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> Margot Carlier (Préfacier, etc.)
> Véronique Patte (Traducteur)

ISBN : 2714445276
Éditeur : Belfond (2010)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Voyage initiatique drôle et mélancolique aux confins de l'Islande, bouleversant éloge de l'amitié, de l'amour et de la folie, le deuxième roman d'Hubert Klimko. Au fil des errances poétiques de trois amis, une superbe réflex... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 31 août 2011

    chocobogirl
    Voilà un étonnant roman qui m'est bien difficile de présenter !
    Nous sommes en Islande et nous allons suivre 3 curieux huluberlus qui se sont trouvés en amitié. le narrateur, immigré polonais, est un poète qui s'invente toute sorte de métier pour survivre, comme celui de mime dans une ville qui n'en a jamais connu ! Il y a Boro, un croate, peintre de son état et homme excentrique qui joue de l'harmonica à une orque apprivoisée ! Enfin, on découvre Szymon, un autre polonais, violoniste de haut vol mais aussi souffrant d'une bipolarité qui le rend parfois fou.
    Les 3 amis se retrouvent régulièrement pour des expéditions atypiques et rocambolesques quelque peu improbables. le narrateur se déguise en clown et finit par devenir mime. Ou alors, il improvise une peinture pour mieux la fourguer à un prix luxueux dans un café. Il tente de vendre des poèmes dans une armoire sous le nom de Hugo de Hugo.
    Boro a la phobie du vert et se change en pelouse.
    Szymon n'est pas en reste lui qui part se baigner... dans un champ de lupins bleus, semblable à un océan.
    Nos trois compères vont trainer à Rekjavik et dans les environs. Ils iront faire peur à des voleurs de groseilles pour mieux se repaître de leur butin. Ils repeindront en vert et rose la statue d'un poète local. Ils se font des virées à Ikéa... pour le restaurant et ses hot-dogs ! etc...
    Vous l'aurez compris, c'est un texte fort atypique dont il s'agit ici, oscillant entre absurde et poésie. Ce roman est en réalité d'inspiration autobiographique. Klimko retrace d'une certaine manière son exil dans l'ile islandaise et évoque tout particulièrement son amitié avec Szymon Kuran, un vrai violoncelliste célèbre, atteint de bipolarité et qui s'est suicidé en 2005 dans sa folie.
    Et de fait, Berceuse pour un pendu est une sorte d'hommage à Szymon mais aussi à Boro, hommes à la fois burlesques et désespérés que l'exil ou la maladie fait souffrir.
    En dehors de cette ode à l'amitié, le roman se révèle être également une réflexion sur le statut de l'exilé comme sur celui de l'artiste incompris. Les 3 amis sont des immigrés et peinent à trouver leur place. Déracinés, leur seul point d'ancrage est le trio qu'ils forment et les aventures loufoques qu'ils vivent. Leur statut d'artiste leur permet toutes les excentricités mais il n'en reste pas moins qu'ils demeureront anonymes, pauvres et incompris. Seul le narrateur trouvera sa voie en rencontrant la femme de ses rêves. Cela signifie-t'il que seul l'amour peur sauver ? La question est posée !
    Je dois dire que ce roman m'a totalement déstabilisé ! Je ne suis pas vraiment adepte de l'absurde et je dois dire que j'ai eu des difficultés à rentrer dans le petit monde hors-norme des 3 personnages. POurtant, peu à peu, le lecteur se laisse embarquer sans plus chercher à comprendre et découvre un univers où les fous sont en liberté, où la désespérance fait loi tout en étant nuancé par l'ironie et l'humour présent dans diverses situations.
    Un auteur surprenant à découvrir donc !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-berceuse-pour-un-pendu..
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    • Livres 3.00/5
    Par traversay, le 29 août 2012

    traversay
    Berceuse pour un pendu n'est pas la suite de La maison de Roza. Son contrepoint, plutôt, toujours aussi auto-biographique, racontant la vie peu banale de son auteur Hubert Klimko dans cette île singulière, l'Islande, où il n'est pas rare que les quatre saisons se rencontrent la même journée.
    Le style du romancier polonais épouse ces changements climatiques incessants. On y passe du burlesque au drame, le temps de dire bonjour, en Islandais. le livre est court, il n'en est pas moins dense, curieux et sympathique, curieusement sympathique. Toutefois, l'effet de surprise ne joue plus et le roman se situe en deçà de La maison de Roza. C'est bien quand même.
    Et puis Berceuse pour un pendu est surtout un très bel hommage à un ami disparu. Fou, peut-être, ou alors trop lucide. Klimko ignore où se situe la vérité, si tant est qu'elle existe. Nous, non plus.
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    • Livres 3.00/5
    Par Sando, le 24 juin 2011

    Sando
    Récit plus ou moins autobiographique, commande, hommage, Berceuse pour un pendu est surtout un roman de l'errance, de la folie et de l'amitié.
    Un sujet original, des personnages déjantés, une écriture de l'instant un brin poétique, et pourtant, il manquait l'alchimie qui m'aurait fait vibrer au son du violoncelle... Un bilan déconcertant pour un livre avec des qualités mais vite oublié.
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    • Livres 3.00/5
    Par lejardindestephanie, le 29 mars 2014

    lejardindestephanie
    Ce magnifique texte est un hommage à un violoniste tellement poète qu'on hésite à croire en la maladie qui le hantait.
    Ne crains pas le titre, plonge.

    Lien : http://ausautdulivre.blogspot.fr/2012/07/tu-sais-que-jaime-piocher-a..

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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Évelyne Bloch-Dano pour le Magazine Littéraire

    «Je suis là où s'achève le monde tangible, accessible, visible d'un bateau ou d'une voiture, un monde qui fait partie d'une histoire racontée mais pas écrite jusqu'au bout.» Ainsi débute cette Berceuse pour un... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par lejardindestephanie, le 29 mars 2014

    Nous sommes sortis. Je me suis appuyé au capot, me délectant de l'extraordinaire spectacle, et Szymon a pris dans la voiture son maillot de bain et sa serviette qu'il a étendue par terre comme le fond les baigneurs à la plage de Miedzyzdroje. Il s'est complètement déshabillé et a enfilé son maillot bleu, a sorti son archet, son violon, l'a accordé et a demandé: Tu ne te baignes pas, n'est-ce pas? et avec son violon il est entré dans le champ de lupins. Il allait de l'avant, lentement, tenant son instrument au-dessus de sa tête, comme s'il ne voulait pas le mouiller, comme s'il barbotait dans les vagues. Il marchait sans s'arrêter, il allait de l'avant, jusqu'au moment où il s'est transformé en petit point blanc, on ne voyait plus que son buste, ses jambes étant enfouies dans les lupins, et son maillot bleu se fondait dans la couleur des fleurs.
    [...]
    Il s'est immobilisé, j'ai entendu une douce musique en provenance du champ. C'était un air serein, mélodieux, en parfaite harmonie avec le lieu. Si Szymon s'était barbouillé de bleu, on aurait pu croire que c'étaient les lupins qui jouaient, que les fleurs avaient en elles des cordes et des caisses de résonance. Le vent s'est levé. La mélodie s'est mêlée à son souffle. Un orchestre philharmonique au coeur de la mer [...]
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  • Par chocobogirl, le 31 août 2011

    L’homme qui ressemblait à Korczak, Maximilien Kolbe et Gandhi et portait des lunettes susceptibles, par beau temps, de mettre le feu à un champ de blé ou à une grange s’est présenté. Je suis Szymon Kuran. Enchanté, ai-je répondu. Non, c’est moi qui suis enchanté, a-t-il rétorqué, toi, tu as seulement l’impression de l’être. Il devait avoir raison, il était sans doute enchanté, alors que moi je ne faisais qu’exprimer une impression par une formule toute faite. C’est ce qu’on appelle la bonne éducation. Un mélange d’interdits et d’accommodements climatiques. Szymon mangeait son hot-dog, j’ai voulu lui poser une question, mais Boro s’est interposé. Alors, cette histoire de graviers, a-t-il zézayé. Ce n’est pas bien compliqué, ai-je répondu. Il faut que tu fasses comme les poules ou les autruches, elles n’ont pas de dents non plus, et pour bien digérer elles avalent de tout petits cailloux qui broient les aliments à la place des dents. Abasourdi par le raccourci intellectuel et cette histoire sans queue ni tête, Szymon a écouté mon bref exposé gastrologique, a posé l’emballage de son hot-dog sur la table et s’est mis à rire doucement. Boro et moi poursuivions une conversation entamée le mois précédent à propos de l’achat d’un dentier ou d’un petit sac de graviers. Voyant la réaction de Szymon, Boro a conclu sa phrase comme de coutume. À l’anglaise et laconiquement. « Fuck you », a-t-il dit, puis il a enfourné le reste de son hot-dog en fanfaronnant. Comme il avait du mal à avaler l’énorme bouchée, il a bu quelques gorgées de flotte rapportée des toilettes dans un gobelet en carton et a répété : « Fuck you. »
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  • Par chocobogirl, le 31 août 2011

    [...] Nous nous sommes retrouvés sur un plateau jonché de lupins, des kilomètres de toutes les nuances de bleu possibles et imaginables. [...] Nous sommes sortis. Je me suis appuyé au capot, me délectant de l'extraordinaire spectacle, et Szymon a pris dans la voiture son maillot de bain et sa serviette qu'il a étendue par terre comme le font les baigneurs à la plage de Miedzyzdroje. Il s'est complètement déshabillé et a enfilé son maillot de bain bleu, a sorti son archet, son violon, l'a accordé et a demandé : “Tu ne te baignes pas, n'est-ce pas ?” et avec son violon il est entré dans le champ de lupins. Il est allé de l'avant , lentement, tenant son instrument au-dessus de sa tête, comme s'il ne voulait pas le mouiller, comme s'il barbotait dans les vagues. [...] Il s'est immobilisé, j'ai entendu une douce musique en provenance du champ. C'était un air serein et mélodieux, en parfaite harmonie avec le lieu. [...] Le vent s'est levé. La mélodie s'est mêlée à son souffle. Un orchestre philharmonique au coeur de la mer, oui, au coeur de la mer, car à cet instant seulement j'ai compris que nous étions vraiment au bord de la mer, que c'étaient des vagues marines, que c'était un vent marin, que tout n'était que musique, et qu'au loin l'homme se baignait, se baignait dans les vagues et dans la musique.
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  • Par chocobogirl, le 31 août 2011

    [...] ces islandais qui n'ont pas la moindre notion de l'art car, toujours selon Boro, en cinquante ans, on ne peut pas passer, d'un coup, de la cabane aux salons, du viol des brebis au sexe raffiné avec la princesse.

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