> Ahmed Kudsî Erguner (Traducteur)
> Pierre Maniez (Traducteur)
> Christian Le Mellec (Traducteur)

ISBN : 2909201171
Éditeur : Le Bois d'Orion (1997)


Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
"L'homme est celui qui meurt avant de mourir et qui sait laver son cadavre avant les funérailles. Va ! Toi aussi, essaie d'en faire autant." Tel est l'enseignement ultime que Bektash transmet à son disciple Sarou Ismaël. Ce maître spirituel du XIII° siècle fut l'un des ... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 05 juillet 2009

    Il fait très chaud. Assoiffé, un Bektashi décide d'acheter une pastèque avec les quelques sous qu'il a en poche. La pastèque à la main, il trouve une belle ombre sous un arbre et coupe avec appétit sa pastèque. Mais, portant le premier morceau à la bouche, il la trouve tellement aigre qu'elle est difficilement mangeable. Il se met à crier des insultes : "Mais mon Dieu, pourquoi as-Tu été si radin que tu n'as pas mis quelques gouttes de sucre dans cette pastèque. Tu fais des faveurs à Tes serviteurs, mais ce n'est jamais comme il fait."
    Bref, maugréant ainsi, comme il vient de dépenser ses derniers sous pour elle, il la finit pamgré son amertume et laisse son écorce à ses côtés. Allongé sous ce même arbre à moitié endormi, il voit un pauvre homme s'approcher. Celui-ci, également affamé et assoiffé, aperçoit l'écorce de pastèque et commence à la manger. Discrètement, le Bektashi l'observe, en faisant mine de dormir. Il voit avec étonnement que le pauvre, chaque fois qu'il mord dans l'écorce de pastèque s'exclame : "Mon Dieu, je T'en remercie, Tu m'as nourri encore aujourd'hui avec cette écorce de pastèque. Tu as assuré ma subsistance."
    En entendant ceci, le Bektashi furieux, se lève et dit : "Arrête, moi j'ai mangé l'intérieur même si c'était amer et de ce fait je ne L'ai pas remercié. Et toi, tu manges l'écorce et tu ne cesses de remercier Dieu pour ce que tu manges. C'est à cause de flatteries de ce genre qu'Il se permet de faire des choses pareilles."
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  • Par Piling, le 04 juillet 2009

    Lokman Perendé, qui était l'un des successeurs de Ahmed Yesevi, devait son surnom de Perendé (serviteur) à Yesevi lui-même. Yesevi était le fils de l'Imam Mohammed Haneft. Un jour, Lokman, pris par l'inspiration partit seul dans la montagne. l'Imam Djafer et el Sadik confia alors son manteau à Bayezid Bestâmi pour qu'il le porte à Lokman. Bayezid trouva Lokma, lui remit le manteau et le lui fit revêtir. Lokman eut alors un regain d'inspiration et se mit à prier. Sa prière dura quatorze années et Bayezid attendit debout qu'il finisse. Au bout de quatorze ans, Lokman commença une deuxième prière et Bayezid, perdant patience, le quitta. Quand il fut de retour auprès de l'Imam Djafer, Bayezid lui rapporta dans quelle situation il avait laissé Lokman et l'Imam lui dit : "Si tu avais patienté jusqu'à la fin de sa deuxième prière, tu aurais peut-être découvert un grand secret."
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  • Par Piling, le 04 juillet 2009

    A cette époque, le sultan Ibrahim el Sâani fut accueilli par la miséricorde divine. On proposa son royaume à Bektash mais celui-ci refusa. Son neveu, Seyyid Hassan devint le sultan du Khorassan. Hunkar se tint à l'écart du peuple et habita le pays de la prière. A force de jeûnes répétés, il se mit dans un tel état que lorsqu'il se prosternait sa cervelle remuait à l'intérieur de sa tête. Ainsi pendant quarante ans, il se renferma dans la prière. Au bout de ce temps, il entendit une voix divine qui acceptait ses prières. Alors, Bektash se renferma encore davantage dans la prière.
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  • Par Piling, le 05 juillet 2009

    Un Bektashi arrive dans la ville pour faire ses courses et cherche un endroit sûr pour y laisser son âne. Il fait le tour de la ville : l'endroit le plus sûr se trouve devant la mosquée. "Mon Dieu, je le confie à Toi, dit-il tout en attachant son âne, car tu sais qu'il est précieux pour moi." Ensuite, l'esprit tranquille, il va faire ses courses. Au retour, il ne trouve plus l'âne à sa place. Tu n'es même pas capable de garder l'âne que je Te confie, comment vas-Tu T'occuper de l'univers ?"
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  • Par Piling, le 05 juillet 2009

    Quelqu'un pose cette question à un Bektashi : "Pourquoi ce monde n'est-il pas tout plat ? Il y a des montées et des descentes, des montagnes caillouteuses et des terres fertiles, des rocs qui entravent le chemin des hommes. Dans certains lieux il neige, dans d'autres sévit la sécheresse ; d'autres encore sont couverts de gazon. Pourquoi tout n'est-il pas étal dans ce monde ?"
    Le Bektashi répondit : "On ne peut espérer mieux d'une oeuvre accomplie en six jours dans la précipitation."
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