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> William Olivier Desmond (Traducteur)

ISBN : 2277231126
Éditeur : J'ai Lu (1999)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.2/5 (sur 1410 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l'a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui rapporte beaucoup d'argent, mais l'a aussi étouffé: sa mort l'a enfin libéré. Maintenant, il peut é... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 03 avril 2013

    isajulia
    Encore un chef-d'oeuvre du grand King.
    Tout les ingrédients sont réunis dans ce huit-clos angoissant pour mettre les nerfs du lecteur à vif.
    Je dois dire que l'idée de l'admiratrice qui séquestre son auteur préféré parce qu'il a fait mourir son héroine phare est grandiose.Annie est complètement dingue,Paul a vraiment forte affaire avec une fan pareille et il va payer chèrement ce qu'Annie considère comme une "trahison".La mort de Misery est inacceptable à ses yeux et elle va employer tout les subterfuges pour faire plier l'écrivain à revenir en arrière sur le dénouement de son récit.
    Bizarrement j'ai adoré le personnage d'Annie,le fait qu'elle n'ait absolument rien pour elle amplifie notre envie d'en savoir plus sur cette femme.C'est un peu une icône à sa manière,sa folie fascine et à chaque page je me suis demandée jusqu'ou elle était prête à aller et quelles sont ses limites.Derrière une façade de tortionnaire désagréable et cruelle c'est une vraie paumée qui n'a pas grand chose dans sa vie et dans le fond c'est triste.
    L'ambiance du roman est tout simplement parfaite,moi qui suis claustrophobe j'ai eu l'impression d'étouffer tout au long de cette lecture.King a tellement bien manié son contexte qu'on s'y croirait.A lire!
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    • Livres 5.00/5
    Par darkmoon, le 04 mai 2013

    darkmoon
    Une histoire originale, sombre, inquiétante!
    Véritable thriller psychologique, Misery est l'oeuvre éponyme du grand, du très grand Stephen King. Ainsi le récit commence très bien, comme dans toute histoire écrite par King afin d'installer une ambiance paisible dans une famille à priori normale pour ensuite contraster le tout avec une fin souvent signe d'une apothéose horrifique et inévitable ou bain de sang, folie et autres se mélangent... Ici, Misery narre l'histoire d'un romancier à succès, Paul Sheldon, qui, pris dans une tempête de neige s'écrase dans un ravin avec sa voiture. Heureusement, quelqu'un le trouve. Il s'agit d'une certaine Annie Wilkes qui n'est autre que l'une de ses plus grandes fans et ferventes admiratrices. Celle-ci va découvrir le nouveau manuscrit de son «héros» qui n'est autre qu'une énième suite de son très grand roman traitant d'un personnage dans lequel elle s'est totalement identifiée «Misery». Quand celle-ci va découvrir que Misery trouvera la mort à la fin du manuscrit de Paul, le cauchemar ne fera que commencer pour Paul qui finalement, aurait bien préféré rester coincé dans ce ravin. Encore une fois, Stephen King tire son épingle du jeu en nous livrant un excellent récit aux rebondissements multiples qui tient le lecteur en haleine du début à la fin.
    De plus, le roman est parfaitement découpé entre le monde extérieur donc l'environnement caractérisé par l'enquête de J.T Mac Cain et le monde intérieur c'est-à-dire la maison d'Annie où Paul, ayant perdu pendant de longs mois l'usage de ses jambes et se retrouvant en fauteuil roulant, se retrouve séquestré chez son bourreau. Dans ce livre, le suspense est omniprésent, notamment grâce à de terrifiants passages et une description vraiment soignée de bout de bout. Misery est une sorte d'huis-clos où la victime et le bourreau doivent cohabiter. Franchement, pour imaginer des ambiances glauques, King est le meilleur !
    Avec cette oeuvre majeure, Stephen King fait partager aux lecteurs l'angoisse de l'artiste et du créateur, soumis malgré lui à la critique, bonne ou mauvaise, professionnelle ou illégitime. Il exprime à travers le personnage de ce romancier captif, la difficulté de demeurer LIBRE DE S'EXPRIMER, en étant totalement serein et détaché, face à des inconnus fanatiques, qui s'approprient les oeuvres. Les auteurs sont confrontés parfois à des lecteurs (plus ou moins aimables) qui n'hésitent pas à exprimer sans gêne leurs feelings. D'autre part, je suis totalement sidérée par l'immense talent du Maitre King. Pour ces raisons, je ne peux qu'adhérer à sa vison plus qu'alarmiste du phénomène de transfert : (un anonyme qui s'approprie un texte, décide de sa valeur, y ajoute son mal-être personnel et s'imagine avoir un droit légitime de récompense, de correction ou de punition vis-à-vis de l'auteur initial). C'est totalement aberrant et terrifiant. Nota : Pour les fans (sérieux) du Maitre, lorsque Paul Sheldon est "condamné" à inventer un récit en partant d'une impasse, il se sert du fameux "Sauras-tu ?", un jeu que pratiquait avec talent Stephen King, auprès de ses copains, lorsqu'il était encore un enfant et un amateur...
    Le film est aussi super! Rob Reiner est sûrement l'un des rares réalisateurs à avoir compris l'univers de Stephen King. Paysages calmes et enneigés, petite bourgade sans problèmes cachant de terribles secrets et personnages dont la folie dépasse l'entendement constituent la plupart du temps la base de tout roman signé par le King. Anne Wilkes interprétée par Kathy Bates est sans conteste l'un des portraits les plus terrifiants du cinéma. Ses épouvantables colères et son humeur changeante en terrifieront plus d'un. Face à elle, James Caan en écrivain célèbre qui décide d'opérer un tournant dans sa carrière. D'où ce duel psychologique légendaire teinté de violence et de folie qui se terminera dans un final ahurissant et haletant. Tout le film de Reiner repose sur ce duel. Alternant les scènes à suspense et les scènes de pures horreurs (qui n'a pas hurlé devant le supplice infligé aux pieds de James Caan), "Misery" est une oeuvre d'épouvante unique capable de rendre une petite bonne femme plus monstrueuse que le diable en personne. Eprouvant et prenant, le film va au bout de l'horreur et nous fait passer un moment que l'on n'est pas prêt d'oublier.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellane92, le 17 janvier 2015

    Ellane92
    Paul Sheldon est très content : il a tué la poule aux oeufs d'or, Misery Chastain, l'héroïne de romans à l'eau de rose qui lui a apporté notoriété et aisance financière, pour se consacrer à l'écriture d'un "vrai livre" d'auteur, Fast Car. Au volant de sa vieille voiture, il fête le mot "fin" déposer sur son premier jet de manuscrit de son vrai livre. Mais entre le champagne, l'euphorie, les virages et la tempête de neige, il perd le contrôle de son véhicule et c'est l'accident.
    C'est Annie Walker qui le dégage de sa voiture. Ancienne infirmière vivant à présent seule dans une maison sans voisin, elle a posé des éclisses sur ses jambes en petits morceaux et lui fournit du Novril, des antidouleurs codéinés dont Paul ne peut bientôt plus se passer. Annie a reconnu en Paul Sheldon l'auteur qui écrit les aventures de Misery, dont elle est la fan numéro un.
    Tout va presque bien dans le meilleur des mondes possibles jusqu'au jour où Annie découvre le triste sort que Paul a réservé à Misery dans son dernier roman (elle attend toujours la parution en édition de poche). Paul va devoir faire amende honorable, et écrire la suite de Misery. Et il va devoir être convaincant pour écrire "Le retour de Misery". N'est-ce pas, Paul, que tu vas être convaincant, parce que sinon, Annie va se fâcher (petit coup d'oeil vers la hache planquée dans la réserve…) ?
    Misère de misère (désolée, je n'ai pas pu m'en empêcher !) que ces quelques semaines passées par Paul chez son hôtesse indésirable ! Sans éléments fantastiques ou monstre planqué sous le lit, sans super pouvoir ou élément inexplicable, Stephen King crée un climat effroyablement terrifiant et stressant par la seule psychose implacable d'Annie, dont on découvre, en même temps que l'infortuné auteur, l'amplitude infinie !
    J'avais déjà lu ce livre il y a longtemps, gardant en souvenir la trame principale et certaines scènes particulièrement marquantes pour mon jeune esprit (la hache bien sûr, la "bougie spéciale" sur le gâteau d'anniversaire, ou la tondeuse à gazon). Pour cette relecture, si j'admire la facilité avec laquelle King nous fait basculer très très rapidement dans l'horreur de la nouvelle vie de Sheldon, j'ai en revanche regretté l'avalanche de scènes particulièrement gores qui se succèdent parfois à un rythme vraiment effréné. J'ai préféré la seconde moitié du livre, qui privilégie la suggestion à la description.
    L'histoire est donc menée tambour battant par un King en pleine forme, avec juste ce qu'il faut d'évènements et de révélations pour maintenir toujours à son maximum l'addiction du lecteur, qui se retrouve vite voyeur de cette relation un brin (enfin, un très gros brin !) sadomasochiste de l'auteur et de son infirmière. Enfin, nous avons deux histoires en une, puisque nous suivons la progression du "Retour de Misery" écrit par Paul dans les conditions que l'on sait !
    On trouve également dans Misery, comme dans un certain nombre de romans de King, des thématiques récurrentes qui semblent importer à cet auteur prolifique. La mise en parallèle du "roman populaire", facile à lire et sans exigence, qui rapporte au compte en banque de son auteur, avec le roman de littérature, plus exigent, qui peine à trouver son lectorat, et qui ne permet pas de nourrir son homme ; c'est de la décision d'écrire de "vrais et bons" romans que survient la catastrophe (voir également La part des ténèbres par exemple). « Il s'appelait Paul Sheldon et écrivait deux sortes de romans : ceux qui étaient bons et ceux qui se vendaient bien. » Je me demande s'il n'y aurait pas là un message aux lecteurs…
    On trouve, pêle-mêle, dans Misery un héros addictif : à la codéine pour Paul Sheldon, tout comme d'autres pouvaient l'être à l'alcool (dans Shinning par exemple), ou Stephen King himself. Comme dans La part des ténèbres, l'écriture passe du statut de métaphore de la vie au rang de pourvoyeur de vie, avec des réflexions plutôt intéressante sur la relation d'un écrivain avec le processus d'écriture. « Nul besoin d'un psychiatre pour se rendre compte de l'aspect autoérotique de l'écriture ; on brandouille une machine à écrire au lieu de s'astiquer soi-même, mais l'un comme l'autre dépendent d'une imagination fertile, d'une main rapide et d'un engagement sans faille dans l'art de l'outrance. »
    Pour ma part, j'ai apprécié en particulier la relation amour-haine qu'entretient Sheldon vis-à-vis de son roman écrit sous la contrainte, au même titre que j'apprécie la relation trouble entre Beaumont et Stark dans La part des ténèbres. J'ai beaucoup aimé également la personnification qu'opère Paul sur les objets de son quotidien : la machine à écrire et son sourire édenté qui le nargue, le barbecue vorace de bonne littérature… « Elle [la machine à écrire] lui souriait de toute la splendeur de ses touches (sauf une), lui disant qu'il était juste et noble d'entreprendre, mais qu'à la fin un destin funeste l'attendait tout de même. » Et puis, toujours, un sens de la formulation pas très politiquement correct mais qui donne ce piment particulier, qui fait sourire le lecteur en même temps qu'il est horrifié de ce qu'il lit !
    Bref, nul besoin d'épiloguer pendant des pages : Misery est un best-seller de King, adapté avec brio en 1990 avec une Kathy Bates plus vraie que nature ! Lisez l'un, regardez l'autre, et après, répondez à la question : a-t-il su ?
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    • Livres 5.00/5
    Par greg320i, le 12 décembre 2011

    greg320i
    Maléfique, méchante,irritable ou folle, les mots ne sont pas asser assaisonné pour decrire Annie, la femme de ce roman qui n'a rien à envier à Hannibal Lecter. La frayeur prend le pas sur l'histoire quand on songe à l'incapacité physique du pauvre auteur pris au piège d'une maison tenu par un bourreau tout ce qu'il y a de plus humain (au sens littéral) . Nul besoin de fantastique ici, pas de démon,de goules ou fantôme quelqu'onque: la véritable horreur est la meilleur quand elle est réel,possible et écrite d'une main de maître par un stephen King très inspiré qui commence sa carrière en signant succès à la suite . Inoubliable et angoissant,préparer vous au pire !
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    • Livres 5.00/5
    Par MissMag, le 16 décembre 2013

    MissMag
    Moi qui aime les livres et qui me transpose quelque fois à travers les personnages, j'espère ne jamais finir comme Annie. Mais il faut dire qu'elle a un terrain propice à la folie cette ancienne infirmière, qui a fait des choses plus que douteuses.
    Pourtant, elle parait plutôt " cool" de prime abord, et bien non, Annie est barrée et ce pauvre Paul, qui écrit des romans à l'eau de rose va en prendre pour son grade.
    Un grand Stephen King. Encore un
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Citations et extraits

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  • Par Davalian, le 06 juillet 2012

    Fous un écrivain à poil, fais le tour de ces cicatrices, et il te racontera en détail l'histoire de la plus petite d'entre elles. Les grandes sont à l'origine de tes romans, pas l'amnésie. C'est tout à fait utile d'avoir un peu de talent pour devenir écrivain, mais la seule chose qui soit absolument indispensable, c'est la capacité de se souvenir de la moindre cicatrice.

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  • Par Cielvariable, le 17 avril 2013

    Elle commençait à respirer plus rapidement, frôlant l'hyperventilation ; le rythme auquel elle serrait les poings s'accélérait, et il comprit que dans quelques instants elle serait hors de sa portée.
    Rassemblant le peu de courage qu'il lui restait et dans un effort désespéré pour adopter la note - à la fois ferme et calme - d'irritation la plus juste, il lui lança : "Et autant arrêter tout de suite ce cinéma. Piquer une crise n'arrangera pas les choses."
    Elle resta paralysée et le regarda, blessée.
    " Il n'y a vraiment pas de quoi se mettre dans cet état, Annie, reprit-il d'un ton patient.
    - C'est une ruse. Vous ne voulez pas écrire mon livre, et vous inventez des raisons pour ne pas commencer. Oh, bon sang ! Je savais que vous le feriez. Mais ça ne marchera pas avec. Je-
    - C'est idiot, la coupa-t-il. Est-ce que j'ai dit que je ne voulais pas commencer ?
    - Non... Non, mais-
    - C'est exact. Je ne l'ai pas dit, puisque je vais le faire. Vous n'avez qu'à vous approcher; je vais vous montrer quel est le problème. Amenez-moi aussi le Webster Pot.
    - Le quoi ?
    - Le petit récipient avec les stylos et les crayons. Dans les journaux, on les appelle parfois ainsi. A cause de Daniel Webster. "
    C'était une histoire qu'il venait d'inventer à l'instant, mais ce moment d'inspiration eut l'effet désiré ; elle parut plus perplexe que jamais, perdue dans un monde de spécialistes dont elle n'avait pas la moindre connaissance. Cette perplexité avait dissipé (et donc par la même occasion désamorcé) encore plus sa colère ; il s'aperçut qu'elle ne savait maintenant même plus si elle avait le droit d'être en colère.
    Elle lui apporta le pot de crayon et de stylos qu'elle posa sèchement sur la planche. Bon Dieu, j'ai gagné ! Non ce n'était pas cela. Misery avait gagné.
    Non cela aussi était inexact. C'était Shéhérazade qui avait gagné. Shéhérazade.
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  • Par Disorder, le 17 septembre 2014

    Saurais-je ? Et comment, je saurais ! Il y a un million de choses que je suis incapable de faire. J'ai jamais pu frapper une balle incurvée au base-ball, même au temps de l'université. Je suis pas fichu de réparer un robinet qui fuit. Je ne tiens pas sur des patins à roulettes et n'arrive pas à tirer un accord en do majeur correct sur une guitare. J'ai essayé deux fois de me marier, et ça n'a pas marché ni la première, ni la deuxième. Mais si vous voulez que je vous emmène en balade, que je vous fiche la frousse, que je vous fasse pleurer ou sourire, alors là, oui, je suis votre homme. Je peux le faire et continuer jusqu'à ce que vous criiez pouce ! Je sais faire cela, je SAIS.
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  • Par Ellane92, le 07 mars 2015

    Et alors, parce qu'il n'aurait pas pu supporter de faire autrement, Paul Sheldon sortit la dernière page du rouleau de la machine à écrire et traça à la plume le mot le plus aimé et le plus détesté dans le vocabulaire d'un écrivain : FIN.

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  • Par Ellane92, le 05 mars 2015

    Nul besoin d'un psychiatre pour se rendre compte de l'aspect autoérotique de l'écriture ; on brandouille une machine à écrire au lieu de s'astiquer soi-même, mais l'un comme l'autre dépendent d'une imagination fertile, d'une main rapide et d'un engagement sans faille dans l'art de l'outrance.

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