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Christiane Thiollier (Traducteur)Joan Bernard (Traducteur)
ISBN : 2266029614
Éditeur : Pocket (1989)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 1163 notes)
Résumé :
Après une histoire d'amour malheureuse, Ben Mears, écrivain à succès, revient dans sa ville natale pour écrire son prochain roman. En passant devant une vieille maison abandonnée, Marsten House, il envisage de s'installer.

Mais le vieux manoir vient d'être vendu à un mystérieux monsieur Straker. Dans le parc, Ben rencontre une belle jeune femme, Susan Norton. Il s'installe dans une chambre en ville et se met à écrire, sans pouvoir se dégager d'un étr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (124) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
Hugo22 juillet 2013
  • Livres 3.00/5
Je le lis... je ne lis pas... je le lis... je ne lis pas... je le lis.. je ne lis pas…
ça faisait pratiquement 20 piges que je me posais cette question pour finalement le lire, c'est bien la peine de se faire chier à se décider, hein les filles.
Adolescent je ne lisais que du "Stephen King", j'étais persuadé de lire des trucs de grands, comme certainement tous les jeunes lecteurs de ma génération et pour être tout à fait honnête, je ne comprenais pas grand chose, un peu comme chaque adolescent qui se prend pour un adulte.
Quelques années avant mon premier jet, si on peut appeler ça un jet (♫et mes mains s'en souviennent…♫) une copine plus âgée avec qui j'entretenais une relation amicale (sans jet tout est amical), me conseilla de lire "Salem" : son meilleur roman de "King".
J'ai pris note mais je ne l'ai pas écouté, tout simplement parce que King commençait à me gonfler le kiki sévère… enfin "King" ou autre chose, à cette époque tout commençait à tourner autour de ce fameux Kiki, devenu pleureuse de compétition depuis sa première larme, mais là n'est pas le sujet, kiki est pudique donc par respect pour sa vie privée nous en resterons là…
Bon et puis les années sont passées, j'ai stoppé un peu mes lectures habituelles pour me concentrer plus sérieusement sur un autre style littéraire beaucoup plus imagé (♫et les pages s'en souviennent…♫), ça a duré un moment d'ailleurs ces conneries. quelques romans par ci par là, mais soyons sérieux : Kiki avait des arguments bien plus convaincants.
Enfin bref, j'ai fini par le lire, mais trop tard. le roman a pris un coup de vieux, point de vue scénaristique, tout a déjà été dit et répété sur les vampires, donc difficile d'être surpris. par contre je l'ai trouvé foutrement bien écrit : "King" est un auteur de fantastique qui souhaitait faire de la littérature, et parfois ça se voit.
Donc peu d'action avant la page 300, pas de grand frisson non plus, en même temps je suis rodé depuis "Twilight". Je n'ai jamais vraiment été embarqué : les personnages restent pour ma part bien trop naïfs pour être crédibles : "mais pourquoi ils n'appellent pas des potes, bordel de chiottes, ou l'armée, le FBI je ne sais pas. Pourquoi sont-ils si réticents face à l'évidence : ça se pose des questions et ça "blablatte, ça blablatte" pour essayer de se convaincre, six péquins seuls contre tous :
Pour l'exemple :
Bien évidement que la petite dame tout fluette fera l'affaire, certes elle s'inquiète un peu, se pose des questions devant la fenêtre de derrière, au couché du soleil, c'est censé être la maison des vampires quand même, seulement rien ne l'arrête notre "Buffy en herbe", et puis l'ado chétif qui l'accompagne sait de quoi il parle, elle peut compter sur lui pour couvrir son derrière.
Pour conclure : ce fut une lecture très plaisante avec une histoire sans éclat, à lire avant qu'il ne soit trop tard finalement.
"King" reste un auteur de talent que j'admire.
À plus les copains
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Luniver
Luniver15 septembre 2012
  • Livres 4.00/5
Salem est le premier livre qui a failli me faire mourir de peur, au sens propre du terme. Un soir d'insomnie, j'ai décidé de lire un peu ce roman en attendant le retour de Morphée (déjà, mauvaise idée, ça ne détend pas du tout). Juste au moment où le premier vampire gratte à la fenêtre de Mark Petrie, un abruti de piaf est venu percuter la mienne. L'ensemble de mes organes ont aussitôt décidé d'aller voir ailleurs s'il n'y avait pas un corps plus habitable dans les parages, et mon sang s'est glacé quelques secondes, histoire de ne pas attirer l'attention. En me recouchant quelques minutes plus tard, bien évidemment, ma peur s'était totalement évanouie. Mais j'ai quand même remonté les couvertures jusqu'à mon front. Parce qu'on ne sait jamais.
Jerusalem's Lot (Salem pour les intimes) est une petite bourgade du Maine. L'écrivain Ben Mears s'y rend afin d'écrire son prochain livre et d'exorciser ses vieux démons. Il a vécu à Salem étant jeune, et lors d'une cérémonie pour entrer dans une « confrérie », on lui a demandé de ramener un objet de la lugubre maison Marsten House. La vision d'un pendu qui a ouvert les yeux pour le regarder l'a marqué à vie. Ben découvre que Marsten House a été vendue à deux antiquaires, Barlow et Straker. Peu de temps après, un jeune enfant disparaît, et son frère meurt peu de temps après d'une anémie...
King s'est inspiré de Dracula pour écrire Salem, sans en faire une copie conforme. le end est un peu moins happy, et la religion a une meilleure place dans le récit et est plus travaillée (chez Stoker, elle m'avait semblé un peu naïve). le duel entre le vampire et le prêtre est d'ailleurs une de mes scènes favorites. Un bon roman d'horreur, au rythme soutenu, et qui provoque quelques frissons, même sans l'aide d'un oiseau nocturne !
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bilodoh
bilodoh31 janvier 2014
  • Livres 4.00/5
L'histoire se passe Salem aux États-Unis. Il ne s'agit pas de Salem au Massachusetts, célèbre pour les procès de sorcières en 1692, mais d'une petite ville du Maine, Jerusalem's lot.

Dans ce deuxième roman, au tout début de sa carrière prolifique, Stephen King aborde le thème du travail de l'écrivain. Il met en scène un romancier qui s'installe dans la bourgade isolée pour conjurer ses démons personnels, mais aussi pour écrire enfin un livre qui deviendrait un best-seller. C'est un peu la situation de King au moment où il a composé Salem, puisqu'alors, Carrie n'avait pas encore connu un grand succès. Cela explique peut-être le choix du thème des vampires dans la ville, un classique dans le monde de l'horreur, filon qui n'avait pas été surexploité à l'époque par Anne Rice ou Stephenie Meyer.

Dans ses oeuvres subséquentes, King imaginera plutôt ses propres monstres, mais poursuivra aussi plusieurs pistes amorcées dans Salem :
- La vie d'écrivain et ses angoisses, des moments quasi autobiographiques, par exemple dans « Histoire de Lisey », « Sac d'os », « La part des ténèbres » ou encore « Misery ».

- La lutte entre le Bien et le Mal, un Mal qui peut exister en dehors des personnes et s'accumuler dans des lieux, des édifices, thème qu'il poursuivra dans « Shining » entre autres.

- Les enfants, qui voient les choses différemment, ressentent des terreurs fondamentales, mais qui possèdent aussi des ressources et des forces insoupçonnées, qu'on retrouvera dans « Shining », « Ça » et même dans le plus récent « Dôme »

- Les sentiments, l'amour et l'amitié, mais surtout la peur, la terreur sous toutes ses déclinaisons, l'angoisse irrationnelle et incontrôlable…

Un roman des années 70, à redécouvrir pour le talent de narration de King et pour une époque où les vampires n'étaient pas les vedettes de l'histoire, mais simplement l'incarnation du mal…
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Foxfire
Foxfire16 octobre 2015
  • Livres 3.00/5
Dans le bestiaire fantastique, le vampire est sans doute la figure la plus largement exploitée. Pour le meilleur et pour le pire. La créature aux dents longues, si elle a généré quelques chefs d'oeuvre, a aussi été maintes fois maltraitée.
Dans "Salem", les vampires sont ramenés à leur dimension de créatures mortes-vivantes dénuées d'émotions et assoiffées de sang. Ce traitement choisi par King est selon moi pertinent et permet au récit d'atteindre son objectif. Ainsi débarrassés de tout affect, ne s'encombrant pas d'oripeaux gothiques ni d'une once de romantisme, les vampires de "Salem" sont vraiment effrayants.
"Salem" est loin d'être le meilleur King, il manque un peu de profondeur et il y a pas mal de facilités, voire quelques deus ex machina. Les personnages sont moins creusés que dans d'autres oeuvres de l'auteur. Et s'il parvient à les rendre attachants, Ben, Matt, Mark, le père Callahan sont tout de même moins intéressants et moins marquants que les personnages de "Shining", "ça", "Simetierre"...
"Salem" semble être un projet moins personnel que les romans susnommés. D'ailleurs, est-ce un hasard si Ben, romancier de métier, déclare vouloir écrire un roman plus commercial qui serait un succès ?
Malgré tout, même lorsqu'il semble courir après le succès, King ne bâcle pas le travail et respecte le lecteur en lui proposant un récit ludique et bien mené qui suscitera quelques émotions fortes.
Et si ce roman est moins personnel que d'autres, on retrouve néanmoins de nombreux thèmes récurrents chez King (notamment des similitudes avec "ça") : l'endroit qui porte en lui les germes du mal, l'homme adulte qui retourne sur les lieux d'un traumatisme d'enfance, le personnage principal écrivain...
Le lecteur sera en terrain connu également au niveau du style. On retrouve ici la mécanique de narration classique du King qui va crescendo avec une longue mise en place puis un rythme qui s'accélère au fur et à mesure du récit.
"Salem", malgré quelques faiblesses, reste une lecture très plaisante et addictive, grâce à une grande efficacité, un sens des effets qui n'est plus à démontrer et quelques passages particulièrement intenses niveau trouillomètre. Une lecture idéale pour Halloween.
Challenge Variété 31 (catégorie "Un livre qui vous a fait peur")
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pictura
pictura09 mai 2012
  • Livres 4.00/5
Ce livre reste mon préféré de tous les King que j'ai lus. Pourquoi ? Je sais pas, peut etre que c'était la magie de l'adolescence lorsque je l'ai lu, les vampires n'avaient pas encore la côte d'aujourdhui. J'ai eu des pointes de frisson en le lisant le soir dans mon lit, aucun bruit autour de moi, juste celui des pages que je tourne jusqu'à ce que le vampire saute sur moi... mais non je le l'avais pas invité à entrer.
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Les critiques presse (1)
ComicsMarvel19 août 2014
Un roman sombre, complètement désenchanté, écrasé par l'indicible présence des forces obscures qui hantent notre monde mais heureusement illuminé, çà et là, par quelques instants sublimes [...].
Lire la critique sur le site : ComicsMarvel
Citations & extraits (91) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08Lilou0826 septembre 2014
Quelque chose l’avait réveillé. Il resta immobile, les yeux levés vers le plafond, dans l’obscurité totale.
Un bruit. Du bruit. Mais non, la maison était silencieuse. Ah ! Ça recommençait. Un grattement.
Mark Pétrie changea de position et regarda du côté de la fenêtre. Danny Glick l’observait à travers la vitre. Sa peau était d’une pâleur cadavérique, ses yeux rouges et luisants comme ceux d’un animal sauvage. Un liquide noirâtre lui coulait des lèvres sur le menton et, quand il vit le regard de Mark fixé sur lui, il découvrit ses dents longues et pointues en un sourire hideux.
- Laisse-moi entrer, murmura la voix.
Et Mark ne sut si ces mots avaient traversé l’air nocturne pour lui parvenir ou s’ils avaient résonné à l’intérieur de son esprit.
Il sentit la terreur gagner son corps en une vague irrépressible, comme si sa chair, avant sa conscience, avait compris la situation. Jamais il n’avait eu aussi peur, prie encore que lorsqu’il avait senti ses forces l’abandonner au large de la plage de Popham, certain qu’il allait se noyer. Son esprit, pourtant encore enfantin en mille manières, évalua la situation en quelques secondes. Il ne risquait pas seulement la mort, mais bien davantage.
- Laisse-moi entrer, Mark. Je veux jouer avec toi.

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LuniverLuniver14 septembre 2012
Il voyait bien que Bill avait pour lui une sympathie de jour en jour croissante, mais il le sentait freiné par le tabou inconscient qui affecte tous les pères à l'égard des hommes qui viennent chez eux pour leurs filles et non pas pour eux. Si on se trouve en face d'un interlocuteur sympathique et qu'on a rien à cacher, on s'exprime librement ; on discute des femmes en buvant une bière, on parle politique. Mais, si profonde que soit, potentiellement, la sympathie mutuelle, comment ouvrir son cœur à un homme qui a entre les cuisses l'instrument qui déflorera peut-être votre enfant ? Et même après le mariage, le possible étant devenu réalité, comment lier une vraie amitié avec l'homme qui baise votre fille, nuit après nuit ? Il y avait peut-être une leçon à tirer de tout cela, mais Ben en doutait.
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KrisPyKrisPy05 juin 2014
C'est le père et le fils, se disait-on en les voyant.
Ils traversaient le pays en diagonale, nord-est - sud-ouest, dans une vieille Citroën. Ils ne se hataient pas, faisant halte ici ou là pendant un jour ou une semaine et empruntant de préférence les routes secondaires.
Partout où ils s'arrêtaient, l'homme achetait un journal du Maine, Le Courrier de Portland, et regardait s'il y trouvait quelques nouvelles d'une petite ville du nom de Jerusalem's Lot. Cela arrivait de temps en temps.
Un peu avant d'avoir atteint Central Falls, Rhode Island, il écrivit, dans des chambres de motel, le canevas d'un roman et l'expédia à son agent littéraire. Il avait été, il y avait de cela des millions d'années, avant que les ténèbres eussent obscurci sa vie, ce qu'on peut appeler un écrivain à succès. L'agent communiqua le projet à l'éditeur qui avait publié son dernier livre. Celui-ci manifesta un intérêt poli, mais d'argent il ne fut point question.
- Tout ce qu'ils vous permettent de sortir, c'est "s'il vous plaît" et "merci" dit l'homme à l'enfant.
Ile le dit sans trop d'amertume et cela ne l'empêcha pas de se mettre à l'ouvrage.
L'enfant ne parlait pas beaucoup. Son visage gardait une expression douloureuse et son regard était comme assombri par quelque triste paysage intérieur. Dans les restaurants et dans les stations-service où ils faisaient halte, il était poli, mais sans plus. On avait l'impression qu'il ne voulait pas perdre l'homme de vue un instant et que le seul fait de le voir disparaître dans les toilettes le rendait anxieux. L'homme essayait parfois d'évoquer Jerusalem's Lot, mais l'enfant refusait d'en parler et ne jetait jamais un regard sur les journaux que l'homme laissait traîner à dessein sous ses yeux.
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AmorinaAmorina30 octobre 2013
À 3 heures du matin, le sommeil est profond et la circulation se fait lente, comme si le sang s'épaississait. Ceux qui dorment à cette heure-là sont bénis des dieux, mais malheur à ceux qui veillent. À trois heures du matin, il n'y a pas de milieu entre l'oubli et le désespoir. C'est alors que le monde se montre sans fard et qu'on s'aperçoit qu'il n'est qu'une putain borgne et sans nez. Comme au château de la Mort Rouge d'Edgar Poe, la gaieté n'est plus qu'une façade. L'horreur est chassée par l'ennui et l'amour n'existe qu'en rêve.
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LydiaBLydiaB03 décembre 2010
A une heure du matin, le 24 septembre, l'infirmière de nuit entra dans la chambre de Danny Glick pour lui donner son médicament. A peine avait-elle passé la porte qu'elle s'arrêta, les sourcils froncés. Le lit était vide.
Son regard tomba aussitôt sur un petit tas blanc gisant au pied du lit. - Danny ? dit-elle.
En s'avançant vers lui, elle pensa : 'Il a voulu aller aux toilettes et il n'en a pas eu la force, ça doit être ça.'
Elle le retourna doucement et sa première pensée, avant qu'elle eut compris qu'il était mort, fut que la vitamine B 12 avait agi : il avait bien meilleure mine que lors de son admission.
Ce ne fut qu'après qu'elle se rendit compte que les poignets de Danny étaient glacés et que le sang avait cessé de circuler dans ses veines. Il ne lui restait plus qu'à courir au poste des infirmières pour signaler qu'il y avait un décès dans le service.
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