> François Kérel (Traducteur)
> Elizabeth Turner Pochoda (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070370437
Éditeur : Gallimard (1978)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 94 notes) Ajouter à mes livres
L'univers absurde d'une station thermale spécialisée dans le traitement de la stérilité sert de décor à cette valse mi-tragique, mi-grotesque. Dans cette lutte éternelle entre les visions masculine et féminine de l'existence, avec... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par totom, le 30 mars 2010

    totom
    Une pure merveille!
    Dérision féroce, humour absurde, profondeur effrayante, c'est toute une vision du monde (bien noire c'est vrai) qui est contenue dans cette histoire qui oscille entre le conte philosophique et la farce potache avec une légèreté de style et un brio extraordinaire!
    un des livres que j'ai le plus offert, que je feuillette régulièrement avec plaisir .
    ne ratez pas ce chef d'oeuvre qui se lit en deux heures!
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par minilaure, le 16 octobre 2011

    minilaure
    Voilà longtemps que je voulais lire Kundera, et pour une première je ne suis pas déçue. Avant tout, le titre est magnifique et c'est d'abord ça qui m'a amené à choisir ce livre parmi tant d'autres dans ma bibliothèque.
    On y rit noir (ou jaune). On y découvre un univers particulier où chacun des personnage manipule l'un ou l'autre. le ton est léger, l'histoire est loufoque mais les "vraies" questions sont posées... Amour, trahison, jalousie, persecution, culpabilité, religion...
    A découvrir sans hésiter.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par roxaneboehm, le 03 janvier 2012

    roxaneboehm
    'ai ressenti un vrai plaisir à lire ce livre qui lie comédie et tragédie. Dans ce sourt ouvrage, il est facile d'aller à la rencontre de ces personnages attachants.
    Kundera pose des questions existentielles sur la société, il explore notamment l'individualisme de chacun. Son refus du sérieux rend la chose encore plus dévastatrice.
    C'est une valse entre différents destins où tout s'accélère. Kundera nous invite dans une histoire drôle, audacieuse, et susceptible de plusieurs lectures.
    Enfin, je trouve la citation de François Richard assez juste pour qualifier ce roman : « La coucherie d'un mari peureux et d'une Bovary de station thermale ».
    j'ai écrit un petit article à son sujet : http://littexpress.over-blog.net/article-milan-kundera-la-valse-aux-adieux-90715316.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Yuko, le 14 juillet 2010

    Yuko
    La Valse aux adieux est le troisième roman d'une trilogie célèbre de Milan Kundera. Initiée par La plaisanterie puis par La vie est ailleurs, l'œuvre nous expose tout en légèreté, les aspects les plus sombres de l'être humain, dans une valse à la frontière du réel et du fantastique...
    De la lâcheté à l'avilissement, ses personnages, persécutés par leurs vies, recherchent la paix de l'âme et le bonheur simple...
    Oscillant entre constance et dérision, ce roman mène inexorablement son lecteur vers une frappante lucidité, celle d'êtres en mal d'avenir, de raison et de tendresse... Une œuvre, magistrale, qui se veut l'éternelle valse des hasards, des quiproquos et des maux modernes...

    Lien : http://art-enciel.over-blog.com/article-31150224.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (17)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Yuko, le 14 juillet 2010

    En entrant il vit Bertlef qui venait à sa rencontre en pyjama. Il s'excusa avec gêne de sa visite inopinée, mais Bertlef l'interrompit : "Mon ami ! Ne vous excusez pas ! Vous venez de me faire le plus grand plaisir qu'on m'ait jamais fait ici en ces heures matinales."
    Il serra la main de Klima et poursuivit : " Dans ce pays, les gens ne respectent pas la matin. Ils se font réveiller brutalement par un réveil qui rompt leur sommeil d'un coup de hache et ils s'abandonnent aussitôt à une hâte funeste.
    Pouvez-vous me dire ce que peut être ensuite une journée qui a débuté par cet acte de violence ? Que peut-il advenir de gens à qui leur réveil administre quotidiennement un petit choc électrique ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par mandarine43, le 01 août 2011

    [ Incipit ]

    L'automne commence et les arbres se colorent de jaune, de rouge, de brun ; la petite ville d'eaux, dans son joli vallon, semble cernée par un incendie. Sous le péristyle, des femmes vont et viennent et s'inclinent vers les sources. Ce sont des femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfants et elles espèrent trouver dans ces eaux thermales la fécondité.
    Les hommes sont ici beaucoup moins nombreux parmi les curistes, mais on en voit pourtant, car il paraît que les eaux, outre leurs vertus gynécologiques, sont bonnes pour le coeur. Malgré tout, pour un curiste mâle, on en compte neuf de sexe féminin, et cela met en fureur la jeune celibataire qui travaille ici comme infirmière et s'ocçupe à la piscine de dames venues soigner leur stérilité !
    C'est ici qu'est née Ruzena, elle y a son père et Sa mère. Échappera-t-elle jamais à ce lieu, à cet atroce pullulement de femmes ?
    On est lundi et la journée de travail approche de sa fin. Plus que quelques grosses bonnes femmes qu'il faut envelopper dans un drap, faire s'étendre sur un lit de repos, auxquelles il faut essuyer le visage, et sourire.
    « Alors, vas-tu téléphoner ? demandent à Ruzena ses collègues ; l'une est une plantureuse quadragénaire, l'autre est plus jeune et maigre.
    - Et pourquoi pas ? fait Ruzena.
    - Allez ! N'aie pas peur ! réplique la quadragénaire, et elle la conduit derrière les cabines du vestiaire où les infirmières ont leur armoire, leur table et leur téléphone.
    - C'est chez lui que tu devrais l'appeler, observe méchamment la maigre, et elles pouffent toutes les trois.
    - Je connais le numéro du théâtre », dit Ruzena quand le rire s'est apaisé.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par deathkrypt, le 27 juillet 2011

    Parce que le désir d'ordre veut transformer le monde humain en un règne inorganique ou tout marche, tout fonctionne, tout est assujetti à une impersonnelle volonté. Le désir d'ordre est en même temps désir de mort, parce que la vie est perpétuelle violation de l'ordre. Ou inversement, le désir d'ordre est le prétexte vertueux par lequel la haine de l'homme pour l'homme justifie ses forfaits. p.126
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par minilaure, le 16 octobre 2011

    L'humanité produit une incroyable quantité d'imbéciles. Plus un individu est bête, plus il a envie de procréer. Les êtres parfaits engendrent au plus un seul enfant, et les meilleurs, comme toi, décident de ne pas procréer du tout. C'est un désastre. Et moi, je passe mon temps à rêver d'un univers où l'homme ne viendrait pas au monde parmi des étrangers mais parmi ses frères. (p. 153)
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par totom, le 30 mars 2010

    Il est incroyable que des individus hideux puissent se décider à procréer. ils s'imaginent sans doute que le fardeau de la laideur en sera plus léger si nous le partageons avec notre descendance.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)









Acheter sur Amazon

Faire découvrir La Valse aux adieux par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (216)

> voir plus

Quiz