> François Kérel (Autre)

ISBN : 2070377024
Éditeur : Gallimard (1986)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 118 notes) Ajouter à mes livres
"Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu'il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui ? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n'as pas de nageoires ? Vas-tu lui dire en face ce que tu penses ?" Son frère ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par zohar, le 22 février 2011

    zohar
    Kundera dresse dans ce recueil de nouvelles, des histoires d'amours loufoques à travers une galerie de personnages qui ont une vision grave de l'amour.
    Tout le récit tourne autour du jeu de la duperie, ce qui est d'ailleurs l'origine des difficultés dans les relations humaines à cause (justement) du dysfonctionnement de la parole ou plus simplement, de problèmes de communication !
    Or, le narrateur pose un regard « désabusé » sur les personnages et le sérieux avec lequel ils abordent leurs situations pathético-comiques.
    De ce décalage, Kundera prendra comme prétexte pour jeter un regard « lucide » sur la société en y analysant les thèmes de l'identité, de l'authenticité, mais aussi et surtout, du paraître et de l'illusion (comment les faits changent de manière insaisissable en leur contraire).
    « Risibles amours » est une œuvre sur la difficulté à saisir et de comprendre et de contrôler la réalité. On peut retrouver cette même idée dans "La plaisanterie" (1967).
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    • Livres 3.00/5
    Par Sarahcarabin, le 16 août 2008

    Sarahcarabin
    J'avais déjà lu plusieurs Kundera et je voulais avoir confirmation que je n'arrivais pas à apprécier son oeuvre à sa juste valeur : et c'est totalement vrai ! J'arrive pas à adhérer à son style trop limpide, simple car je ne peux alors pas m'empêcher de lire très vite. le fait est, et c'est bien dommage, que j'ai trouvé la Postface plus intéressante que les nouvelles en elles-mêmes. Il faudrait sûrement relire le livre à la lumière de cette analyse. Mais les thèmes abordés par Kundera m'énervent peut-être parce qu'ils sont terriblement humains : la désillusion, le dégoût, l'incompréhension, le ridicule. Il rend ces thèmes si risibles, pitoyables, "non-sérieux" ! Et je crois que je préfère largement le cynisme à la dérision.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ecrits-slaves, le 29 juin 2008

    Ecrits-slaves
    Ma critique étant un peu longue, je vous propose d'aller directement sur mon blog pour découvrir ce roman
    http://ecritsslaves.canalblog.com/archives/amour/index.html
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    • Livres 1.00/5
    Par wiggybis, le 09 novembre 2011

    wiggybis
    Ce fut ma première rencontre avec l'auteur et je ne m'attendais pas du tout à y découvrir ce style !
    Je n'ai pas du tout été réceptive à ses petites histoires que j'ai trouvé longues malgré leur petit nombre de pages et surtout ennuyeuses.
    Ceci dit, je ne vais pas m'arrêter là, je suis sûre que c'était une mauvaise pioche, j'ouvrirai un autre livre de Kundera très bientôt !
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  • Par charlottelit, le 07 septembre 2011

    charlottelit
    à relire d'urgence
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Citations et extraits

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  • Par johnfool, le 08 février 2012

    Toute la valeur de l'être humain tient à cette faculté de se surpasser, d'être en dehors de soi, d'être en autrui et pour autrui.
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  • Par johnfool, le 08 février 2012

    Une joie sur laquelle pèse l'obligation de remplacer d'autres joies est bien sûr une joie usée.
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  • Par mandarine43, le 01 août 2011

    [ Incipit ]

    « Verse-moi encore un verre de slivovice », me dit KIara, et je ne fus pas contre. Nous avions trouvé pour ouvrir la bouteille un prétexte qui n'avait rien d'extraordinaire, mais qui tenait : je venais de toucher ce jour-là une assez jolie somme pour une longue étude parue dans une revue d'histoire de l'art.
    Si mon étude avait fini par être publiée, ça n'avait pas été sans mal. Ce que j'avais écrit n 'était qu'épines et polémiques. C'est pourquoi la revue La Pensée plastique, avec sa rédaction grisonnante et circonspecte, avait refusé ce texte que j'avais finalement confié à une revue concurrente, moins importante il est vrai, mais dont les rédacteurs sont plus jeunes et plus irréfléchis.
    Le facteur m'avait apporté le mandat à la faculté, ainsi qu'une lettre. Lettre sans importance et que je parcourus à peine le matin, frais émoulu de ma toute nouvelle grandeur. Mais une fois de retour à la maison, tandis que l'on approchait de minuit et que le niveau baissait dans la bouteille, pour nous amuser je pris cette lettre sur mon bureau et la lus à Klara :
    « Cher camarade - et si je peux me permettre d'user de ce terme - cher collègue - pardonnez à un homme auquel vous n'avez jamais parlé de votre vie de prendre la liberté de vous écrire. Je m'adresse à vous pour vous prier de bien vouloir lire l'article ci-joint. Je ne vous connais pas personnellement mais je vous estime, car vous êtes à mes yeux l'homme dont les opinions, le raisonnement, les conclusions m'ont toujours paru corroborer de manière surprenante les résultats de mes propres recherches... » Suivaient de grands éloges de mes mérites et une requête : il me demandait d'avoir l'obligeance de rédiger une note de lecture à l'intention de la revue La Pensée plastique qui, depuis six mois, refusait et dénigrait son article. On lui avait dit que mon avis serait décisif, de sorte que j'étais désormais son seul espoir, la seule lueur dans ses ténèbres têtues.
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  • Par Nousha, le 11 février 2009

    Je crois qu'un homme et une femme s'aiment davantage quand ils ne vivent pas ensemble et quand ils ne savent l'un de l'autre qu'une seule chose, qu'ils existent, et quand ils sont reconnaissants l'un envers l'autre parce qu'ils existent et parce qu'ils savent qu'ils existent. Et ça leur suffit pour être heureux. Je te remercie (...), je te remercie d'exister
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  • Par Sarahcarabin, le 16 août 2008

    Tu t'imagines qu'un mensonge en vaut un autre, mais tu as tort. Je peux inventer n'importe quoi, me payer la tête des gens, monter toutes sortes de mystifications, faire toutes sortes de blagues, je n'ai pas l'impression d'être un menteur ; ces mensonges-là, si tu veux appeler cela des mensonges, c'est moi, tel que je suis ; avec ces mensonges-là, je ne dissimule rien, avec ces mensonges-là je dis en fait la vérité. Mais il y a des choses à propos desquelles je ne peux pas mentir. IL y a des choses que je connais à fond, dont j'ai compris le sens, et que j'aime. Je ne plaisante pas avec ces choses-là. Mentir là-dessus, ce serait m'abaisser moi-même, et je ne le peux pas, n'exige pas ça de moi, je ne le ferai.
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