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> Maximilien Stadler (Traducteur)
> Lucile Clauss (Traducteur)

ISBN : 2847201696
Éditeur : Gaïa (2011)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Eva-Lena a une petite vie bien rodée, avec maison, enfants, mari et collège. Elle est parfaite, mais un peu hystérique dès qu'on vient changer son planning. Un vendredi soir, elle enfourche son vélo pour aller faire des photocopies au... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Azilis, le 05 février 2011

    Azilis
    Tout d'abord, je tiens à remercier les éditions Gaïa et le site Babelio (avec son opération Masse critique) pour la découverte de ce roman.
    Pourquoi avoir choisi ce livre ? le résumé m'a attiré ! Une femme coincée, enfermée dans une petite pièce ! Je me suis dit que ça devait être assez angoissant… Je me suis souvent demandée ce que je ferai si je me retrouvais enfermée dans un ascenseur par exemple… C'est donc ça qui m'a incité à postuler pour ce titre !
    Eva-Lena, le personnage principal, est quelqu'un de très pointilleux et très organisée dans sa vie professionnelle tout comme dans sa vie personnelle (organisation d'un emploi du temps avec heures précises et obligatoires de repas en famille par exemple…).Elle veut que sa famille ne manque de rien, mais ses actions ne sont pas réellement comprises par sa famille qui l'a trouve coincée ! Au début du roman, donc, on la retrouve coincée dans ce local à photocopie qui n'a pas de fenêtres et dont la porte est coincée… Elle n'a pas avec elle son téléphone portable, personne ne sait qu'elle devait venir au lycée, on est vendredi soir et il n'y a plus personne… Va-t-on la rechercher ? Va-t-on s'inquiéter de son absence ? Contrairement à beaucoup d'entre nous, je pense, Eva-Lena ne panique, garde un calme inimaginable dans cette situation… Elle va en profiter pour faire un peu de ménage et de tri dans le local, compter les secondes avant que la lumière automatique ne s'éteigne, et puis au bout d'un moment elle prend feuilles et crayon et commence à réfléchir à sa vie, à ce qu'elle est devenue depuis la rentrée. Elle prend alors conscience que depuis le retour d'une de ses anciennes amies d'enfance dans sa vie, elle a énormément changé de comportement…
    Ce roman est écrit dans un style très léger, on s'attache facilement au personnage Eva-Lena (ses enfants et son mari ne sont pas vraiment à son écoute, et la critiquent sans chercher à la comprendre). Solja Krapu nous décrit cette situation assez absurde de façon, fraîche, drôle, délicate, mais aussi de façon réfléchi dans les « récits » les plus importants de la vie d'Eva-Lena. Hors-Service est son premier roman traduit en France et j'espère que ça ne sera pas le dernier !
    J'ai vraiment passé un très bon moment de lecture, entre sourire et tristesse (lecture qui fut donc riche en émotions…).
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    • Livres 3.00/5
    Par traversay, le 29 août 2012

    traversay
    Enfermée, bloquée dans l'attente d'être secourue, confinée dans un petit espace ... Une mésaventure très désagréable pour Eva-Lena, enseignante de 39 ans, qui se retrouve avec pour seule compagnie une photocopieuse et pas même un téléphone portable pour appeler au secours. Un point de départ idéal pour Hors-Service, le roman de la suédoise Solja Krapu, pour faire le point d'une existence (trop ?) bien ordonnée au gré des pensées qui traversent l'esprit de son héroïne et des souvenirs qui reviennent dans le désordre. Eva-Lena aime planifier, tant dans sa vie privée que professionnelle, au point qu'elle a gommé tous sentiments parasites qui pourraient lui faire remettre en question cette routine bien confortable. Elle n'avait juste pas prévu qu'elle allait rester enfermée dans le local de la photocopieuse et que, forcée pour une fois de se poser de vraies questions existentielles, elle allait en tirer un bilan plus que contrasté. Sur un ton doux/amer, Solja Krapu s'immisce dans la tête de cette femme, révèle ses doutes, sa fragilité qui apparaissent sous le vernis. le thème n'est pas très nouveau en littérature, le style, efficace et précis de la romancière ne brille pas non plus de mille feux. Hors-Service se lit pourtant avec un plaisir croissant, le livre s'ouvrant, au fur et à mesure du récit, vers d'autres personnages qui gravitent autour d'Eva-Lena. Aurora, en particulier, son amie d'école et désormais collègue d'enseignement, son exact opposée, extravertie et sans tabous, qui trouve dans ses échecs successifs une raison de rebondir et de positiver. Solja Krapu raconte avec malice le quotidien au collège d'Eva-Lena, les conflits plus ou moins larvés entre profs, la difficulté de comprendre des élèves rebelles ... Et aussi la situation de son couple, au degré zéro du désir, avec des enfants qui grandissent et s'éloignent d'une figure maternelle de moins en moins présente. Bon, tout ceci n'est pas d'une originalité folle, c'est un fait. Ce n'est pas non plus de la chick lit, hein. Quoi alors ? Un roman sans prétention, qui sonne juste, lucide et réaliste, le portrait d'une femme à mi-vie, à la croisée des chemins et des choix à faire, qui va tenter de donner un sens, justement, à cette vie.
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    • Livres 3.00/5
    Par som, le 07 avril 2013

    som
    Eva-Lena, 30 ans et des poussières, maîtrise l'art de l'organisation. Ses élèves, ses cours et corrections de copies, ses enfants, son mari. Tout est planifié, chaque chose à sa place, chaque activité son horaire, tous inscrits dans un enchaînement logique, parfaitement huilé. Patatras, la voilà enfermée un vendredi soir (sinon ce n'est pas drôle) dans le cagibi réservé au photocopieur de son collège. Elle a oublié son téléphone portable à la maison et la fonction mail du copieur ne fonctionne pas. Aucun moyen de communiquer, aucune possibilité d'être secourue. Après avoir épuisé les joies du rangement des ramettes de papier, appris par cœur le mode d'emploi du photocopieur (qu'elle trouve par ailleurs intéressant !), Eva-Lena est pour la première fois de sa vie sans occupation, sans rien à faire, obligée de se confronter à elle-même. Commence alors de façon contrainte un travail d'introspection sur son couple, sa famille, son rôle d'enseignante. Son petit monde d'apparence bien lisse se révèle plus chaotique qu'il n'y parait. Fêlures réelles ou simple crise de milieu de vie ?
    Commencé sur un mode humoristique, ce roman tourne au doux-amer au fur et à mesure des réflexions de l'héroïne, auxquelles se mêlent petit à petit les voix de son mari tenté par l'infidélité, de sa fille en pleine crise d'adolescence ou encore d'Aurora, l'amie fofolle et envahissante qui délivrera pourtant quelques clefs de vie à Eva-Lena.
    Petit bémol pour une fin en queue de poisson, j'aurais aimé un peu plus de radicalité ou de panache. Mais à la réflexion, l'option retenue par l'auteure correspond plus à la réalité qu'à la fiction. Cela constitue une leçon en soi.
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    • Livres 3.00/5
    Par faelys, le 15 janvier 2011

    faelys
    Un local à photocopieuse à la serrure défaillante dans un collège suédois, une professeur à la vie de couple ternie, une amie d'enfance qui vient secouer le quotidien, mélangez le tout et vous obtiendrez "Hors-Service", un savoureux petit roman où notre héroïne se retrouve enfermée, pour finalement mieux se libérer. Un livre qui ne révolutionnera pas vos lectures mais vous assurera un bon moment de détente. Quant à moi dès lundi je vérifie que le local photocopieuse s'ouvre bien de l'intérieur!!
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    • Livres 3.00/5
    Par Eky, le 15 juin 2012

    Eky
    Eva Lena est enseignante, épouse et mère de trois enfants. Extrêmement consciencieuse et perfectionniste, voire psychorigide, elle mène sa vie professionnelle et personnelle avec la même méticulosité.
    C'est ainsi, qu'un vendredi soir, elle décide de prendre de l'avance sur son travail et d'aller faire des photocopies au collège où elle exerce. Mais voilà qu'elle se retrouve enfermée dans le local de la photocopieuse, condamnée semble-t-il, à y passer le week-end.
    C'est là l'occasion pour elle de se livrer à une introspection, de se remettre en question. Elle réfléchit à sa vie de couple, au quotidien qui la grignote peu à peu.
    L'histoire alterne les chapitres à la première personne, moments où Eva Lena – enfermée - se livre à l'analyse de son existence et chapitres à la troisième personnes où l'on revient sur les événements de ces derniers mois, découvre ses préoccupations, ses états-d'âme et où l'on suit également le questionnement de sa famille à propos de sa disparition.
    C'est en étant enfermée physiquement qu'Eva Lena prend conscience qu'elle est également enfermée dans sa propre existence.
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 14 juin 2011
    Un roman qui sonne plutôt juste, léger, sans prétention aucune si ce n’est de distraire. [...] Stop ! Osons la panne de temps à autre. Comme Eva-Lena, goûtons au hors-service. Avec bonheur et héroïsme.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par Azilis, le 05 février 2011

    D'abord, il me faut chaque année plus de temps pour me séparer de l'école. En fait, je suis devenue incapable de le faire. Ensuite, tous mes intérêts personnels sont reliés à ma profession. Ne serait-ce, par exemple, que de lire un bon livre. La plupart des gens considèrent cela comme un plaisir,et c'était également mon cas au départ, mais c'est devenu une question d'utilité : vais-je réellement passer du temps à lire ce livre-ci, alors qu'il est clair que je tirerais plus de la lecture de tel autre? Il n'y a pas seulement le fait que je doive être toujours au courant des dernières parutions pour la jeunesse : je considère aussi comme de mon devoir d'avoir lu au moins quelques titres écrits par le prix Nobel de l'année. De plus, je dois garder du temps pour ce dont il est question dans les pages culturelles. Et il va de soi que je lis la littérature anglophone en version originale.
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  • Par Marsup, le 09 février 2011

    . " En ce moment, je suis libérée de la contrainte de me mettre en colère, d'élever la voix, d'éduquer qui que ce soit.
    Je suis libre.
    Je suis plus libre que jamais auparavant.
    Je peux passer mon temps comme bon me semble. D'accord l'espace est restreint. Mais ma liberté spirituelle,
    ma liberté de penser, ma liberté d'utiliser mon temps pour moi est sans limite.
    Je suis libre."
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  • Par Seija, le 10 février 2011

    Je dois dire qu'Aurora ne s'est pas donnée beaucoup de mal pour éviter d'empiéter sur ma vie. Elle est véritablement entrée sans frapper. Et elle s'y est invitée, avec ses avis sur tout. En même temps, je l'ai autorisée à le faire : je lui ai ouvert grand ma porte, et me suis laissé influencer par elle. Pour la bonne raison que, en fait - elle a beau être ce qu'elle est -, je suis heureuse qu'elle existe.
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  • Par Lizouzou, le 28 mai 2011

    Je suis passée par toute la gamme des sentiments : l'exaspération, la déception, l'adoration. Avec le recul, je ne comprends pas comment j'ai pu le supporter aussi longtemps. Je ne me comprends pas moi-même : comment est-ce que j'ai pu le laisser s'emparer d'une partie de ma vie.

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  • Par Lizouzou, le 28 mai 2011

    Heureusement que j'arrive à garder mon sang-froid, malgré cette situation pénible. Une personne dotée d'un tempéramment moins calme aurait pu devenir hystérique, ou paniquer. Pas moi.

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