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> François Lasquin (Traducteur)

ISBN : 2253151432
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 1314 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La famille Creed (Louis, médecin, sa femme Rachel, leur fille Ellie, le bébé Gage et leur chat, Church) viennent emménager dans la petite ville de Ludlow, dans une grande maison ancienne. Louis fait la connaissance du vieux Jud Crandall, son voisin d'en face, qui lui mo... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 01 juin 2014

    Marple
    Ça doit bien faire 15 ou 20 ans que je n'avais rien lu de Stephen King. À l'époque, Carrie avait mis le feu à mon imagination d'adolescente et allumé un incendie de terreur... qui s'etait doucement éteint quand j'étais passé à autre chose après plusieurs de ses livres. Pourquoi ai-je eu envie de remettre le couvert aujourd'hui ? Aux nombreuses critiques enthousiastes lues ici s'est ajoutée une discussion avec une collègue fan du King, un soir de retour de salon, en voiture, par une nuit noire et sous une pluie battante... Rien qu'à l'écouter, j'étais morte de peur, et c'était bon.
    J'ai donc lu Simetierre. Précisons tout de suite que je n'ai (presque) pas eu peur. Non pas que l'histoire soit calme et tranquille, bien au contraire la gentille petite famille Creed du début est confrontée progressivement à l'horreur, la mort et la folie. Mais on voit tout venir à l'avance, il n'y a donc pas de ces effroyables effets de surprises ou de ces paniques inattendues qui constituent pour moi le comble de la terreur. Petite déception de fait de ce côté-là.
    En revanche, là où je n'ai pas été déçue du tout, c'est dans l'installation de l'ambiance, de l'histoire, des personnages... et de l'angoisse. King réussit à instiller, dans la description de cette famille qu'on envierait presque, de nombreux indices de l'horreur à venir, ainsi que quelques fausses-pistes : les bobos des petits, les légendes des Indiens Micmacs, la vie sexuelle épanouie des parents, le Simetierre des Animaux, l'histoire du Gwand et Tewwible Oz, les vieux voisins étranges, le sommeil et les rêves d'Ellie, les histoires d'infirmerie... Car King a soigné chaque détail, nous obligeant à imaginer sans cesse comment les nouvelles pièces s'emboîtent dans le puzzle des terribles événements qu'on pressent, et nous empêchant par là-même de poser le livre.
    Bref, pas de surprise terrifiante dans ce Simetierre pour moi, mais une excellente surprise, celle d'avoir découvert un livre pas comme je l'attendais et de l'avoir beaucoup aimé !
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    • Livres 5.00/5
    Par MissMag, le 16 décembre 2013

    MissMag
    Mon préféré, ou en tout cas celui qui m'a le plus fichu la frousse à ce jour.
    Tout d'abord la tristesse et la stupéfaction face à la mort ( je n'en dirai pas plus). Puis le chagrin qui fait agir de manière inconsidérée, et pour finir, l'horreur à l'état pur, et c'est là qu'il faut être fort, garder l'esprit clair et faire ce qui doit être fait.
    Si vous devez ne lire qu'un roman de Stephen King, je vous conseillerai celui-ci, l'horreur à l'état pure!!
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    • Livres 4.00/5
    Par fredho, le 23 novembre 2013

    fredho
    Dans les terres sacrées des indiens se trouve un cimetière qui a le pouvoir de ressusciter ce que l'on y enterre.
    Louis, jeune médecin, vient s'installer dans une petite maison avec sa femme Rachel et ses deux enfants Ellie et Gage à quelques kilomètres de ce lieu maléfique.
    A la perte accidentelle de son fils Gage, Louis va alimenter le pouvoir de ce cimetière, ce dernier va se nourrir de la douleur du père, dévorer sa raison pour le plonger dans les abîmes de la folie.
    Le refus d'accepter l'inévitable, la perte d'un enfant et l'excès de douleur vont suffire à rendre vulnérable cet homme et ainsi le tenter à ressusciter son fils.
    Mais le passage dans les ténèbres rendra-t-il Gage tel qu'il était parmi les vivants ?
    Ne vaut-il pas mieux parfois laisser les morts en paix ?
    Stephen King nous embarque dans une histoire cauchemardesque, une histoire surnaturelle mais il explore également nos propres démons, le refus d'accepter l'inacceptable, la perte d'un être cher, le désespoir. Plus qu'un livre d'horreur, un livre qui nous démontre que la douleur peut parfois prendre le dessus sur la raison !
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 18 novembre 2014

    LiliGalipette
    Louis Creed, son épouse Rachel et leurs enfants Ellie et Gage emménagent à Ludlow, dans le Maine. La maison craque un peu, mais elle est grande et le voisinage est charmant : un grand jardine t des bois tout autour, des voisins sympathiques. Mais il y a aussi cette route sur laquelle les camions passent à vive allure sans se soucier des riverains. Pas loin, il y a également un vieux cimetière dans lequel les gamins du coin ont pris l'habitude d'enterrer leurs amis à quatre pattes. « Un gosse dont la petite bête familière se fait écraser sur la route, ça n'oublie plus. » (p. 28) Et de l'autre côté du cimetière pour animaux se trouve une nécropole indienne : il y a des siècles déjà, les Micmacs prêtaient à cette terre isolée un étrange pouvoir. « Cet endroit… aussitôt que vous y avez mis les pieds, il prend possession de vous… et vous vous inventez les intentions les plus louables du monde afin d'avoir un prétexte pour y retourner. » (p. 229) Alors, quand le chat de la famille Creed se fait percuter par un camion, Louis est prêt à tout pour épargner du chagrin à sa petite fille. Mais à quoi serait-il prêt si l'un des siens devait disparaître ? Au pire, sans aucun doute.
    Parfaitement glaçant ! Stephen King fait d'abord monter l'émotion en évoquant chats, chiens, lapins et autres bestioles qui, en mourant, emportent un peu du coeur de leur propriétaire. Impossible de ne pas chouiner un peu en lisant la description du cimetière des animaux. Ah, que ne donnerait-on pas pour voir revenir notre meilleur ami poilu, pour ne pas l'avoir perdu ? Puis voilà que l'auteur braque à 180 degrés : revenir d'entre les morts, ce n'est pas une partie de plaisir, surtout pour ceux qui ne sont jamais partis. Stephen King propose une profonde et touchante réflexion sur la famille, les liens qui la composent et ce que cela suppose de sacrifice pour en maintenir les membres unis et heureux. le tout saupoudré de légendes indiennes qui font froid dans le dos !
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    • Livres 4.00/5
    Par Sando, le 22 juillet 2015

    Sando
    C'est le début d'un nouveau départ pour la famille Creed, qui rêve, en s'installant dans leur nouvelle maison à Ludlow, dans le Maine, d'une vie tranquille et posée. Louis a trouvé un travail a priori sans pression dans une petite infirmerie d'un lycée proche, tandis que Rachel élève leurs deux enfants : Ellie et Gage. le voisinage est charmant et la famille sympathise tout de suite avec Jud et sa femme, un couple âgé vivant de l'autre côté de la route et connaissant la région comme leur poche. Jud ne manque d'ailleurs pas d'histoires et d'anecdotes sur le pays. C'est ainsi qu'il fait découvrir à la petite famille un cimetière pour animaux, installé au bout de leur domaine et établi sur l'ancienne terre des indiens MicMacs… Mais l'ombre du Wendygo, cette créature maléfique dévoreuse d'âmes, plane au-dessus du cimetière… La légende prétend qu'elle peut ressusciter les morts, mais ceux qui s'y sont risqués l'ont chèrement payé… Malheureusement, quand la mort survient, la raison laisse parfois place à la folie et la famille Creed va l'apprendre à ses dépens…

    Je n'avais pas dû lire un Stephen King depuis mes quinze ans et je dois dire que je me suis régalée avec celui-ci ! J'ai retrouvé le doux plaisir du frisson qui monte et de l'angoisse qui vous prend et ne vous lâche plus pour exploser dans un feu d'artifice de l'horreur ! Pourtant, ce n'est pas comme si on ne savait pas à quoi s'attendre… Tout au long du roman, Stephen King dépose des indices pour nous alerter, mais lorsque le pire arrive, il est à peine imaginable tant il surprend par sa violence et sa soudaineté… Tout l'art du « maître de l'horreur » réside dans ce talent à créer des ambiances et à endormir son lecteur pour finalement le tenir éveillé jusqu'au bout de la nuit ! Bref, un pur moment de plaisir quand on aime avoir peur !

    Challenge Variétés : Un livre qui vous fait peur
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Citations et extraits

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  • Par Hekahm, le 21 août 2015

    Les chats sont les bandits du règne animal ; ils vivent - et meurent - comme des outlaws.

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  • Par Luniver, le 21 novembre 2011

    - Je peux vous poser encore une dernière question ? demanda Louis
    - Allez-y, dit Jud.
    - Est-ce qu'on a jamais enterré un être humain là-haut ?
    Jud sursauta avec tant de violence que son coude heurta le bord de la table et que les bouteilles de bière vides s'écroulèrent comme une rangée de quilles. Deux d'entre elles roulèrent au sol, et l'une des deux se brisa.
    - Miséricorde ! s'écria-t-il. Qu'allez-vous chercher là, Louis ? Non ! Qui c'est qui s'en irait faire une horreur pareille ! Comment pouvez-vous seulement me poser la question ?
    - Simple curiosité, dit Louis, mal à l'aise.
    - Eh bien, il a des choses au sujet desquelles la curiosité est toujours malvenue, répliqua Jud.
    Pour la première fois depuis qu'il le connaissait, Louis Creed lui trouva l'air vieux et décrépit, lui trouva l'air d'un homme qui sait que le bord de la tombe n'est plus qu'à quelques pas.
    Un peu plus tard, chez lui, il réalisa que dans cet instant-là l'expression égarée de Jud avait trahi plus que ça.
    Il avait eu l'air, aussi, d'un homme qui sait qu'il est en train de mentir.
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  • Par PATACIDE, le 30 avril 2015

    Après cela, il n’y avait plus rien de lisible le long de deux cercles entiers, mais ensuite, alors qu’il était encore à bonne distance du centre, Louis découvrit une plaque de grès sur laquelle on avait maladroitement gravé une phrase qui disait : « HANNAH, LA MEILLEURE CHIENNE DE TOUS LES TEMPS, 1929-1939 ».
    Bien sûr, le grès est une roche relativement tendre (en conséquence de quoi il ne subsistait d’ailleurs de l’inscription qu’un squelette), mais Louis n’en avait pas moins de mal à s’imaginer les trésors de patience qu’il avait fallu à un malheureux gamin pour tracer ces quelques mots dans la pierre. La charge d’amour et de désespoir que cela représentait lui paraissait immense ; c’était un monument comme aucun adulte n’en élèverait jamais à ses propres parents, ni même à un enfant mort en bas âge.
    [...]
    — Venez avec moi, Louis, dit-il. Je voudrais vous montrer quelque chose.
    Ils continuèrent en direction du centre de la spirale et s’arrêtèrent dans la troisième rangée. À cet endroit la circularité était si régulièrement ordonnée qu’on ne pouvait pas croire une seconde que les choses s’étaient arrangées ainsi par le plus grand des hasards, comme les anneaux extérieurs en donnaient trompeusement l’impression. Jud s’était arrêté au-dessus d’une petite plaque d’ardoise qui était tombée à plat sur le sol. Avec des gestes précautionneux, il se mit à genoux et se redressa.
    — Jadis, il y avait quelque chose d’écrit là-dessus, dit le vieil homme.
    Des mots que j’avais tracés de mes propres mains à la pointe d’un ciseau ; mais l’usure les a effacés. C’est ici que j’ai enterré mon premier chien. Il s’appelait Spot. Il est mort de sa belle mort en 1914, l’année même de la Grande Guerre.
    Ainsi donc, ce cimetière enfantin comptait des monuments plus anciens encore que ceux de la plupart des cimetières ordinaires. Louis trouvait cette idée effarante. Il gagna le centre du cercle et examina les stèles qui s’y dressaient. Toutes leurs inscriptions étaient lisibles et pour la plupart elles étaient à demi enfouies dans le sol. Il en redressa une que l’herbe avait presque entièrement recouverte ; elle se décolla de la terre humide avec un petit grincement de protestation ; des cloportes aveugles grouillaient sur le bois pourri de la plaque funéraire. Louis frissonna légèrement. « Cette nécropole pour animaux ne m’enchante pas tant que ça, après tout », se dit-il.
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  • Par Gwen21, le 30 juin 2015

    Dès qu"il eut franchi les limites du campus, il se trouva pris brusquement au milieu d'un vaste tohu-bohu de voitures, de bicyclettes et de coureurs à pied. Deux joggers surgirent soudain à l'angle d'une allée, l'obligeant à stopper net. Il donna un coup de freins si brutal que sa tête aurait heurté le pare-brise sans la ceinture de sécurité qui le retenait à l'épaule. Il klaxonna furieusement ; il avait toujours été exaspéré par cette habitude qu'ont les joggers (tout comme les cyclistes d'ailleurs) d'affecter de décliner toute espèce de responsabilité à partir du moment où ils sont lancés. Après tout, ils font de l'exercice, EUX.
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  • Par fredho, le 15 novembre 2013

    Louis serra Ellie sur son cœur et continua de la bercer. Il savait, sans avoir aucun moyen d'en être sûr, ce qui la faisait pleurer ainsi: c'était le caractère irréductible de la mort, qui ne se laisse fléchir par aucun argument, pas même par les larmes d'une fillette, et qui est si cruellement imprévisible; et c'était aussi cette prodigieuse et funeste faculté qu'ont tous les humains de tirer de purs symboles des conclusions pratiques qui sont quelque fois belles et nobles et d'autres fois d'une noirceur terrifiante.
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