ISBN : 2754803203
Éditeur : Futuropolis (2010)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres

Janvier 1915, en Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l'Europe est à feu et à sang. Six mois que la guerre charrie ses milliers de morts quotidiens. Mais sur ce lieu hors de raison qu'on appelle le front, ce sont les corps de trois femmes qu... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (8)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par yvantilleuil, le 08 mars 2011

    yvantilleuil
    Voici le deuxième tome de cette trilogie qui se déroule pendant «La der des Ders» et qui invite à découvrir les méandres de la Première Guerre mondiale à travers une enquête policière à l'avant des combats, là où l'ennemi se trouve à portée de voix.
    Si, en suivant les pas d'un «planqué», le tome précédent permettait déjà au lecteur de se retrouver au cœur des hostilités, partageant le quotidien de jeunes gens transformés en chair à canon, cette deuxième complainte l'enfonce encore un peu plus dans l'horreur de la guerre. Des scènes de combats aussi brutales qu'aberrantes aux corps criblés de balles, en passant pas des corps déchiquetés, les auteurs ne lésinent pas sur les moyens pour faire ressortir toute la barbarie du conflit.
    Si le scénario du tome précédent, articulé autour d'une série d'homicides, démontrait déjà clairement que la recherche du meurtrier n'était finalement qu'un prétexte pour faire découvrir toute l'horreur des tranchées, ce tome-ci relègue également l'enquête au second plan. Au sein d'un environnement qui donne une fausse impression d'impunité, là où tuer devient un acte patriotique quotidien, il devient même presque indécent de rechercher un meurtrier. Néanmoins, au milieu de deux salves ennemies, l'enquête de Vialatte, désormais un peu plus accepté par les « vrais soldats », avance et propose de nouvelles pistes intéressantes.
    L'utilisation d'un héros narrateur, lettré et cultivé, permet à l'auteur de coller les mots justes sur des événements qui ne le sont que rarement. Des textes dont la poésie tranche fortement avec la barbarie qui anime cet enfer, mais dont la précision dépasse largement celle des tirs adverses. Dans le silence qui succède au bruit des salves ennemies, telle une ultime rengaine à un tableau des plus misérables, une longue complainte agonisante résonne ainsi au loin : «Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau … »
    Le même contraste se retrouve au niveau des dessins de Maël, qui combinent légèreté, sensibilité et élégance à une retranscription extrêmement réaliste de l'ambiance brumeuse et froide de ces avant-postes boueux et sanglants de la guerre 14-18. A l'instar du récent « L'encre du passé », le dessinateur livre un travail graphique splendide. Usant d'aquarelles en couleurs directes et jouant sur les nuances de quelques tons savamment choisis, l'artiste propose des planches de toute beauté qui dépeignent avec beaucoup de brio cette fresque violente.
    Une « Deuxième Complainte » qui confirme toute la qualité de ce triptyque dédié à la Grande Guerre et qui impose cette saga comme une référence en la matière.

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2010/12/23/kris-mael-notre-mere-la-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par temps-de-livres, le 13 juillet 2011

    temps-de-livres
    Janvier 1915, Roland Vialatte continue son enquête sur les femmes assassinées. A la suite d'un autre meurtre, le capitaine Janvier l'accompagne dans ce poste avancé bien particulier. Là-bas se terre la section Peyrac, composée de mineurs, repris de justice. Alors quand les crimes sont commis, on pense évidemment à eux.
    Kris aime raconter des histoires. On aime l'écouter, même s'il nous balade. On pensait évoluer au milieu d'une enquête policière, mais une autre réalité se dessine. Il y a ce bastion avancé tenu par des gamins, tous mineurs. Gaston Peyrac, chef de section, tient à tout ses enfants, ce sont les siens.
    Si des crimes sont commis, ce n'est pas forcemment eux!
    Ici, tout n'est qu'illusion : Les "enfants libérés" des geoles pensaient défendre leur patrie, alors qu'on les envoie à la boucherie. le Lieutenant Vialatte ne se doutait pas de l'existence de cette section, ni que le Capitaine Janvier, son supérieur, était ami avec une victime.
    Folie de la guerre où pauvres, riches, voyous et bien-nés se retrouvent sous les mêmes balles.
    C'est cette réalité qui se dessine, une folie, alors qu'un semblant de justice veut redorer le blason de l'état-major. Kris nous laisse espérer un espoir, par la fraternité qui règne au sein de la section Peyrac. Espoir vain entre la justice des hommes, et la guerre qui se déroule sous leurs yeux.
    Maël continue son superbe dessin. Un trait aigu, des trognes qui servent le scénario, une ambiance qu'on ne peut tout à fait aimer ou détester. Mais si cette ambiance est présente, c'est grâce à la couleur. Tour à tour, sépia, noire, rouge, mais infiniment glaciale, même au plus proche des flammes.
    Ce n'est que la deuxième complainte, qui en comportera quatre. Kris et Maël nous font vivre une véritable descente aux enfers. On ne peut qu'applaudir cette reconstitution, on ne peut que détester cette histoire.


    Lien : http://temps-de-livres.over-blog.com/article-notre-mere-la-guerre-de..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par folivier, le 19 mars 2011

    folivier
    Magnifique ! des dessins à l'aquarelle somptueux, une enquête policière durant les tous premiers mois de la guerre de 14-18 au moment de la fixation des lignes enemies et du début de la guerre des tranchées avec ses absurditées, ses horreurs, déjà décrites de nombreuses fois et avec talent (voir Tardi).
    Livre sompteux, vivement le tome3
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par ides60, le 27 août 2011

    ides60
    Suite de notre 1ère complainte. Les meurtres se poursuivent. le lieutenant Vialatte poursuit ses maigres investigations. Jolicoeur, blessé précédemment est rapatrié in-extremis mais en sortira-t-il vivant ? le capitaine Janvier est-il un coupable potentiel ? Je pense que tout se décante dans le 3ème tome, mais je ne pense pas le lire.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par CatherineP17, le 11 avril 2012

    CatherineP17
    Excellente bande dessinée qui raconte la guerre 14-18 à travers une enquête. Des femmes ont été assassinées et leurs corps déposés dans une tranchée sur le front. Un gendarme, Roland Vialatte, est chargé de découvrir l'assassin. Roland nous entraîne donc dans les tranchées et dans l'horreur de ce qu'a été cette terrible guerre.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Notre Mère la Guerre - deuxième complainte par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (19)

  • Ils veulent le lire (1)

> voir plus

Quiz