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> André Bellessort (Traducteur)

ISBN : 2234053692
Éditeur : Stock (2001)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En 1891, parut pour les fêtes de Noël, à Stockholm le roman d'une inconnue de trente-trois ans. Le livre s'appelait La légende de Gösta Berling et son auteur Selma Lagerlöf. Le lendemain, elle était célèbre. Et pourtant, La légende déconcerta un instant la critique: éta... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 20 novembre 2014

    sentinelle
    Première femme à recevoir le Prix Nobel de littérature (1909) et à être élue à l'Académie suédoise (1914), Selma Lagerlöf connu son plus grand succès littéraire avec « Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède ».
    L'auteur commence sa carrière d'écrivain en publiant, à la veille des fêtes de Noël de 1891, un recueil de contes racontant les aventures du pasteur défroqué Gösta Berling, recueilli par le maître des sept forges de Värmland, la « Commandante », une vieille femme au caractère bien trempé. Il y rencontrera les Chevaliers d'Ekeby, une bande de joyeux lurons qui ne pensent qu'à s'amuser, boire et festoyer, mais également de belles amoureuses, le diable et ses sorcières, des ours et des loups cachés dans les forêts, les gens du peuple ou de la noblesse, sans oublier une nature omniprésente aussi belle qu'austère et parfois dangereuse.
    Ce recueil de contes, qui tient autant de l'épopée romantique, de la poésie, de la fantaisie que de la saga nordique de la terre des ancêtres, pourrait vous surprendre tant les aventures se suivent sans toujours bien s'agencer les unes aux autres. Il faut plutôt les prendre comme un ensemble de vieilles histoires et de légendes presque oubliées, parfois très courtes, d'autres un peu plus longues, ayant comme toile de fond la région natale de l'auteur, le Värmland, et comme fil conducteur le pasteur dévoyé Gösta Berling, un bel homme au cœur tendre mais aussi buveur que maladroit. Des histoires d'amour, de trahisons, de déchéances, de beuveries, parfois tragiques, d'autres cocasses, mais aussi de réconciliations et de repentis.
    De par ce manque de linéarité, il est difficile de s'attacher réellement aux personnages, et pourtant on se surprend à ressentir une certaine émotion lorsque la dernière page du dernier conte se tourne, avec cette sensation de laisser là pour toujours ce monde foisonnant aujourd'hui disparu, aux personnages hauts en couleur, dont certains ont connu des destinées bien âpres et d'autres des passions bien dévorantes. Et on remercie alors Selma Lagerlöf d'avoir couché sur papier leurs aventures, nous les rendant aussi immortels qu'accessibles, quand l'envie nous prendra de les retrouver au coin du feu...

    Lien : http://livresque-sentinelle.blogspot.be/2014/11/la-legende-de-gosta-..
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    • Livres 5.00/5
    Par jovidalens, le 03 décembre 2011

    jovidalens
    Voilà un livre étincelant comme une gelée hivernale sous le soleil. le 1er roman de Selma Lagerlöf est l'écrin d'une ronde de contes dont le fantasque Gösta Berling serait le danseur le plus aimable et le plus romantique. Autant vous dire qu'on s'émerveille d'une telle gaité où pourtant ne manquent jamais de briller quelques pépites noires.
    Publié par Erik Wietzel
    http://erikwietzel.blogspot.com/2011/06/la-legende-de-gosta-berling.html
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    • Livres 4.00/5
    Par stefferon, le 06 janvier 2012

    stefferon
    Cet écrivain a écrit les aventures de Nils Holgerson.
    Ce livre est comme un conte, une veillée au coin du feu le soir en hiver.
    Les aventures de Gösta et des drôles de cavaliers d'Ekebu dans la province du Varmland au début du XIXè siècle.
    Gösta est un prêtre défroqué, il devient comme ses compagnons les cavaliers, buveur, amoureux, noceur, débauché...
    C'est rude, comme la vie des gens de cette époque.
    C'est fantastique comme un conte, avec les apparitions du diable, les croyances populaires.
    C'est bien.
    Ce livre est un gros succès en Suède.
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    • Livres 3.00/5
    Par AnnQuark, le 04 juillet 2013

    AnnQuark
    L'idée est magnifique, et ce roman en forme de recueil de nouvelles débute de façon très prometteuse, avec un prêtre alcoolique défroqué, récupéré par une espèce de propriétaire terrienne dont on se demande si elle n'a pas passé un pacte avec le diable. Les histoires s'enchaînent, dans le genre fantastique, avec des loups, des revenants, des morts inexpliquées... Si l'ensemble reste inégal, on le découvrira quand même avec bonheur et indulgence, car il s'agit du tout premier roman de la grande Selma Lagerlöf.
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    • Livres 4.00/5
    Par Avouslire, le 23 août 2014

    Avouslire
    Une saga touffue, pleine de rebondissement, attachante, poétique, drôle, vive, délirante. Mais qui n'oublie jamais, l'air de rien, de donner de belles leçons sur la vie et l'amour.

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Citations et extraits

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  • Par jovidalens, le 04 décembre 2011

    La terreur est une sorcière assise dans le crépuscule des forêts et qui chante ses funestes runes. Comme un serpent enroulé, la nature est mauvaise. Voici le lac de Leuven qui étale sa merveilleuse beauté : ne vous y fiez pas. Il lui faut chaque année son tribut de cadavres. Voici la forêt dont la douce paix vous attire : ne vous y fiez pas. La forêt est hantée de bêtes et de maléfices. Ne croyez pas à la limpidité du ruisseau : si vous le traversez après le coucher du soleil, il vous donnera la maladie et la mort. Ne croyez pas au coucou qui chante le printemps : à l'automne il se métamorphose en épervier aux yeux perçants et aux griffes sinistres. Ne croyez pas à la mousse, à la bruyère, au rocher : la nature est méchante, habitée de forces invisibles qui haïssent l'homme. Elle ne nous offre pas une seule place où nous puissions mettre le pied avec sécurité. La terreur est partout.
    (...)
    Son pouvoir y fut naguère illimité, et je le sais, moi, qui vous parle, je le sais ! On mit de l'acier dans mon berceau, des braises dans l'eau de mon premier bain, et j'ai senti plus d'une fois sa main de feu sur mon coeur.
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  • Par jovidalens, le 12 décembre 2011

    Le petit Ruster, depuis que , tambour, il avait suivi l'armée suédoise en Allemagne, ne se lassait point de parler des merveilles de ces pays du Sud. Les gens, disait-il, y sont forts et hauts comme des clochers, les hirondelles grandes comme des aigles et les abeilles comme des oies.
    - Et leurs ruches ? lui demandait-on.
    - Leurs ruches ? Elles sont comme nos ruches.
    - Mais alors, comment peuvent-elles y entrer ?
    - Ah ! ça les regarde, répondit le petit Ruster
    Je dirai comme le petit Ruster. Durant une année, les abeilles gigantesques de l'imagination ont voltigé autour de nous. Comment feront-elles pour se loger dans la ruche de la réalité ? ça les regarde !
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  • Par jovidalens, le 08 décembre 2011

    Mais avez-vous jamais observé un enfant qui, sur les genoux de sa mère, écoute des contes ? Tant qu'on lui parle de géants cruels et de princesses dolentes, l'enfant tient ses yeux grands ouverts ; mais, dès qu'il s'agit de bonheur et de soleil, le petit ferme les paupières et s'endort doucement, la tête blottie dans le sein maternel. Je suis cet enfant. A d'autres les charmantes histoires ! Je préfère les nuits hantées, les âpres destinées et les passions qui remplissent d'ombre les coeurs sauvages.
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  • Par jovidalens, le 03 décembre 2011

    - Les loups ! fit Gösta Berling.
    Ils virent une ligne grise se dresser et serpenter le long des fossés. Il devait y en avoir au moins douze. Anna n'éprouva aucune crainte. Le jour avait été riche d'aventures et la nuit promettait de ressembler au jour. Voler sur la neige étincelante en bravant les bêtes féroces et les hommes, c'était vivre !

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  • Par sentinelle, le 03 novembre 2014

    Il faut traiter doucement les vieilles histoires : elles ressemblent à des roses fanées dont les pétales tombent au doigt qui les touche.

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