" Se révolter, c'est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l'intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite. ... > voir plus
Laborit y pousse à l'extrême le déterminisme biologique, mais derrière le scientifique annoncé se cache un moraliste désabusé. Faussement dogmatique et d'un pessimisme à faire passer Cioran pour un naïf de cour d'école, l'auteur détruit un à un les mots qui portent des majuscules imméritées : Bonheur, Amour, Raison...à la trappe. A lire la corde au cou peut-être.
Un livre écrit pour nous inciter a prendre des neuroleptiques ? Don il est l'inventeur.
A réfléchir si il nous dresse pas l'esquisses du Meilleurs des mondes.
Vision faussement cynique avec un point de vue de chrétien qui se cache en athée.
De brillante analyses, mais un peu réductrice, l'imaginaire créateur n'est pas forcement une fuite.L'illusion de l'amour est également biologique.
Un état psychotique plutôt que la névrose ? Fuire l'affrontement au risque de névrose ?
La fuite qu'il préconise est en partie déjà pris en charge par le biais de la sociétés de spectacle. Ce que je trouve navrant dans l'humanité, c'est de devoir faire appel a la biologie, aux expériences des rats de laboratoire pour retrouver un certain sens a notre vie, ou retrouver notre nature et de construire une connaissance de notre inconscience en une forme abstraite et dans des termes scientifique.
Où comment professer des généralités vaseuses sur l'Homme en procédant par induction... à partir d'expériences sur les rats!!! Un seul paragraphe de Canguilhem suffirait à démonter ce chateau de cartes, et Claude Bernard a dû se retourner dans sa tombe. Une belle illustration des méthodes foireuses auxquelles l'esprit scientiste d'une époque pas si lointaine a pu conduire certains... tandis qu'à la même époque, Popper publiait sa "connaissance objective". Eloge de la fuite est tout de même ludique à lire, et a malgré tout sa place dans le gigantesque débat sur le déterminisme neurobiologique. Les démonstrations sont faiblardes, mais le propos, lui, plus que jamais d'actualité.
Ce livre analyse les conséquences sur l'activité humaine que permet la connaissance des déterminismes biologiques de l'espèce. Il traite à la fois de morale individuelle et de choix de société. http://arnivi.blogspot.com/2007/07/lloge-de-la-fuite-henri-laborit.html
l'amour commence avec le vagissement du nouveau-né lorsque, quittant brutalement la poche des eaux maternelles, il sent tout à coup le vent froid du monde et qu'il commence à respirer, seul, tout seul, pour lui-même, jusqu'à la mort. Heureux celui que le bouche à bouche parfois vient assister.
L'homme est un être de désir.Le travail ne peut qu'assouvir des besoins.Rares sont les privilégiés qui réussissent à satisfaire les seconds en répondant aux premier.Ceux la ne travaillent jamais.
Le tragique de la destinée humaine ne vient-il pas de ce que l'homme comprend qu'il en connaît assez pour savoir qu'il ne connaît rien de sa destinée, et qu'il n'en connaîtra jamais suffisamment pour savoir s'il y aura autre chose à connaître.
Être heureux, c'est à la fois être capable de désirer, capable d'éprouver du plaisir à la satisfaction du désir et du bien-être lorsqu'il est satisfait, en attendant le retour du désir pour recommencer.