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> André Bellessort (Traducteur)

ISBN : 2234053692
Éditeur : Stock (2001)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En 1891, parut pour les fêtes de Noël, à Stockholm le roman d'une inconnue de trente-trois ans. Le livre s'appelait La légende de Gösta Berling et son auteur Selma Lagerlöf. Le lendemain, elle était célèbre. Et pourtant, La légende déconcerta un instant la critique: éta... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par 10clap, le 26 mars 2015

    10clap
    Cette oeuvre hybride qui tient à la fois du recueil de contes, de la poésie et du roman est un texte fascinant pour les Suédois qui ont reconnu dans cette légende les racines profondes des Vikings.
    Selma Lagerlöf narre dans ce texte la vie des cavaliers d'Ekebu, des êtres qui ne pensent qu'à faire la fête, boire, faire des farces, aimer et qui en fin de compte fuient la banalité du quotidien. Gösta Berling est l'un d'entre eux depuis que la Commandante, personnage fascinant et autoritaire, lui a accordé d'intégrer ce groupuscule. Avant d'être un cavalier libre et insouciant, Gösta Berling était un pasteur ! Mais sa joie de vivre et son goût pour les petits plaisirs ont eu raison de sa vocation religieuse. le pasteur défroqué est le personnage qui cimente toutes ces historiettes qui évoquent l'entourage de ce personnage haut en couleur. Ne vous attendez pas à une histoire linéaire avec un seul personnage que l'on suit du début à la fin, ici l'oeuvre foisonne d'individus qui appartiennent au même territoire. Gösta Berling est le fil conducteur de ces histoires.
    L'auteur fait vivre son Varmland chéri avec des histoires qui côtoient le fantastique avec ses sorcières et ses ondines, le diable avec cet être vêtu d'une peau d'ours qui sème la terreur et le trouble sur son passage, ses cavaliers qui boivent et se révèlent maladroits, ses femmes au caractère bien trempé qui sont éprises de Gösta Berling, les ours et les loups qui occupent les sombres forêts suédoises et tant d'autres. Certaines histoires sont amusantes, d'autres émouvantes. Selma Lagerlöf a réussi à envoûter son peuple avec cette oeuvre qui a su donner ses lettres de noblesse aux histoires et aux légendes qui se content au coin d'un feu de cheminée.
    Lire Lagerlöf, c'est plonger in medias res dans une région suédoise riche en histoires en se laissant porter par cette conteuse hors pair :
    "Je n'ai rien pour vous, chers lecteurs, que des histoires vieilles et presque oubliées : des légendes que, dans la chambre où les petits étaient assis sur de bas tabourets, leur contaient des conteuses aux cheveux blancs ; - des récits qu'autour du feu de la cuisine les valets et les tenanciers se rapportaient, pendant que la vapeur montait de leurs vêtements trempés et qu'ils étendaient, avec leurs couteaux à gaine de cuir, leur beurre sur leur pain mou; - des aventures d'autrefois que les vieux messieurs, assis sur leur chaise à bascule, évoquaient à la fumée des grogs chauds ..."

    Lien : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/32144
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    • Livres 5.00/5
    Par jovidalens, le 03 décembre 2011

    jovidalens
    Voilà un livre étincelant comme une gelée hivernale sous le soleil. le 1er roman de Selma Lagerlöf est l'écrin d'une ronde de contes dont le fantasque Gösta Berling serait le danseur le plus aimable et le plus romantique. Autant vous dire qu'on s'émerveille d'une telle gaité où pourtant ne manquent jamais de briller quelques pépites noires.
    Publié par Erik Wietzel
    http://erikwietzel.blogspot.com/2011/06/la-legende-de-gosta-berling.html
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    • Livres 4.00/5
    Par stefferon, le 06 janvier 2012

    stefferon
    Cet écrivain a écrit les aventures de Nils Holgerson.
    Ce livre est comme un conte, une veillée au coin du feu le soir en hiver.
    Les aventures de Gösta et des drôles de cavaliers d'Ekebu dans la province du Varmland au début du XIXè siècle.
    Gösta est un prêtre défroqué, il devient comme ses compagnons les cavaliers, buveur, amoureux, noceur, débauché...
    C'est rude, comme la vie des gens de cette époque.
    C'est fantastique comme un conte, avec les apparitions du diable, les croyances populaires.
    C'est bien.
    Ce livre est un gros succès en Suède.
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    • Livres 3.00/5
    Par AnnQuark, le 04 juillet 2013

    AnnQuark
    L'idée est magnifique, et ce roman en forme de recueil de nouvelles débute de façon très prometteuse, avec un prêtre alcoolique défroqué, récupéré par une espèce de propriétaire terrienne dont on se demande si elle n'a pas passé un pacte avec le diable. Les histoires s'enchaînent, dans le genre fantastique, avec des loups, des revenants, des morts inexpliquées... Si l'ensemble reste inégal, on le découvrira quand même avec bonheur et indulgence, car il s'agit du tout premier roman de la grande Selma Lagerlöf.
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    • Livres 4.00/5
    Par Avouslire, le 23 août 2014

    Avouslire
    Une saga touffue, pleine de rebondissement, attachante, poétique, drôle, vive, délirante. Mais qui n'oublie jamais, l'air de rien, de donner de belles leçons sur la vie et l'amour.

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Citations et extraits

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  • Par jovidalens, le 04 décembre 2011

    La terreur est une sorcière assise dans le crépuscule des forêts et qui chante ses funestes runes. Comme un serpent enroulé, la nature est mauvaise. Voici le lac de Leuven qui étale sa merveilleuse beauté : ne vous y fiez pas. Il lui faut chaque année son tribut de cadavres. Voici la forêt dont la douce paix vous attire : ne vous y fiez pas. La forêt est hantée de bêtes et de maléfices. Ne croyez pas à la limpidité du ruisseau : si vous le traversez après le coucher du soleil, il vous donnera la maladie et la mort. Ne croyez pas au coucou qui chante le printemps : à l'automne il se métamorphose en épervier aux yeux perçants et aux griffes sinistres. Ne croyez pas à la mousse, à la bruyère, au rocher : la nature est méchante, habitée de forces invisibles qui haïssent l'homme. Elle ne nous offre pas une seule place où nous puissions mettre le pied avec sécurité. La terreur est partout.
    (...)
    Son pouvoir y fut naguère illimité, et je le sais, moi, qui vous parle, je le sais ! On mit de l'acier dans mon berceau, des braises dans l'eau de mon premier bain, et j'ai senti plus d'une fois sa main de feu sur mon coeur.
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  • Par jovidalens, le 12 décembre 2011

    Le petit Ruster, depuis que , tambour, il avait suivi l'armée suédoise en Allemagne, ne se lassait point de parler des merveilles de ces pays du Sud. Les gens, disait-il, y sont forts et hauts comme des clochers, les hirondelles grandes comme des aigles et les abeilles comme des oies.
    - Et leurs ruches ? lui demandait-on.
    - Leurs ruches ? Elles sont comme nos ruches.
    - Mais alors, comment peuvent-elles y entrer ?
    - Ah ! ça les regarde, répondit le petit Ruster
    Je dirai comme le petit Ruster. Durant une année, les abeilles gigantesques de l'imagination ont voltigé autour de nous. Comment feront-elles pour se loger dans la ruche de la réalité ? ça les regarde !
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  • Par jovidalens, le 08 décembre 2011

    Mais avez-vous jamais observé un enfant qui, sur les genoux de sa mère, écoute des contes ? Tant qu'on lui parle de géants cruels et de princesses dolentes, l'enfant tient ses yeux grands ouverts ; mais, dès qu'il s'agit de bonheur et de soleil, le petit ferme les paupières et s'endort doucement, la tête blottie dans le sein maternel. Je suis cet enfant. A d'autres les charmantes histoires ! Je préfère les nuits hantées, les âpres destinées et les passions qui remplissent d'ombre les coeurs sauvages.
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  • Par jovidalens, le 03 décembre 2011

    - Les loups ! fit Gösta Berling.
    Ils virent une ligne grise se dresser et serpenter le long des fossés. Il devait y en avoir au moins douze. Anna n'éprouva aucune crainte. Le jour avait été riche d'aventures et la nuit promettait de ressembler au jour. Voler sur la neige étincelante en bravant les bêtes féroces et les hommes, c'était vivre !

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  • Par jovidalens, le 11 décembre 2011

    Pleurer er expier avec des regrets et des soupirs, ce n'est point mon affaire. Toute la pénitence dont je sois capable, c'est de donner de la joie aux pauvres.

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