Simetierre (Pet Sematary, 1983)
1ère Partie :
Louis Creed, décroche un poste de médecin à l'université du Maine. Ce qui implique un déménagement de Chicago à Ludlow village proche du lieu de travail. Rachel sa femme, ses deux enfants Ellie et Gage et leur chat Church sont du voyage. Ils se lieront d'une amitié sincère et profonde avec leur voisin Jud Crandall et sa femme Norma un couple d'octogénaire.
Lors d'une randonnée familial avec Jud en tête, la famille eu l'occasion de découvrir le vieux cimetière des animaux. Lieu qui enchante Ellie, éveille la curiosité de Louis et inquiète Rachel.
C'est ainsi que la perche est lancée à la mort. Ellie refuse de croire que Church pourrait s'écraser, se faire la malle dans l'au-delà. Rachel ne veut plus entendre parler d'un sujet tabou et ce depuis le décès de sa sœur atteinte d'une maladie dégénérative grave à l'adolescence. En bon père de famille, pour rassurer sa fille et calmer Rachel, il décide de séparer Church de son matos de félin afin de le rendre paresseux et éviter qu'il ne termine en charpie sur la route devant leur propriété. Louis marque le point et tout rentre dans l'ordre.
A son premier jour de travail, Louis se retrouve impuissant face à un étudiant mortellement blessé par une voiture lors de son jogging. Avant de mourir ce garçon, Pascow, lui parle du cimetière et prononce le prénom de Louis. le spectre du jeune gars mettra le doc en garde, dans un prétendu rêve, de ne pas franchir le portail du fond du cimetière.
Thanksgiving, Church est écrasé par un camion, Rachel et les enfants sont chez ses parents à Chicago. Jud propose à Louis de l'enterrer dans le cimetière des Micmacs qui se trouve au-delà de la barrière interdite du premier cimetière des animaux. le lendemain, le chat ressuscite. Il sera différent, hagard, maladroit, hébété, un mort vivant. Oui un vrai zombie. A son retour Ellie le repoussera à cause de l'odeur pestilentiel qu'il dégage néanmoins la mort passe inaperçue aux yeux de la petite. Norma, victime d'une arthrose aiguë, décède et c'est l'occasion pour Rachel d'exorciser le cauchemar de la maladie de sa sœur, Zelda, qui la hante depuis toujours.
La 2ème et 3ème Partie:
Gage rencontre un camion et le choc ne laisse aucune chance au gamin. C'est l'apogée de l'horreur. Louis agit presque indépendamment de sa volonté, il n'a pas le choix car il a un pouvoir absolu en sa possession. « Lazar ! Sort ! »… Pendant qu'il se prépare à exhumer son fils, Ellie fait des cauchemars, prévenue du drame par Pascow en rêve, dans l'avion qui l'emmène pour Chicago avec Rachelle. Louis les a envoyées là-bas, pour rétablir l'ordre des choses et ramener son fils à la vie, pas certains qu'elles tiennent le choc....
Une lecture captivante. Louis, posé dès le départ, volontaire, réaliste, trouve une explication à chacune des facettes de la mort. La réaction à prendre quand un ami cher ou un animal domestique meurt. Dieux, la mort et sa signification sont des matières qui ne le rebutent pas. C'est le contraire pour Rachel qui en a une phobie et en fait un tabou cadenassé. Ellie est l'entre-deux, celle qui pose les questions et qui ne sait pas où se positionner. Elle est le connecteur, le lien entre la réalité et la phobie quand Louis sombre dans la folie et quand Rachel est désorientée par le départ prématuré de Gage.
Un opus qui évoque le refrain de l'acceptation de la mort, de la souffrance des autres, de notre boulet qu'il faut tirer une vie durant. Comment réagir pour éviter, limiter sa peine ou celle d'un être affligé. SK Souligne la barrière fine qui existe entre la responsabilité en temps normal et la folie. Qui ne voudrait pas tenter le tout pour le tout s'il avait à sa disposition un don divin de rendre le souffle au trépassé … Qui ne le ferait pas ? Louis qui assurait jusqu'alors croit agir comme tout le monde assurerait dans de telles circonstances injustes. Il ne se voit pas se noyer dans la folie. L'horrible réalité transformée en horreur par un miracle divin qui n'est autre qu'une malédiction. Une histoire dans son ensemble parfaite. On ressent bien l'insistance de l'auteur par rapport à la perdition de Louis qui fait tout pour ne pas perdre pied par son auto critique. Cela n'aura aucun impact sur l'issue de la trame. Rachel devient ce qui l'effrayait le plus au final. L'épilogue pourrait être l'introduction d'un autre roman car la démence ne s'arrête pas. Un bouquin terrible, écrit parfaitement, facile à parcourir, avec des personnages qui permettent de cibler et de comprendre le tableau sous plusieurs angles, ce qui les rend tous utiles. SK y cite au passage un « Jeru
Salem's Lot » cf.
Salem et « l'histoire d'un chien enragé » cf.
Cujo… dans le livre, allusion à d'autres cauchemars à lire sans gêne. Un livre complet et plein de suspens qui réussi son rôle d'épouvante...
Lien : http://lirecrire.over-blog.com/article-challenge-stephen-king-2011-8..