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Critiques sur Les hommes-couleurs (20)


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    • Livres 1.00/5
    Par Lucile le 03/03/2010


    N'ayant eu aucun écho de cet ouvrage auparavant, j'ai choisi de le lire pour sa quatrième de couverture, qui me laissait espérer... bien plus que ce que j'y ai trouvé... Je ne peux pas dire qu'elle soit mensongère, car elle est au contraire très fidèle à ce qu'on peut lire dans Les hommes-couleurs. Ce roman avait tout pour me plaire, pourtant je suis allègrement passée à côté...

    D'abord, parce que je n'ai pas réussi à focaliser mon attention sur un quelconque personnage. le point de vue narratif, variant de temps en temps sans réelle logique non plus, n'aide pas à s'y retrouver. De façon générale, on manque de pistes dans ce roman ou, plus exactement, on en a trop, et on s'épuise à chercher des "prises", à faire attention à tout pour essayer de dégager un grand schéma, une cohérence... Et au final, à mon avis du moins, rien de très clair n'en ressort : on se noie dans les détails et on avance laborieusement dans ces 300 pages. Je pense que ce grand flou que j'ai ressenti résulte de ce qu'on est dans le "trop ou trop peu" : on balaye les événements et les personnages juste assez lentement pour être interpellés, mais pas assez en détail pour comprendre quoi que ce soit. Tout est donc resté une énigme pour moi.
    Même remarque sur les thèmes traités ou évoqués : on parle d'immigration, de la dictature mexicaine, de la culture maya, de tractations géopolitiques pour du pétrole, de trafic d'objets archéologiques, de ségrégation et de racisme, que sais-je encore!, mais tout ça pour quoi? Bonne question. Je ne sais pas de quoi veut parler ce livre.

    Pour ce qui est des points positifs, car il y en a aussi, soulignons la qualité de l'écriture, de la capacité de l'auteur à créer des ambiances, du mystère. Sa langue est globalement belle (même si j'ai été parfois heurtée par une drôle de ponctuation, ou certains passages au niveau de langage en décalage avec le reste), et on pense souvent à Cent ans de solitude. Ce style est remarquable, mais, et je ne saurais dire pourquoi, dans le cas de Garcia Marquez j'ai été emportée, et ici non. L'histoire sans doute...

    Pour conclure, j'ai un avis très mitigé sur ce roman : le style vaut le détour (d'autant plus que l'auteur est une jeunette née en 1983), mais je n'ai pas du tout accroché à l'histoire. Je n'ai pas détesté non plus, mais j'aurais du mal à conseiller ce livre... A vous de voir!


    Lien : http://lameralire.blogspot.com/2010/03/de-lombre-et-du-sommeil.html

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Chouchane le 25/02/2011


    Voilà un livre qui a tout pour être absolument incroyable et génial MAIS... Nous sommes dans les années 50, Georges Bernache, ingénieur français père adoptif de Nino un enfant manifestement descendant des aztèques, est à la tête d'un chantier pour l'entreprise américaine Pullman : équiper le Mexique d'une voie de chemin de fer. Lors des fouilles, il découvre non seulement des urnes funéraires antiques mais aussi un gisement de pétrole. De tractations en manipulations, il est décidé de faire un oléoduc sous-terrain pour éviter à quiconque de comprendre que le pétrole mexicain part aux États-Unis. Mais c'est compter sans la foi et l'idéalisme des hommes qui en parallèle vont construire un tunnel, lieu de vie et de rêves, pour ouvrir une voie sous-terraine à l'immigration mexicaine. La grande histoire se mêle au quotidien de ces hommes pendant que se déploie l'histoire d'amour entre Georges et Florence qui deviendra sa femme... MAIS je suis passée totalement à côté. On perçoit la puissance de l'écriture MAIS aucun personnage ne m'a accrochée, les images sont si poétiques qu'elles en deviennent incompréhensibles dans un récit. Il m'a fallu relire des passages entiers pour renouer le fil. C'est le bouquin même qui fiche le cafard, tout est là MAIS on n'arrive rien à attraper, de brefs moments de plaisir si fugaces que c'est décourageant. Dommage vraiment dommage.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Emma-saru le 25/04/2010


    C'est d'abord le titre qui m'avait attirée. Puis le fait que j'allais passer un mois tout près de cette frontière américano-mexicaine... Et je n'ai pas du tout été déçue. Ce livre m'a emballée par son style par son ambition, par son histoire. On retrouve cette petite pincée d'un je ne sais quoi qui caractérise cette littérature latino-américaine qui me touche tant. Une doser de fantaisie, une cuillerée d'extravagance, le tout dans un bain de couleurs, d'odeurs et de sensations qui font véritablement vivre chaque ligne. A peine fermé, je me suis dit que ce serait un livre que je rouvrirai très vite pour m'y replonger avec délice.
    Un grand coup de coeur !

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir le 14/06/2011


    J'ai imaginé les discussions autour de la grande table ovale de la maison de la radio pour désigner le Livre Inter 2010. Les arguments des partisans de Cloe Korman, et ceux de ses opposants. Quelques minutes pour chaque juré pour dire l'essentiel. D'abord que ce roman déborde du cadre narratif habituel. Au point que le lecteur peut être dérouté. Comment s'articule réellement cette histoire ? Ensuite qu'il triture avec poésie le thème de l'immigration. Enfin qu'il vous entraîne là où vous ne pourriez l'imaginer. J'ai donc aimé le terreau où s'épanouit cette histoire, cette mise en scène étonnante des traditions, des identités, des savoir-faire, dans un projet un peu fou. Il y a là quelque chose des grandes épopées (Germinal), avec une coloration très forte. La céramique comme décor, le désert comme paysage, rien des images traditionnelles du Mexique. Mais tout cela m'a dérouté, parce qu'on a parfois le sentiment que l'histoire lui échappe. Alors bien sûr, il y a de la vérité dans ce récit fragmenté, entrecoupé, discontinu, mais c'est parfois un peu dur de se laisser entraîner dans cette histoire. Peut-être l'habitude perdue de romans ambitieux.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par ChezLo le 19/12/2010


    C'est très compliqué de parler de ce livre ; c'est assez peu aisé de le lire, surtout les cent premières pages. L'écriture est belle, soignée, mais l'histoire demande beaucoup de concentration, car elle mêle réalisme et fantasmagorie. On s'éloigne parfois du tangible pour aller vers l'absurde, l'irréel et le mythe. Mais pourtant, il y a toujours eu un je-ne-sais-quoi pour m'éviter d'abandonner cette lecture. L'envie de saisir le sens de l'allégorie, de la métaphore humaniste que représente ce roman. Est-ce chose faite ? Je n'en suis pas certaine.
    (...)


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2010/12/les-hommes-couleurs.html

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 0.00/5
    Par Anneso le 13/02/2010


    Autant vous annoncer tout ce suite la couleur (sans mauvais jeu de mot), je n'ai pas du tout aimé ce livre, et je n'ai même pas réussi à le finir. En effet, je me suis profondément ennuyée : les personnages ne m'ont absolument pas touchés, l'histoire ne m'a pas vraiment plu, et la narration alternée entre les années 50 et 1989 ont fini de me perdre. Pourtant, l'idée était originale : d'une part nous assistons à la construction d'un chantier ferroviaire au Mexique, aux premiers pas d'une histoire d'amour qui donne naissance à une belle fratrie. D'autre part, Joshua Hopper, dans les années 1989 souhaite retrouver la trace de ce chantier qui semble avoir disparu. Mais ce récit ne m'a pas convaincu. Peut-être cela vient-il de moi, et si vous avez un avis plus positif, je serai ravie de le lire. Je remercie cependant les Éditions Seuil ainsi que Babelio pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir le premier roman de cette auteure.


    Lien : http://decouverteslivresques.blogspot.com/2010/02/lors-du-partenaria..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par petitours le 11/02/2010


    Il faut une bonne dose d'ambition, quand on écrit son premier roman, pour imaginer une intrigue aussi dense, presque acrobatique que celle des Hommes-couleurs. Et du talent, naturellement, pour la tenir en équilibre, faire "coller" ensemble différentes strates de temps et de discours, construire un récit qui tienne de bout en bout. Exactement ce qu'a réussi Cloé Korman dans ce livre intense et singulier, qui emmène son lecteur au Mexique, entre le milieu des années 1940 et le début des années 1990.

    Raphaëlle Rérolle, le Monde

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par sandpic le 08/11/2011


    Trop de flou, de "magique", d'allusif. Des éléments qui ne sont pas toujours compréhensibles. Pourquoi les enfants fuient ? Ce tunnel si long à construire mais pourquoi finalement ce couple se lance à fond dans cette entreprise, on ne le saisit pas franchement. Je reste sur ma faim.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par annieteuma le 17/06/2011


    un premier roman très ambitieux ; le réalisme magique cher aux romanciers latinoaméricains n'est pas, ici, toujours convaincant.
    On se perd parfois dans le récit :plutôt que de de se laisser emporter, on se pose des questions. Les qualités d'écriture, l'originalité du sujet,nous "accrochent" malgré tout .

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Malaura le 10/05/2011


    En 1989, l'ingénieur Josh Hopper est envoyé à Minas Blancas au Mexique pour enquêter sur un vieux dossier de l'ancienne firme américaine Pullman. Au début des années 1950, la Pullman commanditait officieusement la construction d'un tunnel sous le désert pour acheminer du pétrole du Mexique aux Etats-Unis. Supervisé par les époux Bernache, le chantier fut loin d'être rentable.Pourtant, pendant plus de 20 ans, les ouvriers n'ont cessé d'affluer. Unique ouvrier retrouvé, Gris Bandejo entreprend de révéler à Josh l'étrange histoire de ce chantier.

    Aborder,dans un 1er roman, le thème des migrations et des passages clandestins du Mexique aux USA, était un pari audacieux qui aurait pu tourner court. La jeune C. Korman s'en sort pourtant bien et avec les honneurs (Prix Inter 2010).Son sujet traité avec fraîcheur, spontanéité et fantaisie manque un peu de cohésion et d'harmonie mais l'ensemble du roman n'en reste pas moins très agréable. L'atmosphère onirique qu'il dégage et la singularité de son propos mêlées à l'histoire attachante de la famille Bernache en font un livre plein de charme.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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