Un homme est changé en statue au moment où il embrasse son chien pour la dernière fois ; une femme s'étonne que son mari se soit fendu le crâne en tombant de son lit sur une hache ; un enfant marche près d'un puma " splendide, beige et doré ", comme sorti d'un tableau s... > voir plus
Ce recueil de nouvelles n'est sans doute pas fait pour moi , la lecture a été trop rapide et je m'y suis ennuyée . J'avais lu quelques critiques élogieuses sur l'auteur et j'ai été déçue , bien sûr , je sais bien qu'un seul livre ne suffit pas pour se faire une idée d'un écrivain .
Mais , ces petites histoires qui se passent d'un un temps et un lieu imprécis ne m'ont ni émues ni surprises , c'est peut-être un beau exercice de style , moi , j'ai besoin de ressentir quelque chose .
Ceci est un avis tout personnel .
On ne peut pas s'empêcher de rapprocher ces textes de La Trilogie des jumeaux. L'écriture limpide d'Agota Kristof est déjà là, mais il s'agit avant tout d'exercices de style, d'un travail de jeunesse. Ces textes courts sont à lire plutôt comme une poésie en prose à comparer par exemple à celle d'Eugène Savitzkaya. Les observations sont souvent piquantes, ironiques parfois cruelles, mais justes ou encore émouvantes.
Nouvelles qui se succèdent, dans une atmosphère semblable à celle que l'on retrouve dans "La Trilogie des jumeaux". J'ai surtout adoré celle du cambrioleur... elle est magnifique dans son écriture, sublime dans sa chute, et tellement poétique pour un sujet...comme celui-là!^^ A lire!!! même si vous ne comprenez pas tout! laissez vous emporter par cet univers intriguant!
Après la lecture de la trilogie, ce petit opus peut paraître un peu léger... Il l'est. Mais quel plaisir de se trouver, à nouveau, pour une petite heure (le livre est court) face au style incomparable d'Agota Kristof
Entrez, docteur. Oui, c’est ici. Oui, c’est moi qui vous ai appelé. Mon mari a eu un accident. Oui, je crois que c’est un accident grave. Très grave même. Il faut monter à l’étage. Il est dans notre chambre à coucher. Par ici. Excusez-moi, le lit n’est pas fait. Vous comprenez, je me suis un peu affolée quand j’ai vu tout ce sang. Je me demande comment j’aurai le courage de nettoyer ça. Je crois que je vais plutôt aller habiter ailleurs.