ISBN : 2842611543
Éditeur : Serpent à plumes (1999)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Roman

Le charme des après-midi sans fin, sans doute le livre de Dany Laferrière le plus autobiographique, nous conte une jeunesse haïtienne en une succession de brefs tableaux sur le cours des jours à Petit Goâve.
Manifeste d’amour adressé par l’au... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (8)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par TINUSIA, le 28 juillet 2010

    TINUSIA
    Il m'a fallu trois jours pour croquer ce roman que mon fils m'a offert pour mon anniversaire. Trois jours enchanteurs en Haïti, dans les années soixante/soixante-dix, aux côtés de Vieux Os, un petit garçon dont sa grand-mère Da prend soin.
    Ils vivent à Petit-Goâve, à environ 70 kilomètres de Port au Prince. Les jours sont paisibles pour Vieux Os, un gentil petit garnement qui apprend la vie au sein d'une communauté pittoresque. Outre Da, la grand-mère bien-aimée, on y rencontre une petite tribu d'enfants, Frantz, Ricco, Batichon, Edna, Fifi, Didi, Sylphise et Vava dont Vieux Os est secrètement amoureux.On y croise aussi des adultes hors du commun qui, chaque jour, viennent prendre le café chez Da ; parce que le café de Da est inimitable, parce que Da est la seule à préparer un breuvage aussi délicat. Il s'agit du notaire Loné, d'Occlève, d'Izma qui cuisine merveilleusement bien pour les habitants du bourg malgré la présence à ses côtés d'un fils tuberculeux qui risque de propager la maladie, de Fatal, aussi, qui informe Da de tout ce qui se trame à Petit-Goâve. Et puis, il y a Thérèse qui va se marier à quarante ans et qui s'inquiète d'être encore vierge à l'aube de ses épousailles, et maître Tirésias qui tente d'instruire les enfants... Et d'autres encore, d'autres qui se trouvent à la solde de la dictature qui puise sa légitimité dans un contexte socio-politique glauque, alcoolisé.
    Ce roman est autobiographique. C'est sa jeunesse que nous conte Dany Laferrière, à petites touches imagées, animées, sensibles. Les uns et les autres évoluent sous notre regard : parfois c'est amusant, parfois c'est tragique, comme lorsque le fils d'Izma décède. Chaque événement de ce quotidien bariolé conduit Vieux Os à se poser des questions essentielles sur le sens de la vie : l'amour, la mort, la responsabilité... Mais rien de lourd ni d'oppressant. Ce roman est un hymne à la vie, un "manifeste d'amour adressé par l'auteur à sa grand-mère qui l'a élevé".
    Et lorsque la répression de la dictature des Duvalier arrivera soudainement à Petit-Goâve, avec brutalité, l'auteur sait nous transmettre le sentiment d'incompréhension qui envahit les acteurs de son récit, sans grandiloquence. L'inquiétude sourd dans la communauté et l'oblige à développer encore davantage la solidarité qui la ligue. Vieux Os, pour sa sécurité, devra quitter le bourg, rejoindre sa mère, mais il reviendra sur les lieux de son enfance trente années plus tard. Il a "pris tant de plaisir à être à Petit-Goâve qu'il n'a pas vu le temps passer".

    Lien : http://livresouverts.canalblog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par claracambry, le 01 juillet 2010

    claracambry
    A travers ce livre autobiographique, Danny Laferrière nous raconte son enfance à Petit-Goâve. Surnommé Vieux Os, il vit avec sa grand-mère Da. A travers des chapitres très courts, il nous déroule ses journées : l'école, les promenades avec ses copains Frantz et Rico, l'amour qu'il éprouve envers Vava alors que c'est une autre qui est amoureuse de lui. Petit-Goâve, c'est aussi des rivalités politiques, le clan des joueurs de dominos et celui des échecs qui se réunit chez le coiffeur. Petit-Goâve et ses personnalités comme le notaire Loné , la vieille qui prédit l'avenir.
    Vieux Os revient toujours à Da, sa grand-mère, femme respectée par tous à qui l'on demande conseil. Da et son café, Da et sa sagesse acquise au fil des années. Une grand-mère très croyante qui l'oblige à faire ses prières, qui l'aime et le protège. Mais à Petit-Goâve, la pauvreté et la malnutrition sont au coin de chaque rue et il y a la crise politique qui enfle, prête à exploser.
    Petit Os devra quitter sa grand-mère pour rejoindre Port- au -Prince.

    Comme sur une musique au rythme lancinant, Danny Laferrière nous raconte son pays mais surtout cet amour mêlé d'admiration envers sa grand-mère. A travers les tableaux qu'il nous dépeint, on se retrouve à Petit-Goâve en sa compagnie. On écoute les consersations, on entend le chuchotement du café qui se fait tranquillement.
    Je m'attendais à une écriture riche en couleurs, à un phrasé qui chante et je ne l'ai pas trouvé. Il nous restitue ce pan de sa vie avec un regard d'enfant où l'on ressent une maturité et un questionnement.
    Une lecture agréable, je me suis laissée charmer par Petit-Goâve et ses habitants.
    Mais j'aurais aimé qu'il nous en dise plus, la fin trop précipitée à mon gout m'a prise au dépourvue.

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/07/danny-laferriere-le-charme-de..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Bookine92, le 01 juillet 2010

    Bookine92
    Le charme de Dany Laferrière a totalement opéré sur moi. Je me suis laissé transporter dans le village de son enfance, Petit-Goâve, en compagnie de sa grand-mère Da et de marquis, son toutou. Les chapitres sont de courts épisodes de la vie du jeune Vieux Os (oui, je sais c'est curieux comme association de mots).
    On vit l'ambiance du marché, pour un peu on sentirait presque l'odeur des épices ; les rendez-vous entre adolescents sur le port ou les embuscades à la sortie du lycée des filles…Da, la grand-mère de Vieux Os est très présente, elle incarne la sagesse et l'équilibre de Vieux Os. Elle lui parle de son grand-père, de ses souvenirs, de ses expériences…La vie se déroule tranquillement, paisiblement autour des tasses de café que prépare Da…Jusqu'au jour où les évènements politiques du pays* rattrapent cette petite ville paisible…chut ! Je n'en dirais pas plus.

    Lien : http://mediatexte.blogspot.com/2010/07/le-charme-des-apres-midi-sans..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nina, le 05 septembre 2010

    Nina
    Dany Laferrière s'est servi de son stylo comme d'un pinceau pour nous raconter son pays avec une ribambelle de chapitres courts qui, comme des tableaux font défiler des scènes de la vie haïtiennes. L'enfer est à Haïti on le sait tous, mais en lisant ce roman on apprend qu'il y a eu un autre Haïti peuplé de gens qui ont les mêmes préoccupations que celles de n'importe quel autre pays malgré la pauvreté qui règne un peu partout.
    Avec ce bel hommage à sa grand-mère Da, Dany Laferrière nous promène dans sa ville Petit-Goâve en nous racontant son enfance, son adolescence et aussi son pays à travers ses coutumes, la vie quotidienne, le marché, la cuisine, l'éducation des enfants, le rôle de la famille.
    Mon avis : Étonnant ce petit roman ! Des chapitres courts, un style clair et très imagé, des situations très cocasses, pour nous parler de ce pays et lui rendre hommage, mais j'avoue mettre un peu ennuyée en le lisant.


    Lien : http://de-page-en-page.over-blog.com/article-le-charme-des-apres-mid..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Obed, le 29 juillet 2010

    Obed
    Un livre tres interressant, j'ai pris du plaisir à lire ce livre. C'est aussi le cas pour ses autres livres aussi.
    Je me suis senti dans ma peau!
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (31)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par TINUSIA, le 26 juillet 2010

    Cette fille m'est pire qu'une blessure. Celle qui vole mon sommeil parce que son visage ne disparaît pas quand je ferme les yeux. Et elle vient de me dire que je la fais souffrir. La couleur de l'après-midi change brusquement. Une joie si violente qu'elle ne rend triste.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par TINUSIA, le 26 juillet 2010

    Je me demande si ce sera toujours ainsi : un jour, personne ne fait attention à toi, et le lendemain, tout le monde te saute dessus. Dans ce cas, quel mérite j'ai d'être aimé.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par TINUSIA, le 25 juillet 2010

    - Da, cela a dû faire mal à Izma de voir son fils souffrir ainsi.
    - Bien sûr, Vieux Os.
    - Donc elle doit être heureuse qu'il soit maintenant mort.
    - Elle est à la fois heureuse et malheureuse. La souffrance est une chose terrible, Vieux Os, mais la mort c'est autre chose...
    - Et qu'est-ce que c'est ?
    - Tout ce qu'on ne sait pas, dit Da pensivement.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par TINUSIA, le 26 juillet 2010

    [...] les aveugles sont les seules personnes capables de faire l'amour devant des témoins sans se sentir nullement embarrassés. Les aveugles font l'amour à midi, a-t-il lancé à un moment donné. Et pendant des années, on s'est servi de cette phrase : "Les aveugles font l'amour à midi" pour parler de toute personne qui ne se soucie pas du qu'en dira-t-on.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par patacaisse, le 03 juillet 2010

    C’est comme ça dans ce pays, mon garçon… Si vous faites des remontrances à quelqu’un, il trouvera toujours un plus faible que lui pour lui rendre la pareille, et lui aussi trouvera un bien plus faible encore, et ainsi de suite, jusqu’au dernier qui donnera un coup de pied au chien… Mange plutôt, c’est ce que nous avons de mieux à faire en ce moment.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (25)

Videos de Dany Laferrière

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Dany Laferrière

« L'art de changer de café » est extrait de « L'Art presque perdu de ne rien faire », par Dany Laferrière. Regardez aussi « L'art de perdre les choses » et « L'art d'aimer » !








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Charme des après-midi sans fin par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (26)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz