Autobiographie politique et psychologique soulignant des aspects essentiels de la « foi » communiste, les difficultés à s’en dissocier, et l’accent mis progressivement sur la morale en politique, - selon un acheminement différent de celui de Soljénitsyne, qui, interné p... > voir plus
« Je suis allé au communisme comme on va à une source d'eau fraîche », disait Picasso. C'est aussi le cas d'Arthur Koestler qui finira néanmoins par « confesser » que «La mort d'une foi est progressive et lente » .
« La corde raide » premier tome de son autobiographie (partielle) nous racontait l'auteur dans ses vingt-six premières années jusqu'en 1931, date de son adhésion au Parti communisme, en tant que seule alternative au fascisme. Dans ce deuxième tome, « Hiéroglyphes » il nous explique quelques aspects essentiels de la « foi » communiste ainsi que la difficulté, inhérente à la nature même de la foi, de s'en éloigner, pour à la fin, s'en séparer… Aussi tente-t-il ici de répondre à la question : « Comment et pourquoi tant d'hommes brillants et courageux ont-ils pu prendre pour une lecture rationnelle du monde, ce qui n'était qu'une série de hiéroglyphes destinés à masquer la tyrannie ?
Vaste programme, me direz-vous ? Certes mais l'homme Arthur Koestler n'est pas homme à reculer devant l'ampleur de la tâche.
1933…
A cette époque, les bûchers flambaient dans les villes d’Allemagne. Par l’ordre de Goebbels, des millions de livres disparurent dans les flammes.
Le dessin représente Goebbels jetant un livre dans le feu. Hitler regarde. On voit le nom de Koestler sur la couverture.
1948…
A cette époque, de nouveaux bûchers flambaient dans les villes allemandes de la zone soviétique. De nouveau, neuf millions de livres disparurent dans les flammes.
Le dessin montre Pieck jetant dans le feu un livre marqué « Koestler » sous le regard de Staline.
Etre brûlé deux fois de son vivant, c’est tout de même une distinction rare.
La mort d’une foi est progressive et lente pour éviter la menaçante lacune, le croyant sincère est prêt à nier le témoignage de ses sens, à excuser toutes les trahisons.
Pierre Debray Ritzen - Pierre DEBRAY RITZEN : son travail de scientifique et d'artiste. Son attaque contre les idéologues. Son admiration pour Arthur KOESTLER et Georges SIMENON qu'il considère comme ses grands maîtres. Son pamphlet "Lettre ouverte aux parents des petits écoliers". Son engagementpolitique en faveur de Valérie GISCARD D'ESTAING lors de la dernière campagne électorale. Ses activités de médecin...