ISBN : 2266127756
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Une tortue, un corbeau, un lièvre, une fourmi, un lion, et même un pot au lait : autant de figures familières qui peuplent, parmi tant d'autres, notre imaginaire, resurgissent régulièrement, et que nous devons toutes au fabuleux talent de M... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 08 juillet 2009

    annie
    L'intégrale des Fables (253 en tout), illustrées par un large panel de dessinateurs.
    Les illustrateurs les plus talentueux et les plus célèbres, au cours des siècles, se sont en effet essayés à illustrer les fables de La Fontaine.
    Ce livre permet de retrouver les oeuvres de :
    Grandville,
    Oudry,
    Gustave Moreau,
    Gustave Doré,
    Félix Lorioux,
    Boutet de Montvel,
    Armand Rapeño,
    Marc Chagall,
    Marcel Jeanjean,
    Jaba,
    Gaston Gellibert,
    Roger de la Nézière,
    Vimar,
    Christophe,
    la maison Pellerin à Épinal (plusieurs séries différentes du début du XIXe siècle au milieu du XXe siècle),
    mais aussi quelques exemplaires rares de la collection du baron Feuillet de Couche qui, ambassadeur de France à la fin du XIXe siècle, fit illustrer des Fables par des artistes locaux dans chacune de ses affectations.
    On verra donc ici des illustrations japonaises, chinoises, indiennes, turques et arabes.
    Une grande variété d'images : dessins, gouaches, gravures, aquarelles, lithographie, chromos publicitaires, caricatures, illustrations pour des protège-cahiers, etc...
    Un ensemble d'une variété exceptionnelle, surprenant, amusant, éblouissant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sly, le 04 juillet 2010

    Sly
    Une lecture ponctué de nombreuses pauses, et oui difficile de dévorer toutes ces Fables d'une seul traites. Mais c'est un plaisir de voir La Fontaine illustré nos défauts à l'aide des animaux. Un incontournable de la littérature qui ravira petit et grand.
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    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 16 septembre 2007

    chartel
    Je ne pense qu'il y ait grand chose à dire sur Les Fables de La Fontaine. Au risque de tomber dans la redondance et dans le cliché, ce recueil est, à mon avis, une oeuvre qui atteint le sublime, le presque parfait, si tant est que la perfection soit atteignable. A la fois chef d'oeuvre poétique, miroir de son époque et critique d'un système absolutiste.
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    • Livres 3.00/5
    Par Ulrikya, le 09 juin 2011

    Ulrikya
    Ces Fables, nous avions l'habitude de les apprendre lorsque nous étions petits mais nous étions loin du compte en ce qui concerne leur contenu.
    Toujours accompagné d'une morale, ces Fables amènent le lecteur à la réflexion, à un état d'esprit critique.
    Des animaux pour les enfants, des implicites pour les adultes, un livre qui sait s'adapter à son lecteur !
    Recommandé
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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 09 juin 2008

    Sarah_DD
    On commente toujours les mêmes Fables, je ne savais pas qu'il y en avait autant. J'aime bien ce style bref, même si je n'ai qu'une version en français contemporain.
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 15 mai 2009

    Le Loup et le Chien

    Un Loup n'avait que les os et la peau,
    Tant les chiens faisaient bonne garde.
    Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
    Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
    L'attaquer, le mettre en quartiers,
    Sire Loup l'eût fait volontiers ;
    Mais il fallait livrer bataille,
    Et le Mâtin était de taille
    A se défendre hardiment.
    Le Loup donc l'aborde humblement,
    Entre en propos, et lui fait compliment
    Sur son embonpoint, qu'il admire.
    "Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
    D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
    Quittez les bois, vous ferez bien :
    Vos pareils y sont misérables,
    Cancres, haires, et pauvres diables,
    Dont la condition est de mourir de faim.
    Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
    Tout à la pointe de l'épée.
    Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
    Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
    - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
    Portants bâtons, et mendiants ;
    Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
    Moyennant quoi votre salaire
    Sera force reliefs de toutes les façons :
    Os de poulets, os de pigeons,
    Sans parler de mainte caresse. "
    Le Loup déjà se forge une félicité
    Qui le fait pleurer de tendresse.
    Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
    "Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
    - Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
    De ce que vous voyez est peut-être la cause.
    - Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
    - Il importe si bien, que de tous vos repas
    Je ne veux en aucune sorte,
    Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
    Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.
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  • Par Orphea, le 15 mai 2009

    Le Chêne et le Roseau

    Le chêne un jour dit au roseau:
    "Vous avez bien sujet d'accuser la nature;
    Un roitelet pour vous est un pesant fardeau;
    Le moindre vent qui d'aventure
    Fait rider la face de l'eau,
    Vous oblige à baisser la tête.
    Cependant que mon front, au Caucase pareil,
    Non content d'arrêter les rayons du soleil,
    Brave l'effort de la tempête.
    Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.
    Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
    Dont je couvre le voisinage,
    Vous n'auriez pas tant à souffrir:
    Je vous défendrai de l'orage;
    Mais vous naissez le plus souvent
    Sur les humides bords des royaumes du vent.
    La nature envers vous me semble bien injuste.
    - Votre compassion, lui répondit l'arbuste,
    Part d'un bon naturel; mais quittez ce souci:
    Les vents me sont moins qu'à vous redoutables;
    Je plie, et ne romps pas.
    Vous avez jusqu'ici
    Contre leurs coups épouvantables
    Résisté sans courber le dos;
    Mais attendons la fin."
    Comme il disait ces mots,
    Du bout de l'horizon accourt avec furie
    Le plus terrible des enfants
    Que le nord eût porté jusque là dans ses flancs.
    L'arbre tient bon; le roseau plie.
    Le vent redouble ses efforts,
    Et fait si bien qu'il déracine
    Celui de qui la tête au ciel était voisine,
    Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.
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  • Par Orphea, le 20 juin 2010

    La cigale et la fourmi

    La cigale, ayant chanté
    Tout l'été,
    Se trouva fort dépourvue
    Quand la bise fut venue :
    Pas un seul petit morceau
    De mouche ou de vermisseau.
    Elle alla crier famine
    Chez la fourmi sa voisine,
    La priant de lui prêter
    Quelque grain pour subsister
    Jusqu'à la saison nouvelle.
    " Je vous paierai, lui dit-elle,
    Avant l'août, foi d'animal,
    Intérêt et principal. "
    La Fourmi n'est pas prêteuse :
    C'est là son moindre défaut.
    " Que faisiez-vous au temps chaud ?
    Dit-elle à cette emprunteuse.
    - Nuit et jour à tout venant
    Je chantais, ne vous déplaise.
    - Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
    Eh bien ! dansez maintenant. "
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  • Par Orphea, le 13 novembre 2010

    Le Rat de ville et le Rat des champs

    Autrefois le rat de ville
    Invita le rat des champs,
    D'une façon fort civile,
    A des reliefs d'ortolans.
    Sur un tapis de Turquie
    Le couvert se trouva mis.
    Je laisse à penser la vie
    Que firent ces deux amis.
    Le régal fut fort honnête :
    Rien ne manquait au festin;
    Mais quelqu'un troubla la fête
    Pendant qu'ils étaient en train.
    A la porte de la salle
    Ils entendirent du bruit :
    Le rat de ville détale ,
    Son camarade le suit.
    Le bruit cesse, on se retire :
    Rats en campagne aussitôt ;
    Et le citadin de dire :
    «Achevons tout notre rôt.
    -C'est assez, dit le rustique ;
    Demain vous viendrez chez moi.
    Ce n'est pas que je me pique
    De tous vos festins de roi ;
    Mais rien ne vient m'interrompre :
    Je mange tout à loisir.
    Adieu donc. Fi du plaisir
    Que la crainte peut corrompre!»
    > lire la suite
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  • Par Orphea, le 13 novembre 2010

    La Mort et le bûcheron

    Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée,
    Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
    Gémissant et courbé, marchait à pas pesants,
    Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
    Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
    Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
    Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?
    En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
    Point de pain quelquefois et jamais de repos.
    Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
    Le créancier et la corvée
    Lui font d'un malheureux la peinture achevée.
    Il appelle la Mort ; elle vient sans tarder,
    Lui demande ce qu'il faut faire.
    «C'est, dit-il, afin de m'aider
    A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère .»

    Le trépas vient tout guérir;
    Mais ne bougeons d'où nous sommes :
    Plutôt souffrir que mourir,
    C'est la devise des hommes.
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Frédéric Valabrègue "Le candidat" 1/2
Où il est question du Niger et des Impressions d'Afrique, de l'adolescence, de la fable et du conte, des griots, d'Abdou candidat à l'exil en Europe et du Candide, du merveilleux, des Fables de La Fontaine, de l'éloquence, du vernaculaire, de la langue africaine, et des langues, d'Amos Tutuola et de Raymond Queneau, de l'animal, de Lévi-Strauss, du sens et des sens, à l'occasion de la parution du nouveau livre de Frédéric Valabrègue: "Le Candidat" aux éditions POL à Paris le 6 octobre 1/2











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