> François Ricard (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2070306100
Éditeur : Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 60 notes) Ajouter à mes livres
La parution d'un nouveau roman de Milan Kundera demeure toujours un événement littéraire. À plus d'un titre. Celui-ci n'échappe pas à cette réalité. Écrit en français, traduit en plusieurs langues, L'Ignorance a déj... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Bunee, le 08 octobre 2009

    Bunee
    J'aime lire Kundera. Sa plume est profonde et réfléchie, pleine d'images, sensible et envoutante. le message est puissant sans écraser le reste et les clefs de lecture sont accessibles. On se laisse vite porter par la narration fluide et ses schémas souvent très vivants. Le Livre du rire et de l'oubli, L'Insoutenable légèreté de l'être, font ainsi partie de ces lectures qui vous marquent longtemps et qui vous apportent réellement.
    L'Ignorance est le premier roman de Kundera écrit directement en français que je lis, et j'avoue ne pas être déçue.
    Irena et Josef ont fui la tchequoslovaquie envahie par les chars soviétiques. Irena, praguoise, exilée en France, veuve, ayant un compagnon suédois. Elle croisera le parcours de Josef qui a tout quitté pour fuir au Danemark. Retour un peu forcé au pays après la chute du régime, sur l'insistance des entourages respectifs.
    Car, dans l'esprit des gens, le retour est l'aspiration ultime de l'Exilé. Mais est-ce bien vrai? Retrouver ceux qu'on a laissé là bas, et se rendre compte du gouffre qui vous sépare désormais d'eux. Retrouver des amis qui ne le sont plus et qui n'acceptent plus votre passé qu'ils vous "amputent".
    Car l'émigration soulève, vis à vis de soi-même, la question profonde de L'Identité, de ses racines.
    La nostalgie, comme l'indique dès le début Kundera, c'est la souffrance de L'Ignorance.
    L'exilé a l'étiquette grandiose et tragique de celui qui souffre, et malheur à celui ou celle qui y trouverait son bonheur. Mais l'exil implique-t-il nécessairement la nostalgie?
    Quelle influence peut-il avoir sur les relations familiales (de mère à fille par exemple), conjugales, et plus largement sur les liens qui se tissent de façon si fragile entre les individus?
    Kundera explore ici avec une plume lucide et subtile les errances de chacun, et donne une profondeur nouvelle au thème de l'exil et de l'expatriation
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    • Livres 1.00/5
    Par Suny, le 16 mai 2011

    Suny
    Comment dire...
    Bof. Ouais, bof, ça résume bien. En gros, je ne suis pas vraiment transcendée.
    Sous couvert d'une histoire plutôt banale, il faut le dire, ce livre se veut porteur d'un message, mais lequel exactement, je ne saurais vous le dire, ça reste un peu confus... Peut-être veut-il simplement illustrer la souffrance que peuvent ressentir des personnes émigrées un peu de force de leur pays, puis d'y retourner sans réellement ressentir grand chose, mais bon, ça reste assez subjectif je suppose, enfin je sais pas, je n'ai émigré que de Bretagne et j'y retourne régulièrement alors c'est certainement pas pareil. Ou alors cherche-t-il simplement à retracer à échelle humaine, individuelle, les problèmes qu'a causés le communisme en Europe de L'Est dans les années 1970-80, mais bon, personnellement, au risque d'en faire hurler certains, les conflits de ce genre, avec des gens qui cherchent à imposer leurs convictions, ça me soule, et vu que l'histoire de l'humanité, de l'Europe plus particulièrement, est globalement faite que de ça, ben l'histoire de l'Europe ça me saoule aussi, aussi bien celle de l'Europe de L'Est que celle de l'Europe Occidentale (oui, je l'admets et je le hurle, les Guerres Mondiales et tout le tintouin j'en ai rien à taper, ça m'ennuie à un point inimaginable).
    Bon du coup, je me suis légèrement écartée du sujet, j'en étais où? Ah ouais. Ce livre m'a saoulé. Je n'irais pas jusqu'à dire que je l'ai trouvé nul sur tous les points, mais dans la globalité, je n'ai pas réussi à y trouver un réel intérêt.
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    • Livres 4.00/5
    Par dawn77, le 18 mars 2012

    dawn77
    La vie post comunisme, de personnes touchantes.
    Irena et Gusaf qui filent le parfait amour en apparence.
    Josef, qui malgré son objectivité et sa perception de lui enfant qui le revulse, reproduit finalement le meme schema en abandonnant l'être aimé ou un possible avenir amoureux malgré cette liberte que tous deux ont 'en surface'.
    Le coït final est plus que source de surprises entre la belle mère et Gustaf. Je trouve ce passage trop court et surtout sans aucune moralité puisqu'il n'y a aucun repenti.
    Finalement dans cette oeuvre, les valeurs de l'homme ici ou ailleurs, libre ou non reste egoiste et hedoniste. l'Homme est representé avec tous ses travers.
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    • Livres 4.00/5
    Par playgirl, le 18 avril 2012

    playgirl
    C'est l'histoire de la rencontre de deux expatriés ayant fuit le communisme à leur retour dans leur pays d'origine, de l'incompréhension de leur départ et de leur retour par leurs proches, et du désintérêt total de ces mêmes proches, qui ne le sont plus du tout finalement, sur les vingt années passées au loin. Il est question de mémoire, d'amour et de mort, autant de points sur lesquels L'Ignorance de l'homme est immense.
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    • Livres 2.00/5
    Par Sarah_DD, le 04 juin 2008

    Sarah_DD
    Je crois que je devrais avoir des clés de lecture pour cet auteur. Je m'étais dit que je devais quand même au moins en avoir lu deux. Mais il n'est pas plus concluant que le précédant (La vie est ailleurs). Il est seulement plus court. Si quelqu'un peut m'éclairer, je suis preneuse.
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 01 août 2011

    [ Incipit ]

    « Qu'est ce que tu fais encore ici ! » Sa voix n'était pas méchante, mais elle n'était pas gentille non plus ; Sylvie se fâchait.
    « Et où devrais-je être ? demanda Irena ?
    - Chez toi !
    - Tu veux dire qu'ici je ne suis plus chez moi ?»
    Bien sûr, elle ne voulait pas la chasser de France, ni lui donner à penser qu'elle était une étrangère indésirable : «Tu sais ce que je veux dire !
    - Oui, je le sais, mais est-ce que tu oublies que j'ai ici mon travail ? mon appartement ? mes enfants ?
    - Écoute, je connais Gustaf. Il fera tout pour que tu puisses rentrer dans ton pays. Et tes filles, ne me raconte pas de blagues ! Elles ont déjà leur propre vie ! Mon Dieu, Irena, ce qui se passe chez vous est tellement fascinant ! Dans une situation pareille, les choses s'arrangent toujours.
    - Mais Sylvie ! Il n'y a pas que les choses pratiques, l'emploi, l'appartement. Je vis ici depuis vingt ans. Ma vie est ici !
    - C'est la révolution chez vous ! » Elle le dit sur un ton qui ne supportait pas la contestation. Puis elle se tut. Par ce silence, elle voulait dire à Irena qu'il ne faut pas déserter quand de grandes choses se passent.
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  • Par anu, le 07 avril 2012

    J'imagine l’émotion de deux êtres qui se revoient après des années. Jadis, ils se sont fréquentés et pensent donc être liés par la même expérience, par les mêmes souvenirs. Les mêmes souvenirs? C'est là que le malentendu commence : ils n'ont pas les mêmes souvenirs; tous deux gardent leurs rencontres deux ou trois petites situations, mais chacun a les siennes; leurs souvenirs ne se ressemblent pas, ne se recoupent pas; et même quantitativement, ils ne sont pas comparables : l'un se souvient de l'autre plus que celui ne se souvient de lui; d'abord parce que la capacité de mémoire diffère d'un individu à l'autre (ce qui serait encore une explication acceptable pour chacun d'eux) mais aussi (et cela est plus pénible à admettre) parce qu'ils n'ont pas, l'un pour l'autre la même importance. Quand Irena vit Joseph à l'aéroport, elle se rappelait chaque détail de leur aventure passée; Joseph ne se rappelait rien. Dès la première seconde, leur rencontre reposait sur une inégalité injuste et révoltante.
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  • Par Axielle, le 31 août 2008

    Confusément, il essaya d'expliquer ... mais les mots avaient du mal à sortir de sa boucheparce que le sourire figé de sa belle-soeur, braqué sur lui, exprimait un immuable désaccord avec tout ce qu'il disait. Il comprit qu'il n'y pouvait rien, que c'était comme une loi : ceux à qui leur vie se révèle naufrage partent à la chasse aux coupables.
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  • Par playgirl, le 18 avril 2012

    Plus vaste est le temps que nous avons laissé derrière nous, plus irrésistible est la voix qui nous invite au retour. Cette sentence a l’air d’une évidence, et pourtant elle est fausse. L’homme vieillit, la fin approche, chaque moment devient de plus en plus cher et il n’y a plus de temps à perdre avec des souvenirs. Il faut comprendre le paradoxe mathématique de la nostalgie : elle est le plus puissante dans la première jeunesse quand le volume de la vie passée est tout à fait insignifiant.
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  • Par Axielle, le 22 août 2008

    Toutes les prévisions se trompent, c'est l'une des rares certitudes qui a été donnée à l'homme. Mais si elles se trompent, elles disent vrai sur ceux qui les énoncent, non pas sur leur avenir mais sur leur temps présent.
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Pour Philippe Delaroche, directeur adjoint de la rédaction de Lire, le roman de Milan Kundera est celui de l'amour moderne par excellence, car il décrit les périls d'une relation consommée.











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