> François Lasquin (Traducteur)

ISBN : 2253151432
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 347 notes) Ajouter à mes livres
La famille Creed (Louis, médecin, sa femme Rachel, leur fille Ellie, le bébé Gage et leur chat, Church) viennent emménager dans la petite ville de Ludlow, dans une grande maison ancienne. Louis fait la connaissance du vieux Jud Crandall, son voisin d'en face, qui lui mo... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Gusseuh, le 30 mars 2010

    Gusseuh
    Dans les dix meilleurs Stephen King, il y a Simetierre, sans aucun doute.
    Sa faute d'orthographe énorme, son ambiance crasseuse et démentielle, son cimetière d'animaux, ses malédictions ancestrales...
    Ou quand un homme et sa famille débarquent dans un vieux quartier résidentiel sympathique et pittoresque, y découvrent un voisinage folklorique et un étrange cimetière dédiés aux animaux domestiques... Les enfants se le sont appropriés, et c'est l'un d'eux qui a construit l'enseigne du lieu, avec ses fautes et tout son amour...
    Le chat de la famille meurt écrasé, et le père décide de l'enterrer. Sauf que le chat revient... Jusqu'au jour où...
    Un bouquin tétanisant, surement le plus horrifique de son auteur (ça reste, à ce jour, le seul livre qui m'ait -RÉELLEMENT- terrifié), qui profite à plein de son écriture cinématographique, à l'imagerie évocatrice et aux symboles simples mais puissants...
    Une œuvre magistrale, qui porte haut l'étendard de la terreur en littérature.
    Du vrai grand Stephen King.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 16 janvier 2011

    Seraphita
    Louis Creed, un jeune médecin, et sa femme Rachel emménagent dans une maison d'une paisible bourgade, Ludlow dans le Maine. Ils sont accompagnés de leurs deux jeunes enfants, Ellie et Gage. Un troisième compagnon partage leur quotidien : Church, leur chat. Un beau jour, Church se fait écraser sur la route très passante en bas de chez eux. Jud, le voisin âgé, emmène Louis enterrer son animal dans une annexe du Simetierre des animaux que les enfants du coin ont aménagé pour y enterrer leurs animaux domestiques favoris. C'est alors que Church revient à la maison… Et le paisible chat a bien changé… Les ennuis ne font que commencer.
    J'ai déjà lu de Stephen King « CARRIE » que j'avais beaucoup aimé et « Misery », un grand classique à découvrir. Je voulais de nouveau frissonner avec le maître incontesté de l'horreur et j'ai été comblée.
    On peut attribuer deux étiquettes principales à cet opus : il se veut fantastique, tout d'abord, jouant sur la corde du surnaturel avec ces créatures qui peuvent ressusciter d'entre les morts. Puis il bascule progressivement vers l'horreur avec une apogée en toute fin. J'ai beaucoup apprécié les moments calmes et heureux (ils existent mais sont rares), les moments d'avant la montée de l'horreur. On navigue alors dans la sphère du normal et du rationnel, mais Stephen King sait introduire habilement quelques pointes de fantastique. La première montée d'horreur intervient au tout début avec la mort brutale d'un étudiant. L'horreur réelle ne surgira ensuite vraiment que vers la fin de l'œuvre. Louis est médecin : c'est donc un être rationnel qui cherche des explications logiques à tous les événements qui se présentent autour de lui. Mais parfois, la raison ne peut suffire à tout expliquer et elle peut vaciller, surtout face à la douleur que représente la perte d'un être cher.
    « Simetierre » est l'histoire du deuil impossible. A partir d'une attendrissante invention enfantine, celle d'un cimetière où les enfants enterrent leurs animaux domestiques préférés, Stephen King invente une histoire d'horreur où les morts peuvent revenir de leur long sommeil pour hanter les vivants. Une histoire de morts-vivants en somme, le premier surgissant dans la vie des Creed étant Church, le sympathique et paisible chat auquel Ellie est très attachée.
    Quelques bémols cependant à la lecture de « Simetierre » : le roman est trop long (près de 500 pages dans la version d'Albin Michel). A mon goût, l'auteur a opéré trop de digressions. Si elles peuvent parfois plaire par leur côté anecdotique, elles rallongent cependant trop le propos. Ensuite, l'écriture est très américaine et n'est pas très recherchée. L'auteur veut surtout créer une atmosphère d'angoisse progressive et faire peur à son lecteur. C'est plutôt réussi, notamment à la fin : j'ai lu les 50 dernières pages avec délectation, me laissant complètement captiver par l'action et l'horreur.
    Un bon livre pour frissonner mais les amateurs d'écriture recherchée passeront leur chemin.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ChristopheM, le 12 décembre 2011

    ChristopheM
    Simetierre (Pet Sematary, 1983)
    1ère Partie :
    Louis Creed, décroche un poste de médecin à l'université du Maine. Ce qui implique un déménagement de Chicago à Ludlow village proche du lieu de travail. Rachel sa femme, ses deux enfants Ellie et Gage et leur chat Church sont du voyage. Ils se lieront d'une amitié sincère et profonde avec leur voisin Jud Crandall et sa femme Norma un couple d'octogénaire.
    Lors d'une randonnée familial avec Jud en tête, la famille eu l'occasion de découvrir le vieux cimetière des animaux. Lieu qui enchante Ellie, éveille la curiosité de Louis et inquiète Rachel.
    C'est ainsi que la perche est lancée à la mort. Ellie refuse de croire que Church pourrait s'écraser, se faire la malle dans l'au-delà. Rachel ne veut plus entendre parler d'un sujet tabou et ce depuis le décès de sa sœur atteinte d'une maladie dégénérative grave à l'adolescence. En bon père de famille, pour rassurer sa fille et calmer Rachel, il décide de séparer Church de son matos de félin afin de le rendre paresseux et éviter qu'il ne termine en charpie sur la route devant leur propriété. Louis marque le point et tout rentre dans l'ordre.
    A son premier jour de travail, Louis se retrouve impuissant face à un étudiant mortellement blessé par une voiture lors de son jogging. Avant de mourir ce garçon, Pascow, lui parle du cimetière et prononce le prénom de Louis. le spectre du jeune gars mettra le doc en garde, dans un prétendu rêve, de ne pas franchir le portail du fond du cimetière.
    Thanksgiving, Church est écrasé par un camion, Rachel et les enfants sont chez ses parents à Chicago. Jud propose à Louis de l'enterrer dans le cimetière des Micmacs qui se trouve au-delà de la barrière interdite du premier cimetière des animaux. le lendemain, le chat ressuscite. Il sera différent, hagard, maladroit, hébété, un mort vivant. Oui un vrai zombie. A son retour Ellie le repoussera à cause de l'odeur pestilentiel qu'il dégage néanmoins la mort passe inaperçue aux yeux de la petite. Norma, victime d'une arthrose aiguë, décède et c'est l'occasion pour Rachel d'exorciser le cauchemar de la maladie de sa sœur, Zelda, qui la hante depuis toujours.
    La 2ème et 3ème Partie:
    Gage rencontre un camion et le choc ne laisse aucune chance au gamin. C'est l'apogée de l'horreur. Louis agit presque indépendamment de sa volonté, il n'a pas le choix car il a un pouvoir absolu en sa possession. « Lazar ! Sort ! »… Pendant qu'il se prépare à exhumer son fils, Ellie fait des cauchemars, prévenue du drame par Pascow en rêve, dans l'avion qui l'emmène pour Chicago avec Rachelle. Louis les a envoyées là-bas, pour rétablir l'ordre des choses et ramener son fils à la vie, pas certains qu'elles tiennent le choc....
    Une lecture captivante. Louis, posé dès le départ, volontaire, réaliste, trouve une explication à chacune des facettes de la mort. La réaction à prendre quand un ami cher ou un animal domestique meurt. Dieux, la mort et sa signification sont des matières qui ne le rebutent pas. C'est le contraire pour Rachel qui en a une phobie et en fait un tabou cadenassé. Ellie est l'entre-deux, celle qui pose les questions et qui ne sait pas où se positionner. Elle est le connecteur, le lien entre la réalité et la phobie quand Louis sombre dans la folie et quand Rachel est désorientée par le départ prématuré de Gage.
    Un opus qui évoque le refrain de l'acceptation de la mort, de la souffrance des autres, de notre boulet qu'il faut tirer une vie durant. Comment réagir pour éviter, limiter sa peine ou celle d'un être affligé. SK Souligne la barrière fine qui existe entre la responsabilité en temps normal et la folie. Qui ne voudrait pas tenter le tout pour le tout s'il avait à sa disposition un don divin de rendre le souffle au trépassé … Qui ne le ferait pas ? Louis qui assurait jusqu'alors croit agir comme tout le monde assurerait dans de telles circonstances injustes. Il ne se voit pas se noyer dans la folie. L'horrible réalité transformée en horreur par un miracle divin qui n'est autre qu'une malédiction. Une histoire dans son ensemble parfaite. On ressent bien l'insistance de l'auteur par rapport à la perdition de Louis qui fait tout pour ne pas perdre pied par son auto critique. Cela n'aura aucun impact sur l'issue de la trame. Rachel devient ce qui l'effrayait le plus au final. L'épilogue pourrait être l'introduction d'un autre roman car la démence ne s'arrête pas. Un bouquin terrible, écrit parfaitement, facile à parcourir, avec des personnages qui permettent de cibler et de comprendre le tableau sous plusieurs angles, ce qui les rend tous utiles. SK y cite au passage un « JeruSalem's Lot » cf. Salem et « l'histoire d'un chien enragé » cf. Cujo… dans le livre, allusion à d'autres cauchemars à lire sans gêne. Un livre complet et plein de suspens qui réussi son rôle d'épouvante...

    Lien : http://lirecrire.over-blog.com/article-challenge-stephen-king-2011-8..
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 17 novembre 2010

    lehane-fan
    Encore un grand cru sorti de l'esprit (qui a dit dérangé ) du Maitre!!
    C'est glauque , malsain a souhait mais tellement jouissif d'accompagner cette famille prete a tout afin de taire la douleur insupportable qu'est la disparition d'un enfant et susciter un nouvel espoir , aussi fou soit-il.
    C'est encore du tout bon m'sieurs dames!!
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 24 novembre 2011

    Luniver
    Simetierre joue sur des sentiments simples, mais universels : la peur de la mort, la douleur du deuil, ...
    Pour autant, ce livre ne m'a pas vraiment fait peur, juste un peu de tension dans les moments-clés : malheureusement pour moi, j'avais trop entendu parler de ce livre avant de l'ouvrir, j'avais donc déjà plus ou moins compris tout ce qu'il allait se passer. Et forcément, quand on connait les rebondissements à l'avance, ça leur enlève beaucoup d'effets...
    Cependant, la lecture a quand même été agréable : les créatures qui apparaissent font froid dans le dos, rien que le nom "Simetierre" est fascinant. J'aurais d'ailleurs préféré que l'action se passe plus souvent dans ces endroits-là que dans la ville. Je trouve que l'univers créé a été un peu sous-exploité par King.
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Citations et extraits

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  • Par Luniver, le 21 novembre 2011

    - Je peux vous poser encore une dernière question ? demanda Louis
    - Allez-y, dit Jud.
    - Est-ce qu'on a jamais enterré un être humain là-haut ?
    Jud sursauta avec tant de violence que son coude heurta le bord de la table et que les bouteilles de bière vides s'écroulèrent comme une rangée de quilles. Deux d'entre elles roulèrent au sol, et l'une des deux se brisa.
    - Miséricorde ! s'écria-t-il. Qu'allez-vous chercher là, Louis ? Non ! Qui c'est qui s'en irait faire une horreur pareille ! Comment pouvez-vous seulement me poser la question ?
    - Simple curiosité, dit Louis, mal à l'aise.
    - Eh bien, il a des choses au sujet desquelles la curiosité est toujours malvenue, répliqua Jud.
    Pour la première fois depuis qu'il le connaissait, Louis Creed lui trouva l'air vieux et décrépit, lui trouva l'air d'un homme qui sait que le bord de la tombe n'est plus qu'à quelques pas.
    Un peu plus tard, chez lui, il réalisa que dans cet instant-là l'expression égarée de Jud avait trahi plus que ça.
    Il avait eu l'air, aussi, d'un homme qui sait qu'il est en train de mentir.
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  • Par Colette, le 08 août 2011

    Mais il est vrai aussi que les journées authentiquement bonnes, bonnes de bout en bout, sont bien exceptionnelles. Dans le meilleur des cas, l'existence d'un individu ordinaire ne doit guère en comporter plus d'une trentaine au total.
    Louis Creed en concluait que Dieu, dans son infinie sagesse, se montrait infiniment moins parcimonieux lorsqu'il s'agissait de prodiguer aux pauvres humains leur ration de plaies et de calamités.
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  • Par Colette, le 08 août 2011

    On a probablement tort de penser qu'il peut y avoir une limite à l'horreur que peut éprouver l'esprit humain. Au contraire, il semble qu'à mesure que l'on s'enfonce plus profondément dans les ténèbres de l'épouvante, une espèce d'effet exponentiel entre en jeu.
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  • Par Colette, le 04 août 2011

    Il adorait son fils, et Gage lui manquait terriblement , mais une conversation avec un enfant de cet âge est aussi éprouvante pour les nerfs que pourrait l'être une partie de cartes avec un fou: vous échafaudez des combinaisons savantes pendant que votre adversaire étale n'importe quoi n'importe comment, et au bout d'un moment vous perdez la tête à votre tour.
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  • Par Momonkey, le 16 mai 2011

    On dirai de la magie, songea Louis en raccrochant et aussitôt, la voix de Jud reprit sa sombre litanie dans sa tête: Je crains qu'il n'atteigne bientôt au summum de sa force...
    Oh! toi la voix, va te faire foutre! rétorqua-t-il grossièrement en lui-même. Ces derniers neu mois, j'ai été forcé d'avaler pas mal de couleuvres, mon cher vieil ami. Mais vous ne me ferez pas croire qu'un lopin de terre hanté peut tripatouiller à distance l'ordinateur d'une compagnie aérienne.
    Pouvoir occulte, je veux bien, mais il y a quand même des limites.
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Stephen King au sujet de la nouvelle comédie musicale, GHOST BROTHERS OF DARKLAND COUNTY, coécrite par Stephen King & John Mellencamp.








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