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Citations sur Fables de Jean de la Fontaine (159)

Piatka
Piatka18 octobre 2013
On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter.

L'Horoscope ( deux premiers vers )
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Nastasia-B
Nastasia-B19 avril 2015
{et encore, pour le plaisir, une fable en VO non sous-titrée.}

Les Grenoüilles se lassant
De l’estat Democratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soûmit au pouvoir Monarchique.
Il leur tomba du Ciel un Roy tout pacifique :
Ce Roy fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S’alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de long-temps regarder au visage
Celuy qu’elles croyoient estre un geant nouveau ;
Or c’estoit un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la premiere,
Qui de le voir s’avanturant
Osa bien quitter sa taniere.
Elle approcha, mais en tremblant.
Une autre la suivit, une autre en fit autant,
Il en vint une fourmilliere ;
Et leur troupe à la fin se rendit familiere
Jusqu’à sauter sur l’épaule du Roy.
Le bon Sire le souffre, et se tient toûjours coy.
Jupin en a bien-tost la cervelle rompuë.
Donnez-nous, dit ce peuple, un Roy qui se remuë.
Le Monarque des Dieux leur envoye une Gruë,
Qui les croque, qui les tuë,
Qui les gobe à son plaisir ;
Et Grenoüilles de se plaindre ;
Et Jupin de leur dire : Et quoy ! vostre desir
A ses loix croit-il nous astraindre ?
Vous avez dû premierement
Garder vostre Gouvernement ;
Mais ne l’ayant pas fait, il vous devoit suffire
Que vostre premier Roy fust debonnaire et doux :
De celuy-cy contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire.

Livre IIIème, Fable IV : Les Grenoüilles qui demandent un Roy.
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Dionysos89
Dionysos8927 septembre 2012
Rien ne pèse tant qu’un secret.
(dans Les Femmes et le Secret)

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Nastasia-B
Nastasia-B31 décembre 2012
(...) Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
Que le travail est un trésor.

(Le laboureur et ses enfants)
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Gwen21
Gwen2129 octobre 2014
[...]
Ne soyez à la Cour, si vous voulez y plaire,
Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère ;
Et tâchez quelquefois de répondre en Normand.

LA COUR DU LION
LIVRE VII, 6
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Nastasia-B
Nastasia-B21 novembre 2012
Vous, chantier, j'ai six mortaises
Et bien tassés mes tenons !

(Le cigare et l'apprenti)

(N. B. : j'ai sous les yeux une version ancienne copiée à la main par un moine bouilleur de cru, qui parfois était sujet aux erreurs de copie.)
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moravia
moravia11 mars 2015
Hélas ! on voit que de tout temps
Les petits ont pâti des sottises des grands.

(Les deux taureaux et une grenouille).
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Nastasia-B
Nastasia-B10 novembre 2012
Je me figure un auteur
Qui dit : " Je chanterai la guerre
Que firent les Titans au Maître du tonnerre. "
C'est promettre beaucoup : mais qu'en sort-il souvent ?
Du vent.

(La montagne qui accouche)
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Nastasia-B
Nastasia-B19 avril 2015
{Juste pour le plaisir, admirez la cadence de ces deux vers. Une merveille !}

Sous le faix du fagot aussi bien que des ans,
Gémissant et courbé, marchait à pas pesants,

Livre Ier, Fable XVI : La Mort et le Bûcheron.
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CorinneCo
CorinneCo14 juillet 2014
Le cochet, le chat, et le souriceau

Un souriceau tout jeune, et qui n'avait rien vu,
Fut presque pris au dépourvu.
Voici comme il conta l'aventure à sa mère ;
- J'avais franchi les Monts qui bornent cet Etat,
Et trottais comme un jeune rat
Qui cherche à se donner carrière,
Lorsque deux animaux m'ont arrêté les yeux :
l'un doux, bénin et gracieux,
Et l'autre turbulent, et plein d'inquiétude.
Il a la voix perçante et rude,
Sur la tête un morceau de chair,
Une sorte de bras dont il s'élève en l'air
Comme pour prendre sa volée,
La queue en panache étalée.
Or c'était un cochet que notre souriceau
Fit à sa mère le tableau,
Comme d'un animal venu de l'Amérique.
Il se battait, dit-il, les flancs avec ses bras,
Faisant tel bruit et fracas,
Que moi, qui grâce aux Dieux, de courage me pique,
En ai prit la fuite de peur,
Le maudissant de très bon cœur.
Sans lui j'aurais fait connaissance
Avec cet animal qui m'a semblé si doux.
Il est velouté comme nous,
Marqueté, longue queue, une humble contenance ;
Un modeste regard, et pourtant l'œil luisant :
Je le crois fort sympathisant
Avec messieurs les rats ; car il a des oreilles
En figure aux nôtres pareilles.
Je l'allais aborder, quand d'un son plein d'éclat
L'autre m'a fait prendre la fuite.
Mon fils, dit la souris, ce doucet est un chat,
Qui sous son minois hypocrite
Contre toute ta parenté
D'un malin vouloir est porté.
L'autre animal tout au contraire
Bien éloigné de nous mal faire,
Servira quelque jour peut-être à nos repas.
Quant au chat, c'est sur nous qu'il fonde sa cuisine.
Garde toi, tant que tu vivras
De juger des gens sur la mine.
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