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ISBN : 2742737804
Éditeur : Actes Sud (2002)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 120 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Zéro espace, zéro choix, zéro boulot : tel est, selon Naomi Klein, la société issue de la mondialisation et du règne des marques. Zéro espace, car la ville est envahie par la publicité. Les logos s'étalent même sur nos vêtements. Zéro choix, car le commerce indépendant ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 26 juillet 2013

    Luniver
    Depuis quelques dizaines d'années, les marques ont pris une importance démesurée dans le paysage commercial. Les entreprises ont tout doucement abandonné l'idée de faire de meilleurs objets pour se consacrer pleinement à l'image de leur marque, qui doit véhiculer certaines valeurs morales que les consommateurs acquièrent également en achetant leurs produits.
    L'essai décrit les conséquences de ce changement de paradigme en trois parties :
    - Zéro espace : les marques s'insinuent partout. Dans la rue, dans les journaux, à la télévision évidemment, mais aussi dans les manifestations sportives ou dans les écoles (avec des manuels proposant de calculer le volume d'une canette de Coca). le champ intellectuel est aussi envahi, aucun mouvement n'est épargné : la recherche de nouveaux marchés et la peur de rater le nouveau virage du cool font que les entreprises récupèrent tous les mouvements au stade embryonnaires, même s'ils se veulent alternatifs.
    - Zéro choix : les entreprises avec plus de moyen ont la faculté de saturer les marchés de produits, en se permettant même d'être en pertes quelques temps, le temps de faire s'effondrer les concurrents plus petits. C'est toujours surprenant quand on voyage un peu de constater que toutes les gares et les aéroports se ressemblent, et que les supermarchés vendent tous les mêmes produits. Trouver un restaurant traditionnel relève de plus en plus du parcours du combattant !
    - Zéro boulot : en choisissant de vendre une marque plutôt que des produits, les usines de production deviennent gênantes : trop encombrantes, pas assez souples. D'où un fort dégraissage pour ne garder que les employés qui s'occupent de l'images pour sous-traiter la production dans les pays bien meilleur marché, et d'une souplesse à toute épreuve.
    Si l'auteure accumule beaucoup de faits et m'ont fait découvrir énormément de stratégies commerciales, il y a quand même quelques déceptions : l'accumulation de faits, justement, empêche d'avoir une vision globale, et on ne distingue pas dans cette compilation ce qui existe depuis toujours des méthodes très récentes, ni les stratégies dangereuses pour la liberté individuelle des stratégies globalement acceptables (financer un concert à condition de pouvoir vendre uniquement sa boisson ne me dérange pas, interdire aux gens d'entrer s'ils portent un t-shirt d'une marque concurrente, un peu plus).
    La dernière partie, zéro logo, qui donne quelques exemples de résistance aux marques, est plus déprimante qu'autre chose : aucune organisation n'a réellement les moyens de lutter contre le matraquage qu'effectuent les marques, et les quelques coups d'éclat disparaissent rapidement des mémoires. La preuve en est, je ne connaissais aucune des dénonciations décrites contre Nike, Shell, ... alors que le livre n'a que dix ans. Et il faut bien reconnaître que faire plier temporairement une marque, c'est généralement offrir quelques parts de marché à une autre entreprise qui a exactement le même comportement.
    Ce livre est une mine d'information, mais se cantonne un peu trop à un rôle journalistique de description de ce qui se passe actuellement (enfin... il y a dix ans!). Par contre, peu de propositions ou de pistes pour changer quoi que ce soit, ce qui est un peu décevant.
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    • Livres 4.00/5
    Par Perdre-son-temps, le 27 février 2011

    Perdre-son-temps
    Voici un livre de notre temps. "No logo" offre certainement quelques clés de compréhension du monde d'aujourd'hui. Pour faire simple, voici un livre sur l'effet papillon de notre mode de vie.
    "No logo" décrit de manière plutôt détaillée le mécanisme de ce que nous appelons le "merchandising" (les marques) et donne un état des lieux des conséquences épouvantablement destructrices de ce système à l'échelle planétaire. le plus terrible est sans doute de se rendre compte à quel point nous (prenons un Belge moyen, un Français moyen) acceptons plus ou moins de participer à cette machinerie aliénante au quotidien.
    Si notre mode de vie actuel, le modèle occidental, était tellement enviable (?), voire le parangon du progrès et de la civilisation (??), et que la globalisation fut le plus beau des projets de société (???), comment expliquer alors tant de souffrances, les crises économiques systémiques, le chômage, les emplois précaires, les délocalisations, le travail des enfants, les guerres du pétrole, l'obésité des uns et la malnutrition des autres (???)
    Enfin s'agitent aussi les adeptes de la décroissance, les gangs anti-pub, les alter-mondialistes, des hommes et des femmes qui réfléchissent, militent ou remettent simplement en question leur façon de vivre… Parce qu'il en va du mode de vie comme des actes, cela a des conséquences…
    C'est aujourd'hui et je n'ai pas dis que c'était simple...


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    • Livres 5.00/5
    Par marmarly, le 14 octobre 2011

    marmarly
    Si, comme moi, vous avez déjà fait une virée shopping dans les rayons d'une grande enseigne de vêtements suédoise, ou constaté avec regret sur les étiquettes de vos cols que 95% de votre garde-robe avait été fabriquée en Asie, ou si tout simplement vous avez déjà réfléchi à ce qu'engendrent nos habitudes de consommation parfois outrancières, alors, ce livre trouvera probablement chez vous un écho tout particulier.
    Concerné, (ir)responsable, coupable....
    D'emblée, le consommateur-lecteur se sent à juste titre dans le viseur de l'auteur, qui dresse un portrait cauchemardesque des conditions de production de nos jeans, pulls et autres tennis. Les grandes marques sont épinglées, et le luxe lui même est démasqué dans ce carnaval du profit où tous les moyens sont bons pour baisser les coûts de production.
    Ce livre nous force à regarder les yeux dans les yeux d'une chaîne de misère et d' exploitation indigne de notre siècle et de notre espèce, dans laquelle nous, consommateurs, jouons malheureusement le rôle de maillon final.
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    • Livres 5.00/5
    Par fx131, le 04 avril 2014

    fx131
    La "bible " des altermondialistes . Et il faut reconnaitre que cet ouvrage est des plus importants . Naomi Klein dresse ici un bilan exhaustif de l'emprise des marques sur la société de consommation , qui est d'ailleurs critiquée ellle aussi pour l'ouverture de portes qu'elle fait a ces sociétés qui ne respectent rien , ni personne et ne voit que le gain comme finalité . Etablir un résumé complet de ce livre s'avére bien difficile tellement le tout est dense en informations , en éléments qui viennent appuyer les théses de Naomi Klein . Ce que l'on peut dire , c'est que l'on comprend ici que nous sommes tous des pions avec lesquels jouent ces sociétés qui n'on aucune sorte de morale . L' on voit bien la destruction humaine que cela entraine , avec ces ouvriers qui viennent par milliers pour gagner une misére dans des conditions indignes . L' on voit bien les méthodes de ces sociétés qui monopolisent la part d'esprit libre qu'il reste au consommateur . Cet ouvrage a le mérite de ne pas étre a charge , il y a une réponse des sociétés concernées , ce qui évite de partir dans de la'propagande du type du film " Les nouveaux chiens de garde " . Un pamphlet salutaire contre la main mise de l'économie de marché sur un monde qui finit par s'éteindre . Un regard lucide et critique sur des réalités trop souvent oubliées. Ce n'est pas Pernaut et cela fait du bien !!
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    • Livres 3.00/5
    Par Feminissime, le 09 janvier 2014

    Feminissime
    Ce livre a une qualité en dent de scie : certaines parties expliquant les stratégies appliquées par les marques sont tout à fait fascinantes, tandis que d'autres semblent plus être une collection d'exemples chargés d'illustrer un point non prouvé. le tout traîne souvent en longueur car ce livre est épais.
    Presque 15 ans après la publication de ce livre, son analyse de la situation économique reste bonne mais ces affirmations choc ne se sont pas réalisées. Son texte laisse transparaître des doutes : une opération boycott peut-elle vraiment changer une multinationale capitaliste en bisounours ? Les syndicats de quelques adolescentes sans sou ni formation négocier avec leurs employeurs (qui contractent auprès de ces multinationales) ? Quelques taggeurs peuvent-ils provoquer une révolution ?
    Il y a certainement de meilleurs livres pour comprendre l'évolution du libre capitalisme, et je ne vous recommanderais celui-là que si vous souhaitez un aperçu plutôt américain des mouvements de protestation. L'auteure nous offre d'ailleurs de très intéressants exemples.
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Citations et extraits

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  • Par Luniver, le 21 juillet 2013

    Sans doute la plus tristement célèbre de ces expériences eut-elle lieu en 1998, lorsque Coca-Cola lança un concours demandant à plusieurs écoles de fournir une stratégie de distribution de coupons-rabais Coke à des étudiants. L'école qui aurait conçu la meilleure stratégie promotionnelle remporterait 500 dollars. Greenbriar High School, à Evans, en Géorgie, a pris le concours très au sérieux, organisant à la fin mars une Journée officielle Coke lors de laquelle tous les élèves arrivaient à l'école vêtus de t-shirts Coca-Cola, posaient pour une photographie de groupe formant les lettres C, o, k, e, assistaient à des conférences données par des cadres de Coca-Cola et apprenaient tout, en classe, sur la boisson noire et pétillante. Ce fut un petit coin de paradis de marketing jusqu'à ce que vienne aux oreilles de la directrice que, dans un horrible geste de défi, un certain Mike Cameron, 19 ans, était arrivé à l'école vêtu d'un t-shirt Pepsi à la journée Coke. Il fut rapidement suspendu pour cette infraction. « Je sais que ça semble affreux – un enfant suspendu pour avoir porté un t-shirt Pepsi à la journée Coke, a dit la directrice, Gloria Hamilton. Ç'aurait été vraiment acceptable... si ça s'était limité à l'intérieur de l'école, mais nous recevions le président régional [de Coca-Cola], et des gens étaient venus en avion d'Atlanta pour nous faire l'honneur de prononcer des allocutions. Ces étudiants savaient que nous avions des invités. »
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  • Par Luniver, le 24 juillet 2013

    Comme nous l'avons vu, ce n'est que depuis trois ou quatre ans que les entreprises ont cessé de camoufler les mises à pied et les restructurations derrière la rhétorique de la nécessité, pour se mettre à parler ouvertement, et sans excuses, de leur aversion pour l'embauche de personnel et, dans les cas extrêmes, de leur retrait total du domaine de l'emploi. Les multinationales qui, auparavant, se vantaient de leur rôle de « moteurs de la croissance de l'emploi » – et l'utilisaient pour réclamer maintes subventions gouvernementales – se présentent désormais comme des moteurs de « croissance économique ». La différence est subtile, sauf si vous cherchez un emploi.
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  • Par Luniver, le 26 juillet 2013

    L'une des ironies de notre époque, c'est que, en même temps que la rue est devenue la denrée la plus demandée de la culture publicitaire, la culture de la rue se voit elle-même prise d'assaut. De New York à Vancouver et à Londres, les sévères mesures policières contre les graffiti, l'affichage, la mendicité, l'art dans la rue, les jeunes avec leurs raclettes à pare-brise, le jardinage communautaire et les vendeurs à la sauvette sont rapidement en train de criminaliser tout ce qui fait vraiment la vie de la rue dans une ville.
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  • Par gridou, le 17 décembre 2010

    David Lubars, cadre supérieur dans le groupe publicitaire Omnicom, explique avec plus de franchise que d'autres le principe directeur de l'industrie. "Les consommateurs, dit-il, sont comme des cafards - on les asperge, on les asperge , et au bout d'un moment ils sont immunisés"

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  • Par MesMotsEnBlog, le 12 mars 2014

    Déjà, une exigence commune est en train d'émerger des mouvements disparates s'attaquant aux multinationales: le droit du peuple à l'information. Si les multinationales sont en effet devenues plus grandes et plus puissantes que les gouvernements, pourquoi ne seraient-elles donc pas sujettes aux contrôles de responsabilité et de transparence que nous exigeons de nos institutions publiques?

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