La traversée a sans aucun doute des qualités, mais ce n'en est pas pour autant un livre pour moi. Je l'ai commencé par erreur (difficile à imaginer, mais c'est pourtant le cas...) et je l'ai terminé en me disant que ça ne me faisait pas de tort de visiter, le temps d'une histoire, un genre avec lequel je ne suis pas familier.
Bien que cette histoire ne m'ait pas vraiment plu, je ne peux pas pour autant la critiquer. le thème ne m'a pas fasciné, mais je ne doute pas un seul instant qu'il touchera bien d'autres lecteurs.
La traversée est avant tout une très belle leçon de vie et surtout d'humilité. C'est une histoire d'amour, mais pas au sens où on l'entend habituellement. C'est une histoire d'amour de la vie. C'est une ode à la vie, aux plaisirs simples, aux instants si précieux de l'existence qui sont pourtant trop souvent négligés. C'est l'histoire d'un combat pour la vie. C'est l'histoire d'une prise de conscience, mais aussi d'une renaissance, d'un retour aux sources, aux fondamentaux de l'existence.
Certains passages du livre sont très beaux, très poétiques, très profonds à l'occasion. Néanmoins, l'auteur tire parfois en longueur, se répète. C'est un peu dommage car sans cette lenteur l'ouvrage aurait sans doute gagné en percussion. Je serais d'ailleurs tenter de croire que sans cela, j'aurais pu apprécier cette lecture (ce qui ne veux pas dire que c'était un supplice pour autant !).
Toutefois, vu mon manque d'intérêt pour le sujet, je ne suis sans doute pas la personne la plus à même de juger de la qualité intrinsèque de cet ouvrage.