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> France-Marie Watkins (Traducteur)

ISBN : 2253151394
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 552 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque an... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Hahasiah, le 27 mars 2013

    Hahasiah
    Au départ : 100 concurrents...100 adolescents ou jeunes adultes
    A l'arrivée : 1 seul gagnant
    Le but : marcher sans jamais s'arrêter
    Les adversaires : les 99 autres participants, les contingences corporelles auxquelles on ne peut se soustraire : Epuisement, Faim, Soif et même son propre corps qui n' obéit plus et ne demande qu'à lâcher prise...
    Les règles : ne JAMAIS s'arrêter, ne pas quitter la Longue Marche
    Enfreindre une règle c'est la certitude de recevoir un avertissement. Au bout du 4ème, c'est un aller simple pour l'enfer...
    La Longue Marche c'est Garraty, Mc Vries, Olson, Stebbins, Baker, Barkovitch et les 94 autres inconscients qui ont souhaité se mesurer à cette épreuve. Pauvres fous! L'insouciance et la morgue de leur jeunesse auraient-elles décuplés leurs excès de vantardise? Regardez les qui attendent que le Commandant, l'organisateur himself, donne le départ...Un départ qui sonnera comme un glas pour la plupart. Regardez ses sbires qui encadrent la Marche ! Ces soldats jugés sur des half tracks, engins monstrueux à la mécanique effroyable... Aucun d'entre eux n'hésitera...Un faux-pas et c'est la mort assurée!
    Qui sera le premier à goûter à la morsure de la poudre? Qui ouvrira le concerto funèbre des fusils? Et surtout qui sera le dernier? Qui sera celui qui parviendra à aller au-delà de ses propres limites?
    Combien de kilomètres seront parcourus par chacun? Quel est le chiffre qui annoncera leurs trépas : 35, 70, 150 km?
    Combien faudra t'il que l'asphalte avale de candidats pour qu'il n'en reste qu'un?
    Celui qui remportera la Longue Marche est là, parmi eux. Il s'apprête à subir la chaleur, le froid et la fatigue. Il connaîtra la Rage des désespèrés, sera plus résistant que ses compagnons de route, puisera dans ses tripes l'envie de vaincre.
    La Longue Marche c'est partager l'infortune, le dégoût et la folie de ces êtres qui se pensaient capables de survivre au pire. C'est connaître les morts successives de ces jeunes. C'est surtout se prendre au jeu et avaler page après page comme eux avalent kilomètre après kilomètre.
    C'est aussi découvrir le sens de la solidarité, de l'amitié et du soutien au-delà de l'horreur. Les liens se créent au fur et à mesure que les pas se succédent chaque fois plus malhabiles et hésitants. Toute la complexité des relations sociales transparaît dans cette épreuve, leur épreuve. celle de leur vie.
    Stephen King se posait déjà en visionnaire dans ce roman publié en 1979 et ce, peut-être malgré lui.
    Des concurrents, une épreuve qui requiert le dépassement de soi (et dont on ne voit pas forcément l'intérêt), un public en délire amateur de voyeurisme; cela pourrait vaguement rappeler certains programmes télévisuels. de là à comparer pléthore d' émissions de télé réalité ô combien géniales suscitant l'émoi de téléspectateurs conscients de la portée intellectuelle de ce qu'ils regardent avec la diabolique course de l'écrivain, il n'y a qu'un pas...
    « Vous regardez trop la télévision, bonsoir » dixit PPD.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 17 février 2013

    Aline1102
    Comme chaque année, le 1er mai, débute la Longue Marche. Cent adolescents de moins de 18 ans vont devoir marcher jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un, les 99 autres étant abattus d'une balle dans la tête.
    Parmi les Marcheurs se trouve Ray Garraty, le « Champion du Maine ». Ray ne sait pas vraiment pourquoi il s'est engagé dans cette aventure. Sans doute pour passer un bon moment avec d'autres jeunes de son âge. Et puis, peut-être aussi pour le prix réservé au gagnant : la réalisation de tous ses désirs jusqu'à sa mort.
    Très vite, la Marche devient sérieuse. Les participants sont suivis par un half-track équipé de matériel performant permettant d'espionner les cent Marcheurs. Quiconque descend sous les 6,5 km à l'heure ou montre un comportement suspect reçoit un avertissement. Au bout de trois avertissements, les soldats du half-track descendent le Marcheur.

    Si je ne pouvais utiliser qu'un mot pour parler de Marche ou crève, ce serait celui-ci : addibctif. Dès le début de la Longue Marche, la plume de Stephen King nous oblige à marcher avec ses héros. Jusqu'au bout. Sans prendre de repos (ou presque).
    Il faut dire qu'on se retrouve tout de suite plongé dans l'horreur d'un régime dictatorial : celui du Commandant, qui a élevé la Longue Marche au rang de religion. Cette épreuve attire des jeunes gens qui ont soif de reconnaissance et de célébrité et qui convoitent le Prix : la fortune et la réalisation de tous leurs souhaits jusqu'à la mort. Quant aux citoyens qui ne participent pas à cette Marche, femmes, enfants, vieillards, leur enthousiasme proche du fanatisme pour ce que l'on peut qualifier de carnage public ne fait qu'encourager la répétition annuelle de tout cela. Tout le monde participe à la Longue Marche, que ce soit physiquement, comme les Marcheurs, ou en se joignant à la liesse populaire que cet événement soulève.
    Les Etats-Unis évoqués dans Marche ou crève sont une nation purement hypothétique. Et heureusement ! Car le massacre est bien réel et les jeunes gens sains du départ se transforment très vite en zombies recrus de fatigue (la Marche ne s'arrête jamais, pas même la nuit) avant d'être abattus comme des chiens. Certains deviennent fous, d'autres tentent des actes de bravoure insensés, d'autres encore décident tout simplement de s'asseoir et d'accueillir la mort et le soldat qui l'inflige comme une délivrance ou avec une indifférence totale.
    Grâce à un sujet très noir, c'est dans une véritable réflexion sur la vie et la mort que se lance Stephen King, qui écrit ici sous son pseudonyme de Richars Bachman. Qu'est-ce que la mort ? Qu'y a-t-il après la vie ? de quoi se souvient-on juste avant de mourir, quels souvenirs remontent le puits de la mémoire pour rider la surface de la conscience ? Les kilomètres défilent et chaque concurrent se plonge sporadiquement dans des pensées sombres qui permettent à King d'écrire un récit des plus intenses. le résultat est évident, on ne voit pas passer les 346 pages qui, de plus en plus désespérées, fascinent et horrifient à la fois.
    Les jeunes héros de King finissent par former des groupes que l'on peut qualifier d'amis. Ces jeunes gens s'entraident, parfois, lorsque l'un des membres du groupe est en difficulté. Alors, quand l'un d'eux « reçoit son ticket » (= se fait abattre) ; ce sont surtout les survivants qui souffrent. le questionnement sur la vie et la mort s'intensifie, la terreur aussi ; les survivants craignent les crampes, remettent leurs capacités physiques en question.
    L'introspection est presque au premier plan dans ce roman de King et il en découle un récit d'une grande force, qui pose les bonnes questions. A chacun d'y répondre de façon adéquate pour que jamais nous ne vivions dans une société qui envoie ses ados à la mort afin de divertir la population.
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    • Livres 5.00/5
    Par idevrieze, le 12 avril 2012

    idevrieze
    Parfois je regarde ma bibliothèque le matin, un peu en conquérante, le café à la main. Et je me souviens des livres que j'ai lu (quand je ne pense pas à ceux que je dois encore lire ou ceux qui vont arriver…) Aujourd'hui, j'ai pensé fortement à Marche ou crève de Richard Backmann – Stephen King pour les intimes- car ce roman qui traine en famille depuis des années et qui, comme beaucoup de Stephen King d'ailleurs, m'a beaucoup marqué.
    Présentation de l'éditeur : Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars. Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine. Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout. Mais pour quelle victoire ?
    Stephen King a une vision très noire de notre futur – présent alternatif
    On ne sait pas trop d'ailleurs, si c'est réel ou pas. Car les Etats sont exactement les mêmes que ceux présents (bien entendu, on parle du Maine dans ce tome). Je serai incapable de vous dire si c'est du fantastique ou de la dystopie dans ce cas. Nous sommes vraiment dans la frontière entre les deux genres. Tout ceci montre déjà que Stephen King a une vision très noire de notre monde, je vous en avais déjà parlé dans un de ces romans tout récent, Dôme mais aussi dans un autre antérieur : The Running man.
    Dans Marche ou crève, nous avons une critique des jeux, des divertissements poussés à l'extrême. Dans ce cas présent, une grande marche ou les perdants meurent. Certes, maintenant, avec les Hunger Games, les Battle Royale et autres, ça ne vous cloue pas le bec (ce qui en fait, m'effraie un peu plus du coup) mais à l'époque de la parution du roman, je peux vous dire qu'on ne faisait pas les blasés comme vous ! Nous n'étions pas autant assaillis de télé réalité, de jeux survival comme maintenant. A l'époque (mon dieu, je fais vieille d'un coup), un jeu où l'on meurt quand on perd, c'était révoltant, inconcevable !
    Une recherche sur la nature humaine
    Stephen King ici évalue notre capacité à survivre en milieu très hostile et aussi le voyeurisme des gens. Nous voyons ce que le corps humain peut endurer pour survivre : fatigue, crampes, faim, rythme de marche soutenu, et j'en passe, vous le découvrirez en lisant ce livre. On voit aussi le mental des concurrents faiblir ou tout simplement se renforcer. L'auteur va tenter de vous montrer les principales motivations (grandes ou petites) des concurrents les plus remarquables. Et ces descriptions sont des plus importantes car elles démontrent que, parfois, pas grand-chose peut maintenir en vie un homme.
    On voit aussi qu'au fur et à mesure de l'épreuve, l'impact qu'a sur l'esprit humain cette épreuve physique. On dit souvent que l'activité physique libère l'âme. Or ici, cela libère certains instincts qui ne sont pas des plus nobles. Les concurrents sont en proie à de grandes émotions et risquent à tout moment la folie.
    En conclusion, je dirai que Marche ou crève est un des grands romans de Stephen King, dont la tension monte en crescendo tout au long des pages. Un incontournable du genre


    Lien : http://kore1202.blogspot.fr/2012/04/marche-ou-creve-de-richard-backm..
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 22 décembre 2012

    Ellen-R
    Au début, j'avoue que je me suis demandée comment SK allait pouvoir justifier cette marche en apparence stupide et à laquelle personne ne voudrait participer. C'est vrai quoi, après tout, qu'est-ce qui les oblige ?
    Mais l'intérêt du bouquin n'est pas là.
    Cette marche (terme employé à la place de "livre", car ici il ne s'agit que de ça : la marche) m'est apparue au fur et à mesure comme un récit relatif à la mort. La mort, ici, est omniprésente. Pas parce qu'il y a beaucoup de morts, ça c'est le côté visible, superficiel. Mais parce qu'à tout moment, à chaque page, la mort est là, dans l'esprit, dans les pensées, derrière celui qui marche, sur chaque pas. Et si on s'arrête, elle nous tombe dessus. Ainsi, on suit la marche de Garraty, qui lui aussi, comme les autres, participe. Pourquoi ? Il ne sait pas très bien. Mais on comprend, nous lecteurs, peu à peu comment fonctionne ce monde dystopique, et la vision que peuvent avoir les gens de la Longue Marche. On ne peut pas, il ne faut pas la voir de notre point de vue, mais tenter de voir ce que ces gens, là, autour des marcheurs, le long de la route, les spectateurs ; ce que la foule en pense. "Comment peuvent-ils ?" nous demandons-nous alors. Mais pensez un moment : un monde où annuellement un évènement national est organisé sur lequel on mise, on parie ; un évènement qui rassemble tout le monde, et donc le vainqueur gagne le prix : ce qu'il veut. Il peut avoir ce qu'il veut. Un tel prix, que ne donnerions-nous pas pour l'avoir ? Et puis, marcher, tout le monde peut le faire, non ? Après tout, ce n'est que mettre un pied devant l'autre, ça ne fatigue pas trop. Et la mort ? La mort est quelque chose de si abstrait, presque une pure idée, quelque chose qui se passe, là-bas ; ça ne nous touche pas vraiment. Ajoutez à cet état d'esprit un système gouvernemental répressif qui condamne les mauvaises pensées vis à vis de la Longue Marche, et vous comprendrez pourquoi. Pourquoi chaque année on concourt, on sélectionne, on est adoré, on devient l'idole puis finalement un matin, on est cent à 9h sur le départ, frais et dispos ; increvables.
    Cette marche m'est apparue aussi, plus tard, comme une analogie de la vie. Je ne sais pas si c'est ce que l'auteur a voulu montrer ou pas, mais la ressemblance est frappante. Ici, on ne peut pas décider de s'arrêter pour "faire une pause", et si on ralentit, on est largué, perdu, mort. Si on s'arrête, on est mort. Si on refuse, si on se défile, on est mort. Il faut marcher, toujours marcher, marcher sur les autres, marcher sur leurs tombes. Et malgré les amitiés, les sympathies, tout cela est vain, car à la fin on reste tous ennemis et concurrents.
    Les marcheurs sont ainsi amenés à penser, encore et toujours, à penser à "pourquoi ?", pourquoi ils sont là ? Qu'est-ce qui les y a poussé ? Mais cette pensée arrive trop tard. Cette lucidité. Alors la mort, là derrière, prête à les happer, devient ce qu'il y a de plus réel et de concret. La mort, c'est l'arrêt. C'est les jambes qui ne nous portent plus. Et la mort n'est pas magnanime, pas compréhensive. Elle fait mourir. La mort n'est pas un jeu, "and so is" la Longue marche. Il n'y a pas un moment où, comme pensait inconsciemment Garraty, on va pouvoir dire : "ouf, pouce, j'suis crevé, je m'arrête un moment", ou "je rentre chez moi".
    Il n'y a que la route, et cette règle immuable ; un pied devant l'autre, puis un autre, un autre...
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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 17 novembre 2010

    lehane-fan
    Rarement un titre n'a su resumer aussi bien la trame d'un bouquin.
    Deux choix , pas un de plus...Vaincre la peur , le froid , la faim , ces echos de balle decimant un a un les participants afin de toucher le saint Graal ou le sol , un trou rouge dans la tete..
    La ou un ecrivain moyen aurait pondu peniblement une cinquantaine de pages insipides et repetitives , King (Bachman) invite magistralement le lecteur a une course hors du commun...L'auteur enquille les pages avec une facilité deconcertante sans jamais tomber dans la facilité ni susciter le moindre ennui..
    Un grand moment de lecture.
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Citations et extraits

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  • Par Hahasiah, le 27 mars 2013

    3h30 du matin.
    Pour Ray Garraty, ce fut la plus longue minute de la plus longue nuit de sa vie. C'était la marée basse, la morte-eau, le moment où la mer reflue en découvrant des hauts-fonds luisants couverts d'algues emmêlées, des boîtes de bières rouillées, des préservatifs pourris, des bouteilles cassées, des bouées crevées et des squelettes verts de mousse en caleçon de bain déchiré. Le temps mort. Le déclin.
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  • Par Wiitoo, le 08 mai 2013

    Garraty songea à son premier choc quand Curley s'était abattu dans un jaillissement de sang et de matière cérébrale, son cerveau étalé comme de la bouillie d'avoine sur la chaussée.

    - Il m'a fallu du temps pour comprendre, mais c'est allé plus vite une fois que j'ai eu surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n'est pas une question de force physique, et c'est là que je me suis trompé en m'engageant.
    Si c'était ça, nous aurions tous une bonne chance. Mais il y a des hommes faibles capables de soulever des voitures si leur femme est clouée dessous.
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  • Par clarinette, le 15 janvier 2009

    " Une vieille Ford bleue se présenta ce matin-là au guichet du parking, l'air d'un petit chien fatigué après un longue course. Un des gardiens, un jeune homme sans expression portant uniforme kaki et ceinturon, demanda à voir la carte d'identité en plastique bleu. Le garçon assis à l'arrière la donna à sa mère, qui la remit au gardien. Celui-ci l'emporta vers un terminal d'ordinateur qui avait l'air bizarre et déplacé dans ce cadre rural. Le terminal avala la carte et écrivit sur son écran :


    GARRATY RAYMOND DAVIS
    RTE 1 POWNAL MAINE
    CANTON D'ANDROSGOGGIN
    N°immat.49-801-89
    O.K. - O.K. - O.K.


    Le gardien appuya sur un bouton et tout disparut, laissant l'écran lisse, vert et vide. Il leur fit signe d'avancer."
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  • Par claire04130, le 27 avril 2012

    -J'ai encore envie de vivre, dit brutalement Parker. Toi aussi, me raconte pas d'histoires, Garraty. Ce mec, McVries, et toi, vous marchez ensemble et vous déconnez entre vous à propos de l'univers ou je ne sais quoi, c'est rien que des conneries mais ça passe le temps. Mais ne me raconte pas d'histoires. Le résumé, c'est que t'as envie de vivre. Comme la plulpart des autres. Ils vont mourir lentement. Ils vont mourir morceau par morceau. J'y passerai peut-être mais, en ce moment, je me sens d'attaque pour marcher jusqu'à La Nouvelle-Orléans avant de tomber à genoux devant ces pétards mouillés dans leur tacot.
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  • Par Jenta3, le 28 septembre 2012

    - Il m'a fallu du temps pour comprendre, mais c'est allé plus vite une fois que j'ai eu surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n'est pas une question de force physiqe, et c'est là que je me suis trompé en m'engageant. Si c'était ça, nous aurions tous une bonne chance. Mais il y a des hommes faibles capables de soulever des voitures si leur femme est clouée dessous. La tête, Garraty, le cerveau... Ce n'est pas l'homme ou Dieu, c'est quelque chose... dans le cerveau.
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