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> Christiane Thiollier (Traducteur)
> Joan Bernard (Traducteur)

ISBN : 2266029614
Éditeur : Pocket (1989)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 736 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après une histoire d'amour malheureuse, Ben Mears, écrivain à succès, revient dans sa ville natale pour écrire son prochain roman. En passant devant une vieille maison abandonnée, Marsten House, il envisage de s'installer. Mais le vieux manoir vient d'être vendu à un my... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Hugo, le 22 juillet 2013

    Hugo
    Je le lis... je ne lis pas... je le lis... je ne lis pas... je le lis.. je ne lis pas…
    ça faisait pratiquement 20 piges que je me posais cette question pour finalement le lire, c'est bien la peine de se faire chier à se décider, hein les filles.
    Adolescent je ne lisais que du "Stephen King", j'étais persuadé de lire des trucs de grands, comme certainement tous les jeunes lecteurs de ma génération et pour être tout à fait honnête, je ne comprenais pas grand chose, un peu comme chaque adolescent qui se prend pour un adulte.
    Quelques années avant mon premier jet, si on peut appeler ça un jet (♫et mes mains s'en souviennent…♫) une copine plus âgée avec qui j'entretenais une relation amicale (sans jet tout est amical), me conseilla de lire "Salem" : son meilleur roman de "King".
    J'ai pris note mais je ne l'ai pas écouté, tout simplement parce que King commençait à me gonfler le kiki sévère… enfin "King" ou autre chose, à cette époque tout commençait à tourner autour de ce fameux Kiki, devenu pleureuse de compétition depuis sa première larme, mais là n'est pas le sujet, kiki est pudique donc par respect pour sa vie privée nous en resterons là…
    Bon et puis les années sont passées, j'ai stoppé un peu mes lectures habituelles pour me concentrer plus sérieusement sur un autre style littéraire beaucoup plus imagé (♫et les pages s'en souviennent…♫), ça a duré un moment d'ailleurs ces conneries. quelques romans par ci par là, mais soyons sérieux : Kiki avait des arguments bien plus convaincants.
    Enfin bref, j'ai fini par le lire, mais trop tard. Le roman a pris un coup de vieux, point de vue scénaristique, tout a déjà été dit et répété sur les vampires, donc difficile d'être surpris. par contre je l'ai trouvé foutrement bien écrit : "King" est un auteur de fantastique qui souhaitait faire de la littérature, et parfois ça se voit.
    Donc peu d'action avant la page 300, pas de grand frisson non plus, en même temps je suis rodé depuis "Twilight". Je n'ai jamais vraiment été embarqué : les personnages restent pour ma part bien trop naïfs pour être crédibles : "mais pourquoi ils n'appellent pas des potes, bordel de chiottes, ou l'armée, le FBI je ne sais pas. Pourquoi sont-ils si réticents face à l'évidence : ça se pose des questions et ça "blablatte, ça blablatte" pour essayer de se convaincre, six péquins seuls contre tous :
    Pour l'exemple :
    Bien évidement que la petite dame tout fluette fera l'affaire, certes elle s'inquiète un peu, se pose des questions devant la fenêtre de derrière, au couché du soleil, c'est censé être la maison des vampires quand même, seulement rien ne l'arrête notre "Buffy en herbe", et puis l'ado chétif qui l'accompagne sait de quoi il parle, elle peut compter sur lui pour couvrir son derrière.
    Pour conclure : ce fut une lecture très plaisante avec une histoire sans éclat, à lire avant qu'il ne soit trop tard finalement.
    "King" reste un auteur de talent que j'admire.
    À plus les copains
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 15 septembre 2012

    Luniver
    Salem est le premier livre qui a failli me faire mourir de peur, au sens propre du terme. Un soir d'INSOMNIE, j'ai décidé de lire un peu ce roman en attendant le retour de Morphée (déjà, mauvaise idée, ça ne détend pas du tout). Juste au moment où le premier vampire gratte à la fenêtre de Mark Petrie, un abruti de piaf est venu percuter la mienne. L'ensemble de mes organes ont aussitôt décidé d'aller voir ailleurs s'il n'y avait pas un corps plus habitable dans les parages, et mon sang s'est glacé quelques secondes, histoire de ne pas attirer l'attention. En me recouchant quelques minutes plus tard, bien évidemment, ma peur s'était totalement évanouie. Mais j'ai quand même remonté les couvertures jusqu'à mon front. Parce qu'on ne sait jamais.
    JeruSalem's Lot (Salem pour les intimes) est une petite bourgade du Maine. L'écrivain Ben Mears s'y rend afin d'écrire son prochain livre et d'exorciser ses vieux démons. Il a vécu à Salem étant jeune, et lors d'une cérémonie pour entrer dans une « confrérie », on lui a demandé de ramener un objet de la lugubre maison Marsten House. La vision d'un pendu qui a ouvert les yeux pour le regarder l'a marqué à vie. Ben découvre que Marsten House a été vendue à deux antiquaires, Barlow et Straker. Peu de temps après, un jeune enfant disparaît, et son frère meurt peu de temps après d'une anémie...
    King s'est inspiré de Dracula pour écrire Salem, sans en faire une copie conforme. le end est un peu moins happy, et la religion a une meilleure place dans le récit et est plus travaillée (chez Stoker, elle m'avait semblé un peu naïve). le duel entre le vampire et le prêtre est d'ailleurs une de mes scènes favorites. Un bon roman d'horreur, au rythme soutenu, et qui provoque quelques frissons, même sans l'aide d'un oiseau nocturne !
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 31 janvier 2014

    bilodoh
    L'histoire se passe Salem aux États-Unis. Il ne s'agit pas de Salem au Massachusetts, célèbre pour les procès de sorcières en 1692, mais d'une petite ville du Maine, JeruSalem's Lot.

    Dans ce deuxième roman, au tout début de sa carrière prolifique, Stephen King aborde le thème du travail de l'écrivain. Il met en scène un romancier qui s'installe dans la bourgade isolée pour conjurer ses démons personnels, mais aussi pour écrire enfin un livre qui deviendrait un best-seller. C'est un peu la situation de King au moment où il a composé Salem, puisqu'alors, Carrie n'avait pas encore connu un grand succès. Cela explique peut-être le choix du thème des vampires dans la ville, un classique dans le monde de l'horreur, filon qui n'avait pas été surexploité à l'époque par Anne Rice ou Stephenie Meyer.

    Dans ses œuvres subséquentes, King imaginera plutôt ses propres monstres, mais poursuivra aussi plusieurs pistes amorcées dans Salem :
    - La vie d'écrivain et ses angoisses, des moments quasi autobiographiques, par exemple dans « Histoire de Lisey », « Sac d'os », « La part des ténèbres » ou encore « Misery ».

    - La lutte entre le Bien et le Mal, un Mal qui peut exister en dehors des personnes et s'accumuler dans des lieux, des édifices, thème qu'il poursuivra dans « Shining » entre autres.

    - Les enfants, qui voient les choses différemment, ressentent des terreurs fondamentales, mais qui possèdent aussi des ressources et des forces insoupçonnées, qu'on retrouvera dans « Shining », « Ça » et même dans le plus récent « Dôme »

    - Les sentiments, l'amour et l'amitié, mais surtout la peur, la terreur sous toutes ses déclinaisons, l'angoisse irrationnelle et incontrôlable…

    Un roman des années 70, à redécouvrir pour le talent de narration de King et pour une époque où les vampires n'étaient pas les vedettes de l'histoire, mais simplement l'incarnation du mal…
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    • Livres 4.00/5
    Par pictura, le 09 mai 2012

    pictura
    Ce livre reste mon préféré de tous les King que j'ai lus. Pourquoi ? Je sais pas, peut etre que c'était la magie de l'adolescence lorsque je l'ai lu, les vampires n'avaient pas encore la côte d'aujourdhui. J'ai eu des pointes de frisson en le lisant le soir dans mon lit, aucun bruit autour de moi, juste celui des pages que je tourne jusqu'à ce que le vampire saute sur moi... mais non je le l'avais pas invité à entrer.
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    • Livres 5.00/5
    Par lilyrose87, le 02 avril 2014

    lilyrose87
    Dans la catégorie "Ce livre ne paie pas de mine mais en fait il est génial", je vous présente Salem...
    Avant que vous n'installiez un bûcher pour moi parce que j'ai osé dire qu'un livre de Stephen King ne payait pas de mine, permettez-moi de m'expliquer.
    J'étais si jeune et si pure quand j'ai découvert Stephen King (si vous voulez savoir ce qui a changé, je vous expliquerais en détail dans ma critique de Ca). Donc, évidemment,quand à 13 ans, je découvre Salem, alors que j'avais déjà dévoré les grands classiques du King de l'Horreur (Carrie, Christine, Misery, Shining, Ca...), j'étais un peu perplexe...Une histoire de vampires? Stephen as-tu perdu l'esprit (oui à l'époque, les dents pointues, teint pâle et flots de sang, ce n'était pas mon truc...mais c'était avant ma découverte de Dracula de Coppola, et surtout de mon grand Amour de l'époque, Keanu Reeves....mais ne nous égarons pas mes amis)
    Donc, je commence ma lecture, quelque peu dubitative...Alors, quelques conseils si vous n'avez pas encore lu le livre (ceci s'adresse principalement aux âmes sensibles, qui sont encore jeunes, purs...enfin s'il en reste).
    1) Ne lisez pas Salem dans une maison perdue dans les bois alors que vous êtes tout seul
    2) Evitez de le lire à la tombée de la nuit
    3) Evitez de le lire avant de dormir
    Evidemment, vous pensez bien que j'ai cumulé les trois...le résultat ne s'est pas fait attendre : impossible de dormir sans faire de cauchemar pendant...un mois! Toutes les nuits je rêvais de méchants vampires venant me sucer le sang...à tel point que j'avais pris l'habitude de dormir sous ma couette pour cacher toute partie de mon corps.
    Car Salem est un excellent livre, terrifiant à souhait. Sa force réside dans le fait que les personnages sont tout ce qu'il y a de plus ordinaires (un écrivain hanté par son passé, la jolie campagnarde qui veut partir à New York, le petit garçon solitaire passionné de films d'horreur, le médecin idéaliste, le prêtre alcoolique, le vieux professeur de lettres...Ordinaires je vous dis). Aucun n'a de pouvoirs surnaturels...et voilà que les vampires s'installent à Salem.
    Salem m'a vraiment frappé pour deux raisons ;
    1) On se rend compte finalement que face à l'horreur sans nom, nous sommes impuissants : les habitants savent qu'il se passe quelque chose d'anormal, et ils choisissent de ne rien voir. Ils préfèrent rester dans leur petit train-train quotidien, que d'affronter leurs peurs. Et au bout du compte, nous ferions la même chose.
    2) Les personnages principaux refusent de croire aux vampires. Ce n'est pas comme dans Vampire Diaries où leur présence est automatiquement acceptée ("Je suis un vampire!" "Oh c'est cool, on se fait une bouffe?"). Dans Salem, il se passe un petit moment avant l'acceptation de la présence des vampires.
    Ce déni est d'ailleurs parfaitement caractérisé dans la scène où Susan (notre jolie blonde) va voir le professeur de lettres (Mr Burke je crois) pour lui raconter l'agression de Ben (notre héros écrivain). Susan ne cesse de répéter 'Je ne peux pas y croire"...et pour moi, c'est ce qui fait la force du livre. Arriver à faire croire à l'incroyable. Voilà le tour de force de Stephen King. Sans la présence d'une gamine aux pouvoirs surnaturels, d'une voiture extraordinairement flippante ou d'un hôtel hanté, j'ai eu vraiment très peur.
    Je vous conseille vraiment Salem, pour moi, c'est l'un des meilleurs livres de l'auteur. Il est dans mon top 3 alors si ça, ça ne vous donne pas envie de le lire, je ne sais pas ce qu'il vous faut!
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Critiques presse (1)


  • ComicsMarvel , le 19 août 2014
    Un roman sombre, complètement désenchanté, écrasé par l'indicible présence des forces obscures qui hantent notre monde mais heureusement illuminé, çà et là, par quelques instants sublimes [...].
    Lire la critique sur le site : ComicsMarvel

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Citations et extraits

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  • Par kris334, le 05 juin 2014

    C'est le père et le fils, se disait-on en les voyant.
    Ils traversaient le pays en diagonale, nord-est - sud-ouest, dans une vieille Citroën. Ils ne se hataient pas, faisant halte ici ou là pendant un jour ou une semaine et empruntant de préférence les routes secondaires.
    Partout où ils s'arrêtaient, l'homme achetait un journal du Maine, Le Courrier de Portland, et regardait s'il y trouvait quelques nouvelles d'une petite ville du nom de Jerusalem's Lot. Cela arrivait de temps en temps.
    Un peu avant d'avoir atteint Central Falls, Rhode Island, il écrivit, dans des chambres de motel, le canevas d'un roman et l'expédia à son agent littéraire. Il avait été, il y avait de cela des millions d'années, avant que les ténèbres eussent obscurci sa vie, ce qu'on peut appeler un écrivain à succès. L'agent communiqua le projet à l'éditeur qui avait publié son dernier livre. Celui-ci manifesta un intérêt poli, mais d'argent il ne fut point question.
    - Tout ce qu'ils vous permettent de sortir, c'est "s'il vous plaît" et "merci" dit l'homme à l'enfant.
    Ile le dit sans trop d'amertume et cela ne l'empêcha pas de se mettre à l'ouvrage.
    L'enfant ne parlait pas beaucoup. Son visage gardait une expression douloureuse et son regard était comme assombri par quelque triste paysage intérieur. Dans les restaurants et dans les stations-service où ils faisaient halte, il était poli, mais sans plus. On avait l'impression qu'il ne voulait pas perdre l'homme de vue un instant et que le seul fait de le voir disparaître dans les toilettes le rendait anxieux. L'homme essayait parfois d'évoquer Jerusalem's Lot, mais l'enfant refusait d'en parler et ne jetait jamais un regard sur les journaux que l'homme laissait traîner à dessein sous ses yeux.
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  • Par lecturesdemistigris, le 12 août 2014

    Ce gros pavé de 828 pages s'est comme tous les livres de Stephen King très bien lu. En effet Stephen King a un style fluide qui permet de lire très rapidement ces œuvres. Cette édition de 2009 propose en bonus deux nouvelles inédites sur la ville de Salem ainsi que de nombreux passages coupés.

    J'ai beaucoup apprécié le roman en lui même, les passages se déroulant le jour ne sont pas inquiétants contrairement à ceux se déroulant la nuit. Je dois avouer que certaines nuits je n'étais pas rassurée au moment d'aller me coucher!

    Les deux nouvelles assez courtes sont intéressantes car elles abordent toujours les "mystères" de la ville de Salem, l'une avant les évènements du roman et l'autre après.

    Les scènes coupées m'ont surprise car elles révèlent que le roman avant remaniement présentait des différences notables. Ces passages coupés permettent d'entre-apercevoir le travail de réécriture de l'auteur.

    Je recommande cette lecture a qui veut quelques frissons sans être terrifié pour autant.
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  • Par Luniver, le 14 septembre 2012

    Il voyait bien que Bill avait pour lui une sympathie de jour en jour croissante, mais il le sentait freiné par le tabou inconscient qui affecte tous les pères à l'égard des hommes qui viennent chez eux pour leurs filles et non pas pour eux. Si on se trouve en face d'un interlocuteur sympathique et qu'on a rien à cacher, on s'exprime librement ; on discute des femmes en buvant une bière, on parle politique. Mais, si profonde que soit, potentiellement, la sympathie mutuelle, comment ouvrir son cœur à un homme qui a entre les cuisses l'instrument qui déflorera peut-être votre enfant ? Et même après le mariage, le possible étant devenu réalité, comment lier une vraie amitié avec l'homme qui baise votre fille, nuit après nuit ? Il y avait peut-être une leçon à tirer de tout cela, mais Ben en doutait.
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  • Par LydiaB, le 03 décembre 2010

    A une heure du matin, le 24 septembre, l'infirmière de nuit entra dans la chambre de Danny Glick pour lui donner son médicament. A peine avait-elle passé la porte qu'elle s'arrêta, les sourcils froncés. Le lit était vide.
    Son regard tomba aussitôt sur un petit tas blanc gisant au pied du lit. - Danny ? dit-elle.
    En s'avançant vers lui, elle pensa : 'Il a voulu aller aux toilettes et il n'en a pas eu la force, ça doit être ça.'
    Elle le retourna doucement et sa première pensée, avant qu'elle eut compris qu'il était mort, fut que la vitamine B 12 avait agi : il avait bien meilleure mine que lors de son admission.
    Ce ne fut qu'après qu'elle se rendit compte que les poignets de Danny étaient glacés et que le sang avait cessé de circuler dans ses veines. Il ne lui restait plus qu'à courir au poste des infirmières pour signaler qu'il y avait un décès dans le service.
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  • Par twinkle1, le 08 décembre 2011

    Une tempête de neige dans le Maine... vous savez ce que c'est ?
    Les flocons sont si fins qu'on dirait des grains de sable qui tombent droit du ciel. D'ailleurs, c'est exactement le bruit que ça fait sur la carrosserie. Et vous ne pouvez pas mettre les pleins phares.... le rideau de neige est si épais qu'on n'y voit plus alors à trois pas. En code, on parvient tout juste à éclairer la route sur cinq mètres. Mais la neige, ce n'est rien, quand on y réfléchit. C'est le vent le pire, quand il se met à mugir et tournoyer, et qu'il transforme les flocons en essaims furieux, vibrant de toute la haine et de la douleur du monde. Il y a la mort dans l'oeil d'un blizzard, une mort blanche - et peut-être autre chose encore, au-delà de la mort. C'est un chant lugubre quand on est au lit, bien au chaud chez soi, avec les volets tirés et les portes closes. Mais en voiture, ces mugissements vous glacent le sang. Et pis encore, quand la voiture en question roule droit vers Salem !
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