> William Olivier Desmond (Traducteur)
> Mark Geyer (Illustrateur)

ISBN : 2253150371
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 195 notes) Ajouter à mes livres
En sortant d'une pharmacie où elle venait d'acheter un test de grossesse, Johanna s'écroule, morte. Suite à ce choc, son mari, Mike, romancier à succès, perd sa capacité d'écrire. Vivant en reclus, il cherche à percer les brumes q... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ubiq1er, le 31 octobre 2009

    ubiq1er
    Efficacité et sincérité.
    Cela faisait plusieurs années que je n'avais pas lu un livre de Stephen King, enfin, pour être honnête, j'avais bien lu "Cellulaire" en 2007, mais avant ce dernier, cela devait faire 15 ans que je m'étais éloigné d'un des auteurs préférés de mon adolescence.
    J'ai lu "Cujo" durant l'été séparant ma 6ème de ma 5ème: un de mes plus grands souvenirs de lecture; avec le recul, je conseillerais quand même à tout jeune lecteur désirant lire du King d'attendre quelques années de plus, 14-15 ans me paraît un âge plus approprié pour attaquer un roman de cet auteur.
    Lorsque j'ai saisi "Sac d'os" (écrit en 1998) sur mon étagère pour en lire les premiers paragraphes (chacun sa technique pour voir si le bon moment pour lire un livre est arrivé), les poils de mes avant-bras se sont dressés alors que je n'étais pas arrivé au bas de la 1ère page. Mon choix de lecture était fait pour ce mois d'août 2009.
    Pour moi, les 2 grandes qualités de ce livre sont sa sincérité et son efficacité.
    L'efficacité, King nous y a habitué par le passé bien sûr; parvenir à faire peur avec des thématiques aussi souvent abordées dans la littérature et le cinéma que les fantômes et les maisons hantées, n'est pas donné à tout le monde. Beaucoup d'auteurs s'en sortent bien quand il s'agit de créer un suspens, une ambiance oppressante, mais là où l'auteur d'exception se reconnaît, c'est dans sa capacité à réussir les scènes paroxystiques de son roman sans les faire basculer dans le ridicule. De l'horreur au grand guignol, il y a un pas que beaucoup d'auteurs franchissent sans s'en rendre compte, mais que King ne franchit jamais.
    Quand les personnages de King creusent dans la boue sous le déluge, on creuse avec eux.
    Par son talent, King efface les distances entre son personnage principal et le lecteur ; les visions de Mike Noonan (le héros principal de "Sac d'os", écrivain à succès de son état) deviennent les nôtres en tant que lecteur (d'ailleurs, ne lis-t-on pas pour avoir des visions ?)
    La clé de cette efficacité, la sincérité sans aucun doute. Quand un auteur se spécialise dans l'art de faire peur, je suis persuadé qu'il doit puiser encore plus fortement que pour tout autre sujet, dans son réservoir de peurs personnelles et intimes : deuil, blocage de l'écrivain face à la page blanche, peur de la perte d'un être cher, dans le cas de "Sac d'os".
    Tout ces thèmes se voient mis en abîme entre les visions d'un écrivain et celles de son lecteur, entre le passé et le présent.
    L'auteur donne beaucoup, et cela se ressent.
    Pour en finir avec les compliments, je dirais que ce qui est étonnant chez King, et en même temps c'est une qualité nécessaire quand il s'agit de provoquer des émotions fortes, c'est sa faculté à rapprocher son lecteur de ses personnages. De tous les romans que j'ai pu lire, je ne me suis jamais senti aussi proche des personnages que de ceux de S. King.
    2 minuscules reproches à l'auteur :
    1. J'ai trouvé le livre un peu trop long, et dans tous les cas, j'ai certainement préféré la 1ère moitié à la seconde (je n'ai aucun doute que d'autres diront le contraire, ce n'est que mon ressenti).
    500-600 pages, au lieu de 700, auraient peut-être suffi, et été encore plus efficaces.
    2. Maintenant que j'ai un certain nombre de livres de cet auteur derrière moi, je trouve que les intrigues et les personnages se rejoignent souvent sur certains points (vous me direz, on ne choisit pas ses obsessions) : d'un livre à l'autre, les caractéristiques des personnages principaux sont très semblables et poussés parfois jusqu'à la caricature (vous savez, le genre de caricature facile, mais qu'on ne peut s'empêcher d'aimer), peut-être une nécessité du genre, pour permettre justement l'émergence de sentiments forts pour le lecteur ?
    1 reproche fort à l'éditeur (livre de poche) : révéler des éléments-clés de l'intrigue (dont l'un apparaît dans les 50 dernières pages du livre) en 4ème de couverture n'est pas très pertinent.
    Dans tous les cas, un très bon livre, une lecture conseillée, si vous deviez le lire, ne lisez pas la 4ème de couverture avant.
    Lecture légère recommandée avant et après ce livre.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ericstorda, le 29 novembre 2010

    ericstorda
    Que devient un homme lorsqu'on lui enlève sa raison de vivre?
    Un dicton explique qu'une vie sans rêve ne vaut pas le coup d'être vécue. Elle est tout juste subie. Mike ressent ce vide depuis qu'un beau jour d'été, sa femme Johanna meurt subitement à la sortie d'une pharmacie. Un accident de voiture crée l'agitation et le soleil tape beaucoup, il n'en faut pas plus que cette jeune femme disparaisse au grand malheur de son époux. Parce que voilà, elle était son amour, la mère de son futur enfant mais aussi son inspiration, sa muse. Mike, il est écrivain à succès. Ses livres, qu'il sort une fois par an, se vendent bien. Il est régulièrement dans les dix meilleures ventes. Et ses thrillers sont publiés par sa maison d'édition à date fixe. La routine est présente à chaque étape de la construction des romans. Seulement, un rouage de cette belle mécanique disparaît: Johanna. Là, Mike n'a pas plus seulement le syndrome de la page blanche, mais une phobie. Il ne peut même plus s'installer devant son ordinateur et ouvrir son traitement de texte. Il en fait un malaise.
    Durant quatre ans, il essaie toutes sortes d'échappatoires, tout en ressortant des romans qu'il avait écrits auparavant pour satisfaire les demandes de son agent. Mais cette réserve n'est pas inépuisable. Il décide de tenter une dernière chose. Et s'il se rendait à Sara Laughs, leur maison dans le Maine? Villa dans laquelle il ne s'est pas rendue depuis la mort de son épouse. Arrivée là-bas, il revoie des visages qu'il n'a pas vus depuis quatre ans. Mais surtout, il reprend contact avec la vie... mais aussi avec la mort. Sa chère Johanna semblait peu avant son décès faire une enquête sur sa famille. Et les esprits semblent avoir pris possession de la bâtisse. Notamment un enfant qui pleure... Tout est-il lié? Mike devient-il fou?...
    Je vais être clair tout de suite. Il s'agit véritablement pour ma part du meilleur Stephen King que j'ai pu lire. Les personnages sont très bien travaillé et les situations démontrent une sensibilité à laquelle le maître ne nous avait pas habitué. Mike est un personnage comme on aimerait en lire plus. Ses doutes ne deviennent à aucun moment des certitudes. Mais surtout, King s'explore lui-même à travers ce personnage. On sent très nettement qu'il s'identifie à 100% à cet homme qui n'arrive plus à écrire. Qui n'en a plus la force. Métaphore d'un homme qui n'a tout simplement plus la force de vivre. Mais également, il analyse avec une froideur qui fait presque peur son métier et sa condition d'écrivain. Notamment il explique que pour lui ses personnages sont des 'Sac d'os' c'est-à-dire des personnes vides. Un simple récipient où l'auteur y met ce qu'il veut comme il veut. De plus, il considère très nettement qu'un écrivain est un être qui essaie d'en savoir le minimum pour donner l'impression d'en savoir le maximum.
    Mais ce roman est également une histoire impressionnante quant à sa cohérence malgré les nombreuses ramifications. Mike nous présente une galerie de portraits assez impressionnante. Et on s'attache à chacun d'entre eux. De l'effroyable salaud à la jeune femme naïve. Sur deux plans, tant littéraires que spirituels, l'intrigue nous ballade et nous intéresse à chaque page. De plus, l'écriture à la première personne nous imprègne de la folie rationnelle qui baigne le roman. Mike doute, nous aussi. Mike reprend espoir, nous aussi on veut croire que tout va aller bien maintenant. Même si on se doute...
    Finalement, ce roman est le meilleur de King pour différentes raisons. D'abord pour son implication personnelle dans le personnage principal. Ensuite pour la densité de l'intrigue et le cumul du rationnel et de l'irrationnel aux bonnes doses. Enfin parce que cette histoire est une magnifique histoire d'amour teintée de fantastique. Cerise sur le gâteau: il en profite pour placer un très grand nombre de clin d'œil à d'autres romans. Ce procédé, déjà utilisé, crée une cohérence d'ensemble qui est appréciable.

    Lien : http://artdelire.blogspot.com/2008/10/stephen-king-sac-dos.html
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par amartia, le 25 juillet 2011

    amartia
    Première fois que je lis un roman de Stephen King ! Je me rends compte en consultant sa bibliographie, que j'ai vu nombre de films adaptés de ses romans, dont plusieurs m'avaient beaucoup plu ! Mais, je ne sais pourquoi, peut-être parce que les histoires de revenants ne sont pas ma tasse thé, peut-être aussi parce que j'associais cet auteur à l'adolescence, je n'avais jamais pris la peine d'en ouvrir un. Voilà qui est fait, grâce à ma belle-fille qui en est folle !
    Je dois bien avouer que c'est une bonne surprise, et même un très bonne. Cela commence comme un roman classique écrit à la première personne. Un romancier à succès perd subitement sa femme et se retrouve confronté à "l'angoisse de la page blanche". S'il trompe son monde pendant plus de quatre ans grâce à des manuscrits qu'il avait en réserve, le jour où il envoie à son éditeur le dernier d'entre eux, l'oblige à réagir. Il décide de se retirer dans la maison de campagne où il n'est plus retourné depuis la mort de sa femme, maison qui porte le nom d'une chanteuse de blues, morte assassinée avec son enfant, au début du siècle dernier.
    Il fait par hasard (?) la rencontre d'une petite fille et de sa mère et se lie d'amitié avec elles. Il décide d'aider la jeune femme dans son combat contre le grand-père de la petite qui prétend lui enlever la garde de son enfant. Il retrouve goût à l'écriture.
    Mais au fil des jours, il lui semble déceler une, voire plusieurs présences dans la maison. Et c'est là que, mine de rien, le roman bascule dans le roman de suspens, de revenants et d'horreur. Par une construction magistrale, on découvre, petit à petit, les liens qui l'unissent, non seulement à cette petite fille, mais également à cette ancienne chanteuse de blues.
    Ce "Sac d'os", emprunté à Thomas Hardy, qui y voyait une représentation des personnages de ses romans, passe de la métaphore à la réalité dans un mouvement contraire à celui du roman, qui passe de la réalité au fantastique.
    C'est le premier roman de cet auteur, mais assurément, ce ne sera pas le dernier que je lirai.



    Lien : http://meslecturesintantanees.blogspot.com/2011/07/stephen-king-sac-..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge, le 19 mai 2011

    Lulu_Off_The_Bridge
    Mike Noonan s'est résigné à ne plus écrire depuis la mort brutale de sa femme. Les années passant, il se décide à se rendre dans leur maison de campagne, dans un hameau sans nom près de Castle Rock. Il y fait la rencontre de Mattie et sa petite fille, Kyra, l'enfant qu'il aurait rêvé d'avoir... et il rencontre également le spectre de Sarah Laughs, une chanteuse de jazz du début du siècle, violée et assassinée avec son enfant, qui cherche à se venger de ses bourreaux. Mike est-il encore assez vivant pour arriver à contrer la malédiction?
    Sac d'os n'est pas le plus prenant des ouvrages de King - il lui manque ce je ne sais quoi de purement terrifiant, mais c'est l'un de mes préférés. Sans doute à cause de ce portrait d'écrivain fini, incapable d'écrire depuis la mort de sa femme. J'ai une sorte de tendresse pour les histoires de fantômes aussi, ceci explique sans doute cela... D'autant qu'ici les fantômes sont de toutes sortes, souvenirs pesants autant qu'entités vengeresses, personnages de romans, toutes ces petites pierres qui viennent alourdir une vie. le roman se développe lentement, c'est souvent le cas chez King, mais davantage ici où se développe une sorte de temporalité de la douleur, jusqu'au déchaînement final, très king-ien.
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    • Livres 2.00/5
    Par C-Liner, le 14 février 2011

    C-Liner
    King flirte une nouvelle fois avec son sujet de prédilection : les fantômes, les revenants et leur possible influence sur la vie des vivants. Ce n'est certes pas très original.... mais il faut bien avouer que c'est un peu ce qu'on lui demande!
    Toutefois Sac d'os sonne creux et manque d'un ingrédient. Une fois refermé on a le sentiment d'avoir lu un bouquin divertissant mais qui ne nous laissera pas une trace indélébile.
    King a fait de ce qu'on attendait de lui ... sans se fouler.
    On peut également noter le ton plus léger dans l'écriture : il n'est pas rare de sourire pendant la lecture de Sac d'os.
    A lire si vous n'avez pas envie de vous angoisser plus que ça.
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Citations et extraits

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  • Par steppe, le 07 mai 2012

    Le chagrin a tout de l'invité beurré qui revient cent fois de suite pour une dernière embrassade avant de partir.
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  • Par TwiTwi, le 29 septembre 2010

    Ce dont je me souviens, en revanche, c'est une sentiment que j'avais déjà éprouvé à cet endroit, en particulier lorsque je parcourais seul ce bout de chemin. Le sentiment que la réalité est mince. Je considère d'ailleurs qu'elle est vraiment mince, mince comme la glace d'un lac après un dégel de janvier, et que nous remplissons notre existence de bruit, de lumière et de mouvement pour ne pas voir ce manque de consistance.
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  • Par nina2loin, le 11 janvier 2012

    Il y avait Johanna ; il y avait un jeune garçon qui pleurait dans la nuit , aussi .
    Et quoi d'autre ?
    Quoi d'autre encore se trouvait sous mon toit ?
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  • Par Momonkey, le 14 avril 2011

    Je la suivis, arrivai à mi-chemin, et tombai lourdement pas terre. [...] elle se mit à pouffer de rire tandis que j'essayais de me relever, perdais l'équilibres à nouveau, et roulais en tous sens. Le foulard tomba de la poche de ma salopette. Un sac de bonbons d'une autre poche. Je regardai derrière moi, pour voir s'ils avaient réussi à s'organiser pour passer. Du coup, la cuve me fit exécuter un nouveau saut périlleux involontaire. Je savais maintenant ce que ressentait le linge dans une machine à laver.
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Stephen King au sujet de la nouvelle comédie musicale, GHOST BROTHERS OF DARKLAND COUNTY, coécrite par Stephen King & John Mellencamp.








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