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> Nathalie Amargier (Traducteur)

ISBN : 2020789353
Éditeur : Editions du Seuil (2005)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 102 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Victor, de retour d'Antarctique, n'a qu'une idée en tête : retrouver son pingouin Micha, qui a atterri dans le zoo personnel d'un richissime Moscovite. Victor parcourt l'Ukraine et la Russie et s'aventure jusque dans les plus sombres recoins de la Tchétchénie. En funamb... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    Le lecteur qui avait laissé Viktor (Vitia) Zolotarev s'embarquant pour l'Antarctique à la place de son pingouin Micha - de son manchot, pour être exact - parce qu'il était poursuivi par une bande de malfrats, assiste à son retour à Kiev, muni d'une commission importante et d'une carte de crédit que lui a confiées un banquier rencontré sur le navire polaire.
    Quand il téléphone à son appartement, c'est pour apprendre, par l'entremise de la petite Sonia - laquelle voit la chose d'un mauvais oeil - que Nina s'est mise en ménage avec un parfait abruti. Et le médecin qui a opéré Micha a une nouvelle encore plus mauvaise à lui apprendre : suite à l'un de ces concours de circonstances à la fois farfelu et très logique qu'affectionne l'auteur, Le Pingouin a été emporté par l'un des créanciers du "bienfaiteur" qui avait fourni l'argent pour l'opération.
    A partir de là, Viktor n'aura de cesse de récupérer Micha. Pour ce faire, il n'hésitera pas à se vendre comme "esclave" en Tchétchénie et à y affronter le redoutable Khatchaïev. Mais c'est en définitive grâce à l'aide de ce dernier que Viktor comme Micha - mais à quinze jours d'intervalle l'un de l'autre - parviendront à rentrer en Russie.
    Cette suite du "Pingouin" n'est pas d'un comique aussi absurde que le premier volume. Sous le sourire et la gaieté dont Kourkov ne se départ jamais, se dévoile une Russie où la pègre s'allie impunément à l'Etat pour remporter les élections et où l'on peut regretter non pas l'URSS mais l'ordre relatif qu'elle avait instauré. La guerre en Tchétchénie est traitée avec pudeur mais sans complaisance et Kourkov renvoie les combattants dos à dos, raillant au passage l'orgueil insensé des rebelles Tchétchènes. Bref, la Russie de Kourkov est une jungle où il faut savoir fermer les yeux si l'on veut survivre.
    A la fin du roman, Viktor quitte Kiev, laissant cette fois-ci Nina et Sonia à la charge de son ami Liocha mais dans son appartement. Mais Micha l'accompagne et l'épilogue voit enfin le pauvre manchot rejoindre l'Antarctique. Une fin douce-amère car de Viktor ou du lecteur ayant suivi ses aventures, qui pourra dire qui s'était le plus attaché à ce curieux compagnon, muet certes mais dont les yeux parlaient si bien ? ... ;o)
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  • Par holley, le 25 juin 2012

    holley
    Avant d'être des polars où des satires de la décomposition politique de l'urss, "Le Pingouin" et sa suite" Les Pingouins n'ont jamais froid", d'Andrei Kurkov sont d'abord les témoins d'une vision du monde, d'une "weltanschaung" très particulière de l'auteur. Pourtant point de fumeuses références littéraires ou de constructions alambiqués, un simple point de départ : un journaliste à la peine dans son travail et dans un désert affectif récupère un pingouin dans le zoo délabré de Kiev qui n'a plus les moyens d'entretenir ses pensionnaires.
    C'est là l'extrême gageure de ce livre c'est qu'on ne sort pas cet axiome : sa première responsabilité c'est de s'occuper de cet oiseau, coûte que coûte. Dans un univers de délabrement morale, psychique et politique, où le dollar est la seule loi, c'est MIscha Le Pingouin qui devient le centre névralgique de toute l'histoire. Là où la vie des hommes ne vaut plus rien, celle de l'oiseau austral prend paradoxalement une plus grand valeur. C'est à l'aune de ses sentiments (oui Misha a des sentiments) que se mesure le sentiment des quelques reliefs d'humanité que croise victor dans son chemin et avec qui il constitue une communauté justement autour de l'oiseau.
    Souvent j'ai remarqué dans les livres russes, il y a cette référence à une communauté fraternelle cachée du fond des âges : celle peut être des vieux croyants que des siècles de persécution ont renforcé dans leur pratique et dans leur certitude.
    Chalamov en parle dans les souvenirs de la Kolyma où ils croisent quelques spécimens réfugiés en sibérie. Il dit d'ailleurs que ce sont ceux qui ont le mieux résisté à l'oppression.
    Pour revenir à Kourkov, le langage est au service de l'histoire, ni trop ni trop peu. On prend donc un plaisir, grand, teinté tout de même d'une forte mélancolie, une amertume proprement slave qui est comme la première gorgée d'une bière sombre.
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    • Livres 4.00/5
    Par jbicrel, le 27 juin 2014

    jbicrel
    En l'écoutant parler de Maïdan au dernier festival Etonnants Voyageurs le 7 juin dernier , j'ai eu envie de savoir ce que "l'ami des pingouins" avait pu écrire depuis Le Pingouin dont javais fait l'éloge ici.Les-pingouins-n-ont-jamais-froid.jpg
    C'est ainsi que j'ai acheté Les pingouins n'ont jamais froid, roman traduit du russe par Nathalie Amargie et publié en France en 2002 soit six ans après Le Pingouin.
    On y retrouve Victor qui ne s'occupe plus des "petites croix" et se trouve en séjour forcé en Antarctique. Heureusement, il y a là d'autres exilés dont un certain Victor Bronikovski, un Russe, qui, sur le point de mourir empoisonné, confie à Victor une lettre et une carte de crédit à remettre à son épouse à Moscou. Victor quitte ainsi l'Antarctique, plein d'espoirs de retrouver à Kiev Micha, son pingouin et aussi Sonia, sa fille adoptive et Nina, la jeune femme qui s'occupe de Sonia.
    Mais lorqu'il arrive à Kiev, rien n'est vraiment simple : sa clé n'ouvre plus son appartement dont la serrure a été changée. Il se met à la recherche de Micha. Quand Victor rédigeait les rubriques nécrologiques de façon anticipée, il était de bon ton que Le Pingouin assiste aux funérailles (voir Le Pingouin) alors Victor se glisse dans un groupe au cimetière alors que l'on célèbre les funérailles d'un notable si l'on se fie à la file des Mercedes et d'hommes aux lunettes noires. Il croit repérer la silhouette de Micha mais voilà qu'on le kidnappe et il se retrouve hôte prisonnier ou prisonnier hôte dans la riche demeure Sergueï Pavlovitch. Celui-ci, connaissant les talents de Victor, charge notre héros d'écrire ... ses promesses électorales. Puis, enthousiaste, il lui confie sa campagne électorale. Suivant sa philosophie de l'escargot, il invite Victor à considérer le bénéfice de sa situation. Il voudrait quant à lui être un escargot à deux têtes, crime et pouvoir politique, mais ses rivaux ont aussi de la ressource et le voilà soudain ravalé à un rang inférieur.
    Victor cependant a appris qu'un moskovite, patron de casinos, nommé Khatchaïev détient Micha dans son zoo. Il file alors à Moscou, où l'épouse de feu Victor Bronikovski lui dit de garder et d'utiliser à sa guise la carte bancaire de son époux et où il apprend que son pingouin s'est exilé avec son propriétaire en Tchétchénie.
    Victor, toujours en quête de son pingouin, va alors se laisser vendre comme esclave, puis contribuer à assurer les services d'un crematorium clandestin en Tchétchénie, puis rentrer à Kiev, créer de toute pièce une équipe sportive, quitter l'Ukraine pour la Croatie, se marier à la fille d'un Serbe, offrant un lingot d'or tchetchene comme dote, pour ramener Micha au milieu de ses congénères et aller s'installer avec sa famille d'exilés serbes en Argentine !
    Convenez que pour une histoire loufoque, ce roman est en première ligne. Mais c'est ainsi que Kourkov donne à voir l'absurdité, la violence, l'inhumanité en contrepoint d'une sorte d'indifférente fraicheur d'un héros aussi improbable que touchant, avec un vrai talent de conteur.

    Lien : http://aller-plus-loin.over-blog.com/article-kourkov-andrei-les-ping..
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  • Par klegall001, le 30 juillet 2012

    klegall001
    J'ai adoré suivre ce personnage et sa folie douce prêt à se frotter à une guerre pour retrouver son pingouin ! C'est aussi intéressant de découvrir la vision et le quotidien d'un univers très spécial que nous ne connaissons souvent que par des clichés... Et l'auteur est quand même très bon puisqu'avec environ 36° dehors j'avais presque froid avec les personnages en Tchétchénie !
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 10 juin 2008

    Bunee
    J'ai beaucoup pensé à une espece de mélange saugrenu entre le traité de savoir vivre à destination des jeunes russes et L'année du mensonge de Guelassimov... Enormément d'humour, et parfois voire souvent, du loufoque (déjà le titre ....)
    J'ai adoré suivre victor et micha (Le Pingouin) dans leurs improbables pérégrinations néo soviétiques, leurs épisodes semi mafieux, cette ambiance inimitable, cet humour ravageur et grinçant.
    A la multiplicité des situations et aventures correspond une grande diversité de personnages hauts en couleurs et truculents (j'ai réussi à le caser, private joke inside)
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Citations et extraits

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  • Par petitsoleil, le 23 septembre 2013

    Le seul endroit où l'on pouvait se détendre un moment était le bar, au rez-de-chaussée du bâtiment d'habitation.
    Mais même là, tout était glacial.
    On n'y vendait pas à boire et il n'y avait jamais eu de serveur.

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  • Par BMR, le 03 février 2010

    [...] Chaque pays est une sorte d'immense corps composé de milliers d'organes et de millions de petites cellules qui s'agitent en tout sens, les humains. Plus le corps est grand, moins il est sain. Il faut en permanence le traiter, l'opérer, anesthésier certaines parties en espérant ne jamais avoir besoin de recourir à une anesthésie générale. Cette crainte contribue à multiplier les anesthésies locales.
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  • Par BMR, le 03 février 2010

    [...] Les jeudis, Siéva rayonnait. En fait, il était toujours content, mais le jeudi, à la veille du vendredi "qui rapportait", il s'animait encore plus. La nuit du jeudi au vendredi était toujours chargée en cadavres, car, suivant un usage instauré par Aza bien avant leur arrivée, c'était tarif réduit pour tous. Victor et Siéva ignoraient le montant de la remise, car les clients traitaient directement avec Aza, mais en tout cas il y avait plus de travail, donc plus de pourboires.
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  • Par BMR, le 03 février 2010

    [...] Notre pays est immense, et les gens capables de penser et d'agir, ou simplement de penser, y sont bien trop rares. Un vrai désert intellectuel ! La quantité de problèmes dépasse largement la quantité d'hommes capables de les résoudre ...

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  • Par line70, le 28 mai 2011

    Tant que l'on y pense et qu'on se pose des questions à son sujet, l'avenir existe. Les réponses peuvent attendre. La vie finit toujours par les fournir.

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Vidéo de Andreï Kourkov

Andreï Kourkov - Le jardinier d'Otchakov .
A l'occasion du Salon des livres de Poche "Lire en Poche" 2013, Andreï Kourkov vous présente son ouvrage "Le jardinier d'Otchakov" aux éditions Liana Levi. Traduit du russe par Paul Lequesne. http://www.mollat.com/livres/kourkov-andrei-jardinier-otchakov-9782867466922.html Notes de Musique : These Animals 01 Side By Side - freemusicarchive.org











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