ISBN : 2020525712
Éditeur : Editions du Seuil (2002)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 127 notes) Ajouter à mes livres
Il s'appelle Birahima, il a dix ou douze ans et, comme beaucoup d'enfants, il joue au petit soldat avec une mitraillette. "C'est facile. On appuie et ça fait tralala." Sauf qu'ici l'arme est bien réelle et les morts ne se comptent plus. Birahima fait partie de... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Pasdel, le 21 mai 2012

    Pasdel
    Un style direct, qui tente de se rapprocher du héros, Birahima, jeune garçon libérien de 12 ans. Par ce truchement, l'auteur nous convie au cœur de la guerre civile et du royaume des enfants soldats ou leur moyen d'expression est la Kalachnikov, ou leur moyen d'évasion et la drogue et l'alcool, un monde ou école et justice n'ont pas cours. Une cour des miracles où les grands usent des plus petits de toutes les manières possibles, ou les viols et les meurtres sont monnaie courante.
    Loin d'être un lieu édénique pour vos prochaines vacances vous en conviendrez, pourtant ce lieu a bel et bien existé, et c'est que l'auteur nous entraîne, sans jamais rentrer dans le pathos ou le dramatique, simplement en racontant banalement des faits sur un ton enfantin, mi- ironique, mi-caricatural. Certes parfois les redondances peuvent énerver ou lasser le lecteur, mais l'ensemble laisse une lecture agréable pour lire un livre violent. Un vrai paradoxe me direz-vous, et bien oui.
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    Critique de qualité ? (33 votes positifs)
  • Par ennapapillon, le 28 mai 2012

    ennapapillon
    Cette histoire est celle de Birahima, un jeune garçon qui nous raconte sa vie avec ses mots -avec sa mère malade, au village, les traditions, les croyances africaines. A la mort de sa mère, il se retrouve au Liberia auprès de Papa le Bon et ses enfants soldats où il est plutôt protégé jusqu'à ce que ce dernier décède et que les enfants doivent partir, livrés à eux-mêmes avec leurs armes.
    C'est donc l'histoire de la guerre au Liberia, des enfants laissés pour compte et des différents mouvements "politiques".
    Je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman et je me suis arrêtée à la moitié...
    Tout d'abord à cause du style : c'est une voix enfantine qui parle et qui ne cesse de s'interrompre et de faire des apartés pour expliquer les mots ou expressions qu'il utilise soit en donnant un synonyme en français, soit en expliquant les mots africains ou anglais. Ce qui au début était amusant est vite devenu répétitif et pénible pour moi.
    De plus, cette façon de raconter l'histoire donne une tonalité assez légère parfois amusante alors que les thèmes abordés sont très sombres. J'ai été gênée par ce grand écart entre le fond et la forme.
    Enfin, par moment j'avais aussi l'impression de lire un documentaire mais assez obscure car je ne saisissais pas toujours ce qu'il en était des groupes politiques et les sigles et chefs de guerre...
    J'ai aussi eu du mal à m'attacher au personnage principal, sa naïveté (fausse naïveté?) m'a plutôt énervée. J'ai eu du mal à suivre, je m'y perdais...
    Cette lecture fut un échec et c'est le premier roman Goncourt des Lycéens qui me déçoit.
    Sur le même thème j'avais apprécié (malgré la dureté du sujet) "Le chemin parcouru -Mémoire d'un enfant soldat"
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 20 septembre 2011

    Luniver
    "Allah n'est pas obligé" est le récit de Biramiha, jeune garçon d'une dizaine d'années, obligé de partir vers le Liberia pour rejoindre sa tante après la mort de sa mère. Il va très rapidement se faire enrôler par un chef de guerre du coin pour survivre, et va recevoir une kalachnikov et de la drogue pour mieux combattre. Il continuera à se faire enrôler de faction en faction au gré des évènements, pour se rapprocher au plus près de sa tante.
    Le récit est dur, on découvre le quotidien de tous ces gens qui se trouvent dans les zones de guerre civile depuis des années : massacre des clans adversaires, viols collectifs, anthropophagie, petits chefs de guerre qui se succèdent. La situation politique n'est pas triste non plus : les pays voisins qui pourraient intervenir sont également dirigés par des dictateurs, et les armées qui sont censées apaiser les choses tirent dans le tas à la première échauffourée sérieuse. Les principales richesses du pays sont souvent aux mains des étrangers, qui collaborent pleinement avec les petits tyrans du secteur. On ajoute à ça la survie des vieilles superstitions (la mère de Biramiha meure d'ulcère pour avoir refusé d'être soignée par un docteur blanc, on excite et on circoncit à tout va, les soldats enfants et adultes se bardent de grigris avant de partir au combat, ...) qui se mélangent à l'islam et au catholicisme pour achever de noircir le tableau.
    Ce livre a le mérite de traiter un sujet passé souvent sous silence : on connait la réalité des enfants-soldats et que les zones du Liberia et de la Sierra Leone ne sont pas très stables, mais de manière assez vague.
    Par contre, j'ai trouvé que la narration laissait à désirer. le style change au fil du récit : très "petit nègre" au début, beaucoup plus littéraire à la fin. Les explications de certains termes entre parenthèses sont amusantes au début, mais lassent vite à partir du deuxième chapitre. Et enfin, des jurons ponctuent chaque chapitre, mais ça n'a pas toujours de sens à ces moments du récit. Tout ça donne un peu l'impression que le livre a été publié sans être relu attentivement.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par sylire, le 24 février 2012

    sylire
    Birahima est un jeune garçon que des circonstances familiales conduisent au dur « métier » d'enfant-soldat. Nous commençons par faire la connaissance du jeune garçon dans son village natal. En dépit de la lourde infirmité de sa mère, l'enfant vit relativement bien. Après la mort de celle-ci, nous le suivons dans sa nouvelle vie. Au Libéria puis en Sierra Leone, Birahima participe à des pillages et des massacres. Il semble conscient des atrocités auxquelles il participe, mais se montre fataliste. L'enfant n'est pas sans cœur et pleure ses camarades morts, ce qui ne l'empêche pas d'exécuter sa tâche d'enfant-soldat avec une certaine fierté. On comprend, à la lecture de ce texte, comment une telle dualité est possible. Ces enfants ont un passé assez lourd, sont approvisionnés en drogue dure pour tenir le coup et sont conditionnés à tuer sans scrupule.
    Quelques mots sur le style qui fait l'originalité du texte mais peut dérouter. le narrateur Birahima s'exprime en « petit nègre » (l'extrait que je cite en donne un aperçu). Après une courte période d'adaptation je me suis faite à ce style particulier. Par ailleurs, j'ai bien apprécié les petites notes d'humour, jurons… qui ponctuent le récit et détendent l'atmosphère. Certaines scènes sont si pénibles que ces petites parenthèses sont les bienvenues.
    Le thème est intéressant et l'histoire de ce jeune garçon éclaire bien sur la réalité des enfants soldats mais j'ai trouvé la lecture assez fastidieuse, notamment la seconde partie. L'histoire politique des deux pays et des nombreux clans qui s'entretuent prend beaucoup de place dans le récit, l'entrecoupant constamment. Quelques repères m'auraient suffit. Je dois avouer que j'ai sauté quelques pages à plusieurs reprises pour revenir à l'histoire personnelle de Birahima, plus évocatrice à mes yeux de la terrible situation de ces pays d'Afrique.
    Je n'ai donc pas été totalement séduite par ce livre, qui a obtenu de nombreux prix (dont le prix Renaudot et le Goncourt des lycéens), mais je ne regrette pas pour autant cette lecture très instructive.

    Lien : http://sylire.over-blog.com/article-allah-n-est-pas-oblige-ahmadou-k..
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par flavie982, le 28 mai 2012

    flavie982
    L'histoire est très dure : l'étrange maladie de la mère, l'enfant vivant plus ou moins à l'abandon, le mélange des croyances africaine entre superstition et religion et enfin la guerre tribale faite de conflits entre petits groupes où certains chefs essayent de prendre le pouvoir, les civils en fuite et dans ce cadre la vie très particulière des enfants soldats ( drogues, manque de nourriture, combats, décès des compagnons d'armes) .
    Ensuite le style est très particulier, écrit en français "petit-nègre" ( ce n'est pas moi qui le dit, c'est dans les premières pages). Birahima qui raconte cette histoire dit au lecteur qu'il a peu été à l'école et qu'il s'aide de différents dictionnaires pour faire son récit. Il y a donc très souvent des parenthèses qui expliquent les mots. Ce qui peut être appréciable quand ce sont des mots africains ou nés du croisement entre anglais et dialecte africain ( le pidgin, si j'ai bien tout compris) devient très pénible quand ce sont des mots français parfaitement compréhensibles. Les phrases sont parfois très courtes, ce qui donne une accélération du rythme et une certaine ironie qui peuvent être assez déplaisante. de plus le style est très familier, limite vulgaire car chaque chapitre se ferme sur un juron.
    Au niveau de la structure de l'histoire j'ai eu l'impression que c'était une éternelle répétition : Yacouba et Birahima se font arrêter dans leur progression par un clan, ils doivent s'allier à ce clan sinon ils sont morts, ils rencontrent Sekou qui leur annonce où est partie la tante de Birahima. Ils s'arrangent pour s'enfuir, se font arrêter par un autre clan, etc. La fin du roman est également sur ce type de fonctionnement. Vu la nature des événements le lecteur se doute aussi un peu de ce que deviendra la tante.
    J'ai été tentée d'abandonner plusieurs fois, la solution que j'ai trouvé pour aller jusqu'au bout a été de ne plus lire les parenthèses et j'ai franchement lu en diagonale certains passages

    Lien : http://vivelesbetises2.canalblog.com/archives/2012/05/27/24352106.html
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 25 mai 2012

    Il n’y a pas de justice sur cette terre pour le pauvre.
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  • Par marina53, le 24 mai 2012

    Quand on voit quelqu’un et qu’il fuit, ça signifie c’est quelqu’un qui te veut du mal. Il faut l’attraper.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par marina53, le 25 mai 2012

    Allah dans son immense bonté ne laisse jamais vide une bouche qu'il a créée.
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  • Par marina53, le 22 mai 2012

    J'étais un enfant de la rue. Et quand on n'a plus personne sur terre, ni père ni mère ni frère ni sœur, et qu'on est petit, un petit mignon dans un pays foutu et barbare où tout le monde s'égorge, que fait-on ? Bien sûr on devient un enfant soldat.
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  • Par marina53, le 22 mai 2012

    Tous les villages étaient abandonnés, c'est comme ça dans les guerres tribales : les gens abandonnent les villages où vivent les hommes pour se réfugier dans la forêt où vivent les bêtes sauvages. Les bêtes sauvages ça vit mieux que les hommes…
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