Noir sur blanc)
Un témoignage bouleversant d'un vieil homme qui se souvient d'avoir été un enfant témoin malgré lui de l'horreur nazie durant la Seconde Guerre mondiale.
La force d'une quête des origines.
Un livre qui a un retentissement important en Australie et dans différents pays.
Un récit qui suscite de vives polémiques historiques et apporte un éclairage nouveau sur le rôle de la communauté lettone et ses rapports avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cela fait près de cinquante ans qu'Alex Kurzem s'est intégré dans la société australienne et est devenu un véritable « aussie ». Il reste pourtant peu bavard sur ses origines européennes.
Longtemps, ses enfants et son épouse ont cru qu'il ne se souvenait pas de son enfance en Lettonie, et qu'orphelin, il avait été adopté par une famille lettone durant la Seconde Guerre mondiale, avant d'arriver en 1949, à environ 14 ans, à bord du paquebot Nelly, reliant l'Europe d'après-guerre et l'Australie.
Mais un jour, il y a une dizaine d'années, ce vieil homme, qui s'est accroché toute sa vie à une petite valise et quelques photos, probablement pour tenter d'y deviner son passé, confesse à son fils aîné, Mark, ce secret trop lourd à porter, et lui dévoile des bribes d'une mémoire trouée, lui demandant de l'aider à combler les vides et l'entraînant dans une quête de ses origines.
C'est ainsi que ce récit biographique raconté à la fois par le fils et le père, évoque la vie d'un enfant juif, vivant paisiblement avec sa famille en Biélorussie.
Un soir d'octobre 1941, alors que sa mère lui demande de se préparer à mourir, l'enfant s'échappe de chez lui, et réfugié dans un arbre, en haut d'une colline, assiste le lendemain au massacre des siens, témoin malgré lui de la Shoah par balles.
Il erre alors dans la forêt, avant d'être capturé par le 18ème bataillon policier letton, en opération en Biélorussie. C'est un soldat, Jekabs Kulis, qui lui sauve la vie d'un peloton d'exécution et lui fait promettre de cacher ses origines.
Affublé d'un nouveau nom, Uldis Kurzemnieks, il devient
La mascotte de ce bataillon, sous commandement des SS de la Wehrmacht.
Ce récit, qui fit l'objet d'un documentaire en 2002, diffusé en Australie sur la chaîne ABC, est un témoignage bouleversant qui s'apparente aux Disparus de
Daniel Mendelsohn et suscite encore aujourd'hui une vive polémique historique dans la communauté lettone.