> Michel Volkovitch (Traducteur)

ISBN : 2915018464
Éditeur : Quidam (2010)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Fin d’hiver dans l’Athènes des années 70. Une femme mariée de quarante ans et un étudiant de vingt ans se retrouvent tous les soirs dans le même métro. Brève rencontre,amour impossible.

Une histoire toute simple en apparence, racontée par l’un des grands ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par moustafette, le 07 avril 2012

    moustafette
    Une soixantaine de pages pour une brève histoire d'amour entre Koùla, la quarantaine bourgeoise, et Mimis, seulement vingt ans et étudiant. Ils s'aperçoivent chaque soir dans le même métro, se rapprochent, s'apprivoisent l'un l'autre pour finir par s'aimer au coeur d' un hiver grec de la fin des années 70.

    Si cette histoire est d'une simplicité déconcertante, elle pourra toucher celles et ceux qui ont vécu ce genre d'aventure. Les thèmes classiques de la jeunesse et du temps qui passe sont ici abordés avec concision et pudeur. Un bref moment d'égarement dont, pour moi, le charme réside dans la ville qui lui sert de décor. J'ai eu grand plaisir à parcourir Athènes, d'Omonia à Kifissia en passant par Monastiràki, Attiki et Agios Nikolaos, et à plonger dans les sous-sol des ruelles pour retrouver l'atmosphère unique des tavernes populaires, aveugles et imprégnées de l'odeur caractéristique de cave et des tonneaux de vins. Entre romantisme et nostalgie, devinez de quel côté penche ma balance...

    "Des murs noircis par la fumée, décorés par endroits d'ivrognes peints à l'eau, des tables dont la toile cirée huileuse, collante, luisait sous les néons, et au fond un juke-box qui jouait. Un public mélangé : hommes du peuple, soldats, étudiants, et un ou deux pochards, bien réels eux. L'un d'eux, entre deux âges, tournait sur lui-même, se penchant pour caresser le carrelage froid. de temps à autre il poussait des sifflements, frappait le sol du pied et rejetait la tête en arrière."

    En Grèce, cette histoire à l'écriture parfaitement maîtrisée a fait de cet opus un livre culte. L'auteur, Mènis Koumandarèas, est peu connu en France malgré la traduction de cinq de ses romans.


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2012/04/07/index.html
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 12 mai 2012

    BVIALLET
    Koula est une athénienne de quarante ans. Elle a un mari, deux filles, une maison en banlieue et elle exerce un bon métier, comptable à la perception. Mimis a vingt ans. Il est étudiant en architecture et tous les soirs il prend le métro pour rentrer chez lui quelques stations avant celle de Koula. Un soir, à force de se rencontrer, ils finissent par se parler d'abord de choses futiles puis de plus sérieuses. Il lui propose de poursuivre leur conversation dans une taverne, puis dans sa garçonnière. Koula acceptera-t-elle ? Iront-ils plus loin si affinités ? Quel peut être l'avenir d'une liaison entre deux êtres ayant une aussi importante différence d'âge.
    Ce très court roman (70 pages) raconte avec une minutie d'orfèvre une rencontre éphémère entre deux êtres que le simple hasard rapproche un moment. Un étudiant qui n'aime pas trop les filles de son âge et préfère les femmes mures et une femme délaissée par son mari et qui veut se prouver qu'elle peut encore plaire. Son personnage est certainement le mieux décrit et le plus attachant. En quelques pages et descriptions subtiles, l'auteur arrive à faire vivre une époque (les années 70 avec la libération de la sexualité), une ambiance (la vie quotidienne des gens ordinaires dans toute sa grise monotonie) et un lieu (le métro d'Athènes). Il aborde le thème de l'amour, de la jeunesse, du bonheur et de la hantise du déclin et du vieillissement. Un livre très bien écrit et qui donne à réfléchir malgré une intrigue d'une simplicité biblique et une thématique mille fois abordée dans bien des romans d'amour.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par oops, le 17 février 2011

    oops
    C'est l'histoire d'une quarantenaire mariée par convenance, qui s'amourache d'un jeune homme assis chaque jour dans le métro en face d'elle. Deux milieux sociaux radicalement opposés des années 70 grecque qui s'observent, se parlent, s'écoutent, s'apprivoisent, s'enlacent puis…s'éloignent. L'auteur dresse le portrait d'une femme qui s'interroge sur ses nouveaux sentiments naissants, le désir, l'indécision, les regrets. L'histoire est somme toute très banale, mais elle est servie par une écriture fine, d'une grande pudeur.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lili25, le 16 juin 2010

    lili25
    Un magnifique petit roman d'environ 70 pages, que j'ai pu lire grâce à Babelio et aux éditions Quidam . Attention chef d'oeuvre ! Ce roman magnifique va vous plonger dans une rame de métro et vous faire découvrir une magnifique histoire d'amour, entre une femme de quarante ans, Koulà, et un étudiant d'une vingtaine d'années Mimis. N'attendez pas de longs épanchements, des monologues intérieurs confondants de questionnements, non, ce roman ne dure pas plus longtemps qu'un trajet en métro ( enfin presque ) et son rythme se calque à celui d'un métro, tantôt lancé à pleine vitesse dans un tunnel, tantôt freinant en grinçant vers sa destination. La langue est épurée, les lieux, les personnages et les sentiments sont étonnamment décrits en peu de mots et pourtant, ces mots nous hantent, après la lecture, on en resort, encore plein de leurs corps mélangés, des mots qu'ils se sont dits ou non... Bref, une grande et belle découverte que je recommande à tous ceux qui aiment les histoires, belles ou tristes, d'amour ou de solitude. Surtout, ne manquez pas le texte de Miche Volkovitch, à la fin du roman, "tristes transports" qui évoque merveilleusement ce roman, dont je vous livre un petit passage :
    p 43-44, quand Koulà annonce à Mimis qu'ils ont une liaison depuis deux mois, Mimis s'énerve pour la première fois :
    " Non, ne dis rien, poursuivit-il, mon père faisait la même chose, il était chef de section dans une banque, pour l'anniversaire de ma mère, il avait comme pense bête la remise du bilan, et ses rendez-vous avec sa maîtresse, il les notait sur l'agenda clients. [...] tous obsédés par le boulot. Ils confondent les personnes avec les turbines et les lettres de change, ils écrivent l'humanité sur des carnets d'épicier !"
    Par lili
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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 20 mai 2010

    claracambry
    Athènes, années 70, une femme mariée âgée de 40 ans remarque un même jeune homme tous les soirs dans le métro. Chacun des deux a ses habitudes : ils montent ou descendent toujours à la même station.
    Situation tout à fait possible et vraisemblable. Ils vont franchir la barrière de l'inconnu et se parler une première fois. Ce rendez-vous quotidien dans le métro va devenir très vite indispensable pour l'un comme pour l'autre. Il n'a que 20 ans, il est l'image de la jeunesse et de l'insouciance. Un premier rendez-vous pour boire un verre, il ne doit pas oublier qu'elle est mariée. Mais comment résister à l'appel de cet amour ?
    Sur un rythme lancinant comme pour reproduire le transport du métro, on apprend les envies, les regrets mais surtout les barrières morales de cette femme. Harponnée par cette jeunesse, elle va succomber à cet amour impossible et se révéler même jalouse ou amère.
    Amour, regrets d'une vie passée, vieillesse, devoirs de mère de famille… Autant de thèmes décrits dans ce livre avec une écriture très épurée. Pas de fougue ou de sentiments exaltés, tout est dit avec pudeur…


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/05/menis-koumandareas-la-femme-d..
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Citations et extraits

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  • Par BVIALLET, le 12 mai 2012

    Au début, ils ne disaient pas un mot. Même pas le « pardon » d'usage, lorsque le jeune homme se levait pour descendre à Nèa Ionia. Ils s'en tenaient à des coups d'oeil furtifs ; les jambes de la femme, le visage du jeune homme ; les yeux de l'une, la bouche de l'autre. Ils se regardaient comme les visiteurs d'un zoo les animaux.
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  • Par BVIALLET, le 12 mai 2012

    Dans le métro, elle commençait à voir des ennemis partout. En entrant, son premier souci était de voir qui était assis à côté de Mimis. Si c'était une jeune fille, elle l'observait avec inquiétude, si c'était une femme mûre, elle la regardait de travers. Seuls la rassuraient les vieilles et les infirmes. Il lui semblait que tout le monde sentait mauvais, que les gens étaient laids, arrogants. Elle n'avait d'yeux que pour son homme. 
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  • Par melusine80, le 06 avril 2011

    Tout ce qui était à venir, tout ce qui était passé, avait davantage d'éclat. Pas moyen de se laisser aller à la joie de l'instant. Et c'est ainsi, respirant mal, que s'écoulait sa vie.
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  • Par oops, le 17 février 2011

    La conscience du monde autour de nous s'efface, pour resurgir, plus cruelle, lorsqu'on se retrouve seul.
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  • Par BVIALLET, le 12 mai 2012

    Koula aimait ce corps juvénile, elle le prenait dans ses bras, le berçait comme un bébé, et Mimis caressait tendrement tous ces endroits où sa chair à elle se relâchait, embrassant les rides avec passion, presque avec respect.
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