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ISBN : 2070322831
Éditeur : Gallimard (1985)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 65 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Se révolter, c'est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l'intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite. ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 2.00/5
    Par pyexperience, le 24 mars 2012

    pyexperience
    Un livre écrit pour nous inciter a prendre des neuroleptiques ? Don il est l'inventeur.
    A réfléchir si il nous dresse pas l'esquisses du Meilleurs des mondes.
    Vision faussement cynique avec un point de vue de chrétien qui se cache en athée.
    De brillante analyses, mais un peu réductrice, l'imaginaire créateur n'est pas forcement une fuite.L'illusion de l'amour est également biologique.
    Un état psychotique plutôt que la névrose ? Fuir l'affrontement au risque de névrose ?
    La fuite qu'il préconise est en partie déjà pris en charge par le biais de la sociétés de spectacle.
    Ce que je trouve navrant dans l'humanité, c'est de devoir faire appel a la biologie, aux expériences des rats de laboratoire pour retrouver un certain sens a notre vie, ou retrouver notre nature et de construire une connaissance de notre inconscience en une forme abstraite et dans des termes scientifique.
    Et aux rats de bibliothèques au lieu de vous laissé torturer l'esprit par les abstractions ascétique, prenez le temps de regarder votre chat ou autre animal de compagnie, l'homme par exemple, comme nous le signale Laborit, qui est également un animal, pour ceux d'entre vous qui ne l'on pas remarqué.
    A retenir du livre "Confronté à une épreuve, l'homme ne dispose que de trois choix : combattre, ne rien faire ou fuir ", éviter l'inhibition de l'action source des syndromes pathologiques de stress, d'insomnie, idées obsessionnelles, dépression ...
    et " La seule raison d'être d'un être, c'est d'être, c'est-à-dire de maintenir sa structure. " ce qui fait deux lignes au lieu d'un livre a lire.
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    • Livres 5.00/5
    Par petitours, le 14 décembre 2007

    petitours
    Laborit y pousse à l'extrême le déterminisme biologique, mais derrière le scientifique annoncé se cache un moraliste désabusé. Faussement dogmatique et d'un pessimisme à faire passer Cioran pour un naïf de cour d'école, l'auteur détruit un à un les mots qui portent des majuscules imméritées : Bonheur, Amour, Raison...à la trappe. A lire la corde au cou peut-être.
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    • Livres 3.00/5
    Par totom, le 24 avril 2012

    totom
    Où comment professer des généralités vaseuses sur l'Homme en procédant par induction... à partir d'expériences sur les rats!!! Un seul paragraphe de Canguilhem suffirait à démonter ce chateau de cartes, et Claude Bernard a dû se retourner dans sa tombe.
    Une belle illustration des méthodes foireuses auxquelles l'esprit scientiste d'une époque pas si lointaine a pu conduire certains... tandis qu'à la même époque, Popper publiait sa "connaissance objective".
    Eloge de la fuite est tout de même ludique à lire, et a malgré tout sa place dans le gigantesque débat sur le déterminisme neurobiologique. Les démonstrations sont faiblardes, mais le propos, lui, plus que jamais d'actualité.
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    • Livres 5.00/5
    Par guika, le 08 juillet 2008

    guika
    Ce livre analyse les conséquences sur l'activité humaine que permet la connaissance des déterminismes biologiques de l'espèce. Il traite à la fois de morale individuelle et de choix de société.
    http://arnivi.blogspot.com/2007/07/lloge-de-la-fuite-henri-laborit.html
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    • Livres 4.00/5
    Par painnoir, le 06 avril 2013

    painnoir
    la critique de pyexperience remplace largement la mienne... Je renvois donc à sa critique. Eloge des fuites? Une lecture qui reste contemporaine et qui permet d'avoir un point de vue.

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Citations et extraits

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  • Par usagi, le 12 juin 2013

    Il est intéressant de chercher à comprendre les raisons qui font que les hommes s’attachent avec tant d’acharnement à ce concept de liberté. Il faut noter tout d’abord qu’il est sécurisant pour l’individu de penser qu’il peut « choisir » son destin puisqu’il est libre. Il peut le bâtir de ses mains. Or, curieusement, dès qu’il naît au monde, sa sécurisation il la cherche au contraire dans l’appartenance aux groupes : familial, puis professionnel, de classe, de nation, etc., qui ne peuvent que limiter sa prétendue liberté puisque les relations qui vont s’établie avec les autres individus du groupe se feront suivant un système hiérarchique de dominance. L’homme libre ne désire rien tant que d’être paternalisé, protégé par le nombre, l’élu ou l’homme providentiel, l’institution, par des lois qui ne sont établies que par la structure sociale de dominance et pour sa protection.
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  • Par usagi, le 12 juin 2013

    Il est vrai que la notion de relativité des jugements conduit à l’angoisse. Il est plus simple d’avoir à sa disposition un règlement de manœuvre, un mode d’emploi, pour agir. Nos sociétés qui prônent si souvent, en paroles du moins, la responsabilité, s’efforcent de n’en laisser aucune à l’individu, de peur qu’il n’agisse de façon non conforme à la structure hiérarchique de dominance. Et l’enfant pour fuir cette angoisse, pour se sécuriser, cherche lui-même l’autorité des règles imposées par les parents. À l’âge adulte, il fera de même avec celle imposée par la socio-culture dans laquelle il s’inscrit. Il se raccrochera aux jugements de valeur d’un groupe social, comme un naufragé s’accroche désespérément à sa bouée de sauvetage.
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  • Par usagi, le 12 juin 2013

    Soucieuse de conserver l’approbation de masses laborieuses encore indispensables à la production expansionniste, la société industrielle organise les loisirs, que les masses ingurgitent au commandement, et qui constituent eux-mêmes une nouvelle source de profit, donc de maintien des dominances, tout en détournant l’attention de ces masses des problèmes existentiels fondamentaux. Voilà de quoi est faite la vie quotidienne de millions d’hommes : travail, famille… et loisirs organisés. Bien sûr, personne n’empêche personne de « sublimer » sa vie, de rechercher la « transcendance », d’absorber la culture en place et d’y trouver des compensations à l’absurdité de sa vie quotidienne.
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  • Par usagi, le 12 juin 2013

    L’Homme est, on peut le supposer, le seul animal qui sache qu’il doit mourir. Ses luttes journalières compétitives, sa recherche du bien-être à travers l’ascension hiérarchique, son travail machinal accablant, lui laissent peu de temps pour penser à la mort, à sa mort. C’est dommage, car l’angoisse qui en résulte est sans doute la motivation la plus puissante à la créativité. Celle-ci n’est-elle pas en effet une recherche de la compréhension, du pourquoi et du comment du monde, et chaque découverte ne nous permet-elle pas d’arracher un lambeau au linceul de la mort ? N’est-ce pas ainsi que l’on peut comprendre qu’en son absence celui qui « gagne » sa vie la perd ?
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  • Par usagi, le 12 juin 2013

    Puisqu’il tient tant au cœur de l’individu de montrer sa différence, de montrer qu’il est un être unique, ce qui est vrai, dans une société globale, ne peut-on lui dire que c’est dans l’expression de ce que sa pensée peut avoir de différent de celles des autres, et de semblable aussi, dans l’expression de ses constructions imaginaires en définitive qu’il pourra trouver le bonheur ? Mais il faudrait pour cela que la structure sociale n’ait pas, dès l’enfance, châtré cette imagination pour que sa voix émasculée se mêle sans discordance aux chœurs qui chantent les louanges de la société expansionniste.
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