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> Jérôme Jenatton (Traducteur)

ISBN : 2253003417
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1974)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Écrit de 1938 à 1940, paru en France dès 1945, Le Zéro et l'Infini est un des grands « classiques » du XXè siècle, ainsi qu'un best-seller mondial. Inspiré des grands procès de Moscou, le roman imagine l'itinéraire d'un responsable communiste, Roubachof, jeté en prison ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 21 novembre 2011

    lecassin
    Inspiré des purges staliniennes , ce roman imagine l'itinéraire d'un dignitaire soviétique, Roubachof, qui, après une carrière d'apparatchik (diplomate, espion, fidèle du Chef et lui-même instructeur des grands procès), est jeté en prison et jugé.

    Au-delà de l'étude du fonctionnement d'un système totalitaire, Arthur Koestler expose le problème de l'utilisation de la "Fiction Grammaticale"qui consiste à supprimer le "Je" au profit du "Nous", à renier l'existence de l'homme en tant qu'individu au profit de la communauté. Aucune action, aucune pensée ne peut se justifier si elle ne s'inscrit pas dans la logique du "nous". C'est, si on en croit Arthur Koestler, ce qui oppose fondamentalement les régimes occidentaux judéo-chrétiens aux régimes totalitaires : pour les premiers, l'homme est l'infini au nom duquel tout doit être entrepris, toute action collective tendant à améliorer le sort de chaque individu, pour les autres, l'homme est zéro et peut être sacrifié si cela profite à la communauté.

    "Le zéro et l'infini" fut publié en France à la libération, au moment où le parti communiste était le premier parti de France. Il fit scandale fut immense...
    Ce qui n'empêcha pas le livre honni d'atteindre rapidement les 200.000 exemplaires...

    "Le zéro et l'infini" est probablement le livre le plus connu d'Arthur Koestler. Il est le premier qui vient à l'esprit à l'évocation de son auteur... Cela n'en fait pas le plus accessible!
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par DanielGauthier, le 15 mars 2010

    DanielGauthier
    En peignant les derniers jours d'un haut dirigeant du PC soviétique, ancien héros de la guerre civile, Arthur Koestler se livre à une double réflexion.
    Il est un des premiers à décrire le système soviétique - le livre a été publié en 1938 -, en particulier la mécanique des "procès de Moscou" (aveux détaillés extorqués aux futures victimes).
    Par le truchement du héros, Koestler décrit également l'enfermement intellectuel, la prison des idées dans lequel sont condamnés à errer les partisans d'une idéologie, d'une explication close du monde, qui prétend saisir le réel dans ses moindres aspects.
    D'où la capitulation du personnage principal, qui finit par accepter son sort "pour le bien du Parti".
    Ici, l'idéologie est le marxisme, mais ç'aurait tout aussi bien pu être un autre extrémisme, une autre intolérance.
    Ajoutons qu'autour d'une thématique somme toute aride, le livre est très bien écrit, très bien construit, ce qui le rend passionnant.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 04 juin 2008

    Bunee
    Un immense classique - ou comment Koestler revisite les procès staliniens
    On y raconte comment un ancien apparatchik qui a collaboré activement à la mise en place d'un système répressif neo stalinien, le camarade Roubachof, va être à son tour accusé de s'opposer au gouvernement, arrêté et jeté en prison.
    Par retours en arrière successif, le lecteur est plongé dans la carrière passée de celui qui fut jadis un fonctionnaire haut placé. Et ce, jusqu'à sa mise à l'index.
    Notre héros médite sur son passé et les interrogatoires qu'il subit lui révèlent le nous qui prévaut sur le je, dans une société où l'individu est considéré comme insignifiant par rapport à la collectivité, entité infinie.
    Le pire, c'est qu'ici le héros - épurateur épuré à son tour - reste un communiste convaincu, qui en arrive à se sentir coupable et à se persuader de l'intéret du procès pour la pérenisation du Socialisme.
    Incontournable.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par DanielGauthier, le 10 mars 2010

    DanielGauthier
    En peignant les derniers jours d'un haut dirigeant du PC soviétique, ancien héros de la guerre civile, Arthur Koestler se livre à une double réflexion.
    Il est un des premiers à décrire le système soviétique - le livre a été publié en 1938 -, en particulier la mécanique des "procès de Moscou" (aveux détaillés extorqués aux futures victimes).
    Par le truchement du héros, Koestler décrit également l'enfermement intellectuel, la prison des idées dans lequel sont condamnés à errer les partisans d'une idéologie, d'une explication close du monde, qui prétend saisir le réel dans ses moindres aspects.
    D'où la capitulation du personnage principal, qui finit par accepter son sort "pour le bien du Parti".
    Ici, l'idéologie est le marxisme, mais ç'aurait tout aussi bien pu être un autre extrémisme, une autre intolérance.
    Ajoutons qu'autour d'une thématique somme toute aride, le livre est très bien écrit, très bien construit, ce qui le rend passionnant.
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Citations et extraits

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  • Par lecassin, le 21 novembre 2011

    Selon ce que je connais de l'histoire, je vois que l'humanité ne saurait se passer de boucs émissaires. Je crois qu'ils ont été de tout temps une institution indispensable.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par lecassin, le 21 novembre 2011

    Celui qui comprend et pardonne, où donc trouvera-t-il un mobile d'action ?
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par lecassin, le 21 novembre 2011

    La maturité des masses consiste en leur capacité de reconnaître leurs propres intérêts.
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  • Par lecassin, le 21 novembre 2011

    L'histoire ne connaît ni scrupules ni hésitations.
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  • Par lecassin, le 21 novembre 2011

    Dans l'équation sociale l'individu figure à la fois le zéro et l'infini.
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Pierre Debray Ritzen
- Pierre DEBRAY RITZEN : son attaque contre les idéologues. Son admiration pour Arthur KOESTLER et Georges SIMENON. Son pamphlet "Lettre ouverte aux parents des petits écoliers". Son engagement politique. Ses activités de médecin et de professeur. Son fils Quentin DEBRAY. La personnalité hystérique. Son livre "L'Usure de l'âme". Sa position contre les doctrines de Bruno BETTELHEIM. Les...








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