Takeshi Kitano. le réalisateur de Sonatine, Hana-bi et Kikujiro, raconte son enfance dans le Japon d'après-guerre. Une enfance en gris et rose, aux couleurs que son père, peintre en bâtiment, essayait sur la porte de la maison avant d'en couvrir les murs de ses clients.... > voir plus
Kitano Takeshi, né au Japon en 1947, est certainement davantage connu pour ses films, aussi bien devant que derrière la caméra. Dans ce court livre, publié en Avril de cette année, l'auteur se remémore ses souvenirs d'enfance, dans un Japon différent de celui tel qu'il est aujourd'hui. Il déplore que maintenant, les enfants aient des occupations en abondance, alors qu'à son époque, les anfants s'amusaient d'un même jeu plusieurs mois durant.
Ce livre est découpé en de courts chapitres, chacun illustré par l'auteur. Ces chapitres, qui ressemblent davantage à des chroniques, sont très vivantes et nous plongent dans l'environnement du garçon. Un livre qui (re)donne le sourire !
Takeshi Kitano, nous offre avec ce livre un peu de son enfance, de son intimité, qui pourrait croire le chemin accomplie par cet acteur, réalisateur. Cependant je n'ai pas beaucoup apprécié le style, je suppose qu'il s'agit de se rapprocher le plus possible de la manière de parler des enfants de la rue.
Avant toute chose, sachez que je suis une inculte de base au sujet de Kitano. J'ai vu Zatoichi, mais je ne me suis jamais intéressée à l'homme. Qui aurait cru que ce réalisateur, ce monstre du cinéma nippon venait de là, d'un Japon encore en convalescence, d'une enfance à la Gavroche douce-amère ?
Au début je n’avais aucune idée de ce qu’ils allaient faire. Donc, une fois, je les ai suivis. J’ai vu mon frère, accroupi sous un lampadaire, qui lisait un livre. Et elle, derrière lui, qui dirigeait sur les pages le faisceau de sa fameuse lampe. De temps à autre, il avalait une bouchée de riz. En découvrant la scène, je suis resté sur le cul ! Imagine ma mère à l’éclairer comme ça. Quand j’y repense, je trouve que c’était une famille vraiment démente. Donc, sans bien savoir pourquoi, je me suis dit que moi aussi, je devais me mettre aux études. Je suis rentrée à la maison et j’ai pris un manga au hasard. Et j’ai commencé à lire, comme mon frère.