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> France-Marie Watkins (Traducteur)

ISBN : 2253151394
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 1126 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque an... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 17 novembre 2010

    lehane-fan
    Rarement un titre n'a su resumer aussi bien la trame d'un bouquin.
    Deux choix , pas un de plus...Vaincre la peur , le froid , la faim , ces echos de balle decimant un a un les participants afin de toucher le saint Graal ou le sol , un trou rouge dans la tete..
    La ou un ecrivain moyen aurait pondu peniblement une cinquantaine de pages insipides et repetitives , King (Bachman) invite magistralement le lecteur a une course hors du commun...L'auteur enquille les pages avec une facilité deconcertante sans jamais tomber dans la facilité ni susciter le moindre ennui..
    Un grand moment de lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par Coriolis, le 24 octobre 2014

    Coriolis
    Une course contre la mort, une course pour survivre... Au départ : 100 concurrents...100 adolescents ou jeunes adultes. 100 inconscients venus participer à La Longue Marche. Tous se voient vainqueurs. Tous espèrent être le dernier ; le dernier à marcher, le survivant, le grand gagnant.
    L'insouciance et la morgue de leur jeunesse auront sans doute décuplées leurs excès de vantardise...
    Le but : marcher sans jamais s'arrêter.
    Les adversaires : les 99 autres participants, les contingences corporelles auxquelles on ne peut se soustraire : Épuisement, Faim, Soif et surtout son propre corps qui n' obéit plus et ne demande qu'à lâcher prise... Les règles : ne jamais s'arrêter, ne pas quitter la Longue Marche. Enfreindre une règle c'est la certitude de recevoir un avertissement. Au bout du 4ème, c'est un aller simple pour l'enfer... La Longue Marche c'est Garraty, Mc Vries, Olson, Stebbins, Baker, Barkovitch et les 94 autres inconscients qui ont souhaité se mesurer à cette épreuve et attendent le départ, impatients et inquiets à la fois. Un départ qui sonnera comme un glas pour la plupart. Marcher droit devant encore et toujours avec des soldats prêts à mitrailler au moindre faux pas. Des sbires jugés sur des half tracks, engins monstrueux à la mécanique effroyable.
    Qui sera le premier à goûter à la morsure de la poudre? Qui ouvrira le concerto funèbre des fusils? Et surtout qui sera le dernier? Qui sera celui qui parviendra à aller au-delà de ses propres limites? Combien de kilomètres seront parcourus par chacun? Quel est le chiffre qui annoncera leurs trépas : 35, 70, 150 km? Combien faudra t' il que l'asphalte avale de candidats pour qu'il n'en reste qu'un? Celui qui remportera la Longue Marche est là, parmi eux. Il s'apprête à subir la chaleur, le froid et la fatigue. Il connaîtra la rage des désespérés, sera plus résistant que ses compagnons de route, puisera dans ses tripes l'envie de vaincre.
    La Longue Marche c'est partager l'infortune, le dégoût et la folie de ces êtres qui se pensaient capables de survivre au pire. C'est connaître les morts successives de ces jeunes. C'est surtout se prendre au jeu et avaler page après page comme eux avalent kilomètre après kilomètre. C'est aussi découvrir le sens de la solidarité, de l'amitié et du soutien au-delà de l'horreur. Les liens se créent au fur et à mesure que les pas se succèdent chaque fois plus malhabiles et hésitants. Toute la complexité des relations sociales transparaît dans cette épreuve, leur épreuve. Celle de leur vie.
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    • Livres 3.00/5
    Par garrytopper9, le 06 juillet 2014

    garrytopper9
    Chaque année a lieu la Longue marche, un grand marathon mortel, puisque seul le vainqueur s'en sort vivant. Pour les autres, après trois avertissements, c'est une balle dans la tête. Avancer ou mourir. Marcher ou crever. Un titre très bien trouver.
    Marche ou crève est un vieux livre de Stephen King, puisqu'il date de 1979 mais il se laisse agréablement lire même en 2014. Je ne me suis pas ennuyé pendant cette lecture, on suit avec un réel intérêt un groupe de marcheurs qui se lient d'amitiés malgré eux.
    C'est assez monotone comme lecture parce que, ça tourne toujours un peu en rond, les concurrents se posent des questions existentielles, se souviennent de leur leur enfance et quelques morts s'accumulent. Tous les chapitres sont composé de la même manière. Alors, c'est sympa, ça se laisse lire, mais on tourne un peu en vase clos, et on apprend quasiment rien sur le monde qui les entoure.
    Pour avoir des infos, il faut attendre le dernier tiers du livre, ou là, on nous explique enfin comment ils sont sélectionnés, comment malgré le choix ou non de participer, on se rend compte que l'on se trouve dans une société totalitaire, qui ne laisse en réalité aucun choix.
    Si j'ai bien compris les quelques informations glanés ici et là dans le livre, on comprends que la Longue marche a été établie après la seconde guerre mondiale, mais qui dans ce monde-ci, ne se serait pas terminé en 1945 puisque à un moment bien précis il est dit qu'une base allemande a été attaqué en 1953. On peut donc supposer que les choses ont tournés différemment et que la société a évolué vers une Amérique totalitaire.
    Nous n'avons pas plus de détails, c'est une habitude quand on lit des livres de King mais avec son pseudonyme de Richard Bachman. Un peu comme dans Running man, on nous plonge dans un monde légèrement différent, mais il ne faut pas s'attendre a de réelles explications.
    La fin du livre, par contre, j'ai eu un peu de mal a la comprendre, et j'ai toujours deux théories sur ce qu'il se passe vraiment. A mon avis, chacun interprète la fin comme il le souhaite. Un petit bémol pour moi de ce coté là, j'aime bien que les choses soient claires, même si, ici, une fin facile aurait sans doute gâché le livre.
    Un point négatif par contre, qui concerne l'auteur. Trop de sexe gratuit et facile qui n'apporte rien au récit, si ce n'est pour placé quelques femmes en petites tenues. La dessus, Mr King aurait pu faire l'impasse.
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 18 août 2014

    bilodoh
    En anglais « The long Walk », où de jeunes hommes doivent marcher en maintenant une certaine vitesse, sinon ils sont brutalement exécutés. C'est donc une marche contre la mort qui n'aura qu'un seul gagnant, le seul survivant. Pas de surnaturel ici, juste une dystopie dans le paysage américain.

    Le roman date de 1979 et contrairement aux « jeux » plus récents comme dans « Battle Royale » ou « Hunger Games », les participants ne se battent pas entre eux, seulement contre la route, la douleur et l'épuisement. Et le talent de conteur de King permet de ressentir cette épreuve physique qui devient de plus en plus mentale et permet de soulever des questions intéressantes.

    Pourquoi se porter volontaire pour « La longue marche » ? S'agit-il de suicides déguisés ? Pourquoi les hommes inventent-ils des sports « extrêmes » où le jeu consiste à risquer sa vie ? Pas seulement pour l'argent ou pour l'honneur pourtant. Dans les marathons et ultra-marathons les coureurs continuent malgré la douleur ou les risques de séquelles permanentes, sans que personne ne les oblige et sans même qu'une récompense ne les attende.

    Préfigurant les téléréalités récentes, la compétition est suivie par la population qui parie sur ses héros et va même jusqu'à applaudir lorsqu'un participant s'écroule et est exécuté. King nous le rappelle, la mort exerce une étrange fascination à travers l'histoire : la guillotine ou le bûcher étaient des attractions populaires, de même que les Jeux du cirque romains qui étaient en fait des jeux de la mort. N'est-ce pas le frisson de la mort qui attire encore les spectateurs lorsque le trapéziste ou le funambule exécute son numéro ?

    Une lecture à découvrir, sur une épreuve d'endurance où, contrairement au film (et au livre), « On achève bien les chevaux… »
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    • Livres 3.00/5
    Par Rouletabille, le 26 février 2014

    Rouletabille
    Pendant les premières pages, j'ai douté, comment King va pouvoir tenir tout un bouquin en nous racontant seulement la marche macabre d'un groupe d'adolescents, on va vite tourner en rond.
    Et bien non, la force de ce récit est qu'on ne décroche pas de ce huis clos alors que finalement il y a aucun rebondissements, tout est linéaire, assez prévisible mais malgré tout je n'ai jamais senti de décrochage.
    Aucun événements extérieurs ne vient perturber le récit de cette Longue Marche, King reste avec les participants et nous aussi, le lecteur ne saura rien du commandant organisateur, ne saura rien de très précis sur les motivations des concurrents, rien sur le prix choisit par le vainqueur.
    La seule petite longueur est lorsque McVries raconte l'histoire de la naissance de sa cicatrice sur plusieurs pages.
    Sinon tout s'enchaîne sans temps morts, les marcheurs alternant les phases d'optimismes, de souffrances physiques, de réflexions sur la mort, le sexe, l'amitié, des phases de silence, le tout avec la multiplication d'un vocabulaire grossier habituel lorsque des ados papotent, péquenaud, bougre, connard, tout y passe.
    Par contre, je trouve que King passe assez vite sur l'aspect des douleurs, sur le manque le nourriture, certes les participants se détériorent grandement au fur et à mesure mais le récit reste assez sobre pour évoquer ces contraintes physiques face à autant d'effort.
    La fin est sans surprise, on la connait des la page 34 (format poche) avec cette phrase "Garraty compris soudain qu'il allait gagner". Malgré tous les efforts de King pour décrire son grand coup de fatigue au milieu du bouquin où il passe à 2 secondes de la mort, on sait très bien qu'il va pas mourir.
    Un livre pertinent dans une société qui adore éliminer les participants des concours, jeux, qu'elle organise... On en revient à une phrase de Benjamin Castaldi, grand connaisseur du genre, si un jour on fait un jeu dans un avion qui va s'écraser avec 9 parachutes pour 10 participants, qui est le plus fou, l'organisateur ou les participants ?
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Citations et extraits

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  • Par AnneLC, le 27 août 2015

    On construit tout autour de quelque chose...on prend quelque chose à coeur..et puis on n'en veut plus.

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  • Par Wiitoo, le 08 mai 2013

    Garraty songea à son premier choc quand Curley s'était abattu dans un jaillissement de sang et de matière cérébrale, son cerveau étalé comme de la bouillie d'avoine sur la chaussée.

    - Il m'a fallu du temps pour comprendre, mais c'est allé plus vite une fois que j'ai eu surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n'est pas une question de force physique, et c'est là que je me suis trompé en m'engageant.
    Si c'était ça, nous aurions tous une bonne chance. Mais il y a des hommes faibles capables de soulever des voitures si leur femme est clouée dessous.
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  • Par Jenta3, le 28 septembre 2012

    - Il m'a fallu du temps pour comprendre, mais c'est allé plus vite une fois que j'ai eu surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n'est pas une question de force physiqe, et c'est là que je me suis trompé en m'engageant. Si c'était ça, nous aurions tous une bonne chance. Mais il y a des hommes faibles capables de soulever des voitures si leur femme est clouée dessous. La tête, Garraty, le cerveau... Ce n'est pas l'homme ou Dieu, c'est quelque chose... dans le cerveau.
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  • Par claire04130, le 27 avril 2012

    -J'ai encore envie de vivre, dit brutalement Parker. Toi aussi, me raconte pas d'histoires, Garraty. Ce mec, McVries, et toi, vous marchez ensemble et vous déconnez entre vous à propos de l'univers ou je ne sais quoi, c'est rien que des conneries mais ça passe le temps. Mais ne me raconte pas d'histoires. Le résumé, c'est que t'as envie de vivre. Comme la plulpart des autres. Ils vont mourir lentement. Ils vont mourir morceau par morceau. J'y passerai peut-être mais, en ce moment, je me sens d'attaque pour marcher jusqu'à La Nouvelle-Orléans avant de tomber à genoux devant ces pétards mouillés dans leur tacot.
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  • Par clarinette, le 15 janvier 2009

    " Une vieille Ford bleue se présenta ce matin-là au guichet du parking, l'air d'un petit chien fatigué après un longue course. Un des gardiens, un jeune homme sans expression portant uniforme kaki et ceinturon, demanda à voir la carte d'identité en plastique bleu. Le garçon assis à l'arrière la donna à sa mère, qui la remit au gardien. Celui-ci l'emporta vers un terminal d'ordinateur qui avait l'air bizarre et déplacé dans ce cadre rural. Le terminal avala la carte et écrivit sur son écran :


    GARRATY RAYMOND DAVIS
    RTE 1 POWNAL MAINE
    CANTON D'ANDROSGOGGIN
    N°immat.49-801-89
    O.K. - O.K. - O.K.


    Le gardien appuya sur un bouton et tout disparut, laissant l'écran lisse, vert et vide. Il leur fit signe d'avancer."
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- le Viking qui voulait épouser la fille de soie (Katarina Mazetti) - Dolores Claiborne (Stephen King) - La Maîtresse de Rome (Kate Quinn) - L'Oeil de la Lune (Anonyme) - Kinderzimmer (Valentine Goby) - Un été sans les hommes (Siri Hustvedt) - Golden Boy (Abigail Tarttelin) - Peter Pan (James Matthew Barrie) - La Voleuse de livres (Markus Zusak) - L'Assassin du Roi (Robin Hobb)
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