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ISBN : B00B9CTYUU
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)


Note moyenne : 4.37/5 (sur 721 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Octobre 1932, pénitencier d'État, Cold Mountain, Louisiane. Le bloc E, celui des condamnés à mort, reçoit un nouveau pensionnaire : John Caffey rejoint ceux qui attendent de franchir la ligne verte pour rencontrer la chaise électr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 29 septembre 2012

    claudia_tros_cool

    La Ligne Verte voilà un chef d'œuvre que Stephen King nous offre . Habituée et adoratrice de l'écriture de cet auteur je dois avouer que King surprends pour cet ouvrage. Avec cet auteur on a l'habitude de l'horreur, des frissons, des détails écœurant qui hantent les nuits...pas a des histoires poignantes très réaliste ou le fantastique est la seulement pour renforcer le côté émouvant et faire ressortir la cruauté humaine.
    Des grands thèmes sont abordées dans ce livre ( la vieillesse, la mort, la peine de mort, l'injustice, la maladie, le milieu carcérale) je le vois même comme une réflexion sur l'homme une réflexion sur tout ça.
    Lu en version Roman-feuilleton ( prêté par une amie) en six partie je trouve que la structure du récit est très bien faite. Un Paul Edgecombe vieux nous raconte des souvenirs remontant à plus de soixante ans, des souvenirs qui l'ont toujours hantés et n'ont jamais su le libérer de ses remords.
    Les retours à l'hospice assez constant en début de chaque parties sont peut être les moins plaisantes surtout si on le lit en un seul roman, ça parait répétitif, King avait une raison de faire ça : pour remémorer aux lecteurs les péripéties des épisodes suivants.
    Les personnages sont pleins de psychologies tellement qu'on arrive même à s'attacher à des condamnées à mort.
    Le décors ainsi que le thème principale du roman sont terrible tellement qu'on peut avoir la crainte avant de commencer le livre de se demander si on va tenir, si ça ne va pas être trop dur, trop triste, repoussant...sauf que non King arrive à faire dans la juste mesure en mettant un narrateur interne qui nous raconte son boulot dans le Bloc E avec notamment quelques moments amusants avec la complicité des employés du Bloc E, Mister Jingles...
    En parlant de narrateur interne c'est la première fois que je lis un roman de King avec ce mode de narration je trouve qu'il s'en est très bien tiré, de plus ça rend l'histoire encore plus prenante.
    John Caffey est typique de l'homme simplet, pauvre, qui essaye de s'en sortir dans une société ou les nègres sont exécré il est aussi doté d'une grande âme, d'une gentillesse, d'un besoin de guérir le monde dans le quel il vit ce qui va lui causer un aller simple pour la chaise électrique en tant qu'innocent.
    À côté d'une bonté et une pureté au nul sans pareil de Caffey il y a des affreux comme Percy Wetmore ou William Wharton.
    On aime, on déteste, on prie, on pleure, on se révolte..voilà ce que l'on ressent à la lecture. La fin est vraiment déchirante et si vrai : que l'on soit croyant ou pas punir un innocent c'est commettre le pire des crimes, ici Caffey représentait un peu l'envoyé de dieu. le narrateur est en quelque sorte damné puisque sa ligne verte qu'est sa vie et si longue et douloureuse pour avoir perdu tout ce qu'il aimait.
    Le film que j'ai vu cet été est très fidèle au livre quoi qu'un peu romancé tout de même dans les deux cas le film comme le livre sont des chef d'œuvre. Peut être pas le genre de livres que je lirais plusieurs fois car c'est se soumettre à de rudes épreuves émotionnelles mais c'est un livre qui frappe, dont on se souvient longtemps pour sa richesse de thèmes. Magnifique : à lire !

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    • Livres 5.00/5
    Par gruz, le 30 septembre 2012

    gruz
    King, maître de l'horreur, maître du fantastique.
    Maître de l'émotion également tout au long de cette ligne verte, qui par son histoire et son extraordinaire personnage central, touchera au coeur autant ses inconditionnels que les nouveaux lecteurs.
    Car ce roman (à la base un feuilleton), est clairement l'oeuvre la plus accessible du King, mais l'une des plus marquante aussi.
    Même si l'histoire se déroule dans les années 30, son propos sur la peine de mort est toujours d'actualité. Passionnant également pour ses messages concernant la ségrégation et le respect de la différence.
    Frissons (d'émotion) garantis.
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    • Livres 5.00/5
    Par Milou6797, le 14 mai 2013

    Milou6797
    Décidément je ne me lasserai jamais de Stephen King. Il parvient à maîtriser l'horreur, le fantastique et l'émouvant avec tant d'aisance que j'en suis chaque fois déroutée... Ici, il tente un tout nouveau genre délaissé depuis des années : celui du roman feuilleton ! Et c'est une vraie réussite.
    La Ligne Verte nous est raconté par Paul Edgecombe, le gardien du bloc E alias le bloc des condamnés à mort qui ne tardent jamais à rejoindre la « Veuve Courant ». Paul est un héros extrêmement touchant et ce, dès le début du récit : on sent bien qu'il a un bel esprit, un jugement droit, enfin bref que c'est un bon gars. Paul nous retrace donc son histoire, son quotidien à la prison, et en particulier l'année 1932, une année qui a bouleversé sa vie. celle où John Caffey est arrivé. John, ce grand nègre accusé du meurtre de deux jumelles, s'avère pourtant rester sage. Et des évènements surviennent. Et les révélations tombent.
    Les livres se laissent avaler avec une facilité incroyable. J'avais les éditions originales, c'est-à-dire sous forme de roman-feuilleton et je me limitais à un épisode par jour même si c'était dur d'attendre. Je me demande comment les lecteurs avaient la patience de poireauter une semaine pour avoir la suite, et franchement Stephen King devait avoir une pression terrible sur les épaules. Pourtant, quand on y pense, il l'a écrit vite ce roman, et c'est ça le plus prodigieux : qu'il ait réussi à produire une merveille pareille en l'espace de...6 semaines ? Tout est superbement lié, malgré le fait qu'il n'avait pas la moindre idée de la fin en entamant l'histoire – ou qu'il n'en avait qu'un bref aperçu. Mais il faut savoir que La Ligne Verte, à la différence des incontournables du même auteur, est plutôt du genre réaliste, toutefois accentué par une touche de fantastique qui trouve sa place dans le récit. Pas d'inquiétude car le suspens est là, sans doute pas aussi marqué que dans les autres romans de King mais largement compensé par les anecdotes de Paul, notre narrateur. Les personnages sont attachants et curieusement j'ai aimé aussi Percy, ce rustre détestable, même s'il a fait des trucs atroces. Allez savoir pourquoi. Au final, on trouve à tout le monde quelque chose de positif, peut-être parce qu'on sait ce qui adviendra à chacun dans le futur.
    J'ai aimé le contenu du livre, le contexte dans lequel l'histoire nous est racontée. Et puis le fait aussi qu'il y ait tant de profondeur par l'intermédiaire de quelqu'un qui se demande si on pourrait y trouver un quelconque message. Pourtant il y a bien un message, peut-être pas tout rose mais qui donne à réfléchir. On se dit qu'au fond, le monde est peuplé de gens bien, de gens mauvais et qu'il y règne une véritable injustice parce que ce ne sont pas toujours les mauvais qui sont punis. le pilier central, c'est John Caffey, mais là encore c'est très ouvert, surtout quand on se retrouve face au Paul du présent qui nous affiche une réalité poignante, dans sa petite résidence de vieux et puis qui dépérit lentement dans toute cette odeur de pisse et de futures macchabées. le dernier épisode m'a arrachée des frissons et quelques larmes qui n'ont pas débordé. C'était vachement beau. Quand on referme le livre, on a tout de même l'esprit léger et on se dit qu'il faudrait exploiter au maximum le plaisir de la vie parce que chaque chose a une fin. Si Stephen King nous rappelle à quel point l'être humain est vulnérable, il nous livre là aussi une belle leçon d'humanité.
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    • Livres 5.00/5
    Par Liseuse, le 30 juillet 2011

    Liseuse
    Comme j'avais déjà vu le film, je connaissais l'histoire mais j'étais quand même sceptique. J'avais peur que le livre soit plus plat et moins émouvant que le film. Je me suis bien trompée. le livre est juste époustouflant !
    Il faut savoir que le livre est déjà une épreuve en soi car Stephen King voulait tenter une toute nouvelle expérience : le roman-feuilleton. L'histoire est coupée en 6 épisodes et à l'époque de sa publication, les lecteurs devaient donc attendre entre chaque partie pour pouvoir connaitre la suite. En fait, cela revient à nos sagas littéraires d'aujourd'hui. Plus tard, après la publication des six volumes séparément, une édition en un seul volume a vu le jour.
    L'histoire est vraiment magnifique. Dès les premières pages, j'ai été emportée en 1932 dans le bloc E aux côtés de Paul Edgecombe et ses collègues. L'histoire évolue certes lentement mais quel plaisir de lire tous les détails qui l'entourent. de plus, c'est vraiment très agréable de découvrir d'autres histoires que celle de John Caffey car l'auteur arrive à faire que tout se tient vraiment très bien. Ça permet d'ailleurs de mieux comprendre certaines choses, de s'attacher un peu plus à certains personnages. Me concernant, Stephen King aurait encore pu s'étendre un peu plus que ça ne m'aurait très certainement pas dérangée. C'est vraiment un univers oppressant dans lequel nous sommes plongés, celui de l'exécution de condamnés sur la chaise électrique. L'histoire pousse à réfléchir à la peine de mort bien que celle-ci soit interdite dans le monde entier ou presque. Elle pose des questions et des incertitudes : les exécutés étaient-ils vraiment tous coupables ?
    L'auteur a pris tellement de temps à décrire chacun des personnages qu'il est impossible de ne pas s'y attacher et de les haïr au plus haut point pour certains. C'est ainsi que j'ai été extrêmement touchée par deux des condamnés : Edouard Delacroix qui se lie d'amitié avec la petite souris Mister Jingles mais aussi et surtout, John Caffey. D'ailleurs, j'ai trouvé le secret qui entoure Mister Jingles et Paul Edgecombe vraiment incroyable et très émouvant ! Quant à John Caffey, j'ai ressenti tant d'émotions vis-à-vis de lui que c'en est incroyable. J'ai été partagée entre l'incompréhension, l'horreur, la tristesse et l'admiration. Dès le début, je me suis retranchée derrière la certitude de Paul comme quoi il est innocent et lorsque Paul nous fait part de ce qu'il a compris et découvert, ça devient impossible de ressentir autre chose que de l'injustice. John Caffey est un personnage vraiment très énigmatique, que ce soit par les miracles qu'il accompli ou encore par sa personnalité, c'est juste impossible de rester insensible devant ce géant noir. Au-delà des barreaux et des criminels, j'ai ressenti une véritable affection pour les gardiens : Paul, surtout, mais aussi Brutal, Harry et Dean. Quant à Percy, je l'ai détesté du début à la fin. J'ai vraiment admiré la force de Paul et ses collègues à toujours rester neutre vis-à-vis de lui car des claques, il en mérite et pas juste quelques-unes ! J'ai d'ailleurs été très heureuse que justice soit enfin faite quand j'ai appris ce qu'il était devenu.
    Ce livre est vraiment très riche en émotions fortes. Cela faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas pris aux tripes comme celui-ci. L'exécution de Delacroix m'a complètement retournée. Cette scène est encore plus choquante que dans le film tant les détails abondent. Un autre moment très fort du livre a été pour moi l'exécution de John Caffey. J'ai été incapable de retenir mes larmes tant j'ai trouvé cela injuste, triste et courageux à la fois. Plus généralement, j'ai été indignée devant l'injustice dont est victime John Caffey. Ce qui lui arrive malgré ce que nous savons, quelle horreur.
    Comme vous l'aurez très certainement compris, ce livre a été un pur régal pour moi ! J'ai vraiment beaucoup apprécié ce livre qui restera sans aucun doute un de mes préférés !

    Lien : http://mes.lectures.over-blog.com/article-la-ligne-verte-stephen-kin..
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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 15 mars 2013

    isajulia
    Je l'ai lu à l'époque ou il est sorti en édition Librio,j'adorais ces petits livres que l'on pouvait s'acheter avec une piécette de 10 balles.
    Quel grand livre!
    J'ai carrément adoré,on connaissais Stephen King en tant que maître de l'horreur mais là il surpasse son titre haut la main.
    Il nous dépeint brillamment l'Amérique des années 30,ou régnait encore le racisme dans toute sa splendeur jusqu'à conduire un homme innocent dans le couloir de la mort...Que de connerie humaine,que de cruauté et quel manque de jugeote.Je me souviens avoir continué à lire en cachette le soir sous mes couvertures avec une lampe torche,jusqu'au dernier moment j'ai espéré que John Caffey ne poserai pas ses fesses sur la veuve courant et que l'affreux Percy paierai pour le mal qu'il a fait...Je n'ai été que partiellement satisfaite et indignée du sort de John qui ne méritait pas la mort.
    Je crois que c'est ce livre qui m'a fait détester l'injustice et a réveillé en moi la petite flamme de la vérité.Je suis ressortie changée de ma lecture,encore une fois Stephen King a rempli sa mission d'emmener son lecteur très loin.
    Bravo!
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Citations et extraits

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  • Par Zu, le 16 juin 2013

    Je m'appelle John Caffey, comme la boisson sauf que ça s'écrit pas pareil.

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  • Par Orphea, le 20 mars 2009

    Mais pour ceux qui devaient vraiment s'asseoir sur cette chaise, l'humour n'était pas au rendez-vous. J'ai présidé à soixante-dix-huit exécutions pendant tout le temps que j'ai servi à Cold Mountain (un chiffre sur lequel ma mémoire n'a jamais hésité ; je m'en souviendrai sur mon lit de mort), et je peux affirmer que la plupart de ces hommes prenaient conscience jusqu'à la moelle de ce qui les attendait, sitôt qu'on leur sanglait les chevilles aux pieds en chêne massif de Miss Cent Mille Volts. Ils réalisaient (ça se voyait dans leurs yeux, une espèce de consternation glacée) que leurs jambes avaient achevé leur carrière. Le sang circulait toujours en eux, les muscles étaient encore solides, mais ils étaient quand même fichus. Ils n'iraient plus se balader dans les bois ni danser avec une fille à un bal champêtre.
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  • Par valeurs58, le 06 juillet 2012

    Je suis fatigué patron, fatigué de devoir courir les routes et surtout d'être seul comme un moineau sous la pluie...Fatigué d'avoir jamais un ami pour parler, pour me dire où on va, d'où on vient et pourquoi...Mais surtout je suis fatigué de voir les hommes se battre les uns les autres. Je suis fatigué de toute la peine et la souffrance que je sens dans le monde. John Coffey

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  • Par Orphea, le 20 mars 2009

    Ça s'est passé en 1932, quand le pénitencier de l'État se trouvait encore à Cold Mountain. Naturellement, la chaise électrique était là.
    Ils en blaguaient, de la chaise, les détenus, mais comme on blague des choses qui font peur et auxquelles on ne peut échapper. Ils la surnommaient Miss Cent Mille Volts, la Veuve Courant, la Rôtisseuse. Et de rigoler de la note d'électricité et du directeur Moores, qui devrait passer sa dinde de Noël à la Rôtisseuse, vu que Melinda, sa chère moitié, était bien trop malade pour cuisiner.

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  • Par claudia_tros_cool, le 29 septembre 2012

    - Boss, j'suis fatigué à cause de toute la souffrance que j'entends et que j'sens. J'suis fatigué d'courir les routes et d'être seul comme une merle sous la pluie. De pas avoir un camarade avec qui marcher ou pour me dire où on va et pourquoi. J'suis fatigué de voir les gens se battre entre eux . C'est comme si j'avais des bouts de verre dans la tête. J'suis fatigué de toutes les fois ou j'ai voulu aidé et j'ai pas pu. J'suis fatigué d'être dans le noir. Dans la douleur. Y a trop de mal partout. Si j'pouvais, y en aurait plus. Mais j'peux pas.
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