-
Par iarsenea le 11/01/2010
Pour décider si c'est «Bien» ou «Pas bien», nous avons une règle très simple: la composition doit être vraie. Nous devons décrire ce qui est, ce que nous voyons, ce que nous entendons, ce que nous faisons.
Par exemple, il est interdit d'écrire: «Grand-Mère ressemble à une sorcière»; mais il est permis d'écrire: «Les gens appellent Grand-Mère la Sorcière.»
Il est interdit d'écrire: «La Petite Ville est belle», car la Petite Ville peut être belle pour nous et laide pour quelqu'un d'autre.
De même, si nous écrivons: «L'ordonnance est gentil», cela n'est pas une vérité, parce que l'ordonnance est peut-être capable de méchancetés que nous ignorons. Nous écrirons simplement «L'ordonnance nous donne des couvertures».
Nous écrivons: «Nous mangeons beaucoup de noix», et non pas: «Nous aimons les noix», car le mot «aimer» n'est pas un mot sûr, il manque de précision et d'objectivité. «Aimer les noix» et «aimer notre Mère», cela ne peut pas vouloir dire la même chose. La première formule désigne un goût agréable dans la bouche, et la deuxième un sentiment.
Les mots qui définissent les sentiments sont très vagues; il vaut mieux éviter leur emploi et s'en tenir à la description des objets, des êtres humains et de soi-même, c'est-à-dire la description fidèle des faits.
-
Les mots qui définissent les sentiments sont très vagues il vaut mieux éviter leur emploi et s'en tenir à la description des objets, des êtres humains et de soi-même, c'est-à-dire à la description fidèle des faits. (p. 34).
-
Par litolff le 14/11/2010
Ces mots, nous devons les oublier, parce que, à présent, personne ne
nous dit des mots semblables et parce que le souvenir de nous en avons
est une charge trop lourde à porter.
-
Par lecassin le 06/11/2011
Nous mangeons beaucoup de noix » et non pas: « Nous aimons les
noix », car le mot « aimer » n’est pas un mot sûr. Il manque de
précision et d’objectivité. « Aimer les noix » et « aimer notre Mère »,
cela ne peut pas vouloir dire la même chose.
-
On a tout le travail, tout le souci: les enfants à nourrir, les blessés à soigner. Vous, une fois la guerre finie, vous êtes tous des héros. Mort: héros. Survivant: héros. Mutilé: héros. C'est pour ça que vous avez inventé la guerre, vous, les hommes. C'est votre guerre. (p. 105)
-
Peu importe que ce soit vrai ou faux. L'essentiel, c'est la calomnie. Les gens aiment le scandale. (p. 76).
-
Par lecassin le 06/11/2011
Au bout d’un certain temps, nous ne sentons effectivement plus rien.
C’est quelqu’un d’autre qui se brûle, qui se coupe, qui souffre.
-
Par litolff le 14/11/2010
Au bout d’un certain temps, nous ne sentons effectivement plus rien.
C’est quelqu’un d’autre qui se brûle, qui se coupe, qui souffre.
-
Par lecassin le 06/11/2011
Ces mots, nous devons les oublier, parce que, à présent, personne ne
nous dit des mots semblables et parce que le souvenir de nous en Avon
est une charge trop lourde à porter.
-
Par litolff le 14/11/2010
Nous sommes séparés l’un de l’autre par toute la longueur du
bâtiment. Cette distance entre nous nous semble monstrueuse, la
douleur que nous éprouvons est insupportable. C’est comme si on
avait enlevé la moitié de notre corps. Nous n’avons plus d’équilibre,
nous sommes pris de vertige, nous tombons, nous perdons
connaissance.