> Patrick Marcel (Traducteur)

ISBN : 2070399079
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 2.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Richard Saint-Vière est le plus fameux des tueurs des Bords-d'Eau, le quartier des pickpockets et des prostituées. Aussi brillant qu'impitoyable, violent à ses heures, ce dandy scandaleux gagne sa vie comme mercenaire en vendant ses talents de bretteur au plus offrant, ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par boudicca, le 01 avril 2012

    boudicca
    Le roman relate un pan de la vie de Richard Saint-Vière, bretteur professionnel qui va se retrouver embourber dans les complots ourdis par les nobles de la Colline, toujours prêts à se tirer dans les pattes et à manipuler n'importe qui pour arriver à leurs fins. le style de l'auteur est très fluide et agréable si bien qu'on se laisse sans mal embarquer dans l'intrigue où s'enchainent les rebondissements. On découvre la vie dans les Bords d'Eau, quartier mal famé de la ville où ont été rassemblés tous les rebuts de la société, les luttes de pouvoir entre les aristocrates de la ville, toujours avides de plus de pouvoir et prêts à tout pour en obtenir...
    Le protagoniste, épéiste talentueux et au passé trouble, est plutôt attachant de même que les autres personnages tous plus intrigants et complexes les uns que les autres comme la machiavélique duchesse Diane de Trémontaine ou le chancelier Basil Halliday. le plus réussi reste toutefois pour moi celui d'Alec, jeune homme énigmatique et torturé avec lequel Richard Saint-Vière entretient une relation destructrice et dont les répartis pleine de morgue et de cynisme font toujours mouche. Un très bon moment de lecture.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Folfaerie, le 29 mars 2010

    Folfaerie
    (...) pourquoi avoir classé ce roman en catégorie SF/fantasy ? Il n'en possède aucun ingrédient, la seule astuce est d'avoir situé l'intrigue dans un pays imaginaire et à une époque indéterminée. Cela aurait pu être le Londres crapuleux du XVIIème siècle par exemple...
    Evidemment c'est un cape et d'épée puisque la plupart des protagonistes portent des épées en guise de décoration (la noblesse), tandis que d'autres embrochent à tout va (la plèbe, les bretteurs quoi...). Certains portent des capes, c'est vrai. Et à part ça ? Je dirai que c'est le seul point commun avec les oeuvres de Dumas ou Hope.
    Les personnages sont très caricaturaux : les nobles, caractérisés par cette morgue nonchalante, sont retors, lascifs et langoureux, richement habillés, toujours à comploter et intriguer. Ils habitent là-haut sur la colline. Les autres, la plèbe, les bretteurs, les voleurs et prostituées habitent en bas (logique) aux Bords d'Eau. Les uns ont besoin des autres, un certain équilibre règne entre ces deux classes. On y circule à pied ou en carrosse selon sa condition.
    Vient ensuite la présentation du protagoniste principal, le plus redouté des bretteurs, Richard Saint-Vière, qui, entre exercices d'assouplissement et duels sur commande, vit une histoire d'amour tordue avec son jeune amant, Alec. Ce dernier est aussi caricatural dans son genre : l'étudiant fauché aux cheveux longs (dont on subodore très vite que bien qu'il vive dans les bas-fonds, il est d'illustre naissance) tourmenté, suicidaire, capricieux... un rebelle quoi. Saint-Vière loue ses talents aux nobles désireux de vider leurs querelles ou de compromettre un de leurs pairs.
    Autour du couple infernal, une galerie de personnages à peine esquissés, les habituels portraits de prostituées et pickpockets.
    Retour à la noblesse, celle qui intrique à qui mieux mieux. Ah la belle duchesse Tremontaine, le perfide Lord Ferris, le sage Lord Halliday, l'écervelé et galant Godwin, et le sot mais sensuel Horn... Aucun pour rattraper l'autre ! Ils sont là pour jouer leur rôle, mais ne possèdent aucune réelle profondeur.
    Oui, oui, il y a bien des intrigues à la fois amoureuses et politiques, la vieille rengaine du sexe et du pouvoir, mais le tout est assez confus et l'intrigue principale est tout de même très mince. Tout repose sur Saint-Vière qui doit décider s'il doit donner suite ou non à certaines missions bien rétribuées mais un peu délicates, sans compter une vengeance personnelle.
    Les dialogues en particulier m'ont parus très plats. Mais le texte est soigné même si de petites maladresses (vocabulaire et tournures de phrases) m'ont parfois gênée (dues à la traduction peut-être ?).
    Alors que dire ? le roman laisse un sentiment d'inachevé, un peu comme si l'auteur avait voulu se faire la main avec son premier cape et d'épée. La lecture n'en est pas ennuyeuse à ce point mais j'ai suivi les quelques péripéties avec indifférence (d'autant plus qu'aucun des personnages ne m'a été sympathique). Je dis "quelques" car le roman met très longtemps à atteindre sa vitesse de croisière; En fait, j'ai commencé à apprécier réellement ma lecture à la page 309 !!! Je suis certaine que ce livre va plaire au plus grand nombre, mais avec moi, la magie n'a pas opéré, tant pis. En fait ça manque totalement de panache !
    Je reconnais bien volontiers que je suis très exigeante avec certains genres littéraires, le cape et d'épée entre autres. A ceux qui veulent s'y frotter, sans passer par les grands classiques, je conseille d'aller lire le très bon Maître d'escrime d'Arturo Perez-Reverte ou mieux, la série des Alatriste.


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-a-la-pointe-de-..
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    • Livres 1.00/5
    Par trust_me, le 17 octobre 2011

    trust_me
    Richard St Vière est le meilleur bretteur des Bords-d'Eau, un quartier populaire particulièrement mal famé. Engagé par les riches notables de la ville pour défier le champion d'un rival que l'on veut déshonorer, il remporte brillamment chacun de ses duels. Ses tarifs mirobolants lui permettent d'entretenir son jeune amant Alec, un étudiant désœuvré qui accumule les dettes de jeu. Mais en refusant un contrat proposé par un lord aux mœurs douteuses, St Vière va déclencher une machination qui ébranlera les plus hautes sphères du pouvoir et fera de lui un homme traqué…
    Que dire sur ce roman sans être trop méchant ? le fait de situer l'action dans un 17ème siècle imaginaire (l'action se déroule dans un pays fictif qui pourrait être la France où l'Angleterre de l'époque) peut de prime abord apparaître comme une originalité intéressante. En fait, c'est un choix davantage dicté par la facilité car il enlève toutes les éventuelles difficultés liées à une reconstitution historique crédible. En comparaison, lorsque Pierre Pevel imagine les aventures du chevalier Kantz dans une ville allemande protégée par un dragon (la trilogie de Wieldstatd), il décrit avec une précision redoutable le fonctionnement d'une ville d'Europe du Nord en 1620. Ellen Kushner se contente de créer une ville de carton-pâte qui relève plus du décor de théâtre que d'une réalité tangible. Son écriture finalement assez pauvre et très peu visuelle ne permet pas au lecteur de réellement s'imprégner de l'ambiance de la ville. La description des bas-fonds est trop « propre » et celle des maisons bourgeoises pas assez « baroque » pour être séduisante.
    Et que dire des dialogues ? C'est tout simplement catastrophique. Ils sont ampoulés au possible, d'une totale vacuité. Il y a des années que les dialogues d'un roman ne m'avaient semblés aussi imbuvables !
    Pour ce qui est des personnages, ils sont trop nombreux et surtout pas suffisamment attachant pour que l'on développe une quelconque empathie à leur égard. Ceux qui possèdent un profil intéressant disparaissent de l'intrigue sur une pirouette au point que l'on se demande pourquoi ils ont été mis en scène (le jeune Lord Michael Godwin par exemple). Entre les duels sans intérêt gagnés d'avance par Saint Vière, les complots politiques sans envergure et les histoires de fesses même pas graveleuses, l'ennui vous attrape à bras le corps dès les premières lignes. Et il ne vous lâche plus jusqu'à la dernière page, pour peu que vous soyez assez téméraire pour aller jusqu'au bout. Franchement, si je n'avais pas reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat, je n'aurais jamais dépassé la 200ème page.

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2010/04/la-pointe-de-lepee.html
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    • Livres 2.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Saint-Vière est un bretteur. Pas n'importe lequel : c'est un cador. Une épée. Les nobles de sa cité louent ses services pour régler des duels d'honneur ou des querelles intimes. Mais Saint-Vière sait qu'il est le meilleur en ville, alors il se permet de n'accepter que les contrats dont il connait les tenants et les aboutissants. Il a une relation ambivalente avec Alec, un jeune étudiant au passé trouble et au comportement suicidaire. Et tandis que la noblesse tisse des pièges alambiqués, les deux amants dépensent consciencieusement l'argent que Saint-Vière gagne en passant d'autres duellistes au fil de son épée.
    Le récit alterne entre la relation ambigue de Saint-Vière et Alec et les manigances des nobles qui luttent en sous-main les uns contre les autres. Autant la liaison des deux hommes est relatée avec intérêt, autant les manoeuvres de la noblesse sont d'une rare platitude. La politique de la cité, qui est censée faire progresser l'intrigue, est au mieux un bruit de fond gênant. Et au final, il se passe bien peu de choses dans ce roman : une trahison par ci, un duel par là... On est très loin du KPDP virevoltant. J'ai plus eu l'impression de lire une romance qu'un livre de fantasy. D'autant que le livre proclame fièrement "Fantasy" sur sa couverture, mais en vérité, la couche de fantasy est bien mince. Les personnages ont tous des prénoms communs (David, Richard...) et le décor urbain est à peine esquissé. On est plus proche de la collection Harlequin que la fantasy.
    C'est dommage car la dynamique du couple homosexuel d'À la pointe de l'épée était prometteuse. Ça faisait un bien fou de lire l'histoire d'une relation pas claire entre ces deux hommes que tout sépare. Je ne sais pas si c'est parce que l'auteur est une femme (Ellen Kushner) mais ce traitement de la fantasy fait du bien. Dommage que l'intrigue et le décor ne soient pas à la hauteur.
    Un article d'Actu SF vous démontrera à quel point je n'ai aucun goût puisqu'on y apprend que ce roman est "une fiction interstitielle emblématique du renouveau de la fantasy post-moderne". Rien que ça.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2010/06/la-pointe-de-lepee.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Ceinwin, le 14 février 2011

    Ceinwin
    J'ai eu du mal à rentrer dans le récit. Il m'a fallut du temps pour m' habituer au style d'Ellen Kushner et à l'univers qu'elle a bâti. J'ai trouvé son écriture froide et distante, comme si elle voulait nous tenir à l'écart. Elle ne dévoile presque rien de ses personnages et si cela leur confer une part de mystère qui n'est pas désagréable, c'est un peu frustrant et déstabilisant,

    Lien : http://bookalcoolique.blogspot.com/2011/02/la-pointe-de-lepee.html
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Citations et extraits

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  • Par boudicca, le 05 novembre 2011

    - Tu auras décampé, gronda-t-il à l'adresse d'Alec, le temps que je compte jusqu'à trois. (…) Un, compta l'homme. Deux.
    - Va t'en pauvre imbécile, cria quelqu'un. Brent va te tuer!
    - Mais il faut que je reste pour l'aider, répondit Alec avec une surprise polie. Vous voyez bien qu'il a du mal avec le chiffre suivant. C'est trois, lui indiqua-t-il avec obligeance. Celui qui vient après le deux.
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  • Par Ceinwin, le 14 février 2011

    Richard savait qu'il se bâtait pour sa vie, et il était terriblement heureux. Dans la plupart de ses combats, même les bons, il prenait toutes les décisions : quand devenir sérieux, s'il fallait combattre par en haut ou par en bas...mais déjà, Applethorpe lui avait retiré cela. Il n'avait pas peur, mais le défi le plaçait sur le fil du rasoir, et la chute serait irrévocable.
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Imaginales 2011 : Conférence rencontre avec Ellen Kushner -4








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