> France-Marie Watkins (Traducteur)

ISBN : 2253151394
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 300 notes) Ajouter à mes livres
Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque an... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (43)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par idevrieze, le 12 avril 2012

    idevrieze
    Parfois je regarde ma bibliothèque le matin, un peu en conquérante, le café à la main. Et je me souviens des livres que j'ai lu (quand je ne pense pas à ceux que je dois encore lire ou ceux qui vont arriver…) Aujourd'hui, j'ai pensé fortement à Marche ou crève de Richard Backmann – Stephen King pour les intimes- car ce roman qui traine en famille depuis des années et qui, comme beaucoup de Stephen King d'ailleurs, m'a beaucoup marqué.
    Présentation de l'éditeur : Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars. Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine. Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout. Mais pour quelle victoire ?
    Stephen King a une vision très noire de notre futur – présent alternatif
    On ne sait pas trop d'ailleurs, si c'est réel ou pas. Car les Etats sont exactement les mêmes que ceux présents (bien entendu, on parle du Maine dans ce tome). Je serai incapable de vous dire si c'est du fantastique ou de la dystopie dans ce cas. Nous sommes vraiment dans la frontière entre les deux genres. Tout ceci montre déjà que Stephen King a une vision très noire de notre monde, je vous en avais déjà parlé dans un de ces romans tout récent, Dôme mais aussi dans un autre antérieur : The Running man.
    Dans Marche ou crève, nous avons une critique des jeux, des divertissements poussés à l'extrême. Dans ce cas présent, une grande marche ou les perdants meurent. Certes, maintenant, avec les Hunger Games, les Battle Royale et autres, ça ne vous cloue pas le bec (ce qui en fait, m'effraie un peu plus du coup) mais à l'époque de la parution du roman, je peux vous dire qu'on ne faisait pas les blasés comme vous ! Nous n'étions pas autant assaillis de télé réalité, de jeux survival comme maintenant. A l'époque (mon dieu, je fais vieille d'un coup), un jeu où l'on meurt quand on perd, c'était révoltant, inconcevable !
    Une recherche sur la nature humaine
    Stephen King ici évalue notre capacité à survivre en milieu très hostile et aussi le voyeurisme des gens. Nous voyons ce que le corps humain peut endurer pour survivre : fatigue, crampes, faim, rythme de marche soutenu, et j'en passe, vous le découvrirez en lisant ce livre. On voit aussi le mental des concurrents faiblir ou tout simplement se renforcer. L'auteur va tenter de vous montrer les principales motivations (grandes ou petites) des concurrents les plus remarquables. Et ces descriptions sont des plus importantes car elles démontrent que, parfois, pas grand-chose peut maintenir en vie un homme.
    On voit aussi qu'au fur et à mesure de l'épreuve, l'impact qu'a sur l'esprit humain cette épreuve physique. On dit souvent que l'activité physique libère l'âme. Or ici, cela libère certains instincts qui ne sont pas des plus nobles. Les concurrents sont en proie à de grandes émotions et risquent à tout moment la folie.
    En conclusion, je dirai que Marche ou crève est un des grands romans de Stephen King, dont la tension monte en crescendo tout au long des pages. Un incontournable du genre


    Lien : http://kore1202.blogspot.fr/2012/04/marche-ou-creve-de-richard-backm..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 17 novembre 2010

    lehane-fan
    Rarement un titre n'a su resumer aussi bien la trame d'un bouquin.
    Deux choix , pas un de plus...Vaincre la peur , le froid , la faim , ces echos de balle decimant un a un les participants afin de toucher le saint Graal ou le sol , un trou rouge dans la tete..
    La ou un ecrivain moyen aurait pondu peniblement une cinquantaine de pages insipides et repetitives , King (Bachman) invite magistralement le lecteur a une course hors du commun...L'auteur enquille les pages avec une facilité deconcertante sans jamais tomber dans la facilité ni susciter le moindre ennui..
    Un grand moment de lecture.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par fleurdusoleil, le 16 avril 2012

    fleurdusoleil
    Marche ou crève est un des romans que Stephen King a écrit sous le pseudonyme de Richard Bachman.
    Contrairement à son habitude, son récit est ici bien moins gore. Pourtant il est sans conteste bien plus macabre. Imaginez une société dite civilisée qui organiserait ce genre d'événement stupide et violent. Cent jeunes hommes réunis pour un marathon mortel. Chaque participant joue sa vie, s'il stoppe la marche l'armée l'abat froidement. Un seul aura la vie sauve et un gros pactole. C'est un long parcours qu'entame le lecteur aux côtés de Garraty et ses compagnons de marche. Vont-ils réussir à aller jusqu'au bout ? Sauveront-ils leur peau ?
    Au fur et à mesure des heures qui défilent la foule s'amasse aux abords de la route pour suivre l'hécatombe. Ils veulent voir de la souffrance, des morts et de l' innommable. Assouvir leur soif de sang.
    Et nous, lecteur avide, nous sommes comme cette foule, nous sommes voyeurs. fébrilement nous tournons les pages pour compter les morts. La lecture est justement rythmée par ce décompte morbide.
    Et ce n'est pas tant la souffrance physique des marcheurs qui entraine le lecteur dans l'horreur, mais l'impact mental de ce défi ultime. La volonté de vivre des participants est poussée à l'extrême. Les profondeurs de leur esprit sont leur seul refuge, seront-ils pour autant capable d'en remonter pour survivre...
    Tout porte à croire que King met au pilori une armée profitant de la faiblesse d'une jeunesse désabusée et sans repère. Elle se sert de l'appât du gain pour envoyer au casse pipe des jeunes hommes. Une fois engagée, plus de recours possible. On ne fait plus marche arrière. On part au combat et on lutte pour survivre : Marche ou crève.
    Bref, ce roman est une véritable réussite. Sa banalité et sa froideur mettent nos nerfs à rude épreuves. Glaçant et immoral, il met mal à l'aise mais on ne peut faire autrement que d'aller jusqu'au bout. Comment toute cette horreur finit-elle ? Qui est gagnant ?

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.fr/2012/04/marche-ou-creve-richard-b..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par claire04130, le 25 avril 2012

    claire04130
    Je n'ai jamais lu un livre qui m'a fait autant peur et détester la race humaine.
    Inutile d'expliquer encore l'histoire principale du livre, le titre s'en charge.
    Tout au long de cette abominable histoire, les sentiments s'emmèlent. On passe de l'allégrement du départ de la course, aux premières difficultés des premiers kilomètres, en passant par l'horreur avec les premiers coups de fusils mitraillant des jeunes garçons qui ne comprennent pas leur raison d'être dans cette course à la mort. Et cela vas de pire en pire. On est au comble de l'horreur humaine. La foule délirante qui acclament les survivants et les fussilés en direct est plus qu'exécrable. Et le désespoir qui envahit le coeur de chaque garçons mourrant un à un est communicatif.
    Au final, une histoire qui m'a fait froid dans le dos et que je ne pourrais pas oublier.
    Malgré tout, une fin qui m'a légérement déçue...Mais avec Richard Bachman, je crois qu'on peut s'attendre à tout...vraiment à tout.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellioth, le 20 janvier 2012

    Ellioth
    C'est certainement le livre de Stephen King que je préfère, je l'ai vraiment apprécié de la première à la dernière page. Même si on s'attend un peu à la chute...Les épreuves psychologiques par lesquelles passent nos jeunes marcheurs sont trés bien calculées...Pas de monstres, pas de surnaturel, pas d'effets spéciaux... rien que des humains, et pourtant, l'horreur du début à la fin....A lire au plus vite....
    Critique de qualité ? (14 votes positifs)

> voir toutes (15)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par marina53, le 25 mai 2012

    Je me suis engagé dans ce merdier de La Longue Marche comme dans le temps où les types s’engageaient dans la Légion Étrangère.Comme disait le grand père du rock n’roll, je lui ai donné mon cœur, elle l’a déchiré et tout le monde s’en est foutu comme un pet de lapin.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par marina53, le 26 mai 2012

    Cela fait déjà mal, de la pire des façons, de savoir qu'on ne sera plus là mais que la Terre continuera de tourner, toujours la même, intacte et tranquille.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par clarinette, le 15 janvier 2009

    " Une vieille Ford bleue se présenta ce matin-là au guichet du parking, l'air d'un petit chien fatigué après un longue course. Un des gardiens, un jeune homme sans expression portant uniforme kaki et ceinturon, demanda à voir la carte d'identité en plastique bleu. Le garçon assis à l'arrière la donna à sa mère, qui la remit au gardien. Celui-ci l'emporta vers un terminal d'ordinateur qui avait l'air bizarre et déplacé dans ce cadre rural. Le terminal avala la carte et écrivit sur son écran :


    GARRATY RAYMOND DAVIS
    RTE 1 POWNAL MAINE
    CANTON D'ANDROSGOGGIN
    N°immat.49-801-89
    O.K. - O.K. - O.K.


    Le gardien appuya sur un bouton et tout disparut, laissant l'écran lisse, vert et vide. Il leur fit signe d'avancer."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par claire04130, le 27 avril 2012

    -J'ai encore envie de vivre, dit brutalement Parker. Toi aussi, me raconte pas d'histoires, Garraty. Ce mec, McVries, et toi, vous marchez ensemble et vous déconnez entre vous à propos de l'univers ou je ne sais quoi, c'est rien que des conneries mais ça passe le temps. Mais ne me raconte pas d'histoires. Le résumé, c'est que t'as envie de vivre. Comme la plulpart des autres. Ils vont mourir lentement. Ils vont mourir morceau par morceau. J'y passerai peut-être mais, en ce moment, je me sens d'attaque pour marcher jusqu'à La Nouvelle-Orléans avant de tomber à genoux devant ces pétards mouillés dans leur tacot.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par ChloeB, le 14 avril 2010

    Quelle profondeur a t'il atteinte, à l'intérieur de lui-même ? Des brasses ? Des kilomètres ? Des années-lumière ? Quelle profondeur et qu'elle obscurité ? Et la réponse lui vint : trop profond pour voir dehors. Il se cache là dans le fond, dans les ténébres et c'est trop profond pour voir dehors.
    Citation de qualité ? (11 votes positifs)

> voir toutes (52)

Videos de Stephen King

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Stephen King

Stephen King au sujet de la nouvelle comédie musicale, GHOST BROTHERS OF DARKLAND COUNTY, coécrite par Stephen King & John Mellencamp.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Marche ou crève par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (608)

> voir plus

Quiz