> Christian Molinier (Traducteur)

ISBN : 225807942X
Éditeur : Les Presses De La Cite (2009)


Note moyenne : 4.22/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
" Je t'aime. Dors bien, ma chérie. Je t'en prie, ne te fais pas trop de souci. " Telles furent les dernières paroles que Rob Hall, guide himalayen chevronné, adressa à sa femme depuis le sommet de l'Everest. Il ne devait pas redescendre vivant. Le 10 mai 1996, le Toit d... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par syannelle, le 01 mai 2012

    syannelle
    J'ai toujours été attirée par les récits d'aventures alpinistes. Les Frison-Roche, Maurice Herzog, Lionel Terray, et puis plus tard Chantal Mauduit ou Catherine Destivelle, en me demandant comment ces hommes et femmes faisaient pour s'aventurer sur les plus hauts sommets du monde. Il y a un côté mystique, une recherche d'absolu et de liberté, du moins dans l'idée que je me fais de l'alpinisme. Je me rappelle avoir lu que certains sportifs apportaient parfois des textes qu'ils lisaient à la Montagne au cours de leur périple. Je pense bien que ce devait être rare car les charges doivent être réduites, et à une certaine hauteur ils n'ont plus les idées claires pour lire. Mais cela rajoute au fantasme romantique de l'alpinisme. Ces sportifs de l'extrême se confrontent à des dangers permanents, repoussent leurs limites pour savoir jusqu'où ils peuvent tenir. Il se mettent dans des situations qui exigent le plus grand sang-froid car chaque faux-pas peut être fatal.
    La Montagne est assimilée à une Déesse-Mère qu'il faut respecter et choyer pour ne pas qu'elle se vexe. le nom d'origine de l'Everest (qui, lui, est le nom d'un alpiniste britannique) est Sagarmatha pour les Tibétains. La Montagne est comme un espace avec une âme, qui respire. On a un peu la même manière animiste de percevoir la nature chez certains marins.
    Que s'est-il donc passé, en ce 10 mai 1996? La Montagne a-t-elle été déshonorée, trahie?
    Ce récit relate les éléments qui, mis bout à bout, ont provoqué la catastrophe au cours de laquelle de nombreuses personnes ont perdu la vie. L'auteur essaie de comprendre ce qui a pu se passer.
    Il évoque, dans un premier temps, la préparation de l'expédition, la rencontre des membres venus de divers horizons. On se rend compte que l'escalade de l'Everest est devenu un marché juteux dans les années 90. Certains demandent jusqu'à $ 65 000 pour mener les potentiels clients au sommet. Ces derniers ne sont pas toujours compétents pour grimper une Montagne du calibre de l'Everest, d'autres croient l'être et présument de leurs forces. Une quantité d'inconscients se rejoignent au camp de base dans l'espoir fou d'arriver au sommet, sans vraiment réaliser la difficulté herculéenne de la tâche. Il y a aussi une compétition folle entre les agences, qui, en cas de problèmes, ne s'unissent plus devant l'adversité (pour certaines) mais ne voient que leur propre gain. Cela a participé d'une certaine manière à la tragédie.
    Dans un deuxième temps, il explique le parcours que son groupe empreinte. Camp de base à 5425 mètres, Camp 1 à 5944 mètres, camp 2 à 6492 mètres, camp 3 à 7315 mètres et camp 4 à 7925 mètres d'altitude. Il raconte les sorties d'acclimatation pour habituer le corps à la faible pression atmosphérique. En fait, les équipes passent environ deux à trois semaines sur l'Everest en progressant constamment d'un point à l'autre.
    Tout s'est bien passé jusqu'au camp 3. L'auteur indique, néanmoins, qu'il y avait trois équipes qui briguaient le sommet pour la même période de temps, composées de personnes pas toujours aptes à grimper. Prenons par exemple cette New-Yorkaise d'une trentaine d'années, qui exigeait que les sherpas portent son ordinateur, son téléphone, son matériel "high tech"(qui ne marchait bien entendu plus) en haut du toit du monde! Bref, l'auteur s'interroge devant tant d'inconscience et d'immaturité.
    Et puis la mésentente entre les sherpas, entre les diverses équipées a mené au drame. Trop de personnes sont montées le même jour au sommet. Certains ont pris de l'avance, et n'ont pas tendu les cordes nécessaires à la progression. Des embouteillages se sont crées. Certains ont atteint le sommet, mais trop tard. Il restait encore à descendre. Et une tempête s'est déclarée, bloquant de nombreux grimpeurs dans la "zone rouge", au-dessus de 7500 mètres, là où le corps ne résiste pas longtemps, même avec des bouteilles d'oxygène. le brouillard et la tempête ont rendu les sauvetages impossibles. Huit personnes ont péri.

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    • Livres 5.00/5
    Par kloobeastII, le 20 décembre 2010

    kloobeastII
    Ce jour là, sur le mont Everest, huit personnes vont mourir... et ce n'est pas un roman !
    Il s'agit du récit d'un journaliste américain (l'auteur lui même) mandaté pour suivre une expédition "commerciale"; car tout s'achète y compris l'ascension du plus haut sommet terrestre (8848 m). Son récit nous fait vivre pas à pas l'expédition du printemps 1996.La première partie retrace l'ascension de la cordée et les phases d'acclimatation jusqu'au sommet. La seconde partie du livre nous plonge dans la tragédie vécue par ces alpinistes pris dans un blizzard pendant la descente et dont certains ne revinrent pas (notamment des guides de très haut niveau comme Rob Hall, Scott Fischer ou encore Andrew Harris).
    Cet ouvrage est un fantastique document sur les coulisses de ce milieu, sur les hommes et les femmes (clients, guides, sherpas) qui risquent leurs vies tous dans un but différent. c'est aussi une sorte d'éxutoire pour l'auteur qui se sent presque coupable de s'en être sortie indemne.
    En tout cas c'est un livre glacial à lire bien au chaud sous sa couette ! J'ai adoré ;-)
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ourcq, le 24 novembre 2010

    Ourcq
    Tout d'abord, je précise que ce livre peut être lu même si on n'a aucune passion ou connaissance sur l'alpinisme. En effet, il s'agit à la fois d'un reportage d'un journaliste sur une tragédie à laquelle il a participé et aussi une introspection sur ce qui pousse l'homme a vainement cherché ses limites. La réussite de ce récit est également de faire monter la tension crescendo malgré une issue connue, le tout dans un style fluide, ce qui ne gâche rien.
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    • Livres 5.00/5
    Par Milisnail, le 14 février 2012

    Milisnail
    C'est sans conviction que j'ai commencé ce livre... et finalement je l'ai dévoré avec passion! le fait que l'auteur soit rescapé de cette expédition terrible n'y est sans doute pas pour rien. Il réussit à communiquer au lecteur le frisson de l'alpinisme tout en nous relatant cette aventure humaine incroyable. A lire de toute urgence.
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    • Livres 5.00/5
    Par Reine, le 28 septembre 2011

    Reine
    Haletant...
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Citations et extraits

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  • Par Milisnail, le 14 février 2012

    C'est sans conviction que j'ai commencé ce livre... et finalement je l'ai dévoré avec passion! Le fait que l'auteur soit rescapé de cette expédition terrible n'y est sans doute pas pour rien. Il réussit à communiquer au lecteur le frisson de l'alpinisme tout en nous relatant cette aventure humaine incroyable. A lire de toute urgence.
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Bande annonce du film "Into the wild" (2007) réalisé par Sean Penn et adapté du roman éponyme de Jon Krakauer.











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