> Marc Lacaze (Illustrateur)
> Jeanne-Marie Gaillard-Paquet (Traducteur)

ISBN : 2070551067
Éditeur : Gallimard Jeunesse (1994)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Quelqu'un trouvera-t-il la bouteille que Mathias a jetée dans le fleuve qui traverse Berlin ? Quel message contient-elle ? La lettre que la jeune Lika adresse à Mathias lui parviendra-t-elle ? Que faire pour attirer l'attention des parents ? Le mur qui sépare en deux la... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par AttrapeReves, le 22 février 2010

    AttrapeReves
    "Je t'écris de Berlin" a été écrit en 1987, soit 2 ans avant la chute du mur et rien ne présageait alors d'un dénouement rapide dans la séparation de Berlin-Est et Berlin-Ouest. Cette histoire s'inscrit donc dans l'Histoire et permet d'aborder d'un autre point de vue cette période.
    Lorsque deux jeunes berlinois séparés par un mur se lient d'amitié et échangent par lettre et téléphone sur leur représentation de "l'autre côté", cela donne un récit simple et emprunt de mélancolie.
    La réaction des parents est également particulièrement intéressantes et soulève énormément d'interrogation sur notre perception d'adulte sur le monde qui nous entoure... Parfois, écouter les enfants peut s'avérer beaucoup plus instructif que de se cantonner dans ses propres représentations...
    Bref, un livre à lire à tout âge et qui peut se lire à plusieurs degrés.
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    • Livres 4.00/5
    Par Iluze, le 20 août 2010

    Iluze
    Il y a quelque chose que les manuels d'histoire oublient souvent: parler de la vie quotidienne des gens qui subissent un évènement. J'ai dû faire un exposé sur la chute du mur de Berlin, il n'y a pas longtemps et ce livre-ci m'a plus appris que toutes les recherches que j'ai pu faire sur le net ou dans un livre d'histoire. Car ici, on n'évoque pas des dates ou des stratégies politiques mais la vie réelle, celle de tous les jours.

    Quand Klaus Kordon a écrit cette histoire en 1984, il n'imaginait pas que le mur serait abattu 5 ans plus tard. D'ailleurs, le grand-père de Matze explique que si ça doit arriver ce sera dans au moins 50 ans. Lui et ses enfants ne connaitront pas cette joie, son petit-fils, peut-être...

    Klaus Kordon a vécu dans Berlin-Est et a été étonné de savoir qu'à Berlin-Ouest, on connaissait très peu cet autre Berlin et que les informations que donne la télévision sont souvent erronées. Il a donc imaginé cette correspondance pour montrer que les deux parties se ressemblent beaucoup. le fait d'utiliser les enfants est expliqué en fin de livre. Pour Klaus Kordon, les enfants n'ont pas encore les préjugés qu'ont les adultes et voient donc mal pourquoi ils n'auraient pas le droit d'aller jouer avec untel juste parce qu'il vit de l'autre côté du mur.

    Bref, c'est un récit passionnant. On aime imaginer quelle est la vie de Matze ou celle de Lilka. L'histoire n'est pas des plus originales mais son contexte la rend unique et lui donne un petit plus spécial. Ce n'est pas un livre à suspens ou à action mais une porte ouverte aux discussions.

    Lien : http://iluze.over-blog.com/article-klaus-kordon-je-t-ecris-de-berlin..
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Citations et extraits

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  • Par Iluze, le 20 août 2010

    Malgré tout, il ne comprenait pas ce que papa venait de leur expliquer. Jochen avait un correspondant en Hongrie, Manuela en Union soviétique et Markus en avait même un à Cuba. Pourquoi n'aurait-il pas une correspondante à Berlin-Ouest, lui ? On parlait toujours de la paix et de l'importance de la compréhension entre les peuples. Devait-on se limiter à s'entendre avec les Hongrois, des Russes, des Cubains, des Bulgares et des Polonais ? A quoi bon puisque, de toute façon, la République démocratique allemande entretenait déjà des rapports amicaux avec tous ceux-là ?
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par AttrapeReves, le 22 février 2010

    Tout cela est bien curieux, dit-elle. Au fond, c'est Lika qui a raison. Nous autres, les adultes, nous sommes vraiment stupides. Qu'avons-nous fait de notre monde, je vous le demande ? Partout des frontières, des murs, de la méfiance. Et, bien entendu, des armes de circonstance... Si j'étais une enfant, je nous considérerais aussi comme les derniers des humains.
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  • Par AttrapeReves, le 22 février 2010

    "Quand on sa tête, on peut aussi se jeter contre son propre mur", disait toujours le vieux Max dans son kiosque à journaux, sur la Place Léo. Et il avait raison. Mais il ajoutait aussi : "Passer son temps à tourner autour des murs avec une tête empruntée aux autres, c'est se faire illusion à soi-même." Et c'était presque encore plus vrai.
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