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François Lasquin (Traducteur)
ISBN : 2253151432
Éditeur : Le Livre de Poche (03/09/2003)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 1784 notes)
Résumé :
La famille Creed (Louis, médecin, sa femme Rachel, leur fille Ellie, le bébé Gage et leur chat, Church) viennent emménager dans la petite ville de Ludlow, dans une grande maison ancienne. Louis fait la connaissance du vieux Jud Crandall, son voisin d'en face, qui lui montre le quartier et particulièrement un petit cimetière aux animaux avec sa pancarte mal orthographiée créé par les enfants de la ville. Un jour, le chat se fait écraser. Creed décide de l'enterrer a... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (164) Voir plus Ajouter une critique
Marple
01 juin 2014
★★★★★
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Ça doit bien faire 15 ou 20 ans que je n'avais rien lu de Stephen King. À l'époque, Carrie avait mis le feu à mon imagination d'adolescente et allumé un incendie de terreur... qui s'etait doucement éteint quand j'étais passé à autre chose après plusieurs de ses livres. Pourquoi ai-je eu envie de remettre le couvert aujourd'hui ? Aux nombreuses critiques enthousiastes lues ici s'est ajoutée une discussion avec une collègue fan du King, un soir de retour de salon, en voiture, par une nuit noire et sous une pluie battante... Rien qu'à l'écouter, j'étais morte de peur, et c'était bon.
J'ai donc lu Simetierre. Précisons tout de suite que je n'ai (presque) pas eu peur. Non pas que l'histoire soit calme et tranquille, bien au contraire la gentille petite famille Creed du début est confrontée progressivement à l'horreur, la mort et la folie. Mais on voit tout venir à l'avance, il n'y a donc pas de ces effroyables effets de surprises ou de ces paniques inattendues qui constituent pour moi le comble de la terreur. Petite déception de fait de ce côté-là.
En revanche, là où je n'ai pas été déçue du tout, c'est dans l'installation de l'ambiance, de l'histoire, des personnages... et de l'angoisse. King réussit à instiller, dans la description de cette famille qu'on envierait presque, de nombreux indices de l'horreur à venir, ainsi que quelques fausses-pistes : les bobos des petits, les légendes des Indiens Micmacs, la vie sexuelle épanouie des parents, le Simetierre des Animaux, l'histoire du Gwand et Tewwible Oz, les vieux voisins étranges, le sommeil et les rêves d'Ellie, les histoires d'infirmerie... Car King a soigné chaque détail, nous obligeant à imaginer sans cesse comment les nouvelles pièces s'emboîtent dans le puzzle des terribles événements qu'on pressent, et nous empêchant par là-même de poser le livre.
Bref, pas de surprise terrifiante dans ce Simetierre pour moi, mais une excellente surprise, celle d'avoir découvert un livre pas comme je l'attendais et de l'avoir beaucoup aimé !
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Livresque78
16 décembre 2013
★★★★★
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Mon préféré, ou en tout cas celui qui m'a le plus fichu la frousse à ce jour.
Tout d'abord la tristesse et la stupéfaction face à la mort ( je n'en dirai pas plus). Puis le chagrin qui fait agir de manière inconsidérée, et pour finir, l'horreur à l'état pur, et c'est là qu'il faut être fort, garder l'esprit clair et faire ce qui doit être fait.
Si vous devez ne lire qu'un roman de Stephen King, je vous conseillerai celui-ci, l'horreur à l'état pure!!
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palamede
02 mars 2017
★★★★★
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Mon deuxième Stephen King commence comme un téléfilm américain. Une petite famille, les Creed, quitte Chicago pour s'installer à Ludlow, une bourgade du Maine. Monsieur est médecin et madame se consacre à ses deux jeunes enfants. À leur arrivée, les nouveaux venus sont accueillis par leurs plus proches voisins, un couple âgé établi depuis toujours dans le village.
C'est lui qui leur fait découvrir leur nouvel environnement et en particulier deux lieux mystérieux : un cimetière d'animaux domestiques à la limite de leur propriété, et au-delà de la forêt qui la borde, des terres sacrées des Indiens Micmacs. Les Creed apprécient beaucoup la sollicitude de ces voisins qui deviennent des amis, mais bientôt ils sont victimes d'un premier événement contrariant suivi d'un autre beaucoup plus épouvantable. Une horreur absolue qui pousse alors Louis, le père de famille, à tenter une expérience où il découvre qu'il y a pire que la mort et que, dans certains cas, celle-ci peut être une délivrance - révélation douloureuse née de sa seule déficience à refuser l'inévitable.
Légendes, croyances magiques, résurrection, Simetierre nous plonge dans une dimension où le raisonnement rationnel n'a pas sa place. Le plus étonnant dans tout cela, c'est que King nous rend presque normaux des événements qui relèvent du surnaturel. Chapeau bas mister King ! Cette incursion dans le paranormal horrifique relève du grand art, d'autant qu'elle inclut une réflexion pleine de finesse sur l'absence et sur la mort.
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LanaC
08 novembre 2016
★★★★★
★★★★★

« Allons y, allez go ! »

Que ça vous prenne aux tripes, que votre estomac se retourne.
Ne faites pas attention à la puanteur,... vous vous y ferez.
Lisez et ne vous arrêtez pas, sous aucun prétexte.

Âme sensible s'abstenir ! Ce roman est bouleversant, effrayant, abominable presque immonde. Non pour ses chimères et êtres surnaturels, non pas pour eux. C'est une question de sentiments liés à la famille. "Que ferais je si…. ", "Aurais je moi aussi…. " Ou se dire avec le coeur "Oh mais pourquoi!" Tout en connaissant la reponse. Car nous aurions agit pareille.
J'ai lu énormément de livres, et c'est le premier à m'avoir réellement fait pleurer. Je tournais les pages avec une angoisse grandissante. J'ai ris, pleuré, je me suis révoltée, indignée. J'étais avec eux. C'est l'impression qu'on garde. Ce bouquin est un panier d'émotions. Un bijou d'écriture, au comble du cauchemar de tous parents .
Non.
Oh non...
NON!
Cohérence parfaite, écriture claire, personnages des plus attachants et travaillés avec un soin particulier. On s'identifie à eux. On les aimes. King ne s'est pas raté, ….
Alors…
Allez-y, allez go !
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fredho
23 novembre 2013
★★★★★
★★★★★
Dans les terres sacrées des indiens se trouve un cimetière qui a le pouvoir de ressusciter ce que l'on y enterre.
Louis, jeune médecin, vient s'installer dans une petite maison avec sa femme Rachel et ses deux enfants Ellie et Gage à quelques kilomètres de ce lieu maléfique.
A la perte accidentelle de son fils Gage, Louis va alimenter le pouvoir de ce cimetière, ce dernier va se nourrir de la douleur du père, dévorer sa raison pour le plonger dans les abîmes de la folie.
Le refus d'accepter l'inévitable, la perte d'un enfant et l'excès de douleur vont suffire à rendre vulnérable cet homme et ainsi le tenter à ressusciter son fils.
Mais le passage dans les ténèbres rendra-t-il Gage tel qu'il était parmi les vivants ?
Ne vaut-il pas mieux parfois laisser les morts en paix ?
Stephen King nous embarque dans une histoire cauchemardesque, une histoire surnaturelle mais il explore également nos propres démons, le refus d'accepter l'inacceptable, la perte d'un être cher, le désespoir. Plus qu'un livre d'horreur, un livre qui nous démontre que la douleur peut parfois prendre le dessus sur la raison !
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Citations & extraits (99) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver21 novembre 2011
- Je peux vous poser encore une dernière question ? demanda Louis
- Allez-y, dit Jud.
- Est-ce qu'on a jamais enterré un être humain là-haut ?
Jud sursauta avec tant de violence que son coude heurta le bord de la table et que les bouteilles de bière vides s'écroulèrent comme une rangée de quilles. Deux d'entre elles roulèrent au sol, et l'une des deux se brisa.
- Miséricorde ! s'écria-t-il. Qu'allez-vous chercher là, Louis ? Non ! Qui c'est qui s'en irait faire une horreur pareille ! Comment pouvez-vous seulement me poser la question ?
- Simple curiosité, dit Louis, mal à l'aise.
- Eh bien, il a des choses au sujet desquelles la curiosité est toujours malvenue, répliqua Jud.
Pour la première fois depuis qu'il le connaissait, Louis Creed lui trouva l'air vieux et décrépit, lui trouva l'air d'un homme qui sait que le bord de la tombe n'est plus qu'à quelques pas.
Un peu plus tard, chez lui, il réalisa que dans cet instant-là l'expression égarée de Jud avait trahi plus que ça.
Il avait eu l'air, aussi, d'un homme qui sait qu'il est en train de mentir.
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PATACIDEPATACIDE30 avril 2015
Après cela, il n’y avait plus rien de lisible le long de deux cercles entiers, mais ensuite, alors qu’il était encore à bonne distance du centre, Louis découvrit une plaque de grès sur laquelle on avait maladroitement gravé une phrase qui disait : « HANNAH, LA MEILLEURE CHIENNE DE TOUS LES TEMPS, 1929-1939 ».
Bien sûr, le grès est une roche relativement tendre (en conséquence de quoi il ne subsistait d’ailleurs de l’inscription qu’un squelette), mais Louis n’en avait pas moins de mal à s’imaginer les trésors de patience qu’il avait fallu à un malheureux gamin pour tracer ces quelques mots dans la pierre. La charge d’amour et de désespoir que cela représentait lui paraissait immense ; c’était un monument comme aucun adulte n’en élèverait jamais à ses propres parents, ni même à un enfant mort en bas âge.
[...]
— Venez avec moi, Louis, dit-il. Je voudrais vous montrer quelque chose.
Ils continuèrent en direction du centre de la spirale et s’arrêtèrent dans la troisième rangée. À cet endroit la circularité était si régulièrement ordonnée qu’on ne pouvait pas croire une seconde que les choses s’étaient arrangées ainsi par le plus grand des hasards, comme les anneaux extérieurs en donnaient trompeusement l’impression. Jud s’était arrêté au-dessus d’une petite plaque d’ardoise qui était tombée à plat sur le sol. Avec des gestes précautionneux, il se mit à genoux et se redressa.
— Jadis, il y avait quelque chose d’écrit là-dessus, dit le vieil homme.
Des mots que j’avais tracés de mes propres mains à la pointe d’un ciseau ; mais l’usure les a effacés. C’est ici que j’ai enterré mon premier chien. Il s’appelait Spot. Il est mort de sa belle mort en 1914, l’année même de la Grande Guerre.
Ainsi donc, ce cimetière enfantin comptait des monuments plus anciens encore que ceux de la plupart des cimetières ordinaires. Louis trouvait cette idée effarante. Il gagna le centre du cercle et examina les stèles qui s’y dressaient. Toutes leurs inscriptions étaient lisibles et pour la plupart elles étaient à demi enfouies dans le sol. Il en redressa une que l’herbe avait presque entièrement recouverte ; elle se décolla de la terre humide avec un petit grincement de protestation ; des cloportes aveugles grouillaient sur le bois pourri de la plaque funéraire. Louis frissonna légèrement. « Cette nécropole pour animaux ne m’enchante pas tant que ça, après tout », se dit-il.
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Gwen21Gwen2130 juin 2015
Dès qu"il eut franchi les limites du campus, il se trouva pris brusquement au milieu d'un vaste tohu-bohu de voitures, de bicyclettes et de coureurs à pied. Deux joggers surgirent soudain à l'angle d'une allée, l'obligeant à stopper net. Il donna un coup de freins si brutal que sa tête aurait heurté le pare-brise sans la ceinture de sécurité qui le retenait à l'épaule. Il klaxonna furieusement ; il avait toujours été exaspéré par cette habitude qu'ont les joggers (tout comme les cyclistes d'ailleurs) d'affecter de décliner toute espèce de responsabilité à partir du moment où ils sont lancés. Après tout, ils font de l'exercice, EUX.
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fredhofredho15 novembre 2013
Louis serra Ellie sur son cœur et continua de la bercer. Il savait, sans avoir aucun moyen d'en être sûr, ce qui la faisait pleurer ainsi: c'était le caractère irréductible de la mort, qui ne se laisse fléchir par aucun argument, pas même par les larmes d'une fillette, et qui est si cruellement imprévisible; et c'était aussi cette prodigieuse et funeste faculté qu'ont tous les humains de tirer de purs symboles des conclusions pratiques qui sont quelque fois belles et nobles et d'autres fois d'une noirceur terrifiante.
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YukoYuko04 décembre 2013
On a probablement tort de penser qu'il peut y avoir une limite à l'horreur que peut éprouver l'esprit humain. Au contraire, il semble qu'à mesure que l'on s'enfonce plus profondément dans les ténèbres de l'épouvante, une espèce d'effet exponentiel entre en jeu. Pour aussi déplaisant qu'il soit de le constater, l'expérience humaine tendrait plutôt à valider l'idée suivant laquelle l'horreur suscite l'horreur, une calamité accidentelle engendrant d'autres calamités - parfois voulues celles-là - jusqu'à ce que les ténèbres finissent par tout recouvrir à la façon d'une tache d'encre qui s'étale progressivement sur un buvard.
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