c'est commettre le pire des crimes, ici Caffey représentait un peu l'envoyé de dieu. le narrateur est en quelque sorte damné puisque sa ligne verte qu'est sa vie et si longue et douloureuse pour avoir perdu tout ce qu'il aimait.
    Le film que j'ai vu cet été est très fidèle au livre quoi qu'un peu romancé tout de même dans les deux cas le film comme le livre sont des chef d'œuvre. Peut être pas le genre de livres que je lirais plusieurs fois car c'est se soumettre à de rudes épreuves émotionnelles mais c'est un livre qui frappe, dont on se souvient longtemps pour sa richesse de thèmes. Magnifique : à lire !

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    • Livres 4.00/5
    Par Orphea, le 17 novembre 2010

    Orphea
    Stephen King a relevé le challenge du roman feuilleton avec brio. Ce format d'écriture impose certaines contraintes mais donne aussi beaucoup de liberté ; Stephen King ignorait, lorsqu'il commença la rédaction de ce livre, combien d'épisodes il écrirait.
    "La ligne verte" est un roman fantastique, mais pour ceux que la littérature fantastique rebuterait, n'hésitez pas ! Ce roman dépasse ce qu'on appelle habituellement la littérature de genre ; il ouvre la voie à des réflexions sur la notion de justice et de peine capitale.
    Personnellement je l'ai lu trois fois, je ne pourrais mieux exprimer mon admiration !
    Si la lecture d'un pavé vous effraie, l'adaptation cinématographique par Frank Darabont est très réussie.
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    • Livres 5.00/5
    Par gruz, le 30 septembre 2012

    gruz
    King, maître de l'horreur, maître du fantastique.
    Maître de l'émotion également tout au long de cette ligne verte, qui par son histoire et son extraordinaire personnage central, touchera au coeur autant ses inconditionnels que les nouveaux lecteurs.
    Car ce roman (à la base un feuilleton), est clairement l'oeuvre la plus accessible du King, mais l'une des plus marquante aussi.
    Même si l'histoire se déroule dans les années 30, son propos sur la peine de mort est toujours d'actualité. Passionnant également pour ses messages concernant la ségrégation et le respect de la différence.
    Frissons (d'émotion) garantis.
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    • Livres 5.00/5
    Par Milou6797, le 14 mai 2013

    Milou6797
    Décidément je ne me lasserai jamais de Stephen King. Il parvient à maîtriser l'horreur, le fantastique et l'émouvant avec tant d'aisance que j'en suis chaque fois déroutée... Ici, il tente un tout nouveau genre délaissé depuis des années : celui du roman feuilleton ! Et c'est une vraie réussite.
    La Ligne Verte nous est raconté par Paul Edgecombe, le gardien du bloc E alias le bloc des condamnés à mort qui ne tardent jamais à rejoindre la « Veuve Courant ». Paul est un héros extrêmement touchant et ce, dès le début du récit : on sent bien qu'il a un bel esprit, un jugement droit, enfin bref que c'est un bon gars. Paul nous retrace donc son histoire, son quotidien à la prison, et en particulier l'année 1932, une année qui a bouleversé sa vie. celle où John Caffey est arrivé. John, ce grand nègre accusé du meurtre de deux jumelles, s'avère pourtant rester sage. Et des évènements surviennent. Et les révélations tombent.
    Les livres se laissent avaler avec une facilité incroyable. J'avais les éditions originales, c'est-à-dire sous forme de roman-feuilleton et je me limitais à un épisode par jour même si c'était dur d'attendre. Je me demande comment les lecteurs avaient la patience de poireauter une semaine pour avoir la suite, et franchement Stephen King devait avoir une pression terrible sur les épaules. Pourtant, quand on y pense, il l'a écrit vite ce roman, et c'est ça le plus prodigieux : qu'il ait réussi à produire une merveille pareille en l'espace de...6 semaines ? Tout est superbement lié, malgré le fait qu'il n'avait pas la moindre idée de la fin en entamant l'histoire – ou qu'il n'en avait qu'un bref aperçu. Mais il faut savoir que La Ligne Verte, à la différence des incontournables du même auteur, est plutôt du genre réaliste, toutefois accentué par une touche de fantastique qui trouve sa place dans le récit. Pas d'inquiétude car le suspens est là, sans doute pas aussi marqué que dans les autres romans de King mais largement compensé par les anecdotes de Paul, notre narrateur. Les personnages sont attachants et curieusement j'ai aimé aussi Percy, ce rustre détestable, même s'il a fait des trucs atroces. Allez savoir pourquoi. Au final, on trouve à tout le monde quelque chose de positif, peut-être parce qu'on sait ce qui adviendra à chacun dans le futur.
    J'ai aimé le contenu du livre, le contexte dans lequel l'histoire nous est racontée. Et puis le fait aussi qu'il y ait tant de profondeur par l'intermédiaire de quelqu'un qui se demande si on pourrait y trouver un quelconque message. Pourtant il y a bien un message, peut-être pas tout rose mais qui donne à réfléchir. On se dit qu'au fond, le monde est peuplé de gens bien, de gens mauvais et qu'il y règne une véritable injustice parce que ce ne sont pas toujours les mauvais qui sont punis. le pilier central, c'est John Caffey, mais là encore c'est très ouvert, surtout quand on se retrouve face au Paul du présent qui nous affiche une réalité poignante, dans sa petite résidence de vieux et puis qui dépérit lentement dans toute cette odeur de pisse et de futures macchabées. le dernier épisode m'a arrachée des frissons et quelques larmes qui n'ont pas débordé. C'était vachement beau. Quand on referme le livre, on a tout de même l'esprit léger et on se dit qu'il faudrait exploiter au maximum le plaisir de la vie parce que chaque chose a une fin. Si Stephen King nous rappelle à quel point l'être humain est vulnérable, il nous livre là aussi une belle leçon d'humanité.
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 20 mars 2009

    Mais pour ceux qui devaient vraiment s'asseoir sur cette chaise, l'humour n'était pas au rendez-vous. J'ai présidé à soixante-dix-huit exécutions pendant tout le temps que j'ai servi à Cold Mountain (un chiffre sur lequel ma mémoire n'a jamais hésité ; je m'en souviendrai sur mon lit de mort), et je peux affirmer que la plupart de ces hommes prenaient conscience jusqu'à la moelle de ce qui les attendait, sitôt qu'on leur sanglait les chevilles aux pieds en chêne massif de Miss Cent Mille Volts. Ils réalisaient (ça se voyait dans leurs yeux, une espèce de consternation glacée) que leurs jambes avaient achevé leur carrière. Le sang circulait toujours en eux, les muscles étaient encore solides, mais ils étaient quand même fichus. Ils n'iraient plus se balader dans les bois ni danser avec une fille à un bal champêtre.
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  • Par valeurs58, le 06 juillet 2012

    Je suis fatigué patron, fatigué de devoir courir les routes et surtout d'être seul comme un moineau sous la pluie...Fatigué d'avoir jamais un ami pour parler, pour me dire où on va, d'où on vient et pourquoi...Mais surtout je suis fatigué de voir les hommes se battre les uns les autres. Je suis fatigué de toute la peine et la souffrance que je sens dans le monde. John Coffey

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  • Par claudia_tros_cool, le 29 septembre 2012

    - Boss, j'suis fatigué à cause de toute la souffrance que j'entends et que j'sens. J'suis fatigué d'courir les routes et d'être seul comme une merle sous la pluie. De pas avoir un camarade avec qui marcher ou pour me dire où on va et pourquoi. J'suis fatigué de voir les gens se battre entre eux . C'est comme si j'avais des bouts de verre dans la tête. J'suis fatigué de toutes les fois ou j'ai voulu aidé et j'ai pas pu. J'suis fatigué d'être dans le noir. Dans la douleur. Y a trop de mal partout. Si j'pouvais, y en aurait plus. Mais j'peux pas.
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  • Par Orphea, le 20 mars 2009

    Ça s'est passé en 1932, quand le pénitencier de l'État se trouvait encore à Cold Mountain. Naturellement, la chaise électrique était là.
    Ils en blaguaient, de la chaise, les détenus, mais comme on blague des choses qui font peur et auxquelles on ne peut échapper. Ils la surnommaient Miss Cent Mille Volts, la Veuve Courant, la Rôtisseuse. Et de rigoler de la note d'électricité et du directeur Moores, qui devrait passer sa dinde de Noël à la Rôtisseuse, vu que Melinda, sa chère moitié, était bien trop malade pour cuisiner.

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  • Par DBC-Anais, le 11 novembre 2012

    Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'était comme de manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco : après, vous n'avez plus qu'à jeter le biscuit !

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