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La Ligne verte, tome 4 : La mort affreuse d'Edouard Delacroix1Ajouter à mes livres
Octobre 1932, pénitencier d'État, Cold Mountain, Louisiane. Le bloc E, celui des condamnés à mort, reçoit un nouveau pensionnaire : John Caffey rejoint ceux qui attendent de franchir la ligne verte pour rencontrer la chaise électr... > voir plus
Là, j'ai vraiment eu envie de tuer de mes propres mains ce fils de sa mère de Percy. La souffrance, il s'en nourrit, surtout de celle des autres. Mais là, on dépasse toutes les bornes et, bien que Dealcroix ait du sang sur ses mains, il ne méritait pas une telle mort. Elle s'étale sur plusieurs pages et j'ai poussé un cri muet de terreur, imaginant ce qu'un homme pouvait ressentir. Percy se fera taper sur les doigts par ses collègues. Delacroix a réussi à faire naître de l'empathie chez moi. Comme quoi, même les criminels peuvent nous émouvoir de temps en temps, sous la plume de King dans ses meilleurs jours.
Caffey a pressé sa bouche entre deux de ses doigts et il a aspiré profondément. Pendant un moment, un silence total a figé toutes choses. Quand il a relevé la tête, j'ai vu le visage d'un homme qui semblait frappé d'un mal subit et terrible. Son regard était acéré et étincelant comme une lame; il se mordait la lèvre inférieure, et sa peau noire avait pris une teinte grisâtre. Soudain, il a été pris d'un violent haut-le-cœur.