ISBN : 2844852831
Éditeur : Allia (2008)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
4° de couverture :

Surtout, le voisinage de la beauté a quelque chose de pratique que la pudeur n'avoue jamais.

Jean-Yves Lacroix
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 11 septembre 2010

    ivredelivres
    Une biographie d'Omar Khayyam, impertinente, ironique et drôle voilà le billet d'aujourd'hui. L'auteur pourrait même, il l'avoue à moitié, avoir pris quelques libertés avec l'histoire.
    Son enquête débute à la bibliothèque de Normale Sup avec le sérieux du chercheur, par contre ne cherchez pas de bibliographie en fin de volume, il n'y en a pas, à la place Jean-Yves Lacroix termine son livre d'une façon très peu conventionnelle, à l'image de son récit.
    Omar Khayyam poète persan vécu au XI éme siècle à Nishapour, rien qu'en écrivant cela je me sens en voyage, poète oui mais aussi astronome, philosophe,mathématicien, disciple d'Avicenne, bref un érudit touche à tout.
    D'ailleurs il se fait remarquer et récompenser par le pouvoir en place pour avoir réformé le calendrier en introduisant une année bissextile tous les 4 ans, la marge d'erreur d'un jour tous les 3770 ans est un tel succès qu'il se voit attribuer une rente par la pouvoir en place.
    Après avoir rempli ses devoirs de savant et fait le pélérinage à La Mecque, il se retire de la vie publique et mène la vie qu'il préfère car le génie à deux facettes et l'autre versant est plus « libre » : il boit (beaucoup) il blasphème (souvent) et préfère les dames aux moeurs légères.

    Il met tout son ardeur à l'écriture de ses Quatrains, poésie honnie par le pouvoir religieux pour sa liberté mais qui nous enchantent encore aujourd'hui.
    L'auteur nous entraine à la suite de Khayyam, dans tous les lieux de perdition de la ville, jusque dans la chambre d'une poétesse et « Personne ne s'y méprit. Toute la ville s'en trouva bouleversée. Nishapour venait de découvrir un trésor d'infinies potentialités érotiques »
    Jean-Yves Lacroix suit les traces du maître en matière d'impertinence, son style est plein d'humour, quelques digressions sur le vin sont réjouissantes et sous des dehors légers ce livre est d'une grande richesse. le choix du titre est un exemple du talent de l'auteur et je vous laisse découvrir son origine.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2009/06/24/le-cure-d..
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 12 avril 2010

    Le succès est tel que chaque quatrain gagne ipso facto une vie éternelle. Omar Khayyam salue, et se retire sur la pointe des pieds. Il se détend. Lui qu'on prétend du dehors si rugueux et brusque dans ses manières découvre un visage radieux, un oeil vivace et disponible. Le regard qu'il porte sur la fête, comme en toute autre circonstance, est un sexe tendu. Un regard virulent, plein d'éveil et du sens du sortilège. Un regard hasardeux, quelque peu borné, de vision latérale.
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  • Par brigetoun, le 12 avril 2010

    La journée, les jardins composent un paysage favorable aux rendez-vous et très propice au recueillement. Les kiosques qu'on aperçoit sur toutes les places de la ville font office de débits de boisson. Le vin des amis qu'on visite permet de parfaire une imprégnation savante et méticuleuse. D'autres coins plus précis, investis d'humeurs plus personnelles, Omar Khayyam ne nous a rien laissé, comme un pressentiment du cours du temps : Nishapour fut dévastée en 1151 par les tribus turques Oghuzz, huit cents ans après avoir essuyé un effroyable tremblement de terre.
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  • Par brigetoun, le 12 avril 2010

    Le mouvement de marquer sa page, lors que la mort semble consentie, ouvre tout grand le chemin du retour.
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  • Par ivredelivres, le 11 septembre 2010

    Quand la nuit tombe, que s’activent les serveuses, que les musiciens s’installent, Omar Khayyam trouve dans le vin tout le tonus qu’il faut pour retenir l’attention générale.(...) Il a le goût du chant, de l’esclandre
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  • Par ivredelivres, le 11 septembre 2010

    Personne ne s’y méprit. Toute la ville s’en trouva bouleversée. Nishapour venait de découvrir un trésor d’infinies potentialités érotiques
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