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> Jean-Luc Fromental (Éditeur scientifique)

ISBN : 284205332X
Éditeur : 1001 Nuits (1998)


Note moyenne : 4.35/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Tu seras un homme mon fils, l'un des plus, célèbres poèmes de la littérature, est enfin réédité. Ce poème qui magnifie l'enfance et exalte l'autonomie et la droiture est suivi des lettre qu'échangèrent Kipling et son fils John alors que ce dernier était au front en 1915... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 15 juillet 2013

    Aline1102
    Grosse déception en ce qui concerne la traduction du célèbre poème de Kipling "Tu seras un homme mon fils". Dans l'éditions Mille et une nuits, le texte est disponible en bilingue (anglais sur la page de gauche - français sur la page de droite) et, honnêtement, certains passages de la traduction n'ont rien à voir avec l'original. D'accord, les rimes sont respectées en français, mais ne valait-il pas mieux conserver le sens plutôt que le son ? La question mérite d'être posé...
    La seconde partie de ce petit ouvrage (à peine 95 pages, il se lit en quelques heures) se compose d'une sélection de lettres échangées entre Rudyard et John Kipling en 1915, alors que John, le fils du célèbre écrivain, venait de rejoindre le bataillon des Irish Guards. John sera porté disparu en France et son corps ne sera jamais retrouvé. Il n'avait que 18 ans.
    Les lettres de Kipling à son fils débordent de fierté. On sent bien que le père admire son jeune fils qui part à la guerre alors qu'il est encore si jeune. Kipling donne des conseils à John, lui raconte des anecdotes lorsque lui-même se trouve également en France, comme reporter de guerre. Les deux hommes échangent donc une correspondance très complice ; on comprend bien vite que Kipling était très proche de ses deux enfants, John et Elsie.
    Les lettres de John sont plus "jeunes" que celles de son père. Normal, me direz-vous, tout le monde n'a pas la plume de Rudyard, et le fait de porter le même patronyme n'a apparemment pas d'incidence sur le talent de narrateur. Non pas que les lettres de John sont désagréables à lire, mais les premières missives semblent très puériles. John y parle de la préparation de son bataillon et on a l'impression de lire les lettres d'un scout racontant son camp à ses parents. le jeune homme ne semble pas se rendre compte de l'importance et du danger de la guerre à laquelle il va participer et même s'il se fait remarquer pour l'excellence de son service, John donne d'abord l'impression de bien s'amuser.
    Petit à petit, les lettres changent de ton. Une fois arrivé en France, John constate apparemment les ravages de la guerre. Il demande à ses parents, de façon parfois pressante, de lui envoyer du matériel supplémentaire, des denrées alimentaires, divers articles vestimentaires... Sa façon d'écrire se fait plus "sèche" et n'hésite pas, de temps à autre, à critiquer les conseils que lui donne son père.
    Les dernières missives sont particulièrement émouvantes lorsque l'on connaît le destin de John. Dans l'une de celles-ci, le jeune homme demande à ses parents de lui envoyer une plaque d'identification portant son nom. Il a perdu la sienne. Peut-être est-ce en partie à cause de cela que le corps de John n'a jamais été retrouvé.
    La dernière lettre est celle où John explique l'importance de la manœuvre à venir. D'après lui, avec cette offensive, son bataillon pourrait bien changer la donne et mettre fin à la guerre... Enthousiaste, mais plus lucide qu'au début de sa formation, John paraît aussi angoissé.
    Ce court ouvrage était une très belle découverte. La plume de Kipling m'a séduite par sa vivacité et par la facilité avec laquelle l'écrivain "croquait" certains de ses contemporains en quelques mots. le destin de son jeune fils, par contre, m'a beaucoup émue.
    Challenge 15 Nobel : 5/15
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    • Livres 4.00/5
    Par anne-7, le 27 avril 2014

    anne-7
    Tout commence par un poème comme une ode à son fils, ensuite le livre se poursuit avec les lettres écrites à son fils pendant la Première Guerre Mondiale. John ( son fils) mourra quelques semaines avant ses 18 ans, alors que son bataillon venait de monter au front, son corps ne sera retrouvé. A travers ces lettres, on sent tout l'espoir, toute l'inquiétude d'un père, toute l'émotion, toute l'attente.
    Challenge 15 Nobels: 4/15
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    • Livres 5.00/5
    Par Hindy, le 16 décembre 2010

    Hindy
    magnifique poème d'un père à son fils.
    Intemporel, universel, indispensable

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    • Livres 5.00/5
    Par gizzmoo, le 10 janvier 2011

    gizzmoo
    Fan de Kipling je ne peux qu'aimer

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    • Livres 5.00/5
    Par jack11, le 04 juin 2013

    jack11
    plus qu'un poème...Une règle de vie.

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Citations et extraits

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  • Par PhilippeMaurice, le 29 octobre 2012

    Au fil des lettres, apparaît une rivalité entre le père [Rudyard Kipling] et le fils [John], qui n'est nullement le fait de ce dernier. Comme si Rudyard voulait être à la place de John, comme s'il lui enviait cette vie "à laquelle on prend goût" (lettre du 22 août). Le monstre sacré quinquagénaire ne ménage pas ses efforts pour garder l'ascendant sur l'officier de dix-huit ans. La tournée des positions à laquelle il se livre en tant que journaliste alors que John vient de prendre ses quartiers à quelques kilomètres de la ligne de front, les exploits automobiles qui en découlent, son récit enjoué des bons tours que se jouent les vieux généraux des camps adverses (lettre du 25 août), sa visite ratée à Joffre, ses coquetteries d’homme célèbre (« Tous semblent me connaître… »), ses conseils absurdes en matière de protection des tranchées (le grillage à lapins) que John balaye d’un revers de plume, comme il douche l’enthousiasme paternel devant la qualité des positions françaises (« On ne t’a laissé voir que des tranchées-témoin… »), son inconsciente fatuité (« Informe ton commandant de ce que je t’ai écrit ») sont autant d’indices d’un décalage pathétique, qui en dit long sur la cécité d’une génération qui a voulu et mené ce conflit. Kipling, comme nombre de ses contemporains, n’a pas vu qu’on n’était plus au temps des glorieuses charges de Lanciers, que cette guerre serait sale, massive, anonyme.

    Ce qui, bien sûr, ne retire rien aux trésors d’humour et de tendresse qu’il déploie pour tenir haut le pavillon de son combattant. La plume du maître est toujours aussi vive à brosser un tableau piquant, à esquisser un portrait en peu de mots. En face, on sent naître la peur et l'affolement, cachés derrière des anecdotes brutales (la truie et le sac de rations) ou des requêtes de plus en plus pressantes et enfantines pour des produits domestiques, savon à barbe, pantoufles, chocolat.

    Dans sa dernière lettre, datée du 25 septembre 1915, John annonce avec une fierté puérile que son bataillon va prendre part à l’offensive décisive qui doit mettre fin aux hostilités. Il s’agit de la bataille de Loos, qui durera quelques jours, ne changera rien au cours de la guerre et coûtera la vie à vingt mille soldats anglais. Le 27, la division de John monte au feu. Cinq jours plus tard, un télégramme du War Office arrive à Bateman’s. Le lieutenant John Kipling est porté disparu au combat. Son corps ne sera jamais retrouvé.

    [Extrait de la postface de Jean-Luc Fromental]
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  • Par GabySensei, le 11 juillet 2011

    Si tu sais rester calme alors qu'autour de toi chacun s'affole et t'accuse d'en être la cause, quand l'on doute de toi, si tu crois en toi-même et reste indulgent pour le doute d'autrui; et si tu sais attendre et n'en pas être las et ne jamais mentir devant la calomnie et ne point répondre à la haine par la haine sans avoir l'air trop juste ou trop parler en sage;

    Et si tu sais rêver, sans t'asservir aux rêves et si tu sais penser, sans en faire ta fin; si tu sais, affrontant et désastre et triomphe, réserver même accueil à ces deux imposteurs; si tu sais voir la vérité que tu as dite, par des drôles faussée pour tendre un piège aux sots, ou bien, voyant détruit ce pour quoi tu as vécu, le rebâtir, penché sur tes outils usés;

    Si tu sais rassembler tes gains en un seul tas et risquer en un seul coup de pile et de face, et, perdant repartir de tes commencements et ne jamais souffler un mot de cette perte;

    Si tu sais obliger ton cœur, tes nerfs, ta force à te servir longtemps après qu'ils ne sont plus; et tenir bon quand tu ne sens plus rien en toi, sinon la volonté qui leur dit: "Tenez ferme";

    Si tu sais plaire au peuple en gardant ta vertu, si tu sais rester peuple en fréquentant les rois, si ne peut t'offenser ni l'ami ni l'ennemi; et que tu fasse cas, mais pas trop, de tout homme;

    Enfin si tu remplis la minute implacable de chemin parcouru pour six fois dix secondes, à toi sera la terre et tout ce qui s'y trouve, qui mieux est, tu seras un homme, ô mon enfant.
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  • Par gouelan, le 26 mai 2014

    Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie,
    Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
    Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties,
    Sans un geste et sans un soupir,

    Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
    Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
    Et te sentant haï sans haïr à ton tour,
    Pourtant lutter et te défendre,

    Si tu peux supporter d'entendre tes paroles,
    Travesties par des gueux pour exciter des sots,
    Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
    Sans mentir toi-même d'un mot,

    Si tu peux rester digne en étant populaire,
    Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
    Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
    Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi,

    Si tu sais méditer, observer et connaître,
    Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
    Rêver sans laisser ton rêve être ton maître,
    Penser, sans n'être qu'un penseur,

    Si tu sais être dur sans jamais être en rage,
    Si tu sais être brave et jamais imprudent,
    Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
    Sans être moral ni pédant,

    Si tu peux rencontrer triomphe après défaite,
    Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
    Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
    Lorsque tous les autres les perdront,

    Alors les rois, les dieux, la chance et la victoire,
    Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
    Et ce qui vaut bien mieux que les rois et la gloire,
    Tu seras un homme, mon fils.
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  • Par LaMoun, le 06 juin 2013

    Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
    Si tu peux être brave et jamais imprudent,
    Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
    Sans être moral ni pédant ;

    Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
    Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
    Si tu peux conserver ton courage et ta tête
    Quand tous les autres les perdront,

    Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
    Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
    Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
    Tu seras un homme, mon fils.
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  • Par PhilippeMaurice, le 28 octobre 2012

    S'ils veulent savoir pourquoi nous avons péri
    Dites-leur : c'est parce que nos pères nous ont menti.

    [Une des "Epitaphes de la Guerre", intitulée "La Prière commune", écrite par Rudyard Kipling. Extrait de la postface de Jean-Luc Fromental.]

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