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> Christiane Thiollier (Traducteur)
> Joan Bernard (Traducteur)

ISBN : 2266029614
Éditeur : Pocket (1989)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 705 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après une histoire d'amour malheureuse, Ben Mears, écrivain à succès, revient dans sa ville natale pour écrire son prochain roman. En passant devant une vieille maison abandonnée, Marsten House, il envisage de s'installer. Mais le vieux manoir vient d'être vendu à un my... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Hugo, le 22 juillet 2013

    Hugo
    Je le lis... je ne lis pas... je le lis... je ne lis pas... je le lis.. je ne lis pas…
    ça faisait pratiquement 20 piges que je me posais cette question pour finalement le lire, c'est bien la peine de se faire chier à se décider, hein les filles.
    Adolescent je ne lisais que du "Stephen King", j'étais persuadé de lire des trucs de grands, comme certainement tous les jeunes lecteurs de ma génération et pour être tout à fait honnête, je ne comprenais pas grand chose, un peu comme chaque adolescent qui se prend pour un adulte.
    Quelques années avant mon premier jet, si on peut appeler ça un jet (♫et mes mains s'en souviennent…♫) une copine plus âgée avec qui j'entretenais une relation amicale (sans jet tout est amical), me conseilla de lire "Salem" : son meilleur roman de "King".
    J'ai pris note mais je ne l'ai pas écouté, tout simplement parce que King commençait à me gonfler le kiki sévère… enfin "King" ou autre chose, à cette époque tout commençait à tourner autour de ce fameux Kiki, devenu pleureuse de compétition depuis sa première larme, mais là n'est pas le sujet, kiki est pudique donc par respect pour sa vie privée nous en resterons là…
    Bon et puis les années sont passées, j'ai stoppé un peu mes lectures habituelles pour me concentrer plus sérieusement sur un autre style littéraire beaucoup plus imagé (♫et les pages s'en souviennent…♫), ça a duré un moment d'ailleurs ces conneries. quelques romans par ci par là, mais soyons sérieux : Kiki avait des arguments bien plus convaincants.
    Enfin bref, j'ai fini par le lire, mais trop tard. Le roman a pris un coup de vieux, point de vue scénaristique, tout a déjà été dit et répété sur les vampires, donc difficile d'être surpris. par contre je l'ai trouvé foutrement bien écrit : "King" est un auteur de fantastique qui souhaitait faire de la littérature, et parfois ça se voit.
    Donc peu d'action avant la page 300, pas de grand frisson non plus, en même temps je suis rodé depuis "Twilight". Je n'ai jamais vraiment été embarqué : les personnages restent pour ma part bien trop naïfs pour être crédibles : "mais pourquoi ils n'appellent pas des potes, bordel de chiottes, ou l'armée, le FBI je ne sais pas. Pourquoi sont-ils si réticents face à l'évidence : ça se pose des questions et ça "blablatte, ça blablatte" pour essayer de se convaincre, six péquins seuls contre tous :
    Pour l'exemple :
    Bien évidement que la petite dame tout fluette fera l'affaire, certes elle s'inquiète un peu, se pose des questions devant la fenêtre de derrière, au couché du soleil, c'est censé être la maison des vampires quand même, seulement rien ne l'arrête notre "Buffy en herbe", et puis l'ado chétif qui l'accompagne sait de quoi il parle, elle peut compter sur lui pour couvrir son derrière.
    Pour conclure : ce fut une lecture très plaisante avec une histoire sans éclat, à lire avant qu'il ne soit trop tard finalement.
    "King" reste un auteur de talent que j'admire.
    À plus les copains
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 15 septembre 2012

    Luniver
    Salem est le premier livre qui a failli me faire mourir de peur, au sens propre du terme. Un soir d'INSOMNIE, j'ai décidé de lire un peu ce roman en attendant le retour de Morphée (déjà, mauvaise idée, ça ne détend pas du tout). Juste au moment où le premier vampire gratte à la fenêtre de Mark Petrie, un abruti de piaf est venu percuter la mienne. L'ensemble de mes organes ont aussitôt décidé d'aller voir ailleurs s'il n'y avait pas un corps plus habitable dans les parages, et mon sang s'est glacé quelques secondes, histoire de ne pas attirer l'attention. En me recouchant quelques minutes plus tard, bien évidemment, ma peur s'était totalement évanouie. Mais j'ai quand même remonté les couvertures jusqu'à mon front. Parce qu'on ne sait jamais.
    JeruSalem's Lot (Salem pour les intimes) est une petite bourgade du Maine. L'écrivain Ben Mears s'y rend afin d'écrire son prochain livre et d'exorciser ses vieux démons. Il a vécu à Salem étant jeune, et lors d'une cérémonie pour entrer dans une « confrérie », on lui a demandé de ramener un objet de la lugubre maison Marsten House. La vision d'un pendu qui a ouvert les yeux pour le regarder l'a marqué à vie. Ben découvre que Marsten House a été vendue à deux antiquaires, Barlow et Straker. Peu de temps après, un jeune enfant disparaît, et son frère meurt peu de temps après d'une anémie...
    King s'est inspiré de Dracula pour écrire Salem, sans en faire une copie conforme. le end est un peu moins happy, et la religion a une meilleure place dans le récit et est plus travaillée (chez Stoker, elle m'avait semblé un peu naïve). le duel entre le vampire et le prêtre est d'ailleurs une de mes scènes favorites. Un bon roman d'horreur, au rythme soutenu, et qui provoque quelques frissons, même sans l'aide d'un oiseau nocturne !
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 31 janvier 2014

    bilodoh
    L'histoire se passe Salem aux États-Unis. Il ne s'agit pas de Salem au Massachusetts, célèbre pour les procès de sorcières en 1692, mais d'une petite ville du Maine, JeruSalem's Lot.

    Dans ce deuxième roman, au tout début de sa carrière prolifique, Stephen King aborde le thème du travail de l'écrivain. Il met en scène un romancier qui s'installe dans la bourgade isolée pour conjurer ses démons personnels, mais aussi pour écrire enfin un livre qui deviendrait un best-seller. C'est un peu la situation de King au moment où il a composé Salem, puisqu'alors, Carrie n'avait pas encore connu un grand succès. Cela explique peut-être le choix du thème des vampires dans la ville, un classique dans le monde de l'horreur, filon qui n'avait pas été surexploité à l'époque par Anne Rice ou Stephenie Meyer.

    Dans ses œuvres subséquentes, King imaginera plutôt ses propres monstres, mais poursuivra aussi plusieurs pistes amorcées dans Salem :
    - La vie d'écrivain et ses angoisses, des moments quasi autobiographiques, par exemple dans « Histoire de Lisey », « Sac d'os », « La part des ténèbres » ou encore « Misery ».

    - La lutte entre le Bien et le Mal, un Mal qui peut exister en dehors des personnes et s'accumuler dans des lieux, des édifices, thème qu'il poursuivra dans « Shining » entre autres.

    - Les enfants, qui voient les choses différemment, ressentent des terreurs fondamentales, mais qui possèdent aussi des ressources et des forces insoupçonnées, qu'on retrouvera dans « Shining », « Ça » et même dans le plus récent « Dôme »

    - Les sentiments, l'amour et l'amitié, mais surtout la peur, la terreur sous toutes ses déclinaisons, l'angoisse irrationnelle et incontrôlable…

    Un roman des années 70, à redécouvrir pour le talent de narration de King et pour une époque où les vampires n'étaient pas les vedettes de l'histoire, mais simplement l'incarnation du mal…
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    • Livres 4.00/5
    Par pictura, le 09 mai 2012

    pictura
    Ce livre reste mon préféré de tous les King que j'ai lus. Pourquoi ? Je sais pas, peut etre que c'était la magie de l'adolescence lorsque je l'ai lu, les vampires n'avaient pas encore la côte d'aujourdhui. J'ai eu des pointes de frisson en le lisant le soir dans mon lit, aucun bruit autour de moi, juste celui des pages que je tourne jusqu'à ce que le vampire saute sur moi... mais non je le l'avais pas invité à entrer.
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    • Livres 5.00/5
    Par xx-Gloomystory-xx, le 21 juillet 2014

    xx-Gloomystory-xx
    J'ai mis du temps à finir ce livre. Je l'ai commencé en lecture commune et je me suis arrêtée durant trois mois après avoir finit la première partie, le livre restait dans ma pile à lire à moitié commencé et j'ai décidé de pas laisser plus de temps entre le début de ma lecture et sa fin pour essayer d'oublier le minimum de choses sur le début de l'histoire. Donc Salem est un des livres les plus célèbres de King et c'est pour cela que j'ai décidé de le lire avant une œuvre moins connue, histoire de me dire que j'ai les "classiques" de cet auteur.
    Dans la première partie de ce livre et c'est la seule que je vais véritablement dévoilée, donc pas de gros spoil, même pas du tout je pense, on ressent rapidement que Salem n'est pas une ville tranquille, comme on peut en trouver partout. On ressens dans notre lecture que quelque chose ne va pas avec cette ville et on ne comprend pas tout de suite ce quelque chose. de la peur, des mystères et des questions flottent autour de nous durant le début de notre lecture. On a donc une volonté de toujours connaître la suite et cela nous permet de bien accepter les différentes longueurs, propre à King et ce qui lui permet de poser de manière généralissime les bases de son histoire. On va donc apprendre que le passé resurgit et cela nous apporte encore plus de questions ! Mais on se rassure à la fin de l'histoire, on a toute nos réponses, heureusement !
    Marsten House est vraiment une bonne représentation du symbole de la maison hantée. Elle est située à l'écart, en haut d'une colline, près d'une forêt. Une mort s'est produite à l'intérieur de ses murs, les habitants n'osent pas l'approcher etc. J'ai trouvé cela vraiment sympathique que King ne modifie pas cette image que l'on a tous, à quelques détails près, des maisons hantés.
    Les habitants sont également étranges. J'ai eu le sentiment que chacun d'entre eux cachent quelque chose. En effet, durant les chapitres intitulés "Salem", on retrouve la vie de plusieurs familles, plusieurs villageois et il se passe des petits aventures, qui toutes assemblées ensemble font avancées l'histoire. C'est également intéressant de voir comment chacun vit, avec ses petites habitudes etc, malgré le fait que cela apporte des longueurs au récit.
    Donc pour conclure ce paragraphe, très long je vous l'accorde, sur la première partie, On trouve peu d'actions, de nombreuses longueurs, de nombreuses questions et un récit assez lent et on attend la suite de l'histoire avec énormément d'attentes ! Donc maintenant le reste de l'histoire. le reste de l'histoire est beaucoup plus mouvementé et cela fait vraiment plaisir ! L'histoire s'enchaine vraiment et les différents mystères sont beaucoup plus présent. On commence à se poser des questions sur certains personnages et leur véritable identités et rôles dans ce récit. L'histoire va carrément prendre une nouvelle tournure.
    Pour la fin de l'histoire, les longueurs vont revenir et je trouve cela dommage, on va quitter un rythme assez rapide et qui a fait que le reste de notre lecture de ce petit pavé est vite partit, va se terminer. Certains personnages, où l'accent est vraiment mis à la fin, m'a fait énormément penser à la communauté de l'anneau présent dans les livres de J.R.R Tolkien et c'est un point que j'ai apprécié !

    Dans mon édition, on trouvait deux petits bonus. le premier était des scènes coupées de l'œuvre de King. Je ne vais pas m'attarder dessus plus que cela, j'ai apprécié le fait de pouvoir les lire. C'est toujours un petit bonus en plus, qui complète bien l'œuvre. le second est la présence de deux nouvelles qui ont pour thème Salem.
    Jerusalem's lot : Il s'agit de la plus grande nouvelle. C'est une vraie histoire d'horreur, malgré sa courte durée elle est bien complète et bien construite, même si j'ai trouvé quelques longueurs, mais cela fait partit du "charme" de Stephen King. le fait que la nouvelle se base sur des lettres, donc une nouvelle épistolaire, change complètement avec l'œuvre précédente et j'ai apprécié le changement d'écriture. Tout cela pour dire que malgré quelques longueurs, King exploite ici une véritable bonne idée pour nous donner une bonne histoire !
    Un dernier pour la route : Elle est donc assez courte, mais cette longueur est pile ce qu'il faut à l'histoire pour être bien développée. On trouve donc moins de longueurs et cela change complètement des récits précédents. L'histoire a lieu quelques années après le récit de Salem et je trouve que cette nouvelle le complète vraiment bien. On y découvre d'autres personnages et l'après Salem et ce qui se dit sur cette ville. de plus, je trouve que la fin de cette nouvelle est tout simplement parfaite !

    Je vais parler de deux personnages en particulier. La première est Susan Norton. Elle a toujours vécut à Salem et connait pratiquement tout de sa ville. J'ai adoré son côté fragile, romantique et ce qu'elle va devenir. le fait qu'elle s'assume enfin, j'ai vraiment été contente qu'elle évolue dans ce sens ! le second est Ben Mears. le retour de l'enfant traumatisé j'ai envie de dire. le fait qu'il soit écrivain fait que certaines personnes ne croient pas vraiment en lui et je trouve cela dommage. Je le vois comme un personnage vraiment intelligent et qui a énormément de choses a apporter à l'histoire.

    Pour conclure, Salem est encore un livre de Stephen King que je rajoute à ma liste de livres lu. Je l'ai vraiment aimé, malgré le temps que j'ai mis à le lire et les longueurs du début. Il aborde certains symboles de manière grandiose et sans les transformer et j'ai aimé cette sorte de fidélité aux classiques. Je conseille vraiment ce tome, même si sa longueur peut, dans un premier temps, faire peur ! Et pour finir cette petite chronique, je vous laisse avec le trailer du film !

    Lien : http://xx-gloomystory-xx.skyrock.com/3213646035-D-autre-part-il-y-a-..
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Citations et extraits

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  • Par tataouine, le 12 juillet 2014

    Cela dura deux secondes... Ce fut rapide, trop peut-être, au point qu’ils se demanderaient, plus tard, et pendant le jour, s’ils n’avaient pas eu une hallucination... mais ce fut en même temps bien assez long pour imprégner leurs esprits de visions de cauchemar qui hanteraient leurs nuits jusqu’à leur dernier souffle

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  • Par kris334, le 05 juin 2014

    C'est le père et le fils, se disait-on en les voyant.
    Ils traversaient le pays en diagonale, nord-est - sud-ouest, dans une vieille Citroën. Ils ne se hataient pas, faisant halte ici ou là pendant un jour ou une semaine et empruntant de préférence les routes secondaires.
    Partout où ils s'arrêtaient, l'homme achetait un journal du Maine, Le Courrier de Portland, et regardait s'il y trouvait quelques nouvelles d'une petite ville du nom de Jerusalem's Lot. Cela arrivait de temps en temps.
    Un peu avant d'avoir atteint Central Falls, Rhode Island, il écrivit, dans des chambres de motel, le canevas d'un roman et l'expédia à son agent littéraire. Il avait été, il y avait de cela des millions d'années, avant que les ténèbres eussent obscurci sa vie, ce qu'on peut appeler un écrivain à succès. L'agent communiqua le projet à l'éditeur qui avait publié son dernier livre. Celui-ci manifesta un intérêt poli, mais d'argent il ne fut point question.
    - Tout ce qu'ils vous permettent de sortir, c'est "s'il vous plaît" et "merci" dit l'homme à l'enfant.
    Ile le dit sans trop d'amertume et cela ne l'empêcha pas de se mettre à l'ouvrage.
    L'enfant ne parlait pas beaucoup. Son visage gardait une expression douloureuse et son regard était comme assombri par quelque triste paysage intérieur. Dans les restaurants et dans les stations-service où ils faisaient halte, il était poli, mais sans plus. On avait l'impression qu'il ne voulait pas perdre l'homme de vue un instant et que le seul fait de le voir disparaître dans les toilettes le rendait anxieux. L'homme essayait parfois d'évoquer Jerusalem's Lot, mais l'enfant refusait d'en parler et ne jetait jamais un regard sur les journaux que l'homme laissait traîner à dessein sous ses yeux.
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  • Par Luniver, le 14 septembre 2012

    Il voyait bien que Bill avait pour lui une sympathie de jour en jour croissante, mais il le sentait freiné par le tabou inconscient qui affecte tous les pères à l'égard des hommes qui viennent chez eux pour leurs filles et non pas pour eux. Si on se trouve en face d'un interlocuteur sympathique et qu'on a rien à cacher, on s'exprime librement ; on discute des femmes en buvant une bière, on parle politique. Mais, si profonde que soit, potentiellement, la sympathie mutuelle, comment ouvrir son cœur à un homme qui a entre les cuisses l'instrument qui déflorera peut-être votre enfant ? Et même après le mariage, le possible étant devenu réalité, comment lier une vraie amitié avec l'homme qui baise votre fille, nuit après nuit ? Il y avait peut-être une leçon à tirer de tout cela, mais Ben en doutait.
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  • Par LydiaB, le 03 décembre 2010

    A une heure du matin, le 24 septembre, l'infirmière de nuit entra dans la chambre de Danny Glick pour lui donner son médicament. A peine avait-elle passé la porte qu'elle s'arrêta, les sourcils froncés. Le lit était vide.
    Son regard tomba aussitôt sur un petit tas blanc gisant au pied du lit. - Danny ? dit-elle.
    En s'avançant vers lui, elle pensa : 'Il a voulu aller aux toilettes et il n'en a pas eu la force, ça doit être ça.'
    Elle le retourna doucement et sa première pensée, avant qu'elle eut compris qu'il était mort, fut que la vitamine B 12 avait agi : il avait bien meilleure mine que lors de son admission.
    Ce ne fut qu'après qu'elle se rendit compte que les poignets de Danny étaient glacés et que le sang avait cessé de circuler dans ses veines. Il ne lui restait plus qu'à courir au poste des infirmières pour signaler qu'il y avait un décès dans le service.
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  • Par Amorina, le 30 octobre 2013

    À 3 heures du matin, le sommeil est profond et la circulation se fait lente, comme si le sang s'épaississait. Ceux qui dorment à cette heure-là sont bénis des dieux, mais malheur à ceux qui veillent. À trois heures du matin, il n'y a pas de milieu entre l'oubli et le désespoir. C'est alors que le monde se montre sans fard et qu'on s'aperçoit qu'il n'est qu'une putain borgne et sans nez. Comme au château de la Mort Rouge d'Edgar Poe, la gaieté n'est plus qu'une façade. L'horreur est chassée par l'ennui et l'amour n'existe qu'en rêve.
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