« Big Brother n'existe pas, il est partout. » : un sous-titre terrifiant mais ô combien vrai. Pour analyser la modernité dans son rapport à internet,
Ariel Kyrou aurait pu s'attaquer à l'invasif et possessif Facebook, au bobo-geek Apple ou aux nouvelles inventions parasites, dévoreuses de temps, à la twitter : délaissant ces nouvelles « divinités païennes », il a préféré analyser l'entité qui lui semblait la plus sympathique et peut-être aussi la plus représentative de ce « cloud computing » qui nappe nos vies. Google, une sorte d'archétype, de mise en abîme du fonctionnement d'internet ?
Google est au centre des préoccupations d'une écrasante majorité des internautes : si ce n'est grâce au moteur de recherches, ça sera à travers youtube, son système de messagerie (gmail), son navigateur (chrome) ou cette application, véritable joie mégalomane quotidienne à mes yeux, qu'est le tandem google maps/google earth, quadrillage arrogant me donnant souvent l'ensorcelante illusion de pouvoir maîtriser l'espace. Google est partout. Every-ware, pour reprendre le mot valise mis en avant par Kyrou (contraction de everywhere et hard/software).
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