ISBN : 2844853552
Éditeur : Allia (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
À la suite d’un quiproquo, une jeune femme, la narratrice,
se substitue à une autre prénommée Anna et fait la connaissance, à la terrasse d’un café parisien, de William Stein, artiste photographe à la réputation bien établie. Se sentant mal-aimée depuis son enfan... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 20 mars 2012

    Sharon
    J'ai déjà été très longue avant de l'acquérir : j'ai tourné autour de lui parce qu'avant de connaître son contenu, je trouvais que ce roman était un bel objet. Je me suis finalement laissée tenter, d'autant plus que ce premier roman était bref.
    Ce roman est particulièrement déroutant, grâce à sa narratrice et personnage principal Qui est-elle ? Comment s'appelle-t-elle ? D'où vient-elle ? Nous ne le saurons pas. Elle est une page blanche, une performeuse du quotidien. Elle est Anna, parce qu'un photographe a cru la reconnaître et elle accepte cette identité. Elle est aussi Alice Kahn, sa créature, sa création, qu'elle parvient à faire vivre par les histoires qu'elle a inventées sur cette artiste "hors-norme" (forcément, puisqu'elle n'existe pas) et à endosser ce rôle, de temps en temps, notamment au Musée de la Vie Romantique. Je me suis demandée si elle ne cherchait pas à symboliser la femme soumise, puisqu'elle est exactement ce que les autres attendent d'elle, alors qu'elle est une manipulatrice hors-pair. Elle cache ses failles sous ses comédies du quotidien. Que fuit-elle donc, pour ne pas être capable d'assumer sa véritable identité ?Les bribes qui nous sont dévoilées sont trop minces pour reconstituer son passé - et rien ne prouve qu'elles ne sont pas nées à nouveau de son imagination fertile. Ce roman est aussi une satire assez drôle de l'art contemporain. Certains faits rapportés sont tellement outranciés que le texte est proche de la caricature.
    Cette première oeuvre ne m'a pas laissée indifférente, tant elle m'a forcée à m'interroger sur les procédés utilisés. le style est à la fois précieux et soigné. Pauline Klein est une romancière à suivre.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-alice-kahn-de-pauline..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lencreuse, le 30 août 2010

    Lencreuse
    « Anna ? » interroge William Stein, photographe, qui a, apparemment, rendez-vous avec Anna à la terrasse du Libre-Echange. Une question qui donne l'occasion à la narratrice de s'approprier cette Anna, de se glisser dans ses contours, de vivre pour elle les débuts d'une relation avec William : « Je me donne une heure. Une heure de silences bien choisis, de tromperies minutieuses, à le faire parler, à glaner quelques informations sur moi-même, ou sur Anna, pour entrer dans la peu du personnage. » Petit livre original et drôle de cette rentrée littéraire, Alice Kahn interroge l'identité tout en révélant le talent d'un jeune auteur, Pauline Klein. Elle a créé avec sa narratrice aux multiples facettes, et dont on ne saura finalement jamais la véritable identité, un personnage bien étonnant ! « Je ne travaille que lorsque je trouve une position adéquate pour rentrer dans un poste vacant » annonce-t-elle. Ainsi la jeune femme a-t-elle déjà occupé un poste de journaliste dans un magazine culturel, l'occasion de « créer » une mystérieuse artiste, Alice Kahn. Mais elle-même s'amuse à déposer un peu d'elle dans les musées et les galeries : « Je passe inaperçue mais je dépose des traces de ma présence. Je vis pour ne me souvenir que des moments d'absence. » Un cadre chiné posé dans un musée, des points aux feutres sur des tableaux de Warhol… autant de petits gestes qui traduisent un besoin de se sentir au monde. Parce que le départ d'un père, l'abandon lâche, la narratrice ne s'en est jamais vraiment remise. Alors la petite fille qui n'a « hérité de rien » et passait inaperçue invente sa vie. Ce petit roman enlevé, rythmé, et follement original triture la question de l'identité de manière presque inquiétante car on ne peut s'empêcher de se demander : « les gens sont-ils finalement vraiment ce qu'ils semblent ? ». Ce premier roman livre aussi un regard ironique sur le monde de l'art contemporain et le personnage principal aurait bien pu être inspiré d'artiste telle que Sophie Calle… Ce qui n'est pas pour me déplaire !

    Lien : http://lencreuse.over-blog.com
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  • Par CMazin, le 18 novembre 2010

    CMazin
    Alice Kahn de Pauline Klein
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    Rédigé par Virginie Troussier, le mercredi 17 novembre 2010 à 08h34 - Modifier
    « Je passe inaperçue et je dépose des traces de ma présence. Je vis pour me souvenir des moments d'absence ». L'héroïne rencontre William, à la terrasse d'un café, en pyjama. Elle ne s'attendait pas à rencontrer quelqu'un ; William la confond avec une autre. Il pense qu'elle est Anna. Elle ne dit pas le contraire, et devient cette Anna, dont elle ne sait rien.
    Le livre part du point de départ par excellence : le rien. « Je n'ai pas d'origine ». Tout débute comme une page blanche. Ce sont les mots et les choses extérieures qui la remplissent. Elle décide simplement que ce qui croise son chemin la façonnera. L'héroïne joue à se cacher derrière d'autres noms, d'autres enveloppes. Vit-on dès lors sa vie si nous jouons à imiter la vie ? Pour Anna, il n'y a pas de différence. Il n'y a pas d'un côté l'authenticité, et de l'autre l'imitation, les deux se confondent.

    Lien : http://www.actualitte.com/dossiers/1218-femme-rencontre-paris-artist..
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  • Par keisha, le 19 septembre 2010

    keisha
    William le photographe la prend pour Anna, elle ne dément pas et essaie de s'approprier (ou s'inventer?) l'identité et la vie d'Anna. Elle habite un appartement sans miroirs, peut se regarder dans la vitre des tableaux, dépose des traces de sa présence, ajoutant "des objets qui ne sont pas censés être de l'art, dans des lieux qui sont censés ne contenir que ça, et personne ne s'en rend compte. D'ailleurs les objets prennent de la valeur au même rythme que les vraies œuvres."

    Elle a aussi créé l'artiste Alice Kahn. "Alice Kahn se faufilait partout, là où les choses ne pouvaient plus être décrites." Un art immatériel en quelque sorte.

    Et Anna? "Elle est l'ombre d'une fille que je ne serai jamais". Elle joue le rôle d'Anna, invente, observe.

    Curieux roman, où les termes photographiques (retouche, cadre, image, lumière, ombre, reflet, regard, portrait...) parsèment le texte, où la narratrice innommée garde jusqu'au bout une sorte d'invisibilité, de flou, de mystère et qui égratigne subtilement le monde de l'art contemporain.
    "Il n'est plus l'œuvre de mon traquenard, je vais devenir la sienne."

    A découvrir!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-alice-kahn-56937..
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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 06 septembre 2010

    claracambry
    J'ai aimé ce premier roman de Pauline Klein. Un roman hors cadre, hors norme comme son personnage. Une jeune femme qui a toujours eu l'impression d'être inexistante aux yeux des autres. Comment s'inventer une vie? Elle y réussit en collant des morceaux des autres, des bribes de conversations, des gestes observés. Elle s'invente un père, lui construit une vie.
    Caméléon fondu dans la masse, elle veut juste être reconnue. Avec fantaisie et innocence, elle décline "Alice "dans le monde de l'Art : artiste, photographe reconnue par tous pour ses expositions …
    Mais William va se rendre compte de sa supercherie.
    Une belle écriture, un livre sous forme de bulle, une très jolie parenthèse où rêve et réalité se côtoient.
    Qui n'a jamais souhaité vivre l'existence d'une autre personne l'espace de quelques jours?


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/09/pauline-klein-alice-kahn.html
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Citations et extraits

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  • Par anyuka, le 23 novembre 2010

    Est-ce qu'on peut recoller un rêve avec sa suite là où on l'a arrêté ? Dans mon lit, je fais toujours ça le matin. La cloche qui annonce la fin de la récré sonne et arrête mon rêve. J'attends la suite, elle me manque. Alors je la cherche. Je tourne la tête sur mon oreiller, et je sens le poids du rêve valser de gauche à droite sous mon crâne. Le rêve est lourd.
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  • Par claracambry, le 06 septembre 2010

    "Anna" est un personnage de roman qui file dans mes histoires comme une métaphore à talons. Elle est même pire que ça. Dès que l'occasion se présente, elle prend la forme de tout ce qui n'est pas moi.

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Pauline Klein a publié son premier roman qui s'est particulièrement bien vendu. Chercher un éditeur ne consiste pas selon elle à envoyer un manuscrit tous azimuts.








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