> Christine Zeytounian-Beloüs (Traducteur)

ISBN : 2020556545
Éditeur : Editions du Seuil (2003)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Un chômeur, plaqué par sa femme alors même qu'il venait enfin de gagner une grosse somme d 'argent, noie son chagrin dans le bar d'un ami qui lui conseille de commanditer le meurtre de son rival. Le désespoir et l'alcool aidant, c'est sa propre mort que le malheureux co... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Odile17, le 30 décembre 2011

    Odile17
    J'avais été charmée par les "Surprises de Noël", courtes nouvelles de Kourkov mêlant humour poétique, caustique et un brin désabusé. Avec L'Ami du défunt, j'ai retrouvé ces mêmes caractéristiques. La 4e de couverture m'a donné envie et, jusqu'à la moitié du livre environ, j'ai trouvé qu'il y avait un bon suspense. Ensuite, il retombe notablement, ce qui est un peu dommage. J'étais dans l'attente de nouveaux rebondissements qui ne sont pas arrivés, ce qui m'a un peu déçue et m'a laissée sur ma faim. Mais je pense que le principal intérêt de ce livre tient au style (bonne traduction, il me semble), aux belles images (métaphores etc), poétiques et mordantes, parfois délicieusement incongrues. Il est également intéressant de découvrir (a minima) quelques éléments du style de vie des habitants de Kiev (on se familiarise avec des rues, un bar, une boutique, de modestes appartements...). Enfin, il faut attendre d'arriver aux 3/4 du livre pour comprendre le titre. Un petit livre (125 pages) idéal pour un moment de détente, hivernal par exemple, pour coller à la saison durant laquelle se termine l'histoire.
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    • Livres 3.00/5
    Par tulisquoi, le 02 mai 2010

    tulisquoi
    L'histoire peut-être résumé en quelques mots : le narrateur, trompé par sa femme, décide d'en finir avec la vie. Il n'a pas le courage de se suicider et décide donc d'engager un tueur à gage. Après un rendez-vous manqué avec la mort, le voilà qui reprend goût à la vie. Il lui faut donc trouver un tueur pour tuer le tueur à gage.
    Mis à part ça, très peu d'action dans ce livre. Et même les quelques rebondissements liés à notre affaire n'apparaissent que de loin, comme détaché de l'histoire et de ce personnage. C'est, je crois, ce qui caractérise le plus ce livre : le détachement. On a un personnage principal totalement en dehors du monde. Dont le rythme est dicté par la sonnerie du téléphone. Mais notre héros n'ayant que peu d'amis, il ne sonne pas souvent pour le coup. On traine donc avec lui d'un café à un autre, d'une journée chez lui à ne rien faire à un verre avec l'un de ces rares amis, d'une nuit avec une prostituée à une déambulation dans le parc.
    Rien donc et pourtant il y a quelque chose dans ce rien qui m'a emmené de la première à la dernière, sans aucune lassitude. le style peut-être. Désabusé, comme décrit dans la quatrième de couverture ? Oui, complètement. On est dans du présent, sans aucun aperçu du passé et aucune projection non plus dans le futur. On répond à des besoins simples, primaires et tout le reste n'est que superflu. C'est peut-être ça aussi la réussite de ce livre : précis, concis, efficace.

    Lien : http://www.tulisquoi.net/lami-du-defunt-andrei-kourkov
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    • Livres 4.00/5
    Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    ChezLo
    Vraiment un chouette livre. Une histoire totalement insolite, dans laquelle l'humour et l'absurde font disparaître toute la gravité des situations. Une drôle d'histoire qui en plus s'offre les allures d'un polar à suspense. Car Kostia, l'ami de notre (anti-) héros Tolia, pense qu'il tient à supprimer l'amant de sa femme. Ainsi donc personne ne sait qu'il veut et va mourir ce qui engendre beaucoup de quiproquos et de situations cocasses. Quand il va tomber amoureux de Lena, tout à coup il trouvera insupportable cette menace qui plane au-dessus de lui, et la peur l'étreindra lorsqu'il poussera la porte du café, le fameux jour J... Je n'en dévoile pas plus, Andreï Kourkov nous a réservé plein de rebondissements inattendus, jusqu'aux dernières pages. Quel talent !
    Je me suis régalée, un livre facile à lire qui n'ennuie pas une seule seconde, le tout bien arrosé de vodka...!
    Ce livre a fait l'objet d'un film réalisé par Krichtofovitch (pas vu).

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2006/08/lami-du-defunt.html
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  • Par kagolain, le 09 août 2010

    kagolain
    dans les kourkov c'est comme dans les cochons toutn est bon..
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    • Livres 3.00/5
    Par crochette, le 22 septembre 2011

    crochette
    plus grave que Le Pingouin, mais c'est bien du Kourkov.
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Citations et extraits

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  • Par bibliophage, le 14 janvier 2009 Première phrase du livre

    (incipit)
    Fumer m'aurait aidé ; après chaque petite scène de ménage - pratiquement imperceptible et indéchiffrable pour un observateur extérieur - j'aurais grillé plusieurs cigarettes, et la fumée chargée de nicotine, à défaut de conférer un sens et un parfum à ma vie, aurait servi de palliatif et, tel un encens brûlé à ma propre gloire, m'aurait permis de conserver une certaine joie de vivre. Mais devenir fumeur à trente ans me semblait puéril et stupide.
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  • Par bibliophage, le 14 janvier 2009

    Quelqu'un m'avait dit un jour qu'un type normal n'avait aucune chance d'être admis aux Beaux-Arts. Apparemment, il ne m'avait pas menti. Avec cette seule nuance que les gens bizarres sont toujours plus intéressants que les gens normaux. En leur compagnie, on court parfois certains risques, mais jamais celui de s'ennuyer.
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  • Par bibliophage, le 14 janvier 2009

    Je cherchais une issue à l'impasse de mon existence. Mais je la cherchais surtout dans mon imagination. Et voilà que l'issue apparaissait clairement, qui permettrait de sortir non seulement de ma situation mais de la vie tout court. J'avais trop d'amour-propre pour faire un bon suicidé, mais le rôle de victime m'irait comme un gant.
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  • Par Odile17, le 30 décembre 2011

    Le froid rétrécit les objets, j'ai appris ça à l'école. Apparemment, cette règle s'applique aussi à des phénomènes dépourvus de volume. L'hiver contracte les jours. Il rétrécit mon monde, me forçant à rester le plus souvent cloîtré entre quatre murs. La seule chose à se dilater au mépris des lois de la physique, c'est ma solitude.
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  • Par Odile17, le 30 décembre 2011

    Une pensée amusante a surgi dans mon cerveau balbutiant : si l'âme habite le corps, et si le corps habite un appartement, on peut considérer que l'âme cumule résidence principale et résidence secondaire.
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