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Jean-Luc Fromental (Éditeur scientifique)
ISBN : 284205332X
Éditeur : 1001 Nuits (1998)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Tu seras un homme mon fils, l'un des plus, célèbres poèmes de la littérature, est enfin réédité. Ce poème qui magnifie l'enfance et exalte l'autonomie et la droiture est suivi des lettre qu'échangèrent Kipling et son fils John alors que ce dernier était au front en 1915. Il y trouva la mort quelques semaines avant ses dix-huit ans. L'ensemble exprime avec une grande émotion les espoirs, l'inquiétude et finalement l'impuissance d'un père vis-à-vis de son fils.
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
anne-7
anne-727 avril 2014
  • Livres 4.00/5
Tout commence par un poème comme une ode à son fils, ensuite le livre se poursuit avec les lettres écrites à son fils pendant la Première Guerre Mondiale. John ( son fils) mourra quelques semaines avant ses 18 ans, alors que son bataillon venait de monter au front, son corps ne sera retrouvé. A travers ces lettres, on sent tout l'espoir, toute l'inquiétude d'un père, toute l'émotion, toute l'attente.
Challenge 15 Nobels: 4/15
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Hindy
Hindy16 décembre 2010
  • Livres 5.00/5
magnifique poème d'un père à son fils.
Intemporel, universel, indispensable
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gizzmoo
gizzmoo10 janvier 2011
  • Livres 5.00/5
Fan de Kipling je ne peux qu'aimer
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jack11
jack1104 juin 2013
  • Livres 5.00/5
plus qu'un poème...Une règle de vie.
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LaMoun
LaMoun06 juin 2013
  • Livres 4.00/5
MORALISTE ET VERTUEUX MAIS MERVEILLEUX
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
PhilippeMauricePhilippeMaurice29 octobre 2012
Au fil des lettres, apparaît une rivalité entre le père [Rudyard Kipling] et le fils [John], qui n'est nullement le fait de ce dernier. Comme si Rudyard voulait être à la place de John, comme s'il lui enviait cette vie "à laquelle on prend goût" (lettre du 22 août). Le monstre sacré quinquagénaire ne ménage pas ses efforts pour garder l'ascendant sur l'officier de dix-huit ans. La tournée des positions à laquelle il se livre en tant que journaliste alors que John vient de prendre ses quartiers à quelques kilomètres de la ligne de front, les exploits automobiles qui en découlent, son récit enjoué des bons tours que se jouent les vieux généraux des camps adverses (lettre du 25 août), sa visite ratée à Joffre, ses coquetteries d’homme célèbre (« Tous semblent me connaître… »), ses conseils absurdes en matière de protection des tranchées (le grillage à lapins) que John balaye d’un revers de plume, comme il douche l’enthousiasme paternel devant la qualité des positions françaises (« On ne t’a laissé voir que des tranchées-témoin… »), son inconsciente fatuité (« Informe ton commandant de ce que je t’ai écrit ») sont autant d’indices d’un décalage pathétique, qui en dit long sur la cécité d’une génération qui a voulu et mené ce conflit. Kipling, comme nombre de ses contemporains, n’a pas vu qu’on n’était plus au temps des glorieuses charges de Lanciers, que cette guerre serait sale, massive, anonyme.

Ce qui, bien sûr, ne retire rien aux trésors d’humour et de tendresse qu’il déploie pour tenir haut le pavillon de son combattant. La plume du maître est toujours aussi vive à brosser un tableau piquant, à esquisser un portrait en peu de mots. En face, on sent naître la peur et l'affolement, cachés derrière des anecdotes brutales (la truie et le sac de rations) ou des requêtes de plus en plus pressantes et enfantines pour des produits domestiques, savon à barbe, pantoufles, chocolat.

Dans sa dernière lettre, datée du 25 septembre 1915, John annonce avec une fierté puérile que son bataillon va prendre part à l’offensive décisive qui doit mettre fin aux hostilités. Il s’agit de la bataille de Loos, qui durera quelques jours, ne changera rien au cours de la guerre et coûtera la vie à vingt mille soldats anglais. Le 27, la division de John monte au feu. Cinq jours plus tard, un télégramme du War Office arrive à Bateman’s. Le lieutenant John Kipling est porté disparu au combat. Son corps ne sera jamais retrouvé.

[Extrait de la postface de Jean-Luc Fromental]
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GabySenseiGabySensei11 juillet 2011
Si tu sais rester calme alors qu'autour de toi chacun s'affole et t'accuse d'en être la cause, quand l'on doute de toi, si tu crois en toi-même et reste indulgent pour le doute d'autrui; et si tu sais attendre et n'en pas être las et ne jamais mentir devant la calomnie et ne point répondre à la haine par la haine sans avoir l'air trop juste ou trop parler en sage;

Et si tu sais rêver, sans t'asservir aux rêves et si tu sais penser, sans en faire ta fin; si tu sais, affrontant et désastre et triomphe, réserver même accueil à ces deux imposteurs; si tu sais voir la vérité que tu as dite, par des drôles faussée pour tendre un piège aux sots, ou bien, voyant détruit ce pour quoi tu as vécu, le rebâtir, penché sur tes outils usés;

Si tu sais rassembler tes gains en un seul tas et risquer en un seul coup de pile et de face, et, perdant repartir de tes commencements et ne jamais souffler un mot de cette perte;

Si tu sais obliger ton cœur, tes nerfs, ta force à te servir longtemps après qu'ils ne sont plus; et tenir bon quand tu ne sens plus rien en toi, sinon la volonté qui leur dit: "Tenez ferme";

Si tu sais plaire au peuple en gardant ta vertu, si tu sais rester peuple en fréquentant les rois, si ne peut t'offenser ni l'ami ni l'ennemi; et que tu fasse cas, mais pas trop, de tout homme;

Enfin si tu remplis la minute implacable de chemin parcouru pour six fois dix secondes, à toi sera la terre et tout ce qui s'y trouve, qui mieux est, tu seras un homme, ô mon enfant.
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LaMounLaMoun06 juin 2013
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
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gouelangouelan26 mai 2014
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie,
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties,
Sans un geste et sans un soupir,

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre,

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles,
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d'un mot,

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi,

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n'être qu'un penseur,

Si tu sais être dur sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant,

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite,
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Lorsque tous les autres les perdront,

Alors les rois, les dieux, la chance et la victoire,
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et ce qui vaut bien mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.
+ Lire la suite
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PhilippeMauricePhilippeMaurice28 octobre 2012
S'ils veulent savoir pourquoi nous avons péri
Dites-leur : c'est parce que nos pères nous ont menti.

[Une des "Epitaphes de la Guerre", intitulée "La Prière commune", écrite par Rudyard Kipling. Extrait de la postface de Jean-Luc Fromental.]
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Videos de Rudyard Kipling (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rudyard Kipling
Le livre de la jungle : on a comparé le film au dessin animé .Comment Walt Disney est passé du dessin animé qui date de 1967, au film d'animation en 2016 ? Si l'histoire inspirée du roman de Rudyard Kipling est la même, l'adaptation est plus noir et plus réaliste, destiné à un public un tout petit peu plus âgé (à partir de 8 ans). Tout a été tourné sur fond vert, avec des images de synthèse et un seul acteur : Neel Sethi, le petit garçon.
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