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François Kérel (Autre)
ISBN : 2070377024
Éditeur : Gallimard (02/05/1986)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 585 notes)
Résumé :
"Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu'il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui ? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n'as pas de nageoires ? Vas-tu lui dire en face ce que tu penses ?" Son frère se taisait, et Edouard poursuivit : "Si tu ne lui disais que la vérité, que ce que tu penses vraiment de lui, ça voudrait dire que tu consens à avoir une discussion sérieuse avec un fou et que tu es t... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
26 octobre 2015
  • 2/ 5
Quand on a lu L'Insoutenable légèreté de l'être, ces nouvelles semblent presque affligeantes. Et pourtant, il y a quelques bonnes phrases, quelques bonnes idées, malheureusement présentées au lecteur comme un éventail de prostituées à Amsterdam. Considérons ces nouvelles comme un exercice de préparation effectué une quinzaine d'années avant le grand roman de Milan Kundera, et réconfortons-nous avec l'Insoutenable légèreté contre l'insoutenable platitude.
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Chrys
14 février 2012
  • 4/ 5
Le texte est composé de sept nouvelles. Toutes pour moi n'ont pas la même saveur, j'ai préféré certaines mais toutes posent des questions autour du mensonge (à soi, aux autres), du jeu de dupe (envers soi, envers les autres), etc.... Des questionnements très intéressants car qu'est-ce que la sincérité, l'honnêteté? Qu'est-ce que le mensonge? Quel(s) rôle(s) joue-t-on en société, adapte-t-on ce rôle en fonction des personnes rencontrées?
Parmi les histoires:

Personne ne va rire: Comment un jour, par manque de courage, de franchise, ou par jeu (allez savoir?) un professeur voit sa vie (ses projets, ses amours, ses espoirs) brisée. Un simple refus (ou plutôt un refus qui ne dit pas son nom) face à un homme qui venait vers lui chercher un soutien éditorial transforme jour après jour sa place dans la société, transforme sa relation amoureuse, transforme ce qu'il projetait. On assiste à la chute du narrateur. Il faut ajouter que la situation prend place dans un pays "communiste".
Le jeu de l'auto-stop: Un couple part en vacances. Elle est plutôt timide, rougissante, réservée, il s'en amuse. Mais après une "pause-pipi", alors qu'il est au volant, qu'il l'attend, elle le rejoint, monte dans la voiture... Et s'installe alors un jeu entre eux. Elle joue le rôle de l'auto-stoppeuse. Un autre dialogue se glisse, il ne la connaissait pas ainsi, femme "libérée", femme prête à l'accompagner à l'hôtel, à coucher avec cet homme "inconnu"? Jusqu'où peut-elle jouer ce rôle? Quand le jeu va-t-il s'arrêter? Qui voudra le stopper?
Lien : http://lejournaldechrys.blog..
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MissSugarTown
29 mars 2014
  • 5/ 5
Tout d'abord, ce recueil de nouvelles porte bien son nom ! En effet, Risibles amours nous présente un ensemble de sept nouvelles, toutes portées sur les relations amoureuses et la conception de Kundera sur le sujet est plutôt déroutante... disons qu'il ne se gêne pas pour pointer du doigt les relations humaines au sein d'un couple et à en souligner l'aspect parfois ridicule, se foutant ouvertement de la gueule des amoureux et nous certifiant presque que les relations amoureuses sont souvent le résultat d'un ensemble de malentendus...
J'aime aussi la couverture en anglais qui représente bien l'atmosphère des sept histoires.

Parce que si ces différentes histoires sont racontées avec un certain humour, ceci n'empêche pas le lecteur d'avoir également envie de s'arracher les cheveux et de verser quelques larmes de désespoir. A la fin de ma lecture je me suis dit que si j'avais réussi à comprendre jusque là un tant soit peu les mécanismes, un minimum complexes admettons-le, des relations de couple, Kundera vient de me prouver le contraire, en effet je ne sais plus quoi en penser ! C'est à nous demander si une relation amoureuse "logique" et "saine" puisse exister, mais l'amour n'a jamais été une question de logique, et disons que Kundera a quand même poussé un peu sur la caricature.
Cet ouvrage fait partie des premières publications romanesques de Kundera, nous y retrouvons encore une fois cette question d'identité au sein d'un couple, qui peut soudainement basculer en l'espace d'une seconde et tout chambouler... Kundera est aussi un grand macho il me semble, l'image qu'il donne de la femme dans ses récits n'est pas des plus reluisantes, elle y occupe souvent un statut d'objet et disons que ça m'a bien énervée plus d'une fois !
Comme dans les romans de tout philosophe talentueux, nous y retrouvons des réflexions sur une infinité de sujets plus intéressants les uns que les autres et la plume de Kundera est un réel délice, on n'en a jamais assez et la fin arrive toujours trop vite.
Lien : http://laculturehajarienne.b..
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CLAVIE
17 août 2012
  • 3/ 5
J'ai attendu volontairement avant d'en écrire la critique. Je suis restée indécise après avoir fermé ce livre.
Une chose reste certaine. le style de Kundera est plaisant : il nous entraîne toujours dans une histoire dont la fin reste un secret, étonnante. Les sentiments sont toujours exprimés de manière indirecte, par les actes de ses personnages. On s'imagine toujours les non-dits à travers des images que les mots forment dans notre tête. Une belle écriture.
En revanche, le fond ne m'a guère marqué, contrairement à l'Insoutenable Légèreté de l'Etre. L'essentiel demeure dans le non-dit, l'histoire devrait commencer quand justement la Nouvelle s'arrête. En fait, il s'attache à la séduction, et non au thème de l'Amour. D'ailleurs, l'une d'elles se conclut par désormais ils leur reste 13 jours pour s'aimer. L'intérêt du livre est sûrement là, le mensonge vient de la confusion entre séduction et Amour....
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venividiosculavi
06 décembre 2016
  • 4/ 5
D'aucuns verront dans ce recueil de nouvelles un simple galop d'essai de Kundera. Et ils auront raison, puisque d'une part, chronologiquement, ce sont les premiers mini-romans de l'auteur, et d'autre part, le fond peut paraitre bien futile. Pourtant, on y retrouve déjà tous les thèmes à venir de ses romans : la critique sociétale, l'ambiguïté des relations amoureuses, le questionnement sur l'existence, le poids de la destinée, le rapport à Dieu. le tout écrit avec un style particulier, sec et direct, mêlant admirablement humour des situations et gravité des personnages. Une réussite.
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Citations & extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
patatarte2001patatarte200119 janvier 2017
Ah, songeait-elle, j'ai beau être telle que je suis à présent, je n'aurais pas vécu inutilement si un peu de ma jeunesse continue de vivre dans la mémoire de cet homme; et elle se dit ensuite que c'était là une nouvelle confirmation de sa conviction : toute la valeur de l'être humain tient à cette faculté de se surpasser, d'être en dehors de soi, d'être en autrui et pour autrui.
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patatarte2001patatarte200117 janvier 2017
j'ai une conception originale du régime : j'évite soigneusement tous les plats dont je n'ai pas envie.
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patatarte2001patatarte200116 janvier 2017
s'il l'avait rencontré six ans plus tôt, lorsqu'il était venu s'installer dans cette ville, tout aurait été encore possible : elle n'aurait pas encore été marquée par l'âge à ce point et elle n'aurait pas été à ce point différente de l'image de la femme qu'il avait aimé quinze ans plus tôt; il aurait eu la force de surmonter la différence et de percevoir les deux images (l'image présente et celle du passé) comme une seule. Mais à présent elles étaient désespérément éloignées, les deux images.
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patatarte2001patatarte200115 janvier 2017
Il est certainement ridicule de faire un problème vital de la perte de ses cheveux, mais il se rendait compte que la calvitie lui changerait le visage et que donc la vie d'une de ses apparences (manifestement la meilleure) touchait à sa fin.
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patatarte2001patatarte200112 janvier 2017
elle le connaissait depuis un an et était heureuse, sans doute parce qu'il ne distinguait jamais entre son corps et son âme de sorte qu'avec lui elle pouvait vivre corps et âme.
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Videos de Milan Kundera (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Milan Kundera
L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera
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