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Christiane Thiollier (Traducteur)Joan Bernard (Traducteur)
ISBN : 2266029614
Éditeur : Pocket (01/03/1989)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 1335 notes)
Résumé :
Après une histoire d'amour malheureuse, Ben Mears, écrivain à succès, revient dans sa ville natale pour écrire son prochain roman. En passant devant une vieille maison abandonnée, Marsten House, il envisage de s'installer.

Mais le vieux manoir vient d'être vendu à un mystérieux monsieur Straker. Dans le parc, Ben rencontre une belle jeune femme, Susan Norton. Il s'installe dans une chambre en ville et se met à écrire, sans pouvoir se dégager d'un étr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (147) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
22 juillet 2013
★★★★★
★★★★★
Je le lis... je ne lis pas... je le lis... je ne lis pas... je le lis.. je ne lis pas…
ça faisait pratiquement 20 piges que je me posais cette question pour finalement le lire, c'est bien la peine de se faire chier à se décider, hein les filles.
Adolescent je ne lisais que du "Stephen King", j'étais persuadé de lire des trucs de grands, comme certainement tous les jeunes lecteurs de ma génération et pour être tout à fait honnête, je ne comprenais pas grand chose, un peu comme chaque adolescent qui se prend pour un adulte.
Quelques années avant mon premier jet, si on peut appeler ça un jet (♫et mes mains s'en souviennent…♫) une copine plus âgée avec qui j'entretenais une relation amicale (sans jet tout est amical), me conseilla de lire "Salem" : son meilleur roman de "King".
J'ai pris note mais je ne l'ai pas écouté, tout simplement parce que King commençait à me gonfler le kiki sévère… enfin "King" ou autre chose, à cette époque tout commençait à tourner autour de ce fameux Kiki, devenu pleureuse de compétition depuis sa première larme, mais là n'est pas le sujet, kiki est pudique donc par respect pour sa vie privée nous en resterons là…
Bon et puis les années sont passées, j'ai stoppé un peu mes lectures habituelles pour me concentrer plus sérieusement sur un autre style littéraire beaucoup plus imagé (♫et les pages s'en souviennent…♫), ça a duré un moment d'ailleurs ces conneries. quelques romans par ci par là, mais soyons sérieux : Kiki avait des arguments bien plus convaincants.
Enfin bref, j'ai fini par le lire, mais trop tard. le roman a pris un coup de vieux, point de vue scénaristique, tout a déjà été dit et répété sur les vampires, donc difficile d'être surpris. par contre je l'ai trouvé foutrement bien écrit : "King" est un auteur de fantastique qui souhaitait faire de la littérature, et parfois ça se voit.
Donc peu d'action avant la page 300, pas de grand frisson non plus, en même temps je suis rodé depuis "Twilight". Je n'ai jamais vraiment été embarqué : les personnages restent pour ma part bien trop naïfs pour être crédibles : "mais pourquoi ils n'appellent pas des potes, bordel de chiottes, ou l'armée, le FBI je ne sais pas. Pourquoi sont-ils si réticents face à l'évidence : ça se pose des questions et ça "blablatte, ça blablatte" pour essayer de se convaincre, six péquins seuls contre tous :
Pour l'exemple :
Bien évidement que la petite dame tout fluette fera l'affaire, certes elle s'inquiète un peu, se pose des questions devant la fenêtre de derrière, au couché du soleil, c'est censé être la maison des vampires quand même, seulement rien ne l'arrête notre "Buffy en herbe", et puis l'ado chétif qui l'accompagne sait de quoi il parle, elle peut compter sur lui pour couvrir son derrière.
Pour conclure : ce fut une lecture très plaisante avec une histoire sans éclat, à lire avant qu'il ne soit trop tard finalement.
"King" reste un auteur de talent que j'admire.
À plus les copains
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Luniver
15 septembre 2012
★★★★★
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Salem est le premier livre qui a failli me faire mourir de peur, au sens propre du terme. Un soir d'insomnie, j'ai décidé de lire un peu ce roman en attendant le retour de Morphée (déjà, mauvaise idée, ça ne détend pas du tout). Juste au moment où le premier vampire gratte à la fenêtre de Mark Petrie, un abruti de piaf est venu percuter la mienne. L'ensemble de mes organes ont aussitôt décidé d'aller voir ailleurs s'il n'y avait pas un corps plus habitable dans les parages, et mon sang s'est glacé quelques secondes, histoire de ne pas attirer l'attention. En me recouchant quelques minutes plus tard, bien évidemment, ma peur s'était totalement évanouie. Mais j'ai quand même remonté les couvertures jusqu'à mon front. Parce qu'on ne sait jamais.
Jerusalem's Lot (Salem pour les intimes) est une petite bourgade du Maine. L'écrivain Ben Mears s'y rend afin d'écrire son prochain livre et d'exorciser ses vieux démons. Il a vécu à Salem étant jeune, et lors d'une cérémonie pour entrer dans une « confrérie », on lui a demandé de ramener un objet de la lugubre maison Marsten House. La vision d'un pendu qui a ouvert les yeux pour le regarder l'a marqué à vie. Ben découvre que Marsten House a été vendue à deux antiquaires, Barlow et Straker. Peu de temps après, un jeune enfant disparaît, et son frère meurt peu de temps après d'une anémie...
King s'est inspiré de Dracula pour écrire Salem, sans en faire une copie conforme. le end est un peu moins happy, et la religion a une meilleure place dans le récit et est plus travaillée (chez Stoker, elle m'avait semblé un peu naïve). le duel entre le vampire et le prêtre est d'ailleurs une de mes scènes favorites. Un bon roman d'horreur, au rythme soutenu, et qui provoque quelques frissons, même sans l'aide d'un oiseau nocturne !
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Iboo
19 octobre 2016
★★★★★
★★★★★
Jamais, pour ce qui me concerne, lecture n'a été aussi épique que celle-là !
Il faut dire aussi que mon amie Lily m'avait bien conditionnée. Dans le cadre de notre petit Challenge Lecture, il fallait valider le poste : âmes sensibles, s'abstenir...
"Lis-ça, m'a t'elle dit en me tendant Salem, il m'a valu quelques nuits blanches !". Mais la sage Iboo est futée, on ne la lui fait pas, à elle ! J'ai donc réservé cette lecture pour les après-midi ensoleillés, quand les oiseaux chantent et que la vie bat son plein.
Résultat, le bouquin comportant pas moins de 800 pages, il m'a fallu des semaines pour en venir à bout. Et... j'ai flippé quand même !
En effet, comme je ne suis pas encore totalement amnésique, des images angoissantes me revenaient à l'esprit certaines nuits de nouvelle lune où j'avais trop usé de caféine pendant la journée. Puis, est arrivé le moment où je me suis prise à penser que cette perte de contrôle sur mes émotions n'avait pas de sens car, la journée, même si elle me passionnait, cette lecture ne me déclenchait pas le moindre frisson de trouille.
Et j'ai compris... finalement ce qui me faisait le plus peur dans ce roman, c'était la peur d'avoir peur. Parce que "je devais" avoir peur. Stephen King, lui-même, nous l'annonce sur la 4ème de couverture : "Salem est l'un de mes meilleurs romans, l'un des plus effrayants aussi."
Donc, voilà... tous mes petits délires à présent confessés, je dirais que cette première rencontre littéraire avec Stephen King m'a vraiment emballée.
J'ai tout particulièrement aimé sa manière d'installer le suspens, de planter ce décor banal qui pourrait être le nôtre, de nous faire sentir "concernés", de sonder les âmes de ces petites gens dont il fait ses personnages... Il a une analyse très fine et très juste des caractères humains. On les reconnait ces hommes, ces femmes, ces enfants... Ils sont nos voisins, nos amis, notre famille. Du moins, ils pourraient l'être. C'est sans doute pour cela qu'on les suit sans résistance.
Un véritable écrivain que ce Stephen King. Un témoin de son époque.
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bilodoh
31 janvier 2014
★★★★★
★★★★★
L'histoire se passe Salem aux États-Unis. Il ne s'agit pas de Salem au Massachusetts, célèbre pour les procès de sorcières en 1692, mais d'une petite ville du Maine, Jerusalem's lot.

Dans ce deuxième roman, au tout début de sa carrière prolifique, Stephen King aborde le thème du travail de l'écrivain. Il met en scène un romancier qui s'installe dans la bourgade isolée pour conjurer ses démons personnels, mais aussi pour écrire enfin un livre qui deviendrait un best-seller. C'est un peu la situation de King au moment où il a composé Salem, puisqu'alors, Carrie n'avait pas encore connu un grand succès. Cela explique peut-être le choix du thème des vampires dans la ville, un classique dans le monde de l'horreur, filon qui n'avait pas été surexploité à l'époque par Anne Rice ou Stephenie Meyer.

Dans ses oeuvres subséquentes, King imaginera plutôt ses propres monstres, mais poursuivra aussi plusieurs pistes amorcées dans Salem :
- La vie d'écrivain et ses angoisses, des moments quasi autobiographiques, par exemple dans « Histoire de Lisey », « Sac d'os », « La part des ténèbres » ou encore « Misery ».

- La lutte entre le Bien et le Mal, un Mal qui peut exister en dehors des personnes et s'accumuler dans des lieux, des édifices, thème qu'il poursuivra dans « Shining » entre autres.

- Les enfants, qui voient les choses différemment, ressentent des terreurs fondamentales, mais qui possèdent aussi des ressources et des forces insoupçonnées, qu'on retrouvera dans « Shining », « Ça » et même dans le plus récent « Dôme »

- Les sentiments, l'amour et l'amitié, mais surtout la peur, la terreur sous toutes ses déclinaisons, l'angoisse irrationnelle et incontrôlable…

Un roman des années 70, à redécouvrir pour le talent de narration de King et pour une époque où les vampires n'étaient pas les vedettes de l'histoire, mais simplement l'incarnation du mal…
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AgatheDumaurier
03 mars 2017
★★★★★
★★★★★
Et un bon petit King pour la route ! Avec la perfection et le patiné vintage du classique !
Et en plus ça remet les idées en place, parce que j'en avais un peu marre d'entendre ma fille (11 ans) dire : "ouais j'avoue c'est trop bien d'être un vampire, j'ai trop envie d'être un vampire hein maman ?" Rapport à la lecture et au visionnage de Twilight ...Là, au moins, dans Salem, on a des bons vampires des familles, des vampires d'autrefois qu'on n'a pas envie de devenir alors qu'effectivement, si le vampire c'est le modèle Robert Pattinson, on ne voit pas trop où est le problème...
Donc Jerusalem's Lot, Salem pour les intimes est une petite bourgade du Maine bien tranquille. Elle possède sur sa colline une vieille maison, Marsten House, abandonnée depuis un drame terrible, et qui a fait peur à des générations d'enfants...Un jeune écrivain, Ben Mears, qui a passé quelques années de son enfance à Salem, y revient pour écrire un livre au calme...N'en disons pas plus, ce n'est pas nécessaire...
C'est un des rares livres qui m'a fait vraiment peur, et à mon mari aussi. Pour cela, il faut le lire seule, en pleine nuit. Enfin, après le coucher du soleil...Et surtout, à un endroit où il y a des fenêtres ahahahah...A cette réussite de l'angoisse s'ajoute celle des personnages principaux et secondaires, comme d'habitude très crédibles, vivants (hihi), attachants. La description de la ville, de sa vie quotidienne lentement rongée par un mal, par le mal, est ébouriffante. Et par delà le livre horrifique il y a, comme d'habitude, la réflexion plus profonde sur le courage et la lâcheté, l'enfance et l'âge adulte, l'imagination et la raison, la vérité qui est ailleurs, les ténèbres et la lumière du monde.
Moi, en tout cas, je suis fan !
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Les critiques presse (1)
ComicsMarvel19 août 2014
Un roman sombre, complètement désenchanté, écrasé par l'indicible présence des forces obscures qui hantent notre monde mais heureusement illuminé, çà et là, par quelques instants sublimes [...].
Lire la critique sur le site : ComicsMarvel
Citations & extraits (106) Voir plus Ajouter une citation
scoubsscoubs26 mars 2017
Et quand le vétérinaire avait dit : "Il faut l'endormir mon garçon, comprends-tu pourquoi?" Mark avait dit : "Vous n'allez pas l'endormir, vous allez l'asphyxier au gaz, n'est ce pas?" Le vétérinaire avait avoué que oui. Mark lui avait dit qu'il était d'accord, mais il avait embrassé Chopper d'abord. Il avait eu du chagrin, mais il n'avait pas pleuré ; il n'avait même pas été au bord des larmes. Sa mère avait pleuré mais, trois jours après, elle n'y pensait plus alors que Mark, lui, y penserait toujours. Voilà ce que c'était que de ne pas pleurer. Pleurer, c'était comme passer son chagrin par terre.

Page 241
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scoubsscoubs25 mars 2017
- A en croire Weasel Craig, votre femme est morte il y a quatorze ou quinze ans.
- Vraiment! (...) Ce Weasel, il parle à tord et à travers. Un jour, il ouvrira la bouche si grande qu'il tombera dedans.

Page 176
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scoubsscoubs22 mars 2017
Le destin n'était-il donc pas aveugle? Etait-ce de façon consciente et organisée, dans un dessein de lui seul connu, qu'il broyait les mortels sans défense comme farine dans un moulin?

Page 46
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scoubsscoubs22 mars 2017
Il y a quatorze marches, quatorze exactement. Mais la quatorzième est plus petite, tout à fait disproportionnée, comme si elle n'avait été ajoutée que pour éviter le nombre maléfique.

Page 42
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KrisPyKrisPy05 juin 2014
C'est le père et le fils, se disait-on en les voyant.
Ils traversaient le pays en diagonale, nord-est - sud-ouest, dans une vieille Citroën. Ils ne se hataient pas, faisant halte ici ou là pendant un jour ou une semaine et empruntant de préférence les routes secondaires.
Partout où ils s'arrêtaient, l'homme achetait un journal du Maine, Le Courrier de Portland, et regardait s'il y trouvait quelques nouvelles d'une petite ville du nom de Jerusalem's Lot. Cela arrivait de temps en temps.
Un peu avant d'avoir atteint Central Falls, Rhode Island, il écrivit, dans des chambres de motel, le canevas d'un roman et l'expédia à son agent littéraire. Il avait été, il y avait de cela des millions d'années, avant que les ténèbres eussent obscurci sa vie, ce qu'on peut appeler un écrivain à succès. L'agent communiqua le projet à l'éditeur qui avait publié son dernier livre. Celui-ci manifesta un intérêt poli, mais d'argent il ne fut point question.
- Tout ce qu'ils vous permettent de sortir, c'est "s'il vous plaît" et "merci" dit l'homme à l'enfant.
Ile le dit sans trop d'amertume et cela ne l'empêcha pas de se mettre à l'ouvrage.
L'enfant ne parlait pas beaucoup. Son visage gardait une expression douloureuse et son regard était comme assombri par quelque triste paysage intérieur. Dans les restaurants et dans les stations-service où ils faisaient halte, il était poli, mais sans plus. On avait l'impression qu'il ne voulait pas perdre l'homme de vue un instant et que le seul fait de le voir disparaître dans les toilettes le rendait anxieux. L'homme essayait parfois d'évoquer Jerusalem's Lot, mais l'enfant refusait d'en parler et ne jetait jamais un regard sur les journaux que l'homme laissait traîner à dessein sous ses yeux.
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