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> William Olivier Desmond (Traducteur)

ISBN : 2277231126
Éditeur : J'ai Lu (1999)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.17/5 (sur 695 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l'a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui rapporte beaucoup d'argent, mais l'a aussi étouffé : sa mort l'a enfin libéré. Maintenant, il peut ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 03 avril 2013

    isajulia
    Encore un chef-d'oeuvre du grand King.
    Tout les ingrédients sont réunis dans ce huit-clos angoissant pour mettre les nerfs du lecteur à vif.
    Je dois dire que l'idée de l'admiratrice qui séquestre son auteur préféré parce qu'il a fait mourir son héroine phare est grandiose.Annie est complètement dingue,Paul a vraiment forte affaire avec une fan pareille et il va payer chèrement ce qu'Annie considère comme une "trahison".La mort de Misery est inacceptable à ses yeux et elle va employer tout les subterfuges pour faire plier l'écrivain à revenir en arrière sur le dénouement de son récit.
    Bizarrement j'ai adoré le personnage d'Annie,le fait qu'elle n'ait absolument rien pour elle amplifie notre envie d'en savoir plus sur cette femme.C'est un peu une icône à sa manière,sa folie fascine et à chaque page je me suis demandée jusqu'ou elle était prête à aller et quelles sont ses limites.Derrière une façade de tortionnaire désagréable et cruelle c'est une vraie paumée qui n'a pas grand chose dans sa vie et dans le fond c'est triste.
    L'ambiance du roman est tout simplement parfaite,moi qui suis claustrophobe j'ai eu l'impression d'étouffer tout au long de cette lecture.King a tellement bien manié son contexte qu'on s'y croirait.A lire!
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    • Livres 5.00/5
    Par darkmoon, le 04 mai 2013

    darkmoon
    Une histoire originale, sombre, inquiétante!
    Véritable thriller psychologique, Misery est l'œuvre éponyme du grand, du très grand Stephen King. Ainsi le récit commence très bien, comme dans toute histoire écrite par King afin d'installer une ambiance paisible dans une famille à priori normale pour ensuite contraster le tout avec une fin souvent signe d'une apothéose horrifique et inévitable ou bain de sang, folie et autres se mélangent... Ici, Misery narre l'histoire d'un romancier à succès, Paul Sheldon, qui, pris dans une tempête de neige s'écrase dans un ravin avec sa voiture. Heureusement, quelqu'un le trouve. Il s'agit d'une certaine Annie Wilkes qui n'est autre que l'une de ses plus grandes fans et ferventes admiratrices. celle-ci va découvrir le nouveau manuscrit de son «héros» qui n'est autre qu'une énième suite de son très grand roman traitant d'un personnage dans lequel elle s'est totalement identifiée «Misery». Quand celle-ci va découvrir que Misery trouvera la mort à la fin du manuscrit de Paul, le cauchemar ne fera que commencer pour Paul qui finalement, aurait bien préféré rester coincé dans ce ravin. Encore une fois, Stephen King tire son épingle du jeu en nous livrant un excellent récit aux rebondissements multiples qui tient le lecteur en haleine du début à la fin.
    De plus, le roman est parfaitement découpé entre le monde extérieur donc l'environnement caractérisé par l'enquête de J.T Mac Cain et le monde intérieur c'est-à-dire la maison d'Annie où Paul, ayant perdu pendant de longs mois l'usage de ses jambes et se retrouvant en fauteuil roulant, se retrouve séquestré chez son bourreau. Dans ce livre, le suspense est omniprésent, notamment grâce à de terrifiants passages et une description vraiment soignée de bout de bout. Misery est une sorte d'huis-clos où la victime et le bourreau doivent cohabiter. Franchement, pour imaginer des ambiances glauques, King est le meilleur !
    Avec cette œuvre majeure, Stephen King fait partager aux lecteurs l'angoisse de l'artiste et du créateur, soumis malgré lui à la critique, bonne ou mauvaise, professionnelle ou illégitime. Il exprime à travers le personnage de ce romancier captif, la difficulté de demeurer LIBRE DE S'EXPRIMER, en étant totalement serein et détaché, face à des inconnus fanatiques, qui s'approprient les œuvres. Les auteurs sont confrontés parfois à des lecteurs (plus ou moins aimables) qui n'hésitent pas à exprimer sans gêne leurs feelings. D'autre part, je suis totalement sidérée par l'immense talent du Maitre King. Pour ces raisons, je ne peux qu'adhérer à sa vison plus qu'alarmiste du phénomène de transfert : (un anonyme qui s'approprie un texte, décide de sa valeur, y ajoute son mal-être personnel et s'imagine avoir un droit légitime de récompense, de correction ou de punition vis-à-vis de l'auteur initial). C'est totalement aberrant et terrifiant. Nota : Pour les fans (sérieux) du Maitre, lorsque Paul Sheldon est "condamné" à inventer un récit en partant d'une impasse, il se sert du fameux "Sauras-tu ?", un jeu que pratiquait avec talent Stephen King, auprès de ses copains, lorsqu'il était encore un enfant et un amateur...
    Le film est aussi super! Rob Reiner est sûrement l'un des rares réalisateurs à avoir compris l'univers de Stephen King. Paysages calmes et enneigés, petite bourgade sans problèmes cachant de terribles secrets et personnages dont la folie dépasse l'entendement constituent la plupart du temps la base de tout roman signé par le King. Anne Wilkes interprétée par Kathy Bates est sans conteste l'un des portraits les plus terrifiants du cinéma. Ses épouvantables colères et son humeur changeante en terrifieront plus d'un. Face à elle, James Caan en écrivain célèbre qui décide d'opérer un tournant dans sa carrière. D'où ce duel psychologique légendaire teinté de violence et de folie qui se terminera dans un final ahurissant et haletant. Tout le film de Reiner repose sur ce duel. Alternant les scènes à suspense et les scènes de pures horreurs (qui n'a pas hurlé devant le supplice infligé aux pieds de James Caan), "Misery" est une œuvre d'épouvante unique capable de rendre une petite bonne femme plus monstrueuse que le diable en personne. Eprouvant et prenant, le film va au bout de l'horreur et nous fait passer un moment que l'on n'est pas prêt d'oublier.
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    • Livres 5.00/5
    Par Samm31, le 03 mai 2012

    Samm31
    Un livre parfait, le Grand chef d'oeuvre de Stephen King. Celui-ci montre qu'il sait mélanger les genres : drame, histoire romantique, thriller, voire horreur, et maîtriser son intrigue ambitieuse (huis clos dans une chambre !) de bout en bout. La moindre action des personnages nous tient en haleine.
    Ce livre psychologique parvient à créer le suspense avec seulement deux personnages. Et pourtant il n'y a pas le moindre fantastique, ni peur de monstre. On se rend compte que si Stephen King utilisait moins de fantastique dans ses romans, ce seraient tous des chefs-d'oeuvre. A l'exemple de "Rose Madder" et "INSOMNIE", dont le réalisme - en traitant de problèmes de la société, comme celui des femmes battues - laisse peu à peu place au fantastique, ce qui m'a fait décrocher de ces livres.
    "Misery" est d'autant plus prenant qu'on a l'impression que l'auteur se confie à nous à travers le personnage de Paul Sheldon, qui doit subir les réactions de ses fans les plus tenaces. L'effet de réalisme du roman est aussi créé par les reproductions des brouillons de Sheldon, d'où la mise en abîme du roman dans le roman. Ici, le monstre est humain, ce qui nous permet de comprendre ses agissements.
    Ce roman est donc très original, plein de qualités. Une histoire unique. A lire !
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 29 août 2012

    Ellen-R
    Aïe aïe aïe. C'est ainsi que j'adore Stephen King.
    C'était mon premier livre de l'auteur, et j'ai été épatée.
    Cette histoire est prenante du début à la fin, si bien qu'une fois commencée, on ne peut plus s'arrêter. C'est un livre angoissant à souhait, avec quelques scènes horribles qui ne laissent pas indifférents, mais qui ne sont pas du tout malvenues. On se met très bien à la place de Paul Sheldon, et, en même temps que l'on a pitié de lui, on ne peut pas s'empêcher d'avoir envie que son calvaire continue. Je ne m'étalerai pas sur la fabuleuse façon qu'a Stephen King de décrire ses personnages d'une façon très réaliste, recherchée. Et puis ce qui pourrait être une histoire déjà vue de séquestration devient un récit palpitant, un duel entre deux personnes, qui nous donne des frissons bizarrement agréables, surtout quand Annie Wilkes est dans les parages.
    Tout ça paraît tellement vrai que personnellement, je voyais et entendais les personnages avant même d'avoir vu le film (un film excellent au passage, porté par une Katie Bates exceptionnelle).
    Ce livre est un vrai cauchemar éveillé, un huit-clos merveilleux.
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    • Livres 4.00/5
    Par LadyM, le 31 décembre 2012

    LadyM
    Mon premier Stephen King ! J'avais lu pas mal de très bonne critique sur lui mais avec Misery je voulais donner ma propre opinion. Et je dois dire que dans le genre roman psychopathe-horrible Misery est dans le top 3 !
    Nous pouvons dire que Paul Sheldon est vraiment, très très mal tombé. Annie qui est une ancienne infirmière aux forts troubles psychologiques, l'a kidnappé et pour elle Paul Sheldon est coupable du meurtre de son personnage Misery Chastain. Elle le forcera donc à la faire revivre dans un nouveau tome des aventure de son personnage avec une persuasion barbare : la torture psychologique et physique est au rendez-vous !
    Depuis que je lis, c'est assez rare que je ressente la sensation de peur. C'est le deuxième roman qui me joue ce tour là – avec Level 26 – et c'est assez agréable au fond de voir que l'écriture d'un auteur vous touche si intensément.
    Au cours de notre lecture, nous pouvons voir un changement radical chez Sheldon : Dans une première partie il est révolté, cherche par tous les moyens à s'enfuir de la prison d'Annie, d'ailleurs celle-ci le punira à la moindre occasion. Peu à peu notre personnage principal prendra en réflexion et sera plus vicieux : il fait ce que sa tortionnaire lui dit de faire et sachant qu'il ne peut pas l'attaquer de front car SPOILER ! il est cloué dans une chaise roulante le genou très largement défoncé FIN SPOILER . il se démènera pour chercher une faille.
    Annie n'est pas simplement folle. Elle incarne aussi les groupies, cette horde de fan de l'extrême qui sont prête à tout pour leur idole. C'est aussi une femme prudente : elle n'hésite pas à droguer Paul Sheldon – pour apaiser ses douleurs de L'Accident – soit disant.
    J'ai adoréééé ce roman ! Mon premier King et surement pas le dernier ! Les descriptions faites par exemple la chambre où est enfermé Paul Sheldon ainsi que les descriptions physiques des personnages et des tortures infligées au personnage principal sont ni trop longue ni trop courte, tout est fait pour que le lecteur conserve un sentiment d'horreur tout le long du roman. Nous imaginons l'état pitoyable de Sheldon, et la folie d'Annie. J'ai été touché par ce roman car je sais que les hommes sont capables d'une telle folie ce n'est pas invraisemblable. Je recommande donc ce roman à tous les fanas de romans d'horreur mais âme sensible s'abstenir !
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Citations et extraits

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  • Par Misery, le 16 mai 2013

    "Je veux dire... j'ai vraiment eu très, très mal, ces dernières semaines et-
    - Mal ?" Elle le regarda avec une expression rancunière et méprisante. "Vous ne savez pas ce que c'est d'avoir mal. Vous n'en avez pas la moindre idée, Paul.
    - Oui, je suppose que vous avez raison. Comparé à vous.
    - Exactement.

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  • Par darkmoon, le 06 mai 2013

    C'est tout à fait utile d'avoir un peu de talent pour devenir écrivain, mais la seule chose qui soit absolument indispensable, c'est la capacité de se souvenir de la moindre cicatrice. L'art c'est la persistance de la mémoire.

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  • Par darkmoon, le 04 mai 2013

    Écrire n'engendre pas la misère, écrire naît de la misère.

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  • Par Davalian, le 06 juillet 2012

    Fous un écrivain à poil, fais le tour de ces cicatrices, et il te racontera en détail l'histoire de la plus petite d'entre elles. Les grandes sont à l'origine de tes romans, pas l'amnésie. C'est tout à fait utile d'avoir un peu de talent pour devenir écrivain, mais la seule chose qui soit absolument indispensable, c'est la capacité de se souvenir de la moindre cicatrice.

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  • Par Cielvariable, le 17 avril 2013

    Elle commençait à respirer plus rapidement, frôlant l'hyperventilation ; le rythme auquel elle serrait les poings s'accélérait, et il comprit que dans quelques instants elle serait hors de sa portée.
    Rassemblant le peu de courage qu'il lui restait et dans un effort désespéré pour adopter la note - à la fois ferme et calme - d'irritation la plus juste, il lui lança : "Et autant arrêter tout de suite ce cinéma. Piquer une crise n'arrangera pas les choses."
    Elle resta paralysée et le regarda, blessée.
    " Il n'y a vraiment pas de quoi se mettre dans cet état, Annie, reprit-il d'un ton patient.
    - C'est une ruse. Vous ne voulez pas écrire mon livre, et vous inventez des raisons pour ne pas commencer. Oh, bon sang ! Je savais que vous le feriez. Mais ça ne marchera pas avec. Je-
    - C'est idiot, la coupa-t-il. Est-ce que j'ai dit que je ne voulais pas commencer ?
    - Non... Non, mais-
    - C'est exact. Je ne l'ai pas dit, puisque je vais le faire. Vous n'avez qu'à vous approcher; je vais vous montrer quel est le problème. Amenez-moi aussi le Webster Pot.
    - Le quoi ?
    - Le petit récipient avec les stylos et les crayons. Dans les journaux, on les appelle parfois ainsi. A cause de Daniel Webster. "
    C'était une histoire qu'il venait d'inventer à l'instant, mais ce moment d'inspiration eut l'effet désiré ; elle parut plus perplexe que jamais, perdue dans un monde de spécialistes dont elle n'avait pas la moindre connaissance. Cette perplexité avait dissipé (et donc par la même occasion désamorcé) encore plus sa colère ; il s'aperçut qu'elle ne savait maintenant même plus si elle avait le droit d'être en colère.
    Elle lui apporta le pot de crayon et de stylos qu'elle posa sèchement sur la planche. Bon Dieu, j'ai gagné ! Non ce n'était pas cela. Misery avait gagné.
    Non cela aussi était inexact. C'était Shéhérazade qui avait gagné. Shéhérazade.
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