> Paul Lequesne (Traducteur)

ISBN : 286746529X
Éditeur : Liana Lévi (2010)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Avez-vous déjà entendu parler de "l'antifrousse"? Ce breuvage made in Ukraine qui permet de vaincre sa timidité, de triompher de ses ennemis, de surmonter toutes les épreuves. Un remède pour lequel on tuerait père et mère, n'est-ce pas? Mais là, c'est son inventeur, un ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 23 février 2012

    Woland
    Ночной молочник
    Traduction : Paul Lequesne
    Se risquer dans le monde d'Andreï Kourkov, c'est un peu comme si, dans une impulsion similaire à celle d'Alice, on suivait le fameux Lapin blanc s'engouffrant en quatrième vitesse dans son terrier magique. Bien sûr, l'univers dépeint par l'écrivain ukrainien n'a pas, en apparence, grand chose à voir avec celui de Lewis Carroll. Mais ce n'est là, répétons-le, qu'apparence.
    Insoucieux d'un monde victorien qu'il n'appréciait pas particulièrement, un monde plein d'interdits et de non-dits, l'Anglais rêveur, qui ne trouvait d'autre exutoire que dans l'absolu des mathématiques, a façonné de toutes pièces un récit hautement onirique et poétique, peuplé de petites filles désobéissantes et aventureuses, d'adultes complètement à la masse ou alors tournés en ridicule et de créatures fantasmagoriques issus des comptines de la nursery ou, tel l'inoubliable Jabberwock, de son propre imaginaire échevelé. Chez Carroll, la Reine de Coeur, devant qui tout le monde tremble et pourtant à qui tout le monde désobéit, ne rêve que de couper les têtes, y compris celle d'une enfant comme Alice, tandis que, derrière le Miroir, les Reines rouge et blanche se révèlent infiniment poseuses et superficielles. Bref, si le rêve est bien là, il peut très vite virer au cauchemar - ce qu'ont très bien compris les créateurs du jeu vidéo "Alice Madness Return" par exemple ou un créateur de génie comme Tim Burton.
    Chez Kourkov, né un siècle et près de trente ans plus tard que Carroll, non dans un Empire monarchiste en plein essor mais dans un empire communiste et athée déjà sur le déclin, le choix pour l'écrivain reste le même : ou bien un récit réaliste où la tragédie l'emportera, ou bien un récit louchant fortement vers l'onirisme sans gommer pour autant les ombres du paysage, et usant en outre des ficelles léguées à l'imagination par le développement antérieur de mouvements littéraires et poétiques comme le surréalisme. Les motivations aussi sont les mêmes : échapper à un univers oppressant, le recréer en dénonçant par l'excès tout ce qui, dans ce monde imposé, va de travers.
    Si la mélancolie slave affecte - ou rehausse, c'est selon - le binôme du "Pingouin", Kourkov la laisse carrément tomber dans "Laitier de nuit". Il faut dire qu'il a changé d'animal-héros puisqu'il a choisi pour ce livre un chat de gouttière dénommé Mourik (un clin d'oeil au célébrissime Chat du Cheshire ? Wink ) qu'il pousse même la malice jusqu'à doubler pour les besoins de l'intrigue. Or, le symbolisme du chat est évidemment bien différent de celui du pingouin : plus riche pour nos contrées que la banquise ne recouvre pas encore et aussi plus mystérieux, pour ne pas dire plus occulte.
    Pour les amoureux des chats - dont je suis - je précise que, en dépit de ce que le lecteur (et le maître de Mourik lui-même) en pensent à certains moments délicats de l'histoire, il n'arrive absolument rien à Mourik et à son acolyte, que l'on retrouve tous les deux en excellente forme à la fin du roman, en train de se partager de l'esturgeon. Toutes les morts enregistrée dans "Laitier de nuit" ne concerne que cette espèce irrémédiablement vouée au Mal et à l'Incohérence, la seule capable de tuer pour le plaisir ou pour l'argent : la race humaine. Car un doute demeure sur le sort réservé au chien-pisteur du maître-chien Dima, porté disparu corps et bien à un certain moment mais sur l'heureuse survie duquel on peut s'interroger.
    Quant à l'histoire elle-même ...
    En gros, sachez que Dima et deux bagagistes de l'aéroport de Kiev repèrent une valise contenant sans doute de la drogue. Dans l'espoir de se faire un peu d'argent - les salaires en Ukraine ne sont pas des plus élevés - ils escamotent donc la petite valise noire qui, ouverte, révèle toute une collection d'ampoules recelant non de la poudre mais un liquide. Invité à absorber le contenu de l'une des ampoules, Mourik, le chat bien-aimé de Dima et de son épouse, décède. En tous cas, il ne respire plus et son coeur ne bat plus. Afin de ne pas faire de peine à sa femme, Dima se débarrasse comme il peut du cadavre de son chat. Et, le chagrin de son épouse ne se calmant pas, il se procure même une sorte de jumeau de Mourik. Sa femme, Valia, tombe dans le piège et est toute heureuse d'avoir retrouvé son Mourik. Seulement, au bout de quelques semaines, retour du vrai Mourik à la porte de le maison. Maigre, affamé, pelé et suffisamment plein de courage pour se jeter sur le pittbull que le voisin aime à expédier faire ses besoins dans le jardin de Dima. Pas de doute : c'est bien Mourik, revenu d'entre les morts. Mais est-il vraiment mort ce jour-là, après avoir bu la drogue inconnue ? ...
    A cette intrigue centrale déjà plutôt délirante, s'ajoutent les mésaventures d'Irina, fille-mère qui vend son trop-plein de lait maternel à un mystérieux organisme de Kiev, les interrogations perplexes d'un garde du corps convaincu de somnambulisme et les allées et venues très agitées de la veuve d'un pharmacien qui tient à conserver le cadavre de son mari, momifié, dans son salon. (Précisons que le pharmacien travaillait, pour le compte de mystérieux commanditaires, sur toutes sortes d'expériences, dont la création d'une drogue destinée à rendre - peut-être - plus courageux.) le tout avance, recule, s'entremêle, comme dans une espèce de polka frappée de folie mais le lecteur, bien loin de juger l'ensemble impossible ou lassant, se cramponne et veut à tous prix savoir où et comment tous ces agités finiront par trouver la clef de leurs interrogations et, pour certains, de leurs actes.
    L'humour, un humour jubilatoire et chaleureux, domine l'intégralité du récit, même dans ses instants les plus sombres ou les plus périlleux - réponse de Kourkov à la maléfique Reine de Coeur de Carroll. Pour vous glisser plus ou moins timidement dans l'univers d'Andreï Kourkov, "Laitier de nuit" constitue une porte d'entrée de première qualité. Ce n'est peut-être pas un "grand" roman mais, dans sa folie apparente et avec sa tendresse ironique, il témoigne bien des problèmes rencontrés par la société ukrainienne après l'effondrement de l'URSS et de sa tentative pour survivre, vaille que vaille. Car, sous la loufoquerie de l'histoire, courent toujours des hommes de main capables d'intimider, voire de liquider un tel ou un tel pour de l'argent. A l'ombre du totalitarisme déchu, dont l'énorme statue déboulonnée traîne encore à terre, fleurissent non pas une mais plusieurs organisations mafieuses, auxquelles les politiciens eux-mêmes sont susceptibles d'appartenir ...
    "Laitier de nuit" : un très agréable moment de lecture. A renouveler avec d'autres romans de son auteur, Andreï Kourkov.
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  • Par le-mange-livres, le 05 avril 2012

    le-mange-livres
    Envie d'un roman où les chats acquièrent des capacités hors-normes grâce à un mystérieux breuvage volé à la douane, où des bébés apparaissent et disparaissent, où des prêtres orthodoxes bénissent des laboratoires à fromage, où les cadavres sont embaumés selon des procédés révolutionnaires, où les sectes prospèrent, et où le lait maternel trouve des usages bien curieux ? Alors, le dernier opus en poche de Kourkov est pour vous !
    L'écrivain poursuit son exploration sans pitié de l'Ukraine des années 1990 et 2000, ici prise dans les suites de la révolution orange. Une galerie délirante de personnages, attachants et décrits avec tendresse, évolue dans le petit théâtre de Kourkov, où leurs destins se croisent et s'entrecroisent, se recoupent ou ne se recoupent pas. le rythme est comme toujours enlevé, et les fragments narratifs, conçus comme de petits épisodes où les rappels sont fréquents, s'enchaînent à toute allure.
    Roman savoureux, certes, mais complexe et profond aussi, qui dessine, à petites touches presque impressionnistes le portrait de cette Ukraine où l'espoir d'une société nouvelle et démocratique côtoie la corruption, la collusion des milieux politiques, financiers et mafieux, la multiplication des trafics en tous genres, sur le ton de la fable tragi-comique, au travers de péripéties plus loufoques les unes que les autres - j'avoue une petite préférence pour la vie et l'oeuvre de l'inénarrable député, ambitieux et de toutes les combines, qui resurgit à tout instant dans le récit. Les personnages, comme l'Ukraine finalement, sont extraordinairement "résilients", et capables de revenir de tout, même des aventures les plus improbables.
    Peut-être un peu moins déjanté qu'un Pingouin ou un Caméléon, un ton peut-être un peu plus noir ou plus amer (ou acide, c'est selon), sans doute moins brillant, dans sa construction, que l'extraordinaire Dernier amour du président ... mais cela n'empêche pas Kourkov de rester une valeur sûre ... et un conteur hors-pair.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2011/03/laitier-de-nuit-andrei-ko..
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    • Livres 3.00/5
    Par belledeschamps, le 12 juillet 2010

    belledeschamps
    A Kiev, le meurtre d'un pharmacien du centre ville déclenche des événements imprévus, impliquant un agent de sécurité somnambule, un vigile amoureux, un chat ressuscité, un psychiatre convaincu que ses pairs devraient diriger le monde, un député rêvant d'éternelle jeunesse, une femme participant à une collecte de lait maternel, etc. Portrait d'une dizaine de personnages, au début parallèles et dont certains se croisent à la fin. Kourkov livre un roman toujours aussi truculent et déjanté.
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    • Livres 4.00/5
    Par 2dtens, le 06 mars 2010

    2dtens
    J'ai bien aimé le style de cet auteur, je connaissais pas et je dois dire que j'ai envie de lire ces autres livres...
    Le seul bémol de ce roman, pour ma part une déception concernant la fin, je m'attendais à quelque chose d'autre... Autrement l'écriture est agréable, et j'ai beaucoup aimé la structure du livre, les histoires parallèles des différents personnages qui finissent par avoir un lien.... En plus le sujet et les choses un peu étranges font de ce livre un très bon moment de lecture!
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    • Livres 5.00/5
    Par urbanbike, le 10 mars 2010

    urbanbike
    Le titre du dernier livre de Andreï Kourkov fait un clin d'oeil à Portier de nuit. Je ne vais pas vous gâcher le plaisir de la lecture, la découverte des nombreux personnages comme de l'intrigue (trop facile, vous n'avez qu'à lire la quatrième de couverture si vous voulez en savoir plus…!). Bref, je ne vous dis rien…!
    Une fois de plus, Kourkov nous plonge dans un univers totalement délirant (mais la réalité est-elle si différente de ce qu'il écrit…?), le tout à la sauce ukrainienne. Si vous avez aimé Le Pingouin et son ambiance décalée, attachante, pas de doute, vous êtes bon pour plonger le nez dans Laitier de nuit. À vos risques et périls…!

    Lien : http://www.urbanbike.com/index.php/site/comments/3104/
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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 23 février 2012

    [...] ... Durant les dix premières minutes de route, le prêtre se tint silencieux sur la banquette arrière.

    - "Dieu nous a enseigné de partager avec les pauvres, n'est-ce pas ?" demanda-t-il soudain d'une belle voix de baryton, cependant que bourdonnait en fond sonore le programme de "Chansons."

    Volodka [second garde du corps de Guennadi Ilitch et camarade de Semion] coupa aussitôt la radio et regarda dans le rétroviseur.

    - "Eh ! bien, moi, je vous le dis, il faut partager avec les pauvres," répéta le prêtre. "Parce que les pauvres sont toujours en plus grand nombre et que, lorsqu'on est en plus grand nombre, on représente une force.

    - Mais pourquoi nous parlez-vous des pauvres ?" s'enquit poliment Semion.

    - "Oh ! juste comme ça, pour me disposer à la bonté," bâilla le prêtre.

    Et comme il bâillait, la voiture s'emplit d'une odeur de bon cognac.

    - "Comment trouvez-vous l'église de Guennadi Ilitch ?" demanda Semion qui avait perçu la senteur de l'alcool.

    - "C'est une belle église, imposante. Elle n'a qu'un seul défaut. Elle n'a pas de paroissiens ! A part Guennadi Ilitch, personne n'y va à la messe.

    - Mais lui, il y va ?" s'exclama Semion, surpris.

    - "Oui. Il n'a appelé qu'une seule fois pour annuler. Au moins, ça m'a évité de me déplacer pour rien."

    Semion tenta d'imaginer la scène : Guennadi Ilitch, tout seul, debout au milieu de l'immense église [qu'il avait fait construire], et devant lui le père Onoufri prononçant son sermon.

    - "Des églises sans paroisse, comme ça, nous en avons pas mal aujourd'hui," poursuivit le prêtre. "Beaucoup de députés s'en font construire près de leur maison de campagne, des fonctionnaires aussi. Tant mieux, après tout ! Un député est un mortel et, à sa mort, que feront ses enfants ? Ils offriront l'église au peuple en mémoire de leur père chéri ... " [...]
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  • Par urbanbike, le 10 mars 2010

    Dima se sentit davantage intéressé par un couple de perroquets dodus logés dans une belle et vaste cage. Après cinq bonnes minutes passées à observer ces oiseaux qu’on eût dit doués d’intelligence, il lui fallut bien revenir à son problème initial. Il alla faire un tour du côté de la ligne de tramway, au-delà de l’enceinte du marché. Aux dires de la vieille aux chats siamois, il y avait là des SDF qui pour trois hryvnia vous vendaient « n’importe quel bâtard à poil gris ». À ces mots, Dima avait tout de suite pensé à Mourik. Mais ce jour-là aucun SDF trafiquant de chats de gouttière n’était visible derrière la clôture du marché. Et pour finir, Dima, transi jusqu’à la moelle, se retrouva devant une femme aperçue auparavant, chaussée de grosses bottes et vêtue d’une chaude pelisse de paysanne, aux pieds de laquelle, dans un panier posé sur l’asphalte, plusieurs chatons gris se blottissaient sous un morceau de couverture.
    - C’est d’un grand gris que j’aurais besoin, déclara Dima dans un soupir.
    - Grand comment ? s’enquit la femme emmitouflée.
    Dima écarta les mains pour indiquer la taille approximative de Mourik. Puis il expliqua en quoi consistait son problème. Il parla du chagrin de sa femme et de la photographie du chat dans son cadre endeuillé d’un ruban noir.
    - Oh ! moi-même, quand ma Torchonette est passée sous une voiture, j’ai frisé l’infarctus ! s’exclama la femme en levant les bras au ciel. Votre femme a de la chance d’avoir un mari comme vous ! Le mien m’a traitée d’idiote durant trois semaines d’affilée !
    Dima goûta le compliment. Il faillit débiner l’époux indélicat, histoire de prolonger la conversation, mais se retint à temps : il venait de remarquer qu’une lueur s’était allumée dans les yeux de la femme.
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  • Par Woland, le 23 février 2012

    [...]... - "Bien !" soupira le député, une fois installé à la table de Semion. "Ecoute ! J'ai viré mon assistant. Je voudrais te proposer sa place. Ca ne changera rien pour toi [Semion lui sert déjà de garde du corps] sinon que tu toucheras plus d'argent, sorti de la caisse de l'Assemblée, et non plus de ma poche. Tu n'auras qu'à présenter là-bas ton livret de travail, et en échange tu recevras une carte. Pour toi, ça veut dire des honneurs, une expérience professionnelle, du respect, et moi, ça me fait plaisir !

    - D'accord !" répondit Semion.

    Guennadi Ilitch sourit et commanda un verre de cognac.

    - "Guennadi Ilitch, peut-être avez-vous entendu parler d'un médicament "rajeunisseur" importé d'Allemagne ?" demanda Semion à voix basse.

    Le député éclata de rire et posa sur son lieutenant un regard amusé.

    - "Un médicament ? Mais les médicaments, c'est de la chimie ! Or, la chimie, ça fait crever les gens plutôt que les rajeunir ! La jeunesse, on la retrouve grâce à autre chose.

    - Et grâce à quoi ?

    - Grâce aux produits laitiers frais", déclara Guennadi Ilitch, toujours le sourire aux lèvres, puis, adoptant soudain le chuchotement, il ajouta : "Et le meilleur de tous, c'est le lait maternel ! Fini le temps des lactariums pour les gosses. A présent, ils sont pour les adultes ! Et pour les dames, ce sont les "restos-hormones" Ne me demande pas ce qu'on leur sert au menu, je n'ai pas envie de dégueuler ! Ma femme aussi est adepte de ces trucs-là. Elle va sur les quarante-cinq berges mais je peux te dire que ce qu'elle a sur le cul, c'est de la peau de bébé. Et sans chimie, sans chirurgie ... Mais pourquoi demandes-tu ça ? Tu as l'intention de te lancer dans la politique ?

    - Pourquoi la politique ?" dit Semion, interloqué.

    - "Eh ! bien parce que, en politique, le plus important, c'est d'avoir un teint de jeune fille, une mine de porcelet bien nourri au sens naturel du terme. C'est pour les gens comme ça qu'on vote le mieux." ... [...]
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  • Par crochette, le 09 octobre 2011

    toujours plaisant de se retrouver dans l'univers de Kourkov entre réalité post soviétique grinçante et onirisme slave. Pas de réelle surprise cependant. Peut-être avec le temps l'humour noir cède-t-il à une certaine douceur?
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  • Par Lillafrite, le 10 août 2010

    Veronika n'était encore jamais allée à l'anniversaire d'un mort. Fallait-il apporter un cadeau? Et si oui, pour qui? Une bouteille de champagne n'était-elle pas plus indiquée?
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