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André Bellessort (Traducteur)
ISBN : 2234053692
Éditeur : Stock (2001)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 46 notes)
Résumé :
En 1891, parut pour les fêtes de Noël, à Stockholm le roman d'une inconnue de trente-trois ans. Le livre s'appelait La légende de Gösta Berling et son auteur Selma Lagerlöf. Le lendemain, elle était célèbre. Et pourtant, La légende déconcerta un instant la critique: était-ce vraiment un roman? Ou plutôt un poème? Un recueil de conte ? Peu importait d'ailleurs, car les Suédois avaient reconnu dans ce livre étincelant, d'une fantaisie exubérante, une saga, une vraie s... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
Sachenka09 juin 2016
  • Livres 3.00/5
La Légende de Gösta Berling est une lecture que je me promettais depuis un bon bout de temps et je ne peux m'empêcher d'en être un peu déçu. Seulement un tout petit peu. Ce fut une lecture agréable, bien sur, mais je m'attendais à plus pour un roman aussi encensé. Selma Lagerlöf nous plonge dans la campagne suédoise qu'elle connaît si bien, celle qui a bercé son enfance et qui a nourri son imagination. Il s'agit d'un univers dur (les montagnes et les forges, l'isolement, le froid) mais aussi féérique (le paysage grandiose, les supersitions locales). Un univers que ses lecteurs reconnaitront immédiatement. Cette fois-ci, elle raconte une histoire qui commence de façon très réaliste. Gösta Berling, un (trop) jeune prêtre, isolé dans le Vermland rural, a trompé son ennui avec l'alcool un peu trop souvent. Conséquemment, il perd sa chaire et se trouve contraint à errer, à mendier dans la campagne… Jusqu'à l'intervention de la commandante, la riche et puissante maitresse des sept forges de la région, qui en fait un de ses Cavaliers d'Ekebu (plus des fêtards qu'autre chose!). Intrigant, fascinant même.
Avant La légende de Gösta Berling, l'auteure était une inconnue dans le monde littéraire. Elle n'en était qu'à ses débuts et ça paraît un peu. Son roman manque un peu de cohésion, s'en va dans tous les sens. C'est comme si Lagerlöf avait voulu y mettre toutes ses idées. Comme si elle s'était lancée dans cette aventure sans plan, écrivant au fur et à mesure que les idées lui venaient en tête. Cette histoire des Cavaliers d'Ekebu me semble un peu tirée par les cheveux. À quoi pouvaient-ils bien servir à la commandante ? Pourquoi les gardait-elle ? Et que dire de toutes les aventures amoureuses de Gösta ? L'épisode complet qui concerne Marianne ne sert à rien. Et les péripéties de plusieurs des Cavaliers non plus. Lennart, Bérencreutz et les autres me laissaient plutôt indifférent alors l'amourette de l'un, la chasse à l'ours de l'autre… bof, j'aurais passé mon tour.
Mon opinion peut paraître sévère. Pourtant, j'ai plutôt aimé ce roman, l'atmosphère qui s'en dégage m'attire irrésistiblement. Toutefois… J'aurais préféré que Lagerlöf se concentre d'avantage sur l'histoire de Gösta, sur le triangle amoureux qu'il formait avec Elisabeth et le comte Henrik Dohna. J'en voulais plus mais l'auteure multipliait les digressions, s'éloignait de son histoire principale, s'en rapprochait, partait à nouveau dans une autre direction. C'en était presque frustrant par moments. Pourtant, quelques unes de ces digressions étaient plaisantes. Par exemple, l'épisode de la malédiction lancée par la mère de la commandante, celui avec la sorcière qui jette un sort à Martha Dohna. Ces petites touches de fantastiques apportent un petit quelque chose de vraiment unique à cette histoire et c'est probablement ce qui la rachète à mes yeux.
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sandrine57
sandrine5701 juillet 2016
  • Livres 3.00/5
Trop tendre, trop jeune, trop seul, Gösta Berling trompe son ennui dans l'eau de vie. Ses soirées arrosées et sa vie de débauche sont incompatibles avec sa chaire de prêtre. Les villageois mécontents ont fait appel à l'évêque qui a révoqué ce prêtre fêtard et dépravé. Converti en mendiant, Gösta doit la vie à la Commandante, la maîtresse des sept forges qui l'a recueilli et en a fait un Chevalier d'Ekebu. Là, parmi ses pairs, le prêtre défroqué, ripaille, festoie, boit tout son soûl et séduit toutes les jeunes filles des alentours grâce à son physique avenant et ses belles paroles. Quand la Commandante est accusée de sorcellerie, Gösta se joint à La vindicte populaire et, ingrat, chasse la sorcière, devenant maître des lieux. La vie n'est plus qu'une fête perpétuelle, les forges se font silencieuses, le domaine tombe en ruines et Gösta continue de séduire, de tomber follement amoureux, de causer la perte de toutes celles qu'il approche.
Le Värmland, région de forêts, de torrents, de lacs, région aussi des forges, des mines, région dure, où l'hiver gèle les eaux, où l'été apporte la sécheresse. Cette terre qui l'a vue naître, Selma Lagerlöf la connaît bien et lui rend hommage à travers ces chroniques qui racontent une contrée sauvage, des hommes brutaux, une vie campagnarde au début du XIXè siècle. Ces petites histoires ont pour fil conducteur Gösta Berling, l'homme à la fois le plus fort et le plus faible de la région, capable du meilleur comme du pire, insaisissable, inconséquent, farceur et coeur d'artichaut. Mais il n'est qu'un prétexte pour évoquer le Värmland, terre de traditions, de croyances, de légendes, de superstitions où il faut se méfier du Ciel comme du Diable qui peut apparaître au détour d'un bois, la queue fourchue, les sabots trépignants. Avec beaucoup d'humour et de légèreté, Selma Lagerlöf entraîne son lecteur dans une folle sarabande de festins, de frissons, de grands sentiments, de sacrifices, d'honneurs perdus, de pactes avec le diable. C'est frais, vif, enlevé, passionnant et effrayant comme les contes d'autrefois, et émaillé de belles descriptions de la nature suédoise. A lire à la veillée, au coin du feu.
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stcyr04
stcyr0420 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Oyez! Oyez, braves gens, La Légende de Gösta Berling! le plus fort et le plus faible des hommes! Poète et noble coeur, qui attira bien des malheurs à son prochain par sa légèreté et son inconséquence... Voyez comment il quitta la défroque de pasteur pour avoir trop aimé la dive bouteille! Comment il devint cavalier d'Ekebu et joignit les onze autres, tous bons apôtres, joyeux compères, pour mener la grande vie des vagabonds et ménestrels!
Avec le ton épique, lyrique et imagé des légendes scandinaves et le fantastique du paganisme nordique, Selma Lagerlöf témoigne de l'attachement qu'elle porte pour sa province natale du Värmland en Suède, pour ses lacs, ses rivières,ses marécages, ses couleurs changeantes d'ombre et de lumière, pour ses montagnes, ses forêts, ses neiges, ses plaines, ses moulins et ses forges. Cette oeuvre peut se lire comme un roman de par la continuité du cadre et la récurrence de ses personnages, on peut l'aborder comme un recueil de contes de par l'autonomie et la construction achevée de chacun de ses chapitres ou bien comme une chronique du temps jadis, le récit se situant en 1820, car de l'aveu de son auteure : "J'évoque le souvenir de quelques-uns de ceux qui vécurent entre ces eaux et ces montagnes, de ce peuple vigoureux, courageux et intelligent".
Dés l'abord on est séduit par la belle naïveté et le ton alerte et joyeux du récit. Cependant les chapitres assez courts défilent, et malgré l'autonomie et la reprise d'histoires évoquées à des sections antérieures, on se lasse à la longue. L'étalage un peu mièvre de bons sentiments et de morale devient pesant aussi. Néanmoins les jolies histoires, le cadre bucolique et parfois fantastique et le ton discrètement iconoclaste de l'oeuvre fait de la Légende de Gösta Berling une histoire à recommander aux amateurs de "littérature jeunesse".
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jovidalens
jovidalens03 décembre 2011
  • Livres 5.00/5
Voilà un livre étincelant comme une gelée hivernale sous le soleil. le 1er roman de Selma Lagerlöf est l'écrin d'une ronde de contes dont le fantasque Gösta Berling serait le danseur le plus aimable et le plus romantique. Autant vous dire qu'on s'émerveille d'une telle gaité où pourtant ne manquent jamais de briller quelques pépites noires.
Publié par Erik Wietzel
http://erikwietzel.blogspot.com/2011/06/la-legende-de-gosta-berling.html
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5Arabella
5Arabella03 août 2016
  • Livres 5.00/5
Gösta un est pasteur défroqué et alcoolique. La commandante d'Ekebu prend pitié du mendiant qu'il est devenu et en fait l'un de ses Cavaliers. Il va vivre des frasques multiples, semer bien des malheurs derrière lui, d'autant plus que le diable s'en mêle....
 
"La légende de Gösta Berling" est un livre magique, dont on savoure chaque phrase avec délectation. Nous voyageons dans un univers merveilleux, très concret parfois avec des magnifiques descriptions des paysages suédois que l'auteur aime avec une passion très communicative, mais aussi onirique : les sorcières, les trolls, les animaux maléfiques, les balles d'argent en font partie.
Et puis il y a les gens. Tous attachants à leur façon, même malheureux, même criminels ils gardent tous une flamme d'humanité qui ne demande qu'à jaillir, à condition qu'on leur accorde un peu d'amour. le livre nous en fait découvrir un grand nombre, leur histoire nous est contée en quelque pages, nous arrachant sourires ou larmes.
L'écriture est très originale, en partie roman, en partie conte, en partie poème, les paysages et les légendes de la Suède se mélangent et la douce musique de ce livre continue à résonner même lorsque la lecture est terminé.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka30 mai 2016
Quinze jours après le bal de Borg, il y eut une fête magnifique à Ekeby. Mais ne demandez ni pour qui ni pour quoi. On l'organisa pour la seule bonne raison que, de temps immémorial, on a d'organiser des fêtes : pour que les yeux brillent, que les coeurs battent, que les pieds dansent, que la joie descende parmi les hommes et que les mains se joignent et que les lèvres s'unissent.
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jovidalensjovidalens04 décembre 2011
La terreur est une sorcière assise dans le crépuscule des forêts et qui chante ses funestes runes. Comme un serpent enroulé, la nature est mauvaise. Voici le lac de Leuven qui étale sa merveilleuse beauté : ne vous y fiez pas. Il lui faut chaque année son tribut de cadavres. Voici la forêt dont la douce paix vous attire : ne vous y fiez pas. La forêt est hantée de bêtes et de maléfices. Ne croyez pas à la limpidité du ruisseau : si vous le traversez après le coucher du soleil, il vous donnera la maladie et la mort. Ne croyez pas au coucou qui chante le printemps : à l'automne il se métamorphose en épervier aux yeux perçants et aux griffes sinistres. Ne croyez pas à la mousse, à la bruyère, au rocher : la nature est méchante, habitée de forces invisibles qui haïssent l'homme. Elle ne nous offre pas une seule place où nous puissions mettre le pied avec sécurité. La terreur est partout.
(...)
Son pouvoir y fut naguère illimité, et je le sais, moi, qui vous parle, je le sais ! On mit de l'acier dans mon berceau, des braises dans l'eau de mon premier bain, et j'ai senti plus d'une fois sa main de feu sur mon coeur.
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jovidalensjovidalens08 décembre 2011
Mais avez-vous jamais observé un enfant qui, sur les genoux de sa mère, écoute des contes ? Tant qu'on lui parle de géants cruels et de princesses dolentes, l'enfant tient ses yeux grands ouverts ; mais, dès qu'il s'agit de bonheur et de soleil, le petit ferme les paupières et s'endort doucement, la tête blottie dans le sein maternel. Je suis cet enfant. A d'autres les charmantes histoires ! Je préfère les nuits hantées, les âpres destinées et les passions qui remplissent d'ombre les coeurs sauvages.
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jovidalensjovidalens12 décembre 2011
Le petit Ruster, depuis que , tambour, il avait suivi l'armée suédoise en Allemagne, ne se lassait point de parler des merveilles de ces pays du Sud. Les gens, disait-il, y sont forts et hauts comme des clochers, les hirondelles grandes comme des aigles et les abeilles comme des oies.
- Et leurs ruches ? lui demandait-on.
- Leurs ruches ? Elles sont comme nos ruches.
- Mais alors, comment peuvent-elles y entrer ?
- Ah ! ça les regarde, répondit le petit Ruster
Je dirai comme le petit Ruster. Durant une année, les abeilles gigantesques de l'imagination ont voltigé autour de nous. Comment feront-elles pour se loger dans la ruche de la réalité ? ça les regarde !
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SachenkaSachenka06 juin 2016
L'âme qui a été nourrie de contes fantastiques peut-elle jamais se délivrer de leur hantise?
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Videos de Selma Lagerlöf (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Selma Lagerlöf
Selma LAGERLÖF– Le Roi Déchu
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