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> Pierre Clarac (Éditeur scientifique)
> Marie-France Azéma (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253010049
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 680 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une sélection de quatre titres pour transporter le lecteur avec délice dans la féerie des contes d'autrefois. En prose ou en vers, les grands classiques de la littérature enfantine sont ici rassemblés pour le bonheur de plusieurs générations bercées par les contes d'ant... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 06 décembre 2012

    Gwen21
    Les Fables de Monsieur de La Fontaine sont un super antidote contre beaucoup de maux intellectuels !
    Ces Fables, qu'on peut s'amuser à chanter, à réciter, à déclamer ou juste à lire pour en tirer toute leur fantaisie, leur symbolique, leur humour, leur vérité ou tout simplement leur beauté, sont parfaites pour :
    - soigner sa nostalgie de l'enfance
    - s'amuser et sourire
    - amuser et instruire les enfants
    - avoir un regard humoristique et percutant sur la société (oui, la nôtre, l'actuelle) et ses politiciens
    - redécouvrir la nature humaine et s'y confronter
    - se cultiver.
    A avoir toujours sous la main, comme un Atlas et les deux tomes du Petit Robert. Un indispensable.
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    • Livres 5.00/5
    Par Chrisdu26, le 22 avril 2012

    Chrisdu26
    Un livre, une histoire :
    Durant mon long séjour parisien je logeais chez une très vieille femme prénommée Thérèse. Elle n'avait jamais lu un livre de sa vie. Ma venue bouleversera ses dernières années car grâce à moi elle découvrira le monde de la lecture, mais ça c'est un autre livre une autre histoire.
    Elle connaissait ma passion pour les livres et était agréablement surprise qu'à l'âge de 18 ans je connaisse toujours, par cœur, les classiques, de Monsieur DE LA FONTAINE. C'est pourquoi un jour elle me remit ce livre qui vieillissait seul sur son étagère depuis au moins trente ans. Thérèse me le remit, comme on donne un hebdomadaire dont la fin tragique est toujours le fond d'une poubelle.
    Elle ne se doutait pas du cadeau inestimable qu'elle venait de me faire. Un livre ! le LIVRE. J'avais cet objet sublime entre mes mains, et j'étais comme une petite fille à qui l'on vient d'offrir une image ou un bon point.
    Voilà que je repense à Mme SOSSO, mais revenons au livre :
    C'est une édition unique de 6000 exemplaires. Je possède le n° 2343 datant du 30 novembre 1953, écrit en vieux français. C'est un peu gênant, j'avoue, au début mais on s'y habitue.
    Il regroupe les poésies complètes de Sieur DE LA FONTAINE. Ses fables sont réparties en trois recueils de XII livres et constituent l'un des plus grands chefs d'œuvre de la littérature française.
    1er recueil du livre I à VI, dédié au Dauphin,
    2ème recueil du livre VII à XI, dédié à Mme de Montespan.
    3ème recueil livre XII dédié au duc de Bourgogne.
    Nous connaissons tous nos classiques, comme «La cigale et la fourmi», «Le Loup et le chien» ma préférée, mais j'étais loin de m'imaginer tous ces écrits. Des textes aussi beaux les uns que les autres dont je ne connaissais même pas l'existence. Ses morales sont plus que jamais d'actualité. Elles font sourire, rire jaune et nous portent à la réflexion. Parfois elles nous laissent dans un moment de solitude, face à face avec notre ego. Avez-vous lu celle « des Médecins » ou « Parole de Socrate » ou encore « le lion amoureux » destinée à Mademoiselle de Sévigné. Mon côté fleur bleue me laisse soupçonner un amour inavoué.»
    Ce livre est une malle aux trésors.
    J'aime m'imaginer certains Messieurs de la cour grinçant des dents à la lecture de ses textes quand d'autres devaient s'en frotter les mains. Monsieur DE LA FONTAINE, comme vous avez dû vous amuser pendu à votre plume rien qu'à l'idée d'imaginer la tête de celui dont le texte était adressé.
    Ce livre est un vrai enchantement pour les cinq sens.
    Le toucher :
    Sa couverture épaisse et voluptueuse en cuir est un régal pour mes doigts.
    L'ouïe :
    Quel délice ces rimes et vers à mon oreille.
    Le goût : Ses poèmes et morales me laissent, une saveur nostalgique douce et sucrée, j'en ai l'eau à la bouche.
    La vue :
    Je regarde ce livre avant de l'ouvrir. Ce petit moment d'exaltation et d'impatience n'appartient qu'à MOI. J'attends avant de lire la première page, celle qui va me faire basculer dans un instant d'oubli.
    Et puis le dernier L'odorat : Ne me dite pas que vous n'avez jamais humé, senti un livre !
    Je feuillette à la hauteur de mon nez ces pages encore secrètes. L'odeur jouissive d'encre et de papier s'en échappe, il embaume mon cœur qui s'emballe et voilà que je plonge.
    C'est une histoire d'Amour entre ce livre et moi.
    Mais assez attendu, voici quelques citations qui me régalent et vous replongeront dans l'enfance ou à défaut vous feront sourire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Zebra, le 27 juillet 2012

    Zebra
    Une œuvre poétique et un des plus grands chefs d'œuvre de la littérature française dans la mesure où ce genre, qui jusque là n'avait aucune dignité littéraire et n'était réservé qu'aux exercices scolaires de rhétorique et de latin, gagne sous la plume de son auteur ses lettres de noblesse. Il s'agit, comme son nom l'indique, d'un recueil de Fables écrites en vers, mettant en scène des animaux et contenant une morale. Écrites dans un but éducatif (La Fontaine insistait sur ses intentions morales : "je me sers d'animaux pour instruire les hommes"), elles sont très vivantes et encore bien actuelles.
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    • Livres 5.00/5
    Par JacobBenayoune, le 01 décembre 2013

    JacobBenayoune
    Une tradition très ancienne celle de faire parler les animaux et de leur attribuer un caractère humain pour tirer une morale de leurs histoires. La Fontaine nous présente des fables auxquelles il a insufflé un caractère français.
    Ces fables qui sont peut-être les premiers poèmes que j’avais lus dans mon enfance. Mais, dans ma jeunesse, j’ai lu le recueil intégral, et il n’a pas perdu de sa grandeur. Œuvre amusante pour les enfants (désolé "Maître" Rousseau) et un vrai délice pour les grands.
    Les fables sont une œuvre fantastique qui mêle le comique et le sérieux, les sujets les plus divers avec un vers souple et facile à apprendre (certains vers sont de vrais proverbes). J’ai remarqué que cette œuvre est meilleure quand on la lit en même temps que les autres œuvres de ce siècle avec Molière, Racine, La Bruyère, Boileau, Bossuet ou La Rochefoucauld. On en profite pleinement !
    N’hésitez pas à lire le recueil intégral et ne vous contentez pas de lire les quelques poèmes célèbres, car l’on retrouve des surprises dedans !
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    • Livres 4.00/5
    Par picaflor, le 22 avril 2012

    picaflor
    Et pourquoi pas en relire deux ou trois de temps en temps ? Cela nous replonge dans notre enfance et, même si la morale de certaines d'entre elles date parfois un peu, c'est plus proche de nous, malgré tout, que le prêchi-prêcha d'un Confucius : cela peut se savourer comme une espèce de carambar dont on croyait avoir perdu le goût depuis des années...
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Critiques presse (2)


  • Ricochet , le 20 novembre 2012
    Chaque image exprime une mise en scène avec un point de vue, une interprétation, fables et illustrations composent « une comédie en cent actes divers » tour à tour gaie ou grinçante à l’image de la danse macabre de « la Mort et le bûcheron », saisissante.
    Lire la critique sur le site : Ricochet
  • LaLibreBelgique , le 04 septembre 2012
    Alternant entre des doubles pages foisonnantes sur une scène écolière, des comptines d’ouverture et la représentation classique des objets, voici un imagier bien conçu où l’on peut s’amuser à retrouver les détails dans les tableaux d’ensemble.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 15 mai 2009

    Le Loup et le Chien

    Un Loup n'avait que les os et la peau,
    Tant les chiens faisaient bonne garde.
    Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
    Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
    L'attaquer, le mettre en quartiers,
    Sire Loup l'eût fait volontiers ;
    Mais il fallait livrer bataille,
    Et le Mâtin était de taille
    A se défendre hardiment.
    Le Loup donc l'aborde humblement,
    Entre en propos, et lui fait compliment
    Sur son embonpoint, qu'il admire.
    "Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
    D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
    Quittez les bois, vous ferez bien :
    Vos pareils y sont misérables,
    Cancres, haires, et pauvres diables,
    Dont la condition est de mourir de faim.
    Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
    Tout à la pointe de l'épée.
    Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
    Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
    - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
    Portants bâtons, et mendiants ;
    Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
    Moyennant quoi votre salaire
    Sera force reliefs de toutes les façons :
    Os de poulets, os de pigeons,
    Sans parler de mainte caresse. "
    Le Loup déjà se forge une félicité
    Qui le fait pleurer de tendresse.
    Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
    "Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
    - Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
    De ce que vous voyez est peut-être la cause.
    - Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
    - Il importe si bien, que de tous vos repas
    Je ne veux en aucune sorte,
    Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
    Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.
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  • Par Orphea, le 06 avril 2012

    L'enfant et le maître d'école

    Dans ce récit je prétends faire voir
    D'un certain sot la remontrance vaine.

    Un jeune enfant dans l'eau se laissa choir,
    En badinant sur les bords de la Seine.
    Le ciel permit qu'un saule se trouva
    Dont le branchage, après Dieu, le sauva.
    S'étant pris, dis-je, aux branches de ce saule,
    Par cet endroit passe un maître d'école ;
    L'enfant lui crie : "Au secours, je péris."
    Le magister, se tournant à ses cris,
    D'un ton fort grave à contre-temps s'avise
    De le tancer : "Ah ! le petit babouin !
    Voyez, dit-il, où l'a mis sa sottise !
    Et puis, prenez de tels fripons le soin.
    Que les parents sont malheureux, qu'il faille
    Toujours veiller à semblable canaille !
    Qu'ils ont de maux ! et que je plains leur sort !"
    Ayant tout dit, il mit l'enfant à bord.

    Je blâme ici plus de gens qu'on ne pense.
    Tout babillard, tout censeur, tout pédant
    Se peut connaître au discours que j'avance :
    Chacun des trois fait un peuple fort grand :
    Le créateur en a béni l'engeance.
    En toute affaire ils ne font que songer
    Aux moyens d'exercer leur langue.
    Eh ! mon ami, tire-moi de danger,
    Tu feras après ta harangue.
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  • Par CorinneCo, le 28 décembre 2013

    La besace

    Jupiter dit un jour : "Que tout ce qui respire
    S'en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur :
    Si dans son composé quelqu'un trouve à redire,
    Il peut le déclarer sans peur ;
    Je mettrai remède à la chose.
    Venez, Singe ; parlez le premier, et pour cause.
    Voyez ces animaux, faites comparaison
    De leurs beautés avec les vôtres.
    Etes-vous satisfait? - Moi ? dit-il, pourquoi non ?
    N'ai-je pas quatre pieds aussi bien que les autres ?
    Mon portrait jusqu'ici ne m'a rien reproché ;
    Mais pour mon frère l'Ours, on ne l'a qu'ébauché :
    Jamais, s'il me veut croire, il ne se fera peindre. "
    L'Ours venant là-dessus, on crut qu'il s'allait plaindre.
    Tant s'en faut : de sa forme il se loua très fort
    Glosa sur l'Eléphant, dit qu'on pourrait encor
    Ajouter à sa queue, ôter à ses oreilles ;
    Que c'était une masse informe et sans beauté.
    L'Eléphant étant écouté,
    Tout sage qu'il était, dit des choses pareilles.
    Il jugea qu'à son appétit
    Dame Baleine était trop grosse.
    Dame Fourmi trouva le Ciron trop petit,
    Se croyant, pour elle, un colosse.
    Jupin les renvoya s'étant censurés tous,
    Du reste, contents d'eux ; mais parmi les plus fous
    Notre espèce excella ; car tout ce que nous sommes,
    Lynx envers nos pareils, et Taupes envers nous,
    Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes :
    On se voit d'un autre oeil qu'on ne voit son prochain.
    Le Fabricateur souverain
    Nous créa Besaciers tous de même manière,
    Tant ceux du temps passé que du temps d'aujourd'hui :
    Il fit pour nos défauts la poche de derrière,
    Et celle de devant pour les défauts d'autrui.
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  • Par Orphea, le 15 mai 2009

    Le Chêne et le Roseau

    Le chêne un jour dit au roseau:
    "Vous avez bien sujet d'accuser la nature;
    Un roitelet pour vous est un pesant fardeau;
    Le moindre vent qui d'aventure
    Fait rider la face de l'eau,
    Vous oblige à baisser la tête.
    Cependant que mon front, au Caucase pareil,
    Non content d'arrêter les rayons du soleil,
    Brave l'effort de la tempête.
    Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.
    Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
    Dont je couvre le voisinage,
    Vous n'auriez pas tant à souffrir:
    Je vous défendrai de l'orage;
    Mais vous naissez le plus souvent
    Sur les humides bords des royaumes du vent.
    La nature envers vous me semble bien injuste.
    - Votre compassion, lui répondit l'arbuste,
    Part d'un bon naturel; mais quittez ce souci:
    Les vents me sont moins qu'à vous redoutables;
    Je plie, et ne romps pas.
    Vous avez jusqu'ici
    Contre leurs coups épouvantables
    Résisté sans courber le dos;
    Mais attendons la fin."
    Comme il disait ces mots,
    Du bout de l'horizon accourt avec furie
    Le plus terrible des enfants
    Que le nord eût porté jusque là dans ses flancs.
    L'arbre tient bon; le roseau plie.
    Le vent redouble ses efforts,
    Et fait si bien qu'il déracine
    Celui de qui la tête au ciel était voisine,
    Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.
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  • Par Orphea, le 31 octobre 2012

    Les loups et les brebis

    Après mille ans et plus de guerre déclarée,
    Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
    C'était apparemment le bien des deux partis ;
    Car si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
    Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
    Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
    Ni d'autre part pour les carnages :
    Ils ne pouvaient jouir qu'en tremblant de leurs biens.
    La paix se conclut donc : on donne des otages ;
    Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis, leurs Chiens.
    L'échange en étant fait aux formes ordinaires
    Et réglé par des Commissaires,
    Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
    Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
    Ils vous prennent le temps que dans la Bergerie
    Messieurs les Bergers n'étaient pas,
    Étranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
    Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
    Ils avaient averti leurs gens secrètement.
    Les Chiens, qui, sur leur foi, reposaient sûrement,
    Furent étranglés en dormant :
    Cela fut sitôt fait qu'à peine ils le sentirent.
    Tout fut mis en morceaux ; un seul n'en échappa.
    Nous pouvons conclure de là
    Qu'il faut faire aux méchants guerre continuelle.
    La paix est fort bonne de soi,
    J'en conviens ; mais de quoi sert-elle
    Avec des ennemis sans foi ?
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