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ISBN : 2290301868
Éditeur : Distribooks (2000)


Note moyenne : 4.41/5 (sur 1392 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Octobre 1932, pénitencier d'État, Cold Mountain, Louisiane. Le bloc E, celui des condamnés à mort, reçoit un nouveau pensionnaire: John Caffey rejoint ceux qui attendent de franchir la ligne verte pour rencontrer la chaise électrique, Miss Cent Mille Volts. Mais Caffey ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par darkmoon, le 11 février 2014

    darkmoon
    "La Ligne verte"... Drame mystérieux, bluffant, touchant, parfait. La Ligne Verte est et restera l'une des plus belles oeuvres que Stephen King ait pu nous offrir, pour ses nombreuses qualités scénaristiques ainsi que la beauté de sa morale. Une ode à la littérature si poignante qu'elle laissera la moitié des lecteurs dans l'admiration la plus brute après lecture. Ainsi, dans une Amérique des années 30, c'est à travers les yeux de Paul Edgecombe, responsable d'un bloc carcéral assigné aux exécutions par électrocution, que l'histoire nous est contée. le quotidien de cet homme d'honneur, bouleversé par l'arrivée d'un pensionnaire hors norme, l'inoubliable John Caffey, et des autres prisonniers, chacun travaillés de manière impressionnante.
    La Ligne verte est avant tout une vive critique de la peine de mort. Toutes les émotions sont à leur paroxysme, tout cela grâce à ces personnages criants de réalité et de justesse. L'histoire est humaine, les rapports entre les prisonniers et les gardiens également, ceux-ci ont une vision assez terrible de ce que c'est la mort vu qu'ils se chargent des exécutions. On est donc devant un roman finalement très touchant, et surtout terrible d'injustice. Forte d'une vraie morale et de vraies remises en question des mentalités humaines sur la peine de mort, entre autres, l'oeuvre nous livre de véritables messages sur la nature, souvent abjecte, de l'être humain. L'émotion est au rendez-vous, les larmes submergent les protagonistes et le lecteur, l'injustice de toute cette histoire indigne ce dernier. Poignant, prenant aux tripes, on ne peut décrocher de ce chef-d'oeuvre. La part fantastique s'intègre parfaitement à l'histoire, tous les personnages sont justes, le rythme est excellent. Tout est parfait.
    Au final, "La ligne verte" est une réflexion sur l'humain et ses comportements, sa violence et sa bonté ainsi qu'une remise en question la dureté de la peine capitale et de tout ce qu'elle engendre. Plus loin qu'un simple drame, cette histoire est d'une finesse presque magique, un grand moment de lecture qui joue sur des émotions fortes et naturelles.
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    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 29 septembre 2012

    claudia_tros_cool

    La Ligne Verte voilà un chef d'oeuvre que Stephen King nous offre . Habituée et adoratrice de l'écriture de cet auteur je dois avouer que King surprends pour cet ouvrage. Avec cet auteur on a l'habitude de l'horreur, des frissons, des détails écoeurant qui hantent les nuits...pas a des histoires poignantes très réaliste ou le fantastique est la seulement pour renforcer le côté émouvant et faire ressortir la cruauté humaine.
    Des grands thèmes sont abordées dans ce livre ( la vieillesse, la mort, la peine de mort, l'injustice, la maladie, le milieu carcérale) je le vois même comme une réflexion sur l'homme une réflexion sur tout ça.
    Lu en version Roman-feuilleton ( prêté par une amie) en six partie je trouve que la structure du récit est très bien faite. Un Paul Edgecombe vieux nous raconte des souvenirs remontant à plus de soixante ans, des souvenirs qui l'ont toujours hantés et n'ont jamais su le libérer de ses remords.
    Les retours à l'hospice assez constant en début de chaque parties sont peut être les moins plaisantes surtout si on le lit en un seul roman, ça parait répétitif, King avait une raison de faire ça : pour remémorer aux lecteurs les péripéties des épisodes suivants.
    Les personnages sont pleins de psychologies tellement qu'on arrive même à s'attacher à des condamnées à mort.
    Le décors ainsi que le thème principale du roman sont terrible tellement qu'on peut avoir la crainte avant de commencer le livre de se demander si on va tenir, si ça ne va pas être trop dur, trop triste, repoussant...sauf que non King arrive à faire dans la juste mesure en mettant un narrateur interne qui nous raconte son boulot dans le Bloc E avec notamment quelques moments amusants avec la complicité des employés du Bloc E, Mister Jingles...
    En parlant de narrateur interne c'est la première fois que je lis un roman de King avec ce mode de narration je trouve qu'il s'en est très bien tiré, de plus ça rend l'histoire encore plus prenante.
    John Caffey est typique de l'homme simplet, pauvre, qui essaye de s'en sortir dans une société ou les nègres sont exécré il est aussi doté d'une grande âme, d'une gentillesse, d'un besoin de guérir le monde dans le quel il vit ce qui va lui causer un aller simple pour la chaise électrique en tant qu'innocent.
    À côté d'une bonté et une pureté au nul sans pareil de Caffey il y a des affreux comme Percy Wetmore ou William Wharton.
    On aime, on déteste, on prie, on pleure, on se révolte..voilà ce que l'on ressent à la lecture. La fin est vraiment déchirante et si vrai : que l'on soit croyant ou pas punir un innocent c'est commettre le pire des crimes, ici Caffey représentait un peu l'envoyé de dieu. le narrateur est en quelque sorte damné puisque sa ligne verte qu'est sa vie et si longue et douloureuse pour avoir perdu tout ce qu'il aimait.
    Le film que j'ai vu cet été est très fidèle au livre quoi qu'un peu romancé tout de même dans les deux cas le film comme le livre sont des chef d'oeuvre. Peut être pas le genre de livres que je lirais plusieurs fois car c'est se soumettre à de rudes épreuves émotionnelles mais c'est un livre qui frappe, dont on se souvient longtemps pour sa richesse de thèmes. Magnifique : à lire !

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    • Livres 4.00/5
    Par Orphea, le 17 novembre 2010

    Orphea
    Stephen King a relevé le challenge du roman feuilleton avec brio. Ce format d'écriture impose certaines contraintes mais donne aussi beaucoup de liberté ; Stephen King ignorait, lorsqu'il commença la rédaction de ce livre, combien d'épisodes il écrirait.
    "La ligne verte" est un roman fantastique, mais pour ceux que la littérature fantastique rebuterait, n'hésitez pas ! Ce roman dépasse ce qu'on appelle habituellement la littérature de genre ; il ouvre la voie à des réflexions sur la notion de justice et de peine capitale.
    Personnellement je l'ai lu trois fois, je ne pourrais mieux exprimer mon admiration !
    Si la lecture d'un pavé vous effraie, l'adaptation cinématographique par Frank Darabont est très réussie.
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    • Livres 5.00/5
    Par gruz, le 30 septembre 2012

    gruz
    King, maître de l'horreur, maître du fantastique.
    Maître de l'émotion également tout au long de cette ligne verte, qui par son histoire et son extraordinaire personnage central, touchera au coeur autant ses inconditionnels que les nouveaux lecteurs.
    Car ce roman (à la base un feuilleton), est clairement l'oeuvre la plus accessible du King, mais l'une des plus marquante aussi.
    Même si l'histoire se déroule dans les années 30, son propos sur la peine de mort est toujours d'actualité. Passionnant également pour ses messages concernant la ségrégation et le respect de la différence.
    Frissons (d'émotion) garantis.
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    • Livres 5.00/5
    Par sosotess, le 06 juillet 2015

    sosotess
    Une fois n'est pas coutume, je suis bluffée par un ouvrage du King. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir vu le film à plusieurs reprises (et de l'avoir adoré). Je connaissais donc l'histoire par coeur, hormis quelques légères variations.
    Ce n'est donc pas le suspense qui me tenait en haleine, mais ce talent de raconteur propre à Stephen King et qui fait qu'on veut l'accompagner aussi loin que possible, comprendre ses personnages, qu'on aime déjà sans effort, pleurer pour eux. Voilà, c'est dit, j'ai pleuré plusieurs fois en lisant La Ligne Verte, et il faut savoir que c'est très difficile de me faire pleurer avec un livre.
    Mais au fur et à mesure que l'histoire avance, comment ne pas être touché, que ce soit par la bonté ou par les mesquineries des personnages? Comment ne pas souffrir avec le colosse John Caffey, aussi émouvant qu'il est vulnérable? Comment ne pas être tiraillé, comme Paul Edgecombe par des dilemmes aussi tragiques qu'absurdes? King transmet les émotions avec une force incroyable, ce n'est pas la première fois qu'il me prend aux tripes et sans doute pas la dernière.
    Une chose est sûre : je lui laisserai bien d'autres opportunités de me faire pleurer ou trembler ou m'indigner ou de me rendre misérable avec sa plume, tout simplement!
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 23 août 2015

    « Notre travail est de dialoguer avec les prisonniers, pas de hurler. […] Un homme qui hurle est un homme qui a perdu le contrôle. » (p. 16, tome 2)

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  • Par Caroligne, le 18 août 2015

    « - Boss, j'suis fatigué à cause de toute la souffrance que j'entends et que j'sens. J'suis fatigué d'courir les routes et d'être seul comme un merle sous la pluie. De pas avoir un camarade avec qui marcher ou pour me dire où on va et pourquoi. J'suis fatigué de voir les gens se battre entre eux. C'est comme si j'avais des bouts de verre dans la tête. J'suis fatigué de toutes les fois où j'ai voulu aider et que j'ai pas pu. J'suis fatigué d'être dans le noir. Dans la douleur. Y a trop de mal partout. Si j'pouvais y en aurait plus. Mais j'peux pas.»
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  • Par Orphea, le 20 mars 2009

    Mais pour ceux qui devaient vraiment s'asseoir sur cette chaise, l'humour n'était pas au rendez-vous. J'ai présidé à soixante-dix-huit exécutions pendant tout le temps que j'ai servi à Cold Mountain (un chiffre sur lequel ma mémoire n'a jamais hésité ; je m'en souviendrai sur mon lit de mort), et je peux affirmer que la plupart de ces hommes prenaient conscience jusqu'à la moelle de ce qui les attendait, sitôt qu'on leur sanglait les chevilles aux pieds en chêne massif de Miss Cent Mille Volts. Ils réalisaient (ça se voyait dans leurs yeux, une espèce de consternation glacée) que leurs jambes avaient achevé leur carrière. Le sang circulait toujours en eux, les muscles étaient encore solides, mais ils étaient quand même fichus. Ils n'iraient plus se balader dans les bois ni danser avec une fille à un bal champêtre.
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  • Par valeurs58, le 06 juillet 2012

    Je suis fatigué patron, fatigué de devoir courir les routes et surtout d'être seul comme un moineau sous la pluie...Fatigué d'avoir jamais un ami pour parler, pour me dire où on va, d'où on vient et pourquoi...Mais surtout je suis fatigué de voir les hommes se battre les uns les autres. Je suis fatigué de toute la peine et la souffrance que je sens dans le monde. John Coffey

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  • Par celdadou, le 24 juillet 2015

    Je savais que la porte entre mon bureau et la volée de marches qui menaient à la réserve n'avait pas été construite pour des géants, mais je n'en avais pas encore mesuré l'exiguïté jusqu'à ce que John Caffey arrive devant et la contemple d'un air songeur.
    Harry s'est mis à rire mais John, lui, ne voyait pas ce qu'il pouvait y avoir de drôle à être si grand devant une ouverture si petite. il n'aurait pas pu, de toute façon, même s'il avait été dix fois plus intelligent qu'il ne l'était. Il avait toujours dominé le monde d'une bonne tête et cette porte n'était jamais qu'un peu moins haute que les autres.
    Il s'est courbé en deux et est passé sans histoire. C'est en rejoignant Brutal au bas des marches qu'il s'est arrêté, le regard fixé sur la chaise, là-bas au fond de la salle, sur son estrade, silencieuse et aussi étrange qu'un trône dans le château d'un roi défunt. La calotte pendait mollement à l'un des montants du dossier, non pas couronne mais bonnet de bouffon, couvre-chef du fou du roi, manquaient plus que les clochettes. L'ombre de la chaise s'étendait, longue et arachnéenne, jusqu'au mur qu'elle semblait menacer.
    A mon tour, j'ai franchi la porte, et Harry m'a suivi.
    J'ai eu tout de suite l'impression de sentir une odeur de chair brpulée. Une odeur ténue, mais qui ne devait rien à mon imagination. J'ai fait la grimace en voyant John. Grand corps figé, yeux écarquillés, il regardait la Veuve Courant. Et j'ai encore moins aimé ce que j'ai vu sur ses bras en me rapprochant de lui : la chair de poule.
    - Viens, big boy.
    Je l'ai pris par le poignet et j'ai tenté de le tirer en direction de la porte menant au souterrain. Il n'a pas bougé et j'aurais pu tout aussi bien essayer d'arracher un rocher à la terre.
    - Allez, John, faut y aller, si on veut pas que le carosse se transforme en citrouille, a dit Harry avec un petit rire forcé.
    Il a pris John par l'autre bras et lui aussi a tiré. Mais John ne voulait pas venir. Et puis il a dit quelque chose d'une voix basse, comme absente. ce n'était ni à moi ni aux autres qu'il s'adressait, mais je n'ai jamais oublié.
    - Y sont encore ici. Des morceaux d'eux, encore ici. J'les entends qui hurlent.
    Le rire de Harry est mort dans sa gorge, le laissant avec un sourire pendant de guingois comme un colet descellé dans une maison abandonnée. Brutal m'a jeté un regard que la peur assombrissait et il s'est écarté malgré lui de John Caffey. Pour la deuxième fois en moins de cinq minutes, j'ai senti que toute notre entreprise était sur le point de s'effondrer. Et là, c'est moi qui suis intervenu ; quand le désastre menacerait à la troisième occasion, un peu plus tard, ce serait Harry qui relèverait le gant. Nous avons tous eu notre chance, cette nuit-là, croyez-moi.
    Je suis venu me placer devant John en me dressant sur la pointe des pieds pour être sûr de lui masquer la vue de la chaise. et puis j'ai claqué des doigts devant ses yeux. deux fois, sèchement.
    - Viens ! j'ai dit. Marche ! Tu nous as dit que tu n'avais pas besoin qu'on t'enchaîne, alors prouve-le ! Marche, big boy ! Marche, John Caffey ! Par là ! Cette porte !
    J'ai vu son regard s'éclaircir.
    - Oui, boss.
    Dieu soit loué, il s'est mis en branle.
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