ISBN : 2020257815
Éditeur : Editions du Seuil (1997)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 75 notes) Ajouter à mes livres
- On m'appelle Claus T. Est-ce mon nom? Dès l'enfance, j'ai appris à mentir. Dans ce centre de rééducation où je me remettais lentement d'une étrange maladie, on me mentait déjà. J'ai menti encore quand j'ai franchi la frontière de mon pays natal. Puis j'ai menti dans m... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 07 août 2011

    Malaura
    Alors qu'ils n'avaient que quatre ans, un terrible drame a séparé les frères jumeaux Klaus et Lucas.
    Pendant de longues années, les deux frères vont se rechercher et pour pallier à la souffrance et à l'attente, ils apprennent à mentir.
    Cinquante ans ont passé, Lucas retrouve enfin Klaus, mais est-il encore temps de recoller les morceaux de ces deux vies brisées ?
    Ces retrouvailles seront-elles guidées par un dernier mensonge ?
    Il est toujours bon de se replonger dans le passé, d'y dénicher des trouvailles, de découvrir ou redécouvrir des œuvres qui méritent encore et toujours que l'on parle d'elles.
    La romancière d'origine hongroise Agota Kristof, qui avait fui le régime et la répression de sa Hongrie natale pour s'installer en Suisse dans les années 1950, est morte à la fin du mois de Juillet de cette année (27/07/2011).
    A la fin des années 1980, on avait pu découvrir sa plume épurée, concise et déroutante grâce au « Grand cahier », premier volet d'une trilogie qui se poursuivra avec « La preuve » puis « Le troisième mensonge » et viendra hisser la romancière expatriée au rang de celles qui comptent dans le domaine de la littérature.
    La Trilogie des jumeaux ou le récit désarmant des destins tragiques et perturbés des frères Klaus et Lucas, est une œuvre éminemment confondante d'assainissement du superflu, de volonté affichée d'aller au cœur du mot et de la phrase pour en tirer le jus intime, comme une éponge que l'on tord pour en faire sortir la dernière goutte d'eau.
    L'œuvre d'Agota Kristof est ainsi, dans la purification du verbe par l'épure, dans une aura d'étrangeté distillée au cœur des choses, dans un sentiment d'éternelle désillusion qui renvoie aux années de persécutions et de dictature.
    Bref récit à l'atmosphère sombre, « Le troisième mensonge » aborde le thème de l'enfance brisée avec originalité et une émotion distante, refoulée.
    L'alternance d'épisodes présents et passés donne un caractère étrange au récit dans la première partie, pour atteindre toute sa puissance dans la seconde où tous les éléments se mettent en place pour éclairer le lecteur habilement perdu par l'auteur dans les méandres d'une histoire tortueuse d'une captivante opacité.
    Ce «Troisième mensonge », récompensé par le Prix du Livre Inter en 1992, est un superbe roman, triste et troublant, un livre chargé d'émotion contenue à l'instar de toute La Trilogie des jumeaux.
    A lire, à relire, à découvrir…
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par JeanLouisBOIS, le 28 septembre 2011

    JeanLouisBOIS
    Quand on referme ce troisième volet de La Trilogie des jumeaux, on ne peut s'empêcher de se dire "Terrible! Forcément terrible!". En effet, avec cet économie de mots, d'expression de sentiments qui lui est propre, Agota Kristof nous fait toucher du doigt la réalité quotidienne des tyrannies, des vraies tyrannies, celles qui ne font jamais l'objet de jugement et qui persistent sous des formes différentes et devenues "acceptables" sauf, bien sûr, pour ceux qui les subissent et qui en souffrent. Même l'exil, s'il permet de vivre autrement et avec plus d'aisance, ne peut remplacer les réseaux d'amis, de parents et de relations du pays natal et ne peut cautériser le déchirement du départ. le pessimisme et le désespoir ne sont alors jamais très loin : "La vie est d'une inutilité totale, elle est non-sens, aberration, souffrance infinie, l'invention d'un Non-Dieu dont la méchanceté dépasse l'entendement". Et, pourtant, cet aspect déchirant ne concerne que la génération des narrateurs; là se trouve peut-être la seule faible lueur d'espoir de ce livre.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par rossyp, le 02 septembre 2009

    rossyp
    Dernier tome de la trilogie.
    Beaucoup de révélation dans ce troisième volume, toujours aussi passionnant. L'auteur répond à beaucoup de questions dans ce tome.
    Si tout n'était que mensonge et invention ? Si Klaus et Lucas n'étaient qu'une seule et même personne et que leur histoire n'était que le fruit de l'invention d'un cerveau fertile et malade. La mère, Sarah, Antonia, la directrice du centre, autant de personnages féminins mystérieux. La vérité tient à peu de chose : une lettre (Klaus ou Claus), un morceau de papier.
    Après la guerre et le régime de plomb, voici venu le temps de la vérité. Enfin, c'est ce que l'on pense. C'est d'ailleurs là le génie de l'auteure. Quand on pense avoir compris, un nouvel évènement embrouille tout et on repart à la chasse aux indices. On se perd d'ailleurs un peu parfois et c'est tant mieux, on retourne en arrière pour rester encore un peu en compagnie des jumeaux.
    La suite sur mon blog.

    Lien : http://livresdanslapoche.over-blog.fr/article-35546658.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 06 novembre 2011

    lecassin
    Il me semble que la trilogie doit être abordée dans son ensemble...
    L'univers d'Agota Kristof est très noir, comme dans le second tome, chaque personnage porte sa croix, les amours sont impossibles, et l'attente de l'autre n'en finit jamais.
    Une grande réussite, même si ce dernier roman laisse une impression étrange, une envie de comprendre, d'en savoir plus sur la vérité alors que ce roman s'annonce comme un mensonge.
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    • Livres 4.00/5
    Par MALIKA, le 30 janvier 2011

    MALIKA
    Ce 3ème volet de La Trilogie des jumeaux m'a laissé toute décontenancée ... J'ai aimé et pourtant je ne suis pas sûre d'avoir tout compris ?!!
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par JeanLouisBOIS, le 27 septembre 2011

    J'essaie d'écrire des histoires vraies mais, à un moment donné, l'histoire devient insupportable par sa vérité même, alors je suis obligé de la changer.[...] j'essaie de raconter mon histoire mais je ne peux pas, je n'en ai pas le courage, elle me fait trop mal. Alors, j'embellis tout et je décris les choses non comme elles se sont passées, mais comme j'aurais voulu qu'elles se soient passées. (p.14).
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par JeanLouisBOIS, le 28 septembre 2011

    Le bruit des machines m'aide à écrire. Il donne un rythme à mes phrases, il réveille des images dans ma tête. (p.175).
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par JeanLouisBOIS, le 27 septembre 2011

    - Dès qu'on réfléchit, on ne peut pas aimer la vie.
    Mon frère, avec sa canne, me relève le menton:
    - Ne réfléchit pas. Regarde! As-tu déjà vu un ciel aussi beau? (p.24).
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  • Par JeanLouisBOIS, le 27 septembre 2011

    Il n'est pas nécessaire de faire des études pour devenir écrivain. Il est juste nécessaire de savoir écrire sans faire trop de fautes. (p.95).
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