ISBN : 2710367548
Éditeur : Le Table Ronde (2012)


Note moyenne : 4/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Dans le calme et la pénombre, au chevet de son père qui vient de se faire opérer des yeux, Charlotte Brontë écrit, se remémore sa vie, la transfigure. Elle devient Jane Eyre dans la rage et la fièvre, et prend toutes les revanches : sur ce père, pasteur rigide, désormai... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 05 février 2012

    Lune
    L'émotion est à fleur de lecture.
    Avec simplicité et une force puissante, l'auteure nous conte, entre réalité et fiction, l'histoire de la famille Brontë.
    En se basant sur des biographies, des témoignages, des lettres et les livres écrits par les trois sœurs, Sheila Kohler restitue la famille, les espoirs, les souffrances de ces écrivaines qui occupent une place importante au panthéon de la littérature britannique du 19è siècle.
    Elle reconstitue ce qu'auraient pu être les pensées de Charlotte qui amèneront progressivement à l'écriture de « Jane Eyre ». Nous assistons à la genèse d'un chef d'œuvre. Pourquoi pas? Tout est respectueux et plausible dans le cheminement proposé par Sheila Kohler.
    Les relations entre le frère, les sœurs ainsi que celles établies avec le père sont développées tout au long du roman et on comprend le poids dont elles pèseront dans l'édification des personnages de romans des trois sœurs. Les lieux, les relations sociales, le mépris des gens mieux nés, la religion, les animaux, l'amour sans retour ou trahi, tout intervient dans ces vies que le destin bafoue.
    La place de l'écriture dans leur trio est mise en exergue. Là aussi, nous ressentons leur douleur, leur impuissance, leur rivalité inavouée...
    Des femmes en mal d'être, en mal d'amour se débattent devant nous, en proie à des santés chancelantes, victimes d'une époque où il n'était pas facile d'être femme et d'écrire, souffrants de vivre dans une société où les classes vous cantonnaient dans la vôtre sans espoir d'en sortir (le frère l'apprendra à ses dépens), remplies d'un amour débordant incompris, mal compris, liées entre elles par ces intransigeants dogmes religieux et par cette impossibilité d'être ce qu'elles auraient voulu.
    C'est une longue descente aux enfers même si le succès se dessine pour Emily et Anne et se confirme pour Charlotte.
    Il y a tout le long du livre un parfum de mort : la mort de la mère et des deux grandes sœurs à dix ans, leurs tombes que l'on sait proches dans le cimetière qui entoure le presbytère, la tante insensible ou presque, la misanthropie du père, son exigence, l'austérité de la lande, les échecs auprès des éditeurs, la folie du frère, la sauvagerie d'Emily la mystérieuse, l'abnégation d'Anne la religieuse, les rêves de Charlotte la battante.
    On verse quelques larmes, comme la vie est injuste, comme la vie peut être dure.
    Leurs romans ont comblé des générations de lecteurs et continuent à fasciner, Haworth est devenu un « lieu de pèlerinage ».
    Elles sont mortes jeunes, peu de clarté dans leur vie, juste la lumière de l'écriture et c'est en cela que le livre de Sheila Kohler est réussi : montrer et démontrer la force des mots transcendant leurs vies brisées.
    L'autre mérite de ce livre est d'amener des néophytes à pénétrer cet univers d'un autre temps, à provoquer chez les autres l'envie de relire avec un nouvel éclairage « Jane Eyre », « Les Hauts de Hurlevent », « Agnès Grey » et de découvrir les œuvres moins connues.
    Les filles Brontë sont elles-mêmes des personnages qui fascinent et elles reçoivent, de façon posthume, tout l'amour dont elles ont rêvé et tout le respect que l'on porte à de grands écrivains.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Melisende, le 25 janvier 2012

    Melisende
    Je n'avais pas eu vent de cette sortie avant de voir l'annonce du partenariat sur Newsbook. Face à un tel titre, un tel résumé et une telle illustration de couverture, vous vous doutez bien que je n'ai pas hésité beaucoup avant de « postuler ». Et je remercie Ys et les éditions de la Table Ronde pour cet envoi ; j'ai vraiment beaucoup apprécié ma lecture !
    Sheila Kohler - que je ne connaissais absolument pas avant cette lecture - se penche ici sur les sœurs Brontë, notamment Charlotte l'aînée, auteure du célèbre Jane Eyre. de la vie des trois sœurs anglaises, je ne connaissais que ce que j'avais pu lire rapidement sur Wikipédia et autres sites du même acabit : des informations biographiques jetées chronologiquement les unes après les autres, sans « âme ». Au contraire, Sheila Kohler ne se contente pas d'offrir une « simple » biographie mais y ajoute de l'émotion, de la passion.
    En interprétant certains évènements connus de la vie des sœurs et en y ajoutant des éléments de son fait, l'auteure propose une « biographie romancée ». Contrairement aux ouvrages très « scientifiques » et souvent très froids, rédigés par des spécialistes diplômés, Quand j'étais Jane Eyre dégage une grande force émotionnelle et c'est ce qui m'a plu.
    En outre, Sheila Kholer met en scène la vie de la famille Brontë comme si celle-ci avait vraiment rassemblé les personnages d'un roman. Charlotte, Emily et Anne (mais surtout Charlotte) deviennent alors des héroïnes fortes et marquantes, à l'image de leur Jane, Catherine et Agnès. Comme le précise l'auteure dans les remerciements à la fin, basé sur les biographies célèbres, cet ouvrage n'en reste pas moins une fiction. Cependant, j'ai trouvé l'ensemble que nous propose Sheila Kohler très plausible.
    On y découvre une famille blessée par les pertes précédentes (une mère douce et deux sœurs prometteuses) puis affaiblie par les épreuves de la vie (le frère prodige Branwell, autrefois promis à un bel avenir, transformé en ivrogne ; un père toujours distant et dépendant…). Au milieu, affrontant les difficultés, trois sœurs se serrent les coudes, n'abandonnant pas leur rêve d'être publiées malgré leur statut de femme et leur manque de moyens. On fait la connaissance de Charlotte, un petit bout de femme plutôt laide, désormais l'aînée des quatre enfants Brontë survivants, bien souvent jalouse de son frère et de ses sœurs ; puis Emily la sauvage et solitaire, toujours accompagnée de son chien, toujours prête à s'occuper de son ivrogne de frère ; et enfin, la petite Anne, la cadette, la plus jolie de toutes, la plus douce… et peut-être la plus fragile…
    J'ai pris beaucoup de plaisir à entrer dans la vie et dans les pensées des membres de cette famille car oui, grâce à Sheila Kohler, on pénètre véritablement au cœur de ces destins tragiques et les évènements en sont d'autant plus touchants. Autant vous le dire tout de suite, si je savais que l'histoire de la famille Brontë n'était pas des plus gaies, je ne pensais pas sortir de cette lecture aussi mélancolique. J'ai été prise aux tripes par la vie de ses trois sœurs, une vie que j'ai traversée en leur compagnie, avec beaucoup d'implication (bien loin des biographies qu'on lit comme des étrangers, avec beaucoup de recul !). Je me répète, mais la grande force de cette « biographie romancée » réside dans les émotions qu'elle offre !
    Côté style - je me base une fois de plus sur une traduction - je retiens une grande interaction avec le lecteur. Malgré l'utilisation de la troisième personne pour tous les points de vue qui se succèdent (les passages dédiés à Charlotte étant les plus nombreux), je ne me suis jamais sentie en retrait ou exclue des évènements. Au contraire, j'ai vécu ceux-ci en même temps que les personnages.
    Si je dois avancer un bémol, ce serait peut-être au niveau de l'introduction des souvenirs de Charlotte dans le texte. Sheila Kohler n'adopte pas une narration linéaire, l'auteure revient régulièrement sur des épisodes passés permettant ainsi d'expliquer le « présent ». J'aime assez cette « complexité » narrative mais j'avoue avoir eu un peu de mal dans les premières pages, il faut s'y habituer. Une fois le rythme pris, cette narration non linéaire est une vraie richesse pour la lecture.
    Avant d'en terminer, j'aimerais soulever un point qui me semble passionnant et Quand j'étais Jane Eyre s'inscrit parfaitement dans la réflexion, revenant sur le processus de rédaction du célèbre Jane Eyre : jusqu'où peut-on voir la vie d'un auteur dans son œuvre ?
    Je me souviens d'un cours de deuxième ou troisième de licence de lettres modernes qui revenait justement sur les différents types de « critiques ». Notre prof du moment nous avait alors mis en garde sur ce côté un peu « simpliste » qui entraîne à expliquer un livre par la seule (ou presque) biographie de son auteur. C'est souvent tentant, mais il faut se méfier. J'avoue que j'aime beaucoup chercher à retrouver la vie d'un auteur dans son œuvre, le côté un peu « psychanalyse de bas étage » me plaît assez ; mais c'est assez controversé par les spécialistes.
    En ce sens, je ne doute pas que Quand j'étais Jane Eyre puisse « choquer » les experts ou puristes de la famille Brontë ; mais gardons en tête qu'il s'agit avant tout - et Sheila Kohler le dit clairement - d'une fiction. Et d'une fiction très réussie !
    Pour conclure brièvement avant de remercier une nouvelle fois Newsbook et les éditions de la Table Ronde pour cette découverte : Quand j'étais Jane Eyre ravira les admirateurs des Brontë car leur permettra de se sentir plus « proches » des ces trois demoiselles. En revanche, prévoyez ensuite une lecture gaie car même si l'on sait à l'avance quelle a été la vie de la famille Brontë, on tourne tout de même la dernière page avec une grande mélancolie.

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/quand-j-etais-jane-eyre-de..
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    • Livres 5.00/5
    Par Madamedub, le 13 février 2012

    Madamedub
    1846, Manchester. Charlotte, trente ans, est au chevet de son père, le révérend Brontë, opéré des yeux, loin des landes de leur Yorshire. L'aînée de cette stupéfiante triade d'écrivains y griffonne (après un premier manuscrit refusé) son second roman, Jane Eyre. Comme Patrick Brontë, alité, sa fille cherche la lumière. Elle écrit sans relâche, étonnamment productive, loin de ses soeurs Anne et Emily, restées au presbytère d'Haworth. Ses sœurs cadettes qu'elle aime mais qui lui ont damé le pion : leurs romans Agnès Grey et Wuthering Heights viennent, eux, d'être publiés. Garde-malade, Charlotte, crayon et carnet en main, se souvient d'un amour malheureux, de sa condition de gouvernante méprisée par les familles qui l'emploient et aussi de la constellation de ses chers disparus : sa mère qu'elle a à peine connue, ses deux sœurs aînées mortes dans un pensionnat glacial. La romancière encore inconnue qui, un an plus tard, aura le monde des Belles-Lettres anglaises à ses pieds, pense aussi à Branwell, son frère farouche, génial et alcoolique, qui jamais ne réussira à trouver sa place dans la société victorienne.
    Pour un auteur anglo-saxon comme Sheila Kohler, écrire aujourd'hui un roman sur les soeurs Brontë revient dans l'espace francophone à oser (ni plus ni moins !) une biographie romancée de Proust. La gageure, relevée brillamment par l'auteure sud-africaine, est double et… immense. D'abord, parce qu'écrire sur Charlotte, la romancière de Jane Eyre, c'est, à la suite d'innombrables commentateurs et « disciples », apporter une pierre de plus au monument du destin littéraire, unique, de la fratrie Brontë. de Rebecca, le roman de Daphné du Maurier, à la pop de Kate Bush, des nombreuses biographies érudites aux films de Téchiné ou de Zeffirelli, longue est en effet la liste des héritiers de la matière Brontë. Pourtant ce biopic fonctionne et emporte son lecteur malgré (ou avec) sa raideur documentaire ; là où on attendait un chromo enfilant les clichés (théières, passions ventées, phtisie et vieilles dentelles…), on est happé par cette plongée au cœur d'une psyché où la création littéraire est inséparable du milieu familial dont elle procède. Car ce que montre Sheila Kohler, c'est que, dans la Jane Eyre de Charlotte comme dans les romans d'Anne et d'Emily, le matériau biographique déplacé, transfiguré, prévaut sur toute autre influence et construit l'œuvre. Ainsi, décontextualisée et appliquée littéralement au roman de Sheila Kohler, jamais l'expression psychanalytique de « roman familial » n'a semblé plus juste.
    Sheila Kohler parvient aussi à évoluer avec limpidité au sein d'un jeu de miroirs troublant et séduit en écrivant sur un écrivain en train d'écrire… Si l'exercice difficile de la biographie romancée d'un écrivain n'a rien de nouveau, il était ici plus complexe encore puisque le parti pris de Sheila Kohler a été de redonner vie, non seulement à Charlotte créant son Jane Eyre mais aussi au cercle intellectuel hors du commun de trois sœurs vivant loin de tout, quasi recluses et produisant sans appui, côte à côte, depuis l'enfance, collectivement puis individuellement, avec une culture littéraire solide mais rudimentaire, une littérature qu'on pourrait dire « spontanée ».
    Le pari est réussi : Sheila Kohler parvient, au moyen d'une écriture anti-romantique, sans apprêt et toute en retenue, en variant les points de vue (ceux du père, de l'infirmière ou de l'éditeur apportent un éclairage extérieur sur les héroïnes) à éviter le piège d'une trop grande identification à ses personnages. Elle livre un roman-document original et captivant. Une roman qui, au-delà de l'hommage aux sœurs Brontë, interroge ce mystère impérieux qu'est l'écriture.
    David Legoupil

    Lien : http://madamedub.com/WordPresse3/
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    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 18 février 2012

    Titine75
    Les premiers chapitres de « Quand j'étais Jane Eyre » nous plonge dans l'obscurité d'une chambre occupée par une fille et son père. Ce dernier vient de subir une opération des yeux et sa fille veille sur lui. Nous sommes à Manchester en 1846, le père s'appelle Patrick Brontë et sa fille Charlotte. Dans la pénombre de la pièce, loin du presbytère familial de Haworth, Charlotte se met à écrire ce qui deviendra l'un des grands classiques de la littérature anglaise : « Jane eyre ». Ce livre, largement inspiré par des épisodes de la vie de l'auteur, se construit peu à peu devant nous. Charlotte Brontë y transcende ses expériences malheureuses, ses souffrances. de retour à Haworth, Charlotte se battra sans relâche pour faire éditer son livre et ceux de ses sœurs : Emily et Anne.
    « Quand j'étais Jane Eyre » est un vibrant hommage à Charlotte Brontë et à son chef-d'œuvre. Sheila Kohler mêle biographie et imagination comme l'a fait Charlotte dans son livre. le processus créatif est au cœur de ce roman. Charlotte se remémore sa vie : le pensionnat et ses conditions de vie déplorables, la Belgique et son professeur bien aimé, la jeunesse de son frère Branwell. Tout est inspirant et tout est transfiguré dans l'œuvre. Sheila Kohler s'insinue dans la tête de son personnage pour nous transmettre ses pensées, ses états d'âme avec beaucoup de finesse. On découvre une Charlotte Brontë blessée par la vie, féministe (« Elle aimerait toucher d'autres femmes, quantité de femmes. Elle aimerait les divertir, les éblouir, formuler ce qu'elles cachent dans le secret de leur cœur, leur faire sentir qu'elles appartiennent à une large communauté d'êtres en souffrance. Elle aimerait leur décrire tout ce que ressent une femme : l'ennui d'une vie réduite à de fastidieuses tâches domestiques. ») , solide et déterminée à publier son travail.
    « Quand j'étais Jane Eyre » nous plonge également dans le quotidien d'une famille incroyablement créative. Depuis l'enfance, les enfants Brontë écrivent et inventent des mondes imaginaires d'une grande complexité. Chaque membre de la famille a du talent : Emily, Charlotte et Anne persistent dans l'écriture, Branwell écrit et peint mais sombre malheureusement dans l'opium. Daphné du Maurier a consacré un excellent livre à ce frère brillant intitulé « Le monde infernal de Branwell Brontë ». Sheila Kohler nous montre aussi la rivalité entre les trois sœurs qui veulent chacune être publiée. Mais c'est aussi cette émulation qui a permis la création de romans magnifiques comme « Les Hauts de Hurlevent », « Jane eyre » ou « Agnès Grey ».
    « Quand j'étais Jane Eyre » rend de manière très juste l'ambiance au presbytère de Haworth : l'extraordinaire imagination des enfants, l'austérité de cette vie, les tragédies si nombreuses. Sheila Kohler nous dépeint Charlotte Brontë avec délicatesse et sensibilité. Un roman très réussi qui me donne grandement envie de me replonger dans « Jane eyre » et dans « Les Hauts de Hurlevent ».

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par sylire, le 13 février 2012

    sylire
    Au début du livre, Charlotte se trouve dans la chambre de son père aveugle, dont elle s'occupe du mieux qu'elle peut. Une plume à la main, du papier devant elle, elle écrit avec passion « Jane Eyre »...
    Dans ce roman que l'on peut qualifier de biographie romancée, l'auteure nous entraine dans l'univers des sœurs Brönte et principalement dans celui de Charlotte, l'auteure du célèbre « Jane Eyre ». le livre est composé de trois parties qui correspondent à des lieux de vie successifs de Charlotte mais le récit n'est pas pour autant chronologique. Pour cette raison, il est assez difficile à résumer. Il est parfois question de Charlotte, parfois de ses sœurs mais aussi de « Jane Eyre ». La vie de l'héroïne et celle de sa créatrice se mêlent et s'entrecoupent car Jane, c'est un peu Charlotte... Toutes deux ont vécu le pensionnat, ont été amoureuses d'un homme marié… Mais on ne s'y perd jamais, le roman est parfaitement cohérent dans sa narration.
    J'ai trouvé passionnant de découvrir ainsi la famille Brontë, dont la vie est loin d'être un long fleuve tranquille. Après avoir perdu leur mère puis leurs deux sœurs ainées, les quatre plus jeunes se soudent et partagent leurs jeux. La graine d'écrivain commence à germer chez les trois filles. le garçon, moins équilibré que ses sœurs, et qui leur donnera bien du souci, sombre dans l'alcool et la drogue. La dernière partie du roman est consacrée à la publication des œuvres, période à la fois exaltante et éprouvante pour les trois sœurs. L'émulation qui a favorisé la création devient source de tensions quand Emily et Anne sont publiées alors que le manuscrit de Charlotte est refusé. Quand le succès arrive enfin pour Charlotte, après de nombreuses péripéties mais de façon fulgurante, il remplit les sœurs de joie mais la famille est de nouveau touchée par le malheur…
    Ma lecture des sœurs Brontë datant de fort longtemps, j'ai eu envie de me replonger dans « Jane Eyre ». J'ai entrepris cette lecture parallèlement à « Quand j'étais Jane Eyre », mais en lecture audio. C'est un des points forts du roman de Sheila Kohler que de donner envie de relire les œuvres qu'il évoque. Ce n'est pas sa seule qualité. L'ouvrage nous plonge dans le contexte sociologique et religieux des milieux bourgeois du 19ème siècle en Angleterre. A aucun moment je me suis demandé quelle était la part du réel et celle de la fiction, les deux se mêlant avec bonheur.
    Une lecture passionnante !


    Lien : http://sylire.over-blog.com/article-quand-j-etais-jane-eyre-sheila-k..
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Citations et extraits

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  • Par Artemia, le 08 février 2012

    Entre fiction et réalité, un roman dense et fort servi avec originalité par un vrai style littéraire.
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  • Par pattypp7, le 31 janvier 2012

    C'est un moment de sa vie où elle écrit heure après heure, jour après jour. Elle sait que jamais elle ne retrouvera de meilleures conditions de travail : le silence sans la solitude, la nuit perpétuelle. Ce logement dans une ville étrangère lui permet d'écrire librement, mais elle le perdra bientôt...... Le temps lui est compté.
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  • Par claracambry, le 26 janvier 2012

    Elle accordera à sa Jane d'être heureuse auprès de son maître, la laissera s'épanouir dans cette passion nouvelle, sentir son existence s'exalter à Thornfiel, la grande demeure où elle a été embauchée comme gouvernante.
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  • Par pattypp7, le 31 janvier 2012

    Ecrire est sa façon de s'évader, de fuir cette cellule de solitude, d'obscurité et de désespoir. Son esprit est libre d'errer à sa guise. Elle ose s'affronter à ses humiliations, à ses peines et leur donner une structure.
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Vidéo de Sheila Kohler

Sheila Kohler - Quand j'étais Jane Eyre .
Sheila Kohler vous présente son ouvrage "Quand j'étais Jane Eyre" aux éditions de la Table Ronde, collection Quai voltaire. Rentrée littéraire 2012.http://www.mollat.com/livres/sheila-kohler-quand-etais-jane-eyre-9782710367543.htmlNotes de Musique : Schubert - 7 Gretchen am Spinnrade, op. 2








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