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Critiques sur L'Insoutenable légèreté de l'être (41)


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    • Livres 5.00/5
    Par MissSugarTown le 17/02/2012


    J'ai lu ce livre il y a un mois et j'ai eu la mauvaise idée de ne pas rédiger ma chronique à chaud. J'étais passionnément passionnée et amoureuse de ce livre dès les premières lignes ! de la philosophie comme je l'aime !

    Vous l'aurez compris, ce genre de sujets et de vision de la vie, soit on aime soit on n'aime pas. Si on fait partie des premiers on va adorer ce livre, sinon on le rejettera. Moi, il m'a fait planer, j'étais totalement dans le mood du livre dès la première phrase, il faut dire que je n'en suis jamais très loin non plus, je n'arrivais plus à le déposer, je l'ai lu en 2 ou 3 jours. Je le lisais même en plein boulot, j'arrêtais tout et je lisais chapitre après chapitre. Une histoire racontée avec un regard philosophique, moi je dis oui ! Ce livre est un présent et un soulagement pour l'âme et l'esprit.
    Rien que le titre est un bonheur et s'il ne nous parle pas il y a de grandes chances que le livre ne nous plaise pas non plus. La théorie de Nietzsche sur l'éternel retour citée au tout début du livre, à elle seule, nous fait plonger dans un puits de réflexions et j'ai adoré m'y baigner. Avec ce genre de réflexions philosophiques, il y a aussi le risque de déprimer et j'avoue qu'à la fin du livre, j'étais un peu transformée en être solitaire, sauvage, plongé dans ses pensées, et pas sociable du tout ! C'est un état d'esprit à part et qui peut devenir pesant. Ceci me rappelle quand je lis Schopenhauer, on perd le goût de la vie. Et c'est pénible.

    C'est un gros coup de cœur pour moi, un des livres que je relirai sans doute et il fera évidemment partie des top de l'année pour moi. C'est une lecture qui peut être éprouvante, mais je lis surtout pour réfléchir encore plus, et ce livre a accéléré mes réflexions, je ne peux qu'adorer !


    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2012/02/linsoutenable-legere..

    critique de qualité ? (22 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Hindy le 17/12/2010


    Qui n'a pas lu Kundera rate la plus grande expérience de sa vie

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par csapin le 18/04/2012


    Quelle étonnante lecture que celle-ci. Dans mon obsession du quotient culturel minimum, il m'arrive souvent de me faire violence pour ingurgiter ce qu'on appelle des "classiques", même si certains d'entre eux me semblent a priori rébarbatifs comme le présent titre de l'auteur tchèque. Mais la magie de l'expérience étant de diamétralement opposer l'a priori de l'a posteriori, je ressors satisfaite de ma plongée forcée dans un référent de la littérature.

    Je ne saurais dire à quoi je m'attendais précisément, vraisemblablement à une oeuvre pompeuse hautement philosophique et relativement hermétique ; mais certainement pas à ça. Et au final, je ne saurais qualifier justement cet objet littéraire non identifié. Ce que je peux exactement dire en revanche c'est que l'histoire est captivante, l'écriture est subtile et la pensée profonde. de quoi faire du lecteur que vous êtes un lecteur définitivement différent du lecteur que vous étiez. Et n'est-ce pas justement ce que l'on demande à un livre ; de vous transformer définitivement, même un tout petit peu ?


    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2008/06/27/charlotte-sapin-l-i..

    critique de qualité ? (19 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par zohar le 16/02/2011


    Que peut-on dire de plus par rapport aux nombreuses critiques sur ce roman ? (surement le plus connu de Kundera).
    Pour ma part, je m'attarderai sur l'analyse du titre que je trouve, paradoxalement, beau.
    L'auteur étudie dans ce livre le mythe Nietzschéen de l'éternel retour de l'homme : on ne vit qu'une fois et comme la vie ne se répète pas, on ne peut donc pas corriger ses erreurs !
    Et puisqu'elle est unique, autant la vivre dans la LEGERETE : entendu comme un manque absolu de responsabilités. D'où cela est INSOUTENABLE !

    A bon entendeur !

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe le 03/12/2011


    Chassé croisé de deux couples faits d'art et de science, Téréza, photographe qui dénude,grande rêveuse freudienne, femme dévoilée et jalouse des nombreuses aventures de Tomas (tour à tour libertin et romantique) son mari chirurgien qui décortique l'autre pour en capter la substantifique moelle.
    Sabina, peintre qui crée le vide autour d'elle en se débarrassant des encombrants, Tomas, son amant, tout d'abord, puis Frantz dont la vérité bonne à dire pour lui, pèse pour elle comme une chappe entravant sa liberté.
    On nait et on n'est plus.
    "Quoi que tu veuilles, fais en sorte d'en vouloir l'éternel retour" affirmait Nietzsche.Mais tout retour est-il bon?
    En cette deuxième partie du XX° siècle Milan Kundera (auteur tchèque naturalisé français en 1980, membre de l'académie française et grand prix de la littérature française en 2001), situe l'action de son roman sur fond de régime totalitaire et de révolte contre le goulag à "la fosse septique" débordante, or, il y a des choses à liquider définitivement.
    Tel un peintre cubiste, il tourne autour d'un être et le démultiplie, il nous donne à voir toutes les facettes de l'amour et d'une relation, il étudie l'image,l'effet miroir.
    Tel un télépathe, il pénètre dans l'esprit de ses personnages, les sonde.
    Tel un psychanlyste, il analyse, décortique, remonte dans le passé et incorpore ses explications au récit (on se dirait parfois dans un cours de fac).
    J'aime le style original de Kundera et les portes ouvertes de réflexions offertes : L'amour se doit-il d'être romantique comme celui de Tereza et Tomas qui resteront unis dans la mort? le fantasme?La fidélité,la trahison,le rôle de l'artiste dans un pays communiste, l'identité tchèque,la beauté d'une création intentionnelle ou non,la patrie,les paroles à double sens,la force et la faiblesse,l'indépendance,le moi, la folie,l'emprise,l'idéal, et ...bien d'autres encore.
    L'Insoutenable légèreté de l'être est un roman passionnant lourd d'implications qui, à l'instar de l'oeuvre de Milan Kundera, évoque la fascination pour l'idylle dont le désir de paix pioche son bonheur dans une fusion sans limite.

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par vincentf le 24/06/2010


    Relecture surprenante. J'avais tout oublié, sinon quelques détails, amplifiés par mon souvenir. le passage sur le kitsch (la négation de la merde) prenait 200 pages dans mon esprit, une dizaine en réalité. D'abord, la relecture a été agaçante. Que de théories... Verbeux... Bavard... Ensuite, la sauce a repris, grâce aux personnages, à leurs rapports complexes, à l'incommunicabilité qui les fait se quitter, revenir, s'aimer sans le dire, à leur originalité. le jeu des points de vue souligne les malentendus et les communions (vraies ou fausses). Pour chacun, un drame se joue, pas le même, un petit drame léger qui est toute sa vie, faire correspondre son âme à son corps. A la fin, le bavardage, dont on comprend qu'il est badinage, séduit. On s'y attarde comme Tomas s'attache à ses maîtresses d'une nuit. On retient quelques formules frappantes ('L'homme est un parasite de la vache'), on pense comprendre un peu mieux la vie sous le système communiste, on se dit que quand même, intituler ce bouquin 'L'Insoutenable légèreté de l'être', c'est peut-être abuser dans le verbeux.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



  • Par petitepom le 07/02/2012


    Voila un livre simple et complet : l'histoire et l'écriture sont agréables avec une analyse des différentes situations, tout au long du récit, très détaillée ; j'ai bien aimé cette lecture.

    Deux couples sont en scène : Tomas et Téréza comme personnages principaux et Franz et Sabina sont en second plan ; Ami, conjoint, amant, tout s'enchaîne.
    Nous faisons d'abord connaissance avec Tomas, puis vient Téréza qui s'impose, suite à six hasards..

    Tout en analysant leur sentiment, l'auteur nous raconte leurs histoires, leurs rencontres, leurs passés et parfois leurs futurs. le récit fait des sauts dans le temps au gré des personnages qui nous sont relaté.
    Tout cela peut paraître complexe mais il n'en est rien, la fluidité de l'écriture et sa richesse rend tout cela simple à lire.

    La vie à Prague dans ses années 60/70, occupée par les Russes est succinctement relaté, j'ai bien aimé la partie où on parle des problèmes que rencontre Tomas suite à une lettre qui a osé publié et qui est interprété comme une critique du régime communiste.

    Ce roman est plus que le récit d'une histoire, c'est une réflexion sur l'humain et sa complexité et c'est cette différence que j'ai aimée.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Melisende le 08/12/2011


    On m'a offert L'Insoutenable légèreté de l'être il y a quelques semaines, me vantant grandement les mérites de ce livre. Comme je suis curieuse et obéissante, je me suis vite lancée dans la lecture, pressée de me faire mon propre avis sur ce titre qui semble séduire la majorité…
    Difficile de rédiger cet avis un mois après ma lecture (il FAUT que je cesse de faire autant traîner les choses !) car mes souvenirs sont vraiment minces (pour ne pas dire inexistants… hhhmmm hhhmmm). Je sais juste que je suis sortie de ma découverte assez mitigée mais plutôt positivement intriguée puisqu'avec l'intention de relire ce titre dans quelques années, après avec « vécu » un peu plus.
    Je pense qu'il s'agit effectivement d'un titre qu'il est bon d'avoir lu au moins une fois dans sa vie (pour sa culture générale, pour se poser quelques questions ou juste si vous vous ennuyez) mais je ne suis en revanche pas persuadée qu'il mérite tous les éloges que j'ai pu entendre/lire jusque là…

    Bien incapable de vous faire un résumé construit et intelligent, il faudra vous contenter de celui trouvé au hasard d'internet. Retenez surtout que l'on suit les aventures de quatre personnages : les deux principaux - Tomas et sa femme Tereza - et deux autres qui viennent se greffer aux premiers - Sabina la maîtresse de Tomas et Franz son amant -.
    Surfant entre le roman (lorsqu'il nous fait le récit des aventures des quatre figures précédemment citées) et l'essai philosophique (lorsque le narrateur prend la parole et expose des théories générales), Kundera revient sur le thème de l'Amour perçut comme quelque chose d'obligatoirement « lourd » par certains (Tereza et Franz) ou au contraire emprunt de légèreté (Tomas et Sabina). Grâce à ses quatre personnages, l'auteur offre quatre approches différentes : Tomas le libertin profondément amoureux de Tereza, Tereza la jalouse possessive, Sabina l'artiste tenant trop à sa liberté et Franz le mari qui, ayant une aventure avec Sabina, renonce à tout pour elle…
    Si j'ai apprécié suivre l'histoire du couple principal (Tomas/Tereza) et les réflexions de Kundera sur le sujet, je n'ai en revanche, pas du tout été intéressée par les aventures du second couple (Sabina/Franz) que j'ai bien vite oubliées.

    De cette lecture, je retiens quelques réflexions et passages qui m'ont paru pertinents : par exemple lorsque le narrateur annonce que l'homme (Tomas) peut coucher avec plusieurs femmes (il est libertin) mais ne peut dormir qu'avec une seule (Tereza, l'unique femme qu'il aime) car ce qui compte c'est le sommeil partagé ; ou encore les remarques sur les hasards de la vie comparée à une partition de musique et le côté cyclique de l'existence (et non linéaire)… Quelques petites choses comme ça, intercalées entre deux chapitres de pur récit (souvent là pour illustrer les idées avancées dans les chapitres plus « philosophiques »).
    En revanche, le délire de l'auteur sur le « Kitsch » et la « Merde », je n'ai absolument rien compris et ça ne m'a pas intéressée le moins du monde… Je sais que d'autres ont adhéré à ces passages, donc ne vous fiez pas - uniquement - à mon jugement.

    De toute façon, je ne suis pas très bon juge lorsqu'il s'agit de textes plus « savants » car personnellement, j'aime lire pour me détendre et ne lis quasiment que des fictions. Dès qu'un texte se veut plus philosophique (et souvent pédant, il faut l'avouer), ça me gonfle et je décroche. Honte à moi d'opter ce comportement et de me contenter de lire la littérature dire de « divertissement », mais j'assume.
    Cela dit, il faut reconnaître que même si certains passages m'ont carrément ennuyée (ou m'ont paru incompréhensibles, cf quelques lignes plus haut au sujet du « Kitsch »), j'ai trouvé l'ensemble relativement abordable. La lecture demande parfois un petit effort de réflexion mais ce n'est pas non plus imbuvable, comme je pouvais le redouter ; vous pouvez y aller.
    Autre petite précision qui m'a aidée à avoir un rythme de lecture soutenu : les chapitres sont généralement excessivement courts (parfois une seule page) ce qui permet des pauses régulières, une lecture rapide et qui évite donc au lecteur de se noyer dans des réflexions philosophiques de 20 pages sans interruptions ou alinéas…

    Outre le thème de l'Amour, du Kitsch et de l'Existence, Kundera offre également, avec L'Insoutenable légèreté de l'être, une vision de la République Tchèque à un moment clef de son Histoire (aux alentours de 1968/1969), alors qu‘elle se fait envahir par la Russie. Bon, personnellement, je ne connais absolument rien à l'Histoire des pays de l'Est donc suis bien incapable de vous dire si le titre de Kundera a un quelconque intérêt de ce côté-là. A part m'apprendre que la République Tchèque a connu quelques « vagues » à ce moment-là, je ne retiens rien d'autre. Mais j'avoue que j'étais plutôt dissipée pendant cette lecture…

    Que dire de plus ? Je ne sais pas. Mon avis est déstructuré et n'apporte pas grand-chose, et je m'en excuse. Retenez simplement que certaines réflexions apportées par Kundera valent le coup et que l'ensemble est plutôt abordable pour les lecteurs qui, comme moi, n'ont pas l'habitude de lire des « essais philosophiques » (l'avantage de l'alternance des chapitres - courts -, tantôt dédiés au récit des aventures des quatre personnages principaux, tantôt dédiés aux remarques plus générales du narrateur).
    J'ai cru comprendre qu'une adaptation (avec Juliette Binoche) avait vu le jour il y a quelques années ; quelqu'un l'a vu ? Vous me la conseillez ?


    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/l-insoutenable-legerete-de..

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par cicou45 le 03/08/2011


    Une histoire empreinte d"e blessures qui se déroule en Tchécoslovaquie juste après le printemps de Prague. Thomas et Téréza sont mari et femme et essaient de vivre tant bien que mal en essayant de surpasser toutes les douleurs qu'ils ont du du endurer et que le temps a du mal à effacer...
    Une histoire bouleversante et émouvante à la fois ! A lire absolument !

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Nepenthes le 15/01/2012


    J'ai commencé ce roman avec appréhension, pensant avoir entre les mains un livre plein de lourdeur philosophique. Mais dès les premières pages, j'ai été très agréablement surprise et bien contente d'avoir été détrompée. L'œuvre de Milan Kundera nous emmène, au travers de différents destins croisés, sur la route de la vie. Parsemé de petits aphorismes - parfois drôles, parfois cruels - ce roman est écrit avec une prose juste, un tantinet incisive. Il nous raconte les histoires croisées de plusieurs personnages, leurs parcours, leurs existences, leurs tourments. En faisant un petit détour historique par le Printemps de Prague, Kundera nous raconte son pays d'origine : la Tchécoslovaquie, qu'il a quitté pour la France en 1975. Ce roman est plein d'amertume, parfois grinçant. Mais il possède une vraie justesse de ton, un choix des mots pesé avec soin. Il décortique les travers de l'âme humaine, mais nous montre aussi ce qui est beau en elle. En somme, un très beau texte dont il serait dommage de se priver.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)






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