Inspiré des purges staliniennes , ce roman imagine l'itinéraire d'un dignitaire soviétique, Roubachof, qui, après une carrière d'apparatchik (diplomate, espion, fidèle du Chef et lui-même instructeur des grands procès), est jeté en prison et jugé.
Au-delà de l'étude du fonctionnement d'un système totalitaire,
Arthur Koestler expose le problème de l'utilisation de la "Fiction Grammaticale"qui consiste à supprimer le "Je" au profit du "Nous", à renier l'existence de l'homme en tant qu'individu au profit de la communauté. Aucune action, aucune pensée ne peut se justifier si elle ne s'inscrit pas dans la logique du "nous". C'est, si on en croit
Arthur Koestler, ce qui oppose fondamentalement les régimes occidentaux judéo-chrétiens aux régimes totalitaires : pour les premiers, l'homme est l'infini au nom duquel tout doit être entrepris, toute action collective tendant à améliorer le sort de chaque individu, pour les autres, l'homme est zéro et peut être sacrifié si cela profite à la communauté.
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Le zéro et l'infini" fut publié en France à la libération, au moment où le parti communiste était le premier parti de France. Il fit scandale fut immense...
Ce qui n'empêcha pas le livre honni d'atteindre rapidement les 200.000 exemplaires...
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Le zéro et l'infini" est probablement le livre le plus connu d'
Arthur Koestler. Il est le premier qui vient à l'esprit à l'évocation de son auteur... Cela n'en fait pas le plus accessible!