ISBN : 2723474216
Éditeur : Glénat (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

Le jeune paysan Martin, grand balèze encore célibataire, part pour deux semaines à Berlin. Dans la capitale, il va croiser le chemin d’une psychothérapeute émancipée, Silke, et de son secrétaire homo. La confrontation... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 14 janvier 2012

    brigittelascombe
    Emaillé de mots crus,d'un humour souvent douteux, cette BD adulte complètement déjantée est à prendre au deuxième degré comme un grand éclat de rire, mais un rire caustique car les thèmes abordés (la solitude,les rencontres,la sexualité,l'amour,les dérives d'internet..) sont plus profonds qu'au prime abord.
    "Vroumm!!! Vroumm!!! Vroumm!!!"
    Oh une Carrera!
    "Maddin Leupold" ou plutôt Martin, si l'on tronque son fort accent bavarois, dit "le bouseux", un fermier célibataire tout ce qu'il y a de plus basique joue à son circuit télécommandé entre deux traites de vaches et, rêve d'une p'tite femme pour égayer sa vie.
    Sur internet,on trouve de tout.On vend,on achète,on rencontre,on s'exhibe.
    Un rendez-vous est pris dans un bar de Berlin avec Mona dont les conversations intellectuelles sur les "oeuvre érotico-poétiques" qu'elle rédige lui en bouchent un coin mais le laissent sur sa faim.
    Il rencontre alors Silke Hempel, psychiatre saturée par le mal être de ses patients énamourés, divorcée pleine d'inhibitions,mère d' un ado boulimique toujours "on line" avec ses copains virtuels.
    Tout ça, "Madddin Leupold" l'ignore bien sûr, elle est marchande de pizzas!!!
    Une aventure torride s'en suit, basée sur ce quiprocos, et j'avoue avoir franchement ri de Silke qui se la joue Sharon Stone sans culotte pour se prouver qu'elle est une femme libérée puis rougit face aux "Bôh! Bôh!" de Martin déboussolé; de ses réflexions loufoques de psychiatre intello au moment des rapports du genre "le pénis érigé est une arme" et du secrétaire Berthold l'homosexuel qui les couche sur le divan pour une thérapie de couple dont la pro lui souffle les questions à poser.
    Ralf König,dessinateur allemand de BD, dont certains scénarios ont été adaptés en films (Le nouveau mec...), aborde souvent dans ses albums les thèmes des rapports homosexuels et hétérosexuels sans tabous.
    Ses dessins (ici en noir et blanc), au trait incisif, ressemblent à du Voutch ou du Claire Bretecher.
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    • Livres 4.00/5
    Par LVI, le 18 mars 2012

    LVI
    Tout ce qui rentre par le haut ressort par le bas (et inversement ?) !

    L'homosexuel allemand Ralf König (né en 1960, il a été apprenti menuisier avant de faire des études d'arts plastiques), traduit en 13 langues et qui compte quelques sept millions d'albums vendus (ce qui en fait l'auteur de BD homos le plus lu de la planète), a commencé de faire paraître ses premières bandes dessinées dans la presse underground dès 1979. Devenu célèbre après la publication des 'Nouveaux mecs' en 1987, mais surtout grâce à l'énorme succès international de l'adaptation cinématographique qui en a été tirée en Allemagne en 1994 et qui a été distribuée dans près de cinquante pays, il ne cesse depuis lors de publier ses nouvelles et romans graphiques (il a une bonne trentaine d'albums à son actif à ce jour) qui sont avant tout des chroniques douces-amères de la vie des homos croqués avec autant de pertinence que d'humour par ce doux anar dont l'objectif premier est d'arriver à obtenir une plus grande libéralisation des mœurs.

    Son trait épuré (il n'y a dans ses albums que peu de décors, mais par contre beaucoup de personnages et de parlote) allié à un humour dévastateur qui n'épargne ni les hétéros, ni les homos, nous vaut des albums (parfois de petit format, parfois de grand format ; certaines fois en N&B, d'autres fois en couleur ; c'est selon) au travers desquels il lutte à sa manière contre tous les préjugés dont souffre toujours encore la communauté gay.

    Dans 'Et maintenant, allongez-vous !', paru en Allemagne en 2007 et en France en 2010, il nous raconte, en 146 pages en N&B petit format, l'histoire d'un paysan qui monte à la ville pour en ramener une femme, s'installe pour quinze jours dans l'appartement d'un ami parti pour L.A. et fait, grâce au secrétaire homo de celle-ci (je vous rassure, il y a quand même un couple d'homos dans cette histoire), après quelques premiers contacts décevants, la connaissance d'une psy divorcée, avec un enfant obèse et geek et qui n'a plus fait la ‘chose' depuis deux ans, avec laquelle ça va être le festival de Berlin, de Cannes et de Venise réunis…

    Eh oui, les années passent et Ralf König, qui a dans les faits un peu épuisé la veine de la BD strictement homo, étend désormais son humour ravageur aux hétéros et la recette est bonne : tout cela est plutôt bien vu, son personnage de la psy est même assez étonnant et nous avons même à droit à quelques ébats assez chauds. Cette histoire de violons dingues qui ont d'abord un peu de mal à s'accorder n'est pas une source de cris et de douleurs, mais bien une excellente cure de rire avec étonnamment beaucoup de fond. Ne vous en privez pas, vous auriez très largement tort !
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  • Par InColdBlog, le 02 juin 2011

    InColdBlog
    « Imaginez-vous entrant dans une salle d'attente où se trouvent cinq hommes. L'un d'eux vous plaît. Selon toute vraisemblance, c'est celui-là le mauvais choix. »
    Tel est le conseil avisé que Silke Hempel, psychothérapeute de son état, délivre à ses patientes névrosées.
    On ne viendra pas s'étonner après ça que Silke se retrouve toute seule. Enfin toute seule, pas vraiment puisque cette quadra divorcée est aussi la mère d'un ado pas vraiment bien dans sa peau, scotché à longueur de journée (et de nuit) à Internet.
    Et pourtant, elle n'est pas difficile, Silke.
    Comme elle le dit à Bert, son secrétaire, homme de ménage… et meilleur ami auprès de qui elle s'épanche régulièrement, elle ne cherche pas forcément une relation stable, le grand amour d'une vie. Un bon coup d'une nuit ne serait déjà pas si mal.
    Une confession qui, de la bouche de son amie, ne manque pas d'étonner Bert.
    « Tu sais ce qui me fout les boules chez vous, les pédés ?! Vous pensez que les hétéros sont tous des nuls au pieu, surtout les nanas qui font pas le poids. Vous êtes persuadés de détenir le brevet de l'orgie vite faite bien faite, mais ça fait longtemps qu'on est à la hauteur de vos ébats ! Et même si un petit préliminaire est pas pour nous déplaire plutôt que d'avoir un avant-bras dans le cul dès la troisième minute, tu peux te foutre tes clichés où je pense. Je trouve pas ça bandant qu'on « me masse les pieds des heures durant ». L'ère de Sex and the City aurait pu vous ouvrir les yeux sur le fait que les nanas peuvent être actives !!! »
    Un soir, lors d'une virée dans un bar, Silke et Bert croisent Maddin, un beau gosse costaud, qui a quitté pour deux semaines sa Bavière et sa ferme natales, afin de découvrir les charmes de la capitale. Ou plus exactement ceux des berlinoises.
    Malgré (ou à cause de) ses bottes en caoutchouc et de son accent péquenaud, Maddin ne laisse pas Silke indifférente. Mais celle-ci, abonnée aux aventures désastreuses, craint de sortir à nouveau blessée de cette relation, et ne donne pas suite.
    Au grand désespoir de Bert qui les trouve faits l'un pour l'autre. En bon copain plein de bonnes intentions, il va s'arranger pour réunir Silke et Maddin par tous les moyens.
    Puisse la passion s'exprimer et avoir le dernier mot !

    Pour une fois, avec Et maintenant, allongez-vous !, Ralf König délaisse les homos, leurs histoires de couple et de cul, pour se pencher sur les peines de cœur d'une hétéro et, plus généralement, sur la libido féminine.
    Au final, sur le thème du copain gay qui vole au secours de sa meilleure copine hétéro pour l'aider à « pécho » un mec, et jouant du fossé qui sépare les mœurs de la ville et de la campagne, le bédéiste allemand nous gratifie d'une comédie gentillette, sans véritable surprise. Alors, on sourit, certes, et pas qu'une fois, mais on ne peut s'empêcher de regretter l'humour corrosif et la charge féroce qui sont d'ordinaire la marque de fabrique de celui que les critiques ont baptisé le « Bretécher gay ».
    En plus de la version “musical” de Brokeback Mountain, je ne résiste pas au plaisir de citer un autre de mes passages préférés qui en dit long sur la différence entre hommes et femmes en matière de sexe :
    Calé dans son canapé, Bert potasse « Comprendre les femmes pour les nuls ». Il égraine les titres des chapitres : Pas si vite, Monsieur !, Toute femme rêve d'être traitée en princesse, Prenez des cours de tango, elle sera conquise… C'est alors qu'il se tourne vers son copain et s'écrie : « T'imagines ? Devoir d'abord danser le tango avant de pouvoir se faire sucer ? »
    En cela, avec moins de délicatesse sans doute, Ralf König, par la voix de son personnage, rejoint l'avis de Billy Crystal sur la question : “Women need a reason to have sex. Men just need a place.”

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2011/05/16/%C2%AB-Les-femmes-ont-beso..
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 18 avril 2011

    Lorsque le cowboy Jack sur le Brokeback se retrouva,
    Seul, tout seul avec Ennis Del Mar, le trop beau gars,
    Dans sa tente, la nuit, le piquet il lui happa,
    Et le lendemain, il chantait cette chanson-là :

    (Chorus) C’est rien qu’la faute au Brokeback Mountain,
    Qu’y puis-je, moi ?
    (Chorus) C’est rien qu’la faute au Brokeback Mountain,
    Je vous en prie, croyez-moi !

    Car quand j’en vois un qui sait si bien compter les moutons,
    Pour moi, le grand amour commence à jouer ses flonflons,
    (Chorus) C’est rien qu’la faute au Brokeback Mountain,
    (Chorus) Et à personne d’autre, sinon !

    De la pleine lune, le rond ?
    (Chorus) Non, non, le Brokeback Moutain !
    La tente exiguë de dimension ?
    (Chorus) Non, non, le Brokeback Moutain !
    Quand même pas un mouton ?!
    (Chorus) Yeah, yeah, le Brokeback Moutain.
    (Chorus) C’est rien qu’sa faute. Quelle teigne!

    Et pourquoi le fit-on ?
    (Chorus) Ben, à cause du Brokeback Moutain !
    Trop de whisky, non ?
    (Chorus) Non, non, le Brokeback Moutain !
    Peut-être nous vit-on ?
    (Chorus) Non, non, juste le Brokeback Moutain !
    Embrasse-moi, donc !!
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  • Par brigittelascombe, le 14 janvier 2012

    Je leur dis: Imaginez vous entrant dans une salle d'attente où se trouvent cinq hommes.L'un d'eux vous plait.Selon toute vraisemblance,c'est celui-là le mauvais choix.
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  • Par InColdBlog, le 02 juin 2011

    Tu sais ce qui me fout les boules chez vous, les pédés ?! Vous pensez que les hétéros sont tous des nuls au pieu, surtout les nanas qui font pas le poids. Vous êtes persuadés de détenir le brevet de l’orgie vite faite bien faite, mais ça fait longtemps qu’on est à la hauteur de vos ébats ! Et même si un petit préliminaire est pas pour nous déplaire plutôt que d’avoir un avant-bras dans le cul dès la troisième minute, tu peux te foutre tes clichés où je pense. Je trouve pas ça bandant qu’on « me masse les pieds des heures durant ». L’ère de Sex and the City aurait pu vous ouvrir les yeux sur le fait que les nanas peuvent être actives !!!
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  • Par brigittelascombe, le 14 janvier 2012

    Elles sont allongées sur mon divan et elles ne supportent pas.Je les écoute et je ne le supporte pas non plus.Je ne sais pas vraiment si je suis une bonne thérapeute.
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