> Jacques Perrin (Préfacier, etc.)

ISBN : 2266201859
Éditeur : Pocket (2010)


Note moyenne : 3.26/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres

1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage… Marie de Mézières, une des plus riches héritières du royaume, aime le jeune Duc de Guise, celui que l'histoire surnommera plus tard « le Bal... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 28 août 2011

    cicou45
    L'histoire se déroule en France sous le règne de Charles IX, pendant la guerre civile qui opposa les catholiques aux huguenots.
    Mais Madame de La Fayette nous entretient d'une toute autre histoire ici : celle de la fille unique du marquis de Mézières, alors promise au duc de Guise. Tous deux s'aimaient secrètement et se réjouissaient d'avance de ce mariage lorsqu'il fut décidé que la jeune fille épouserait, non pas le duc de Guise mais le prince de Montpensier. Celle-ci se résigne et se consacre entièrement à son nouvel époux. Cependant, étant donné que celui-ci est rarement là en raison des devoirs de la guerre qui l'appellent et le contraignent à s'éloigner du foyer conjugal afin de remplir ses devoirs, celle qui est dorénavant devenue princesse de Montpensier, à la beauté remarquable, rajoute à ses prétendants le duc d'Anjou et le comte de Chabanes. Lors d'une confrontation entre le duc de Guise, son premier amour, et la princesse, ceux-ci se rendent comptent qu'ils sont toujours amoureux l'un de l'autre. Ayant néanmoins été forcé de s'éloigner afin de tromper la jalousie maladive du prince, le duc d'Anjou ne peut pas revoir la princesse sans prendre des précautions extrêmes.
    C'est ici que l'on assiste au tournant de l'histoire car la princesse, bien qu'étant au courant des sentiment que le duc d'Anjou ressent à son égard, lui demande de servir d'entremetteur entre elle et son amant afin de tromper la vigilance de son mari. Celui-ci, n'aimant la princesse plus que de raison accepte, quitte à voir son coeur brisé en mille morceaux. Seul compte à ses yeux le bonheur de celle qu'il aime et chérit plus que tout au monde. C'est au cours d'une de ces rencontres galantes et, alors que le prince est sur le point de trouver sa femme en compagnie du duc de Guise, qu'il exècre, que le duc d'Anjou se résout à prendre sa place afin de tromper le mari trompé et que les foudres de ce dernier, qu'il considère comme son ami, s'abattent sur lui et non sur celui à qui elles étaient destinées.
    De drame en drame arrive la nuit de la Saint-Barthélémy où nombre de protestants furent tués et parmi eux, le duc d'Anjou qui s'était réfugié dans ces quartiers là. Tandis que le princesse apprend la mort de celui qu'elle a longtemps considéré comme l'un de ses plus fidèles amis et confidents, quelle n'est pas sa surprise quand elle apprend que le duc de Guise, lui, s'en est allé courtiser une autre jeune et belle femme.
    Affligée plus par cette première nouvelle, à savoir la mort du duc d'Anjou qui elle le comprend, mais bien trop tard, l'aimait d'un amour pur et sincère, elle se laisse dépérir à petit feu et attend sa mort.
    Livre comme je les aime puisqu'il nous parle d'amour mais avec en arrière plan, un fond historique mais terriblement triste puisque c'est avant tout un drame car celui qui aime le plus, d'un amour vrai et sincère se sacrifie pour le bonheur de celle qu'il aime.
    Ne connaissant pas le style d'écriture de Madame de La Fayette, ou très peu, j'avoue que j'ai eu un peu de mal (ce qui justifie ma note) mais je suis néanmoins ravie d'avoir comblé cette lacune en ce qui concerne mes connaissances en matière de littérature française.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nina, le 23 novembre 2010

    Nina
    On connait surtout le roman "La Princesse de Clèves" de Madame de Lafayette, on découvre "Histoire de la princesse de Montpensier" grâce au film de Bertrand Tavernier qui a décidé de l'adapter au cinéma. La nouvelle est disponible pour cette occasion en collection Folio à 2 euros. La curiosité et l'envie de lire la nouvelle avant de voir le film sont facilement abordables, il faut en profiter....
    Et surtout même ce petit roman qui ne coûte que de 2 euros, prenez le temps d'aller l'acheter dans une "vraie librairie" !
    Cette histoire de princesse n'est pas remplie de paillettes, l'époque est plutôt rude pour les belles de ce temps là. En effet, cette jolie princesse vit à la fin du XVIème siècle sous le règne du roi Charles IX, le fils de Catherine de Médicis et d'Henri II. La France est en pleine guerre civile, les catholiques se battent contre les huguenots, mais les conflits n'empêchent pas les histoires d'amour...
    La fille unique du marquis de Mézières est une riche héritière, elle est follement amoureuse du duc de Guise qui aimerait l'épouser. L'éducation des enfants de cette époque est destinée à satisfaire les besoins de leurs parents. La jeune fille doit donc suivre le choix imposé par son père, les négociations autour de son mariage sont complexes, et le marquis de Mézières décide de marier sa fille au Prince de Montpensier.
    Melle de Mézières devient sur ordre de son père « la princesse de Montpensier ». Cette histoire pourrait se terminer là, puisque cette jeune fille est obligée de se conformer au protocole imposé par son père, et c'est ce qu'elle compte faire. Mais ce que la jeune épousée ignorait en se mariant, c'est que ce n'est pas facile de vivre auprès d'un homme que l'on aime pas, alors que l'on ait éperdument amoureuse d'un autre. Pour compliquer la situation, ils sont quatre hommes à être amoureux fou de la belle princesse. Tout ça va donner matière à un vaste quiproquo, et cette histoire de princesse va bien mal se finir.
    Mon avis :
    J'ai trouvé amusant de lire ce texte dans le beau langage de l'époque, par contre c'est sans fioriture que Madame de Lafayette nous décrit la condition féminine des femmes de son époque à travers la vie de cette princesse qui attache de l'importance à la culture et qui a aussi le désir de vivre sa passion amoureuse, alors qu'elle est enfermée dans un carcan social tellement lourd, qu'il faudra des siècles aux femmes pour s'en défaire.


    Lien : http://de-page-en-page.over-blog.com/article-histoire-de-la-princess..
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    • Livres 2.00/5
    Par AnisLitterama, le 02 avril 2011

    AnisLitterama
    Toutes ces histoires finissent mal : amours contrariés , passions malheureuses, les relations entre les hommes et les femmes sont trop déséquilibrées pour pouvoir être heureuses. Les femmes ne maîtrisent pas leur destin et subissent la tutelle, quand ce n'est pas le joug de leur mari ou de leur père. Elles sont aimées pour leur apparence ; les héroïnes sont toujours jeunes et belles, et pour leur vertu. Elles sont vénérées comme des idoles lointaines qui une fois tombées de leur piédestal ne peuvent plus se relever. En effet , la passion ne place pas les hommes et les femmes à égalité et permet de rappeler tout ce qui est interdit aux femmes. Une femme qui cède à la passion met en jeu sa vertu et n'a plus d'autres choix que le couvent ou la mort. Les hommes eux, lui sacrifient volontiers de plus hauts intérêts. Un mariage avec une riche héritière sera toujours plus fort qu'une passion qui par nature est éphémère. Quant aux femmes nobles, elles sont en liberté surveillée, leurs moindres faits et gestes sont commentés à l'envi, leur comportement s'il n'est pas conforme à la bienséance peut provoquer une exclusion radicale du monde dans lequel elles évoluent, leur assurant ainsi une mort sociale quand elle n'est pas physique, le mari trompé pouvant tout à fait sous l'emprise de la colère ôter la vie à celle qui a bafoué son honneur.


    Lien : http://www.litterama.fr/article-madame-de-lafayette-histoire-de-la-p..
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    • Livres 4.00/5
    Par biduldoodle, le 03 décembre 2010

    biduldoodle
    Autant d'histoires qui finissent mal !
    Mais on ne pouvait s'attendre à autre chose de la part de Mme de Lafayette : ces femmes ayant gravement péché, elles ne pouvaient plus vivre.
    Contrairement à La Princesse de Clèves, mais dont la mal était certes bien moindre, la réclusion aurait été une peine trop douce.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigetoun, le 12 décembre 2010

    brigetoun
    La Princesse de Clèves en plus complexe (du côté de l'action), inscrite dans une période troublée - sur fond de luttes d'influence, une histoire de sentiments et de devoirs qui s'entrecroisent - la superbe concision, l'efficacité, l'élégance, déjà
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 12 décembre 2010

    Le duc d’Anjou en demeura accablé comme d’un coup de tonnerre. Il vit dans ce moment qu’il avait un rival aimé. Il comprit, par le nom de Madame, que ce rival était le duc de Guise, et il ne put douter que la princesse sa sœur ne fût le sacrifice qui avait tendu la princesse de Montpensier favorable aux vœux de son rival. La jalousie, le dépit et la rage, se joignant à la haine qu’il avait déjà pour lui, firent dans son âme tout ce qu’on peut imaginer de plus violent, et il eût donné sur l’heure quelque marque sanglante de son désespoir, si la dissimulation qui lui était naturelle ne fût venue à son secours et ne l’eût obligé, par des raisons puissantes, en l’état qu’étaient les choses, à ne rien entreprendre contre le duc de Guise
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  • Par monalisa13, le 29 octobre 2010

    ......Quoiqu'ils ne se fussent point parlé depuis si longtemps ,ils se retrouvèrent pourtant accoutumés ensemble et leurs cœurs se remirent aisément dans un chemin qui ne leur était pas inconnu.
    Ils finirent enfin cette conversation, qui laissa une sensible joie dans l'esprit du duc de Guise...
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  • Par brigetoun, le 12 décembre 2010

    Son ressentiment éclata bientôt, malgré les réprimandes du cardinal de Lorraine et du duc d’Aumale, ses oncles, qui ne voulaient pas s’opiniâtrer à une chose qu’ils voyaient ne pouvoir empêcher, et il s’emporta avec tant de violence, en présence même du jeune prince de Montpensier, qu’il en naquit entre eux une haine qui ne finit qu’avec leur vie.
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  • Par sof-3195, le 28 avril 2012

    Ce fut le coup mortel pour sa vie : elle ne put résister à la douleur d’avoir perdu l’estime de son mari, le cœur de son amant, et le plus parfait ami qui fut jamais. Elle mourut en peu de jours, dans la fleur de son âge, une des plus belles princesses du monde, et qui aurait été sans doute la plus heureuse, si la vertu et la prudence eussent conduit toutes ses actions.
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  • Par brigetoun, le 12 décembre 2010

    Mme de Montpensier fit, le soir, les honneurs de chez elle avec le même agrément qu’elle faisait toutes choses. Enfin elle ne plut que trop à ses hôtes. Le duc d’Anjou, qui était fort galant et fort bien fait, ne put voir une fortune si digne de lui sans la souhaiter ardemment : Il fut touché du même mal que M. de Guise
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